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Pollutions, risques industriels

Pollution chimique
Contrôle de l’air
Pollution atmosphérique
Risques industriels
Des déchets radio-actifs partout dans notre environnement

  Déclaration internationale sur les dangers sanitaires de la pollution chimique

PREAMBULE

Selon la Constitution de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) du 7 avril 1948, la santé est un « état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité »,

La Conférence des Nations Unies sur l’environnement a affirmé dans la Déclaration de Stockholm le 16 juin 1972, que l’homme a un droit fondamental à la liberté, à l’égalité et à des conditions de vie satisfaisantes dans un environnement dont la qualité lui permette de vivre dans la dignité et le bien-être et que le droit à la vie même fait partie des droits fondamentaux ;

La Convention relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989 impose aux Etats de reconnaître que « tout enfant a un droit inhérent à la vie » et de prendre “les mesures appropriées pour (...) lutter contre la maladie (...) compte tenu des dangers et des risques de pollution du milieu naturel”

De nombreux autres textes internationaux fixent des objectifs sur l’environnement mais on constate, en réalité, que la situation sanitaire se dégrade partout dans le monde, concernant aussi bien les pays pauvres que les pays riches.

De plus l’incidence globale des cancers augmente partout dans le monde ; touchant toutes les tranches d’âge

La pollution chimique directe ou diffuse, est, pour les chercheurs, la cause de cette dégradation : « l’exposition à certaines substances ou produits chimiques provoque une augmentation du nombre de certaines malformations congénitales » (...).

La stérilité, en particulier masculine, est en augmentation, notamment dans les régions fortement industrialisées.

De plus en plus de substances...

Les substances ou produits chimiques sont de plus en plus nombreux : Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP), dérivés organo-halogénés dont les dioxines et les PCB, amiante, métaux lourds comme le plomb, le mercure et le cadmium, pesticides, additifs alimentaires et autres etc. Certains de ces produits ne sont pas ou peu biodégradables et persistent dans l’environnement ; contaminant l’atmosphère, l’eau, le sol, et la chaîne alimentaire. Certaines de ces substances ou produits s’accumulent dans les organismes vivants, y compris dans le corps humain .

Au plan toxicologique, un certain nombre de ces substances ou produits chimiques sont des perturbateurs hormonaux, ils peuvent être cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) chez l’homme, ce qui signifie qu’ils sont susceptibles d’induire des cancers, des malformations congénitales et/ou des stérilités ; certaines de ces substances ou produits peuvent être en outre allergisants, induisant des maladies respiratoires, telles que l’asthme ; certains d’entre eux sont neurotoxiques, induisant des maladies dégénératives du système nerveux chez l’adulte et une baisse de quotient intellectuel chez l’enfant ; certains sont immunotoxiques, induisant des déficits immunitaires, en particulier chez l’enfant.

Enfants : les plus vulnérables

Les enfants sont les plus vulnérables et les plus exposés à la contamination par ces polluants. Un grand nombre de ces substances ou produits toxiques traversent la barrière placentaire et contaminent l’embryon ; se concentrent dans le tissu graisseux et se retrouvent dans le lait des mères qui allaitent : en conséquence le corps de l’enfant présente le risque d’être contaminé dès la naissance

En outre la pollution par émission des gaz à effet de serre provoque sans conteste une aggravation du réchauffement planétaire et une déstabilisation climatique.

L’augmentation de température sera susceptible de favoriser la prolifération des virus, bactéries, parasites et vecteurs des agents infectieux.

Déclaration

C’est pourquoi un groupe de scientifiques, médecins, juristes, humanistes, citoyens,
déclare :

Article 1 : Le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l’environnement

Article 2 : La pollution chimique constitue une menace grave pour l’enfant et pour la survie de l’Homme

Article 3 : Notre santé, celle de nos enfants et celle des générations futures étant en péril, c’est l’espèce humaine qui est elle-même en danger.

Ce groupe appelle donc les décideurs politiques à prendre toutes les mesures nécessaires, et en particulier :

Mesure 1 : interdire l’utilisation des produits dont le caractère cancérogène, mutagène ou reprotoxique (CMR) est certain ou probable chez l’Homme. Exceptionnellement, lorsque la mise en œuvre de ce principe est impossible et que l’utilisation d’un produit concerné est jugée indispensable, restreindre son utilisation au strict minimum par des mesures de contingentement ciblé extrêmement rigoureuses.

