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Accueil > Intercommunalité et diverses communes > Conseil de Développement (ex CBE) > Conseil de développement - janv 2006

Conseil de développement - janv 2006

Leader Plus +
Diagonstic emploi-formation
Changement de Président

Ecrit le 18 janvier 2006 :

Leader Plus plus

Leader + : c’est le nom du programme européen de développement rural dont bénéficie la région de Châteaubriant. Il permet d’obtenir des financements à condition de respecter certaines règles, parmi lesquelles :
– . Un partenariat public-privé
– . Une participation active des citoyens
– . Le caractère innovant des projets.

C’est le contraire de ce qui se pratique actuellement dans la Communauté de Communes du Castelbriantais où tout est décidé d’en haut par une poignée de technocrates qui font avaler ce qu’ils veulent aux élus (et se moquent pas mal de ce que pensent les citoyens)

Le programme Leader est géré en France par 140 Groupes d’action locale (dont un à Châteaubriant) autour de 6 thèmes. Le GAL de Châteaubriant a choisi : amélioration de la qualité de la vie par l’accès aux services. Il a alors la possibilité de recevoir 1 464 657 € de subventions à dépenser d’ici la fin de l’année 2008. (La période initiale, 2000-2006 a été prolongée de deux ans)

Tous les dossiers émanant des « porteurs de projet » doivent être déposés au Groupe d’action Locale qui les fait étudier par un comité technique, une commission thématique, et le comité de programmation. Schéma bien compliqué, mais voulu par l’Union Européenne qui tient à s’assurer de la gestion collective des projets. Par exemple, le comité de programmation comporte :
– . 9 élus (trois par Communauté de Communes)
– . 9 membres issus des trois autres collèges : salariés, entrepreneurs, associations.

 Il reste des fonds

A mi-parcours, c’est-à-dire à la fin de 2005, soixante-huit dossiers ont reçu une subvention de 693 358 €. La Communauté de Communes de Nozay s’est taillé la part du lion avec 34 % des projets, puis vient la Communauté de Communes du Castelbriantais (27 % des projets) et celle de Derval (14 % des projets), le reste étant des « projets de pays ».

Concrètement, les associations ont bénéficié de 56 % des subventions. Le programme LEADER + leur a apporté une aide financière importante, et une aide à la définition de leurs projets, grâce à l’appui de l’équipe d’animation.

Quelques exemples : l’accueil périscolaire du Grand Auverné, l’action de prévention jeunesse « Les Potes des sept lieux », et la mise en place d’un site internet intercommunautaire sur Nozay. Au Grand Auverné la fréquentation de l’accueil périscolaire n’a cessé de progresser :

2003 : 11 enfants et 396 heures
2004 : 27 enfants et 1291 heures
2005 : 34 enfants et 1374 heures

Le programme Leader se poursuit jusqu’en 2008 et environ 700 000 € sont encore disponibles. Soit deux années pour présenter et valider les projets et une dernière année pour boucler les travaux.

 Mobilité
Insertion des femmes

Deux axes principaux vont être développés le Groupe d’Action Locale du castelbriantais : l’aide à la mobilité, et l’insertion sociale et professionnelle des femmes.

Avis à ceux qui auraient des projets. Qu’ils s’adressent au Groupe d’Action Locale, (02 40 28 36 64)

Par la suite le programme Leader changera de nom pour s’appeler RDR2 (règlement de développement rural). Il s’appuiera sur 3 axes :
1- amélioration de la compétitivité de l’agriculture
2- amélioration de l’environnement et de l’espace rural
3- diversification économique et qualité de la vie.

D’une façon générale, les principes de base de Leader devront être respectés :
– . Des projets sur une zone géographique clairement identifiée
– . Des projets ascendants (c’est-à-dire venus de la base)
– . Un partenariat : fonds publics, fonds privés.

Tout ceci a été expliqué de façon très claire par le Conseil de Développement, à St Vincent des Landes, le 11.01.2006

Renseignements ou 02 40 28 36 64


Ecrit le 1er février 2006

Diagonstic Emploi-Formation

L’observatoire économique et social du Conseil de développement a présenté son « diagnostic emploi-formation » le 25 janvier 2006. Il s’agit d’un « diagnostic partagé » puisqu’il est établi par un groupe technique (11 structures) : AFPA  , agence interconsulaire, ANPE, Centre d’Information et d’Orientation, etc. Ce groupe analyse la formation, l’emploi et le marché du travail.

Le zonage utilisé est toujours un casse-tête car la région de Châteaubriant est couverte par des zonages différents : celui de l’ANPE ne recouvre pas celui de la Mission Locale, ni celui du Pays ... « Nous avons donc essayé de coller au plus près de la réalité du Pays de Châteaubriant   » dit Cécile JEANNE, « mais nous nous heurtons à des difficultés statistiques ».