Mesure 2 : appliquer le principe de précaution vis à vis de tous produits chimiques pour lesquels il existe un danger présumé grave et/ou irréversible sans attendre la preuve formelle d’un lien épidémiologique

Mesure 3 : promouvoir l’adoption de normes toxicologiques ou de valeurs seuils internationales pour la protection des personnes, basées sur une évaluation des risques encourus par les individus les plus vulnérables, c’est à dire les enfants, voire l’embryon.

Mesure 4 : adopter des plans à échéance programmée afin d’obtenir la suppression ou la réduction de l’émission de substances polluantes toxiques et de l’utilisation de produits chimiques mis sur le marché

Mesure 5 : en raison des menaces graves qui pèsent sur l’humanité, inciter les Etats à obliger toute personne publique ou privée à assumer la responsabilité des effets de ses actes ou de ses carences à agir, et lorsque cette responsabilité n’est pas du ressort d’un Etat, faire relever celle-ci d’une juridiction internationale

Mesure 6 : S’agissant du réchauffement planétaire et de la déstabilisation climatique, cette responsabilité implique l’obligation pour les Etats de mettre en œuvre des mesures fortes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre sans attendre la mise en application effective du protocole de Kyoto.

Mesure 7 : concernant l’Europe, renforcer le programme REACH (Registration, Evaluation and Authorisation of CHemicals) qui concerne la mise sur le marché des produits chimiques de façon, notamment, à assurer la substitution des plus dangereux pour l’homme par des alternatives moins dangereuses

Signez-le en ligne

Le texte complet se trouve à l’adresse :
http://www.artac.info

Note de la rédaction :

De grands noms ont signé ce texte : Albert Jacquard, Hubert Reeves et vous pouvez aussi le faire, n’hésitez pas !!! Les choix que nous allons faire dans les années à venir vont conditionner l’avenir de l’être humain sur cette terre.


 La voie verte en retard

D’abord la voie verte sera noire... de goudron. La Mée avait émis l’idée que ce serait peut-être un goudron vert. Les élus ont dit que non. Ils n’ont pas d’humour.

Ensuite la voie verte est en retard : elle était annoncée pour la fin de l’année 2003. Elle sera inaugurée le 3 juillet 2004.

Et puis : la voie verte n’est pas pour La Mée. Votre journal ayant, à plusieurs reprises, critiqué le coût de cet équipement, n’a pas eu « l’honneur » d’être invité à la conférence de presse du 30 avril 2004 : la démocratie et la transparence se portent bien au Pays de Châteaubriant   !

Or donc, voici quand même quelques infos, glanées dans le document de la Communauté de Communes : la « voie verte » suit l’ancien tronçon de voie ferrée Châteaubriant-Rougé, en traversant les communes de Châteaubriant, Ruffigné et Rougé, permettant de découvrir la Vallée de la Chère, l’ancienne gare de Ruffigné et la forêt de Teillay. Elle sera réservée aux déplacements non-motorisés, adaptée à toutes les pratiques du vélo, au roller, à la promenade, au jogging, aux déplacements des personnes à mobilité réduite « ainsi qu’aux activités équestres sur la voie parallèle ». Des aires de stationnement et de pique-nique seront aménagées et, au croisement des chemins et routes, il y aura des chicanes, une signalétique appropriée et des obstacles afin que les utilisateurs marquent l’arrêt.

Le coût varie d’une fois sur l’autre.
Selon les dernières informations que nous avions officiellement, le montant des dépenses était de : 774 651 € (travaux) et de 97 921 € (achat du terrain), 92 000 € (mobilier urbain), 115 000 € (aménagement végétal). On arrive à peu près aux 1 042 840 € HT   annoncés par la Communauté de Communes. Le coût de déviation de la voie verte, pour éviter de couper la forêt de Teillay, y est-il inclus ? Le document ne le dit pas.

 Subventions vertes ?

Des subventions sont attendues (ce qui ne veut pas dire : accordées), autour de 30 % pour le Conseil Général, 25 % pour le Conseil Régional et 25 % pour l’Europe. La Communauté de Communes annonce :
– 311 168 € pour le Conseil Général
– 258 689 € pour le Conseil Régional
– 260 710 € pour l’Europe.

Il resterait, pour les 13,863 km, 212 183 € à la charge de la Communauté de Communes soit 15 306 € du kilomètre.

Et ce n’est sans doute pas fini : vous allez voir que, peu à peu, il se rajoutera des dépenses, de ceci ou de cela, pour la « voie verte ».


 Amiante

La commission Accidents du Travail qui s’est réunie le 10 mai 2004 aux Chantiers de l’Atlantique a donné son feu vert pour que la date de fin d’exposition à l’amiante passe de 1982 aujourd’hui, à 1996, pour les salariés d’Alstom Marine. Cela permettrait à 850 salariés de partir en retraite d’ici 2005.

Selon la CGT, cette décision est justifiée. Elle était même demandée depuis 3 ans mais le patronat ne voulait pas en entendre parler alors même que 14,5 % des personnes en cessation anticipée d’activité amiante décèdent avant l’âge normal de départ en retraite.

Qu’est-ce donc qui motive la soudaine sollicitude du patronat ? Selon la CGT, les 850 salariés concernés ne seraient pas remplacés. « En janvier 2002, l’effectif était de 5184 salariés. Il est actuellement de 4205. Après 850 départs non remplacés, cela conduirait l’effectif à 3355 salariés. L’amiante ne doit pas servir pour déguiser un plan social »


Ecrit le 19 mai 2004 :

Respirez .... Ne respirez plus ....

La pollution atmosphérique urbaine, liée en grande partie aux rejets polluants des voitures, serait responsable chaque année de la mort de 4 876 personnes en France, selon un rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale (Afsse).

L’AFSSE est un établissement administratif public de l’Etat placé sous la tutelle des ministres chargés de l’environnement et de la santé. Son rôle est d’évaluer les risques sanitaires liés à l’environnement.

Sur son site, l’AFSSE présente un rapport sur l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique, étudié dans 76 agglomérations urbaines. Au-delà de la mortalité globale, qui est généralement la seule prise en considération, la mortalité par cancer du poumon et celle par maladies cardio-respiratoires ont dans ce rapport été retenues comme indicateurs sanitaires pertinents.

Les effets sanitaires de la pollution atmosphérique dépendent de la nocivité du mélange inhalé (propriétés toxicologiques des composants de ce mélange) et des densités de population.

Le rapport estime que la pollution de l’air est responsable de 6 % de la mortalité totale, soit plus de 40 000 cas par an. En particulier, la pollution liée au trafic motorisé est responsable de 25 000 nouveaux cas de bronchite chronique, par an, chez les adultes, de plus de 290 000 épisodes de bronchite chez les enfants, d’un demi-million de crises d’asthme et de 16 millions de personnes jour en arrêt maladie.

Dans la tranche de 60-69 ans, jusqu’à 11 % des décès par cancer sont attribuables à la pollution atmosphérique.

Selon le rapport, la moitié des particules ultrafines « qui viennent se loger dans nos bronches sont recrachées par les voitures et les poids lourds ».

Les auteurs de l’étude estiment à 900 000 euros le coût de chaque décès lié à la pollution atmosphérique. « Les conséquences néfastes engendrées par le trafic automobile sont supérieures aux montants payés via les péages et la fiscalité sur les carburants », lit-on dans le rapport. Seul aspect rassurant : une réduction, même faible, de la pollution atmosphérique, a un effet bénéfique sur la santé publique

Une seconde étude de l’AFSSE étudie donc un ensemble de mesures de nature à réduire les émissions des polluants. Elle préconise par exemple l’installation de filtres à particules sur les poids lourds diesel, le développement des transports en commun et du ferroutage, ou encore la limitation des voitures dans le centre-ville.

Selon l’hebdomadaire Le Point, « ce document est embarrassant pour le lobby automobile » et si la « grande » presse nous bassine à longueur de colonnes sur le « mariage gay » et autres détails, elle ne s’attarde guère sur cette pollution mortelle, liée à la circulation dans nos villes.
BP  


Ecrit le 1er décembre 2004 :

 155 activités polluantes dans la région de Châteaubriant

Farines animales : le 16 novembre
2004 a commencé le déstockage des farines animales stockées lors de la crise du prion (vache folle). Il s’agit de farines dites « à bas risques ». Les 6000 tonnes stockées en sacs à Bel-Air de Combrée prennent la direction de l’Allemagne pour être brûlées dans les cimenteries. A quand le tour des 11 000 tonnes stockées en « big-bags « chez le transporteur Richet à Châteaubriant » ?