 Formation initiale

La formation des jeunes se fait essentiellement à l’école (74,7 % des jeunes). Mais il y a de grosses différences selon les métiers. Par exemple les métiers du bâtiment utilisent exclusivement l’apprentissage tandis que le transport-manutention utilise uniquement la voie scolaire. D’autres secteurs d’activité sont plus équilibrés : la cuisine, le travail des métaux, l’électricité.

A noter que 49,7 % des élèves scola-risés en 3e dans les établissements publics, choisissent des études courtes (CAP-BEP) alors qu’il n’y a en a que 34,5 % dans les Pays-de-Loire. Cela n’est sans doute pas lié à l’intelligence des élèves, mais à un certain manque d’am-bition des jeunes et des familles et à une situation de l’emploi qui n’offre guère de débouchés sur place pour des formations plus longues.

Les filles sont globalement plus diplômées que les garçons mais elles restreignent leurs choix sur trois secteurs : tertiaire de bureau, commerce-distribution, paramédical-social. On peut leur en faire grief. On peut aussi demander aux employeurs locaux quels sont les efforts faits pour embaucher des femmes ! Voilà un beau sujet de réflexion pour la future Maison de l’Emploi !

 Formation continue

91 personnes ont suivi en 2004 une formation continue, soit 31 de moins qu’en 2003. Faut-il en conclure quelque chose d’autre .... qu’une évolution statistique ? Vu que les stages de moins de 140 heures qui étaient comptabilisés en 2003 ne l’étaient plus en 2004

Le Conseil de Développement note que : « En matière de formation continue, le nombre de places disponibles varie d’une année sur l’autre en fonction des décisions prises par les financeurs. Ainsi, entre 2003 et 2004, les secteurs dominants ont pu varier, non pas par un manque d’attraction des formations mais par la volonté des financeurs de privilégier un type de formation plutôt qu’un autre en fonction du marché local » ; On peut donc dire que certaines personnes, qui étaient prêtes à

se former et à partir travailler ailleurs, n’ont pas pu le faire. C’est là qu’on constate que « l’égalité des chances » est plutôt .... inégalitaire ! Et que la mobilité demandée aux salariés est freinée.

A noter le rôle très important de l’APP (atelier de pédagogie personnalisée) : 403 personnes en ont bénéficié en 2004 (au lieu de 432 en 2005), en plus des 91 personnes précédentes. Il s’agit de formations plus générales (mathématiques, français, langues).

Enfin il faut ajouter 29 adultes très éloignés de l’emploi et 89 jeunes en difficulté, qui ont bénéficié de formations d’aide à l’insertion.

 Pour quoi faire ?

Comme l’a noté un participant à cette réunion, les résultats de la formation sont très décevants. Pour deux raisons :
– 1- les personnes formées sont souvent déçues des emplois qui leur sont proposés après leur formation, et quittent le métier ...
– 2- ... ou bien quittent la région pour trouver, ailleurs, l’emploi et le salaire correspondant à leur qualification.

On peut ajouter un autre aspect : des salariés acceptent de se former, dans une entreprise (formation maison souvent) mais se trouvent confrontés à une fin de contrat avant d’avoir pu obtenir la certification de leur formation. D’où une double déception.

 L’économie du Pays de Châteaubriant  

Le Pays de Châteaubriant   c’est 33 communes, 50407 habitants et en moyenne 44 habitants au km2 (sauf Châteaubriant qui fait 359 hab au km2).
On y compte 17 524 emplois (recensement de 1999) :

Agriculture 2459 emplois :14 %
Construction 1345  : 8 %
Industrie 4158 :24 %
Tertiaire 9562 :54 %

Le Pays de Châteaubriant   est beaucoup plus agricole que la Loire-Atlantique (14 % contre 4 %), plus industriel aussi (24 % contre 18 %) et moins Tertiaire (54 % contre 72 %). Il subit donc de plein fouet la crise agricole et industrielle de la France et est sujet aux cessations d’activité (agriculture) et aux déloca-lisations (industrie).

Entre 1990 et 1999 la construction fut en forte croissance sur le Pays de Châteaubriant   (+20,6 % d’emploi), croissance qui se confirme depuis 1999. En revanche la part d’emplois industriels a diminué au profit d’emplois tertiaires. Il convient toutefois de rappeler que le tertiaire comprend les effectifs de l’intérim alors que la grande partie des salariés intérimaires, sur le bassin, travaillent .... dans l’industrie.

Pour avoir des données plus récentes, il faut se référer à l’ASSEDIC avec l’inconvénient de ne prendre en compte que le secteur privé qui cotise à l’ASSEDIC, ce qui exclut le secteur public, le secteur agricole et les gens de maison.

Au 31 décembre 2004, il y avait 10 109 emplois salariés (secteur privé, source : Assedic) :

CC du Castelbriantais : 7814 emplois
CC du secteur de Derval : 950 emplois
CC région de Nozay  : 1345 emplois

Ainsi 78 % des emplois sont concentrés sur la Communauté de Communes du Castelbriantais.

De 1992 à 2004, l’emploi salarié a augmenté de plus de 20 % sur le Pays de Châteaubriant  . L’effectif est ainsi passé de 8 380 à 10 109, soit une hausse de 1 729 emplois salariés.

Cette évolution masque toutefois des variations de tendance et de rythme de croissance sur l’ensemble de la période.

Ainsi, de 1993 à 1995, l’emploi salarié a connu une croissance de près de 9 % (+ 729 emplois salariés).

Il a ensuite connu une baisse en 1996 de 202 emplois

avant une nouvelle phase de croissance de 1997 jusqu’en 2003
(+1 606 emplois, soit + 18%).

L’année 2004 est en rupture par rapport à la tendance générale sur les 6 dernières années puisque le Pays compte 224 emplois de moins qu’en 2003.

 Vieillissement démographique

A noter que le vieillissement démo-graphique laisse prévoir des difficultés importantes dans les prochaines années en matière de gestion des emplois et des compétences sur le territoire. Dans les 10 années à venir, plus d’un actif occupé sur quatre va, en effet,, quitter son emploi pour cause de départ en retraite. Le Conseil de Développement estime que, à nombre d’emplois constants, plus de 5 500 actifs en emploi vont devoir être remplacés dans les 10 prochaines années. C’est un sacré défi, qu’est-ce qu’on fait ? Voilà encore un travail de réflexion pour la future Maison de l’Emploi.


Ecrit le 17 mai 2006

 Passage de témoin au Conseil de Développement

Le Conseil de Développement du Pays de Châteaubriant   est une structure originale qui rassemble un collège d’élus (6 de la Communauté de Communes de Châteaubriant, 3 de celle de Nozay et 3 de celle de Derval) et trois collèges de personnes issues de la « société civile » : associations, entrepreneurs, syndicats de salariés.

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Y.Etiembre

La présidence est tournante. Pendant les deux années écoulées, elle a été assurée par Yvan Etiembre, du collège des salariés, qui a trouvé là l’occasion de donner toute sa mesure en s’attaquant aux problèmes concrets du Pays, avec une volonté affirmée : permettre aux citoyens de donner leur avis aux élus (c’est la seule structure qui permet cela). La qualité du Conseil de Développement est reconnue puisque celui-ci a été appelé, à plusieurs reprises, à témoigner de son fonctionnement. Dernier exemple : le 10 mai 2006, des Universitaires Coréens, en stage à Paris, sont venus voir à Châteaubriant, comment il est possible d’associer les citoyens à la réflexion sur la vie locale.
178 réunions en un an : cela donne une idée du travail réalisé. Les groupes de travail ont été réactivés et élargis. La réflexion a porté sur les contrats de territoire, la future Maison de l’Emploi, les problèmes de mobilité, d’insertion professionnelle des femmes.

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 Leader : il reste des fonds

En dehors de cette réflexion, qui débouche sur des propositions concrètes, le Conseil de Développement gère les fonds européens « Leader + » : 1 464 657 € de subventions possibles. Ces fonds ont été répartis en 7 enveloppes principales : cinq d’entre elles sont largement consommées. Il reste des fonds sur :
– L’axe 5 : faciliter l’accès physique aux services
– L’axe 7 : insertion sociale et professionnelle des femmes

Avis aux porteurs de projets ! Il ne reste que 18 mois pour pro-grammer quelque chose.

On peut espérer déboucher, d’ici quelques mois, sur le dossier ....... « mobilité » avec

1) mise en place d’une centrale de mobilité, qui permettrait de renseigner les individus sur les moyens de locomotion existants.

2) Mise en place d’un parc de 40 à 50 cyclomoteurs en location, sur les secteurs de Blain, Nort sur Erdre, Nozay, Derval. Rien sur la Communauté de Communes du Castelbriantais : les élus ont dit qu’ils n’étaient pas intéressés.

3) Mise en place d’actions diver-ses et variées destinées à lever les freins psychologiques à la mobilité.

Quant aux femmes, des groupes travaillent sur les thèmes : femmes et emploi, femmes et articulation des temps de vie, femmes et vie sociale.

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Favry
F.Favry

Le nouveau Président du Conseil de Développement est désormais François Favry (maire de La Grigonnais et président de la Communauté de Communes de la région de Nozay), qui a été élu à l’unanimité (y compris dans le collège des élus !!). Il a remercié Yvan Etiembre du travail accompli et décalré vouloir poursuivre dans la même voie, en y ajoutant une préoccupation : réfléchir sur l’accueil des nouveaux arrivants en milieu rural.

Le Conseil de Développement continuera ses actions d’observatoire de l’emploi.

Espérons aussi qu’il pourra impulser sur l’ensemble du Pays, une sorte de « veille sociale » comme cela se pratique dans la région de Nozay.

subvention du Conseil Général