Sites pollués

A ce sujet il est intéressant de lire le petit livre « Sites pollués en France » pour apprendre que, dans notre pays, 300 000 à 400 000 sites ont été répertoriés comme « potentiellement pollués » parce qu’ils contiennent des produits indésirables (1).

La liste de ces sites n’est pas portée à la connaissance de la population car, souvent, les industriels ont abandonné ou revendu la plus grande partie de ces propriétés sans se soucier des « bombes à retardement » qu’ils laissaient derrière eux.

Dominique Voynet, en 1997, du temps où elle était Ministre de l’environnement, a publié une liste de 896 sites contaminés. Cela a fait sourire amèrement les spécialistes, en leur donnant le sentiment d’une escroquerie intellectuelle, pour ne pas dire politique.

Pour les personnes exposées aux produits toxiques, la première menace est celle de l’intoxication aiguë. Elle est spectaculaire mais rare. Plus grave est l’exposition à de faibles doses : répétée au fil des mois elle peut conduire à des malformation des fœtus, à des affections cérébrales conduisant à des déficiences psychomotrices et intellectuelles irréversibles. Les produits chimiques infiltrés menacent gravement l’eau. Le contact avec l’amiante, même bref, peut être dramatique.

La ville de Nantes, qui a connu une usine d’amiante et 38 usines à gaz, comporte de nombreux sites suspects. A Châteaubriant, de nombreux terrains (plus de 175) sont répertoriés comme « potentiellement pollués ». On peut en trouver la liste sur le site internet « Basias » du BRGM (bureau de recherche géologique et minière). http://basias.brgm.fr

– Certains sont très anciens et disparus (mégisserie Jeusset, corroierie Legal, anciennes tanneries, imprimerie Lemarre)
– Certains sont terminés ou ont quitté Châteaubriant (Thermicentre, garage Charron, fonderie Leroy, fonderie FMGC, Usine à gaz, Provost, station Shell, Hôpital des Fougerays, Éts Niglais, ancien garage Cariane),
– D’autres sont toujours en activité (Focast, ABRF, Huard, Barbazanges, Novembal, Distribat, Promoplast, Récup 44, Imprimerie Rondeau, SNPC-Ex Leneveu, Cana, déchetterie, tous les garages).

(ndlr : Rondeau a fermé définitivement le 31 décemebre 2009)

Dans la Communauté de Communes du Castelbriantais, il y a 155 activités potentiellement polluantes :

Châteaubriant 69
La Chapelle Glain 2
Erbray 7
Fercé 3
Grand Auverné 6
Issé 10
Juigné 3
Louisfert 5
La Meilleraye de Bretagne 6
Moisdon la Rivière 8
Noyal sur Brutz 2
Petit Auverné 1
Rougé 6
Ruffigné 3
St Aubin des Châteaux 5
St Julien de Vouvantes 6
Soudan 9
Soulvache 2
Villepôt 2

Il s’agit d’activités actuelles ou passées. Chacune peut avoir plusieurs terrains potentiellement pollués. La liste officielle est forcément incomplète. Elle ne prend pas en compte par exemple les décharges sauvages anciennes, ni les dépotoirs clandestins sur lesquels certaines entreprises ont pu déposer des déchets toxiques.

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Dessin de Eliby, journaliste parlementaire, journaliste Unesco, écrivain. Membre de la société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. 06 23 789 305

Terrain pollué. Que faire ?

S’il s’avère qu’un terrain est potentiellement pollué, il faut faire expertiser le sol par une société spécialisée, et, au moment du compromis de vente, faire insérer une clause suspensive prévoyant l’annulation d’achat en cas de découverte d’une pollution.

Connaître les polluants : ni le site internet « Basias », ni les mairies, ne peuvent indiquer les produits polluants que rejettent certaines industries, mais le livre « Sites pollués » permet d’en identifier un certain nombre. Par exemple le zinc (imprimeries, décapage de surfaces), le mercure (hôpitaux, confection de chapeaux), le phénol (fonderie), les hydrocarbures (garages, stations services), etc.

Un sol potentiellement pollué exige des précautions particulières lors de la construction : il faut savoir que la concentration des émanations toxiques est souvent plus importante dans les caves et garages du fait de la proximité du sol et du manque d’aération. Les jardins peuvent se révéler malsains de même que l’eau traversant les sols dégradés

Comment savoir ?

1.- Il est possible de consulter le site internet : http://basias.brgm.fr ou plus précisément : http://basias.brgm.fr/donnees_liste.asp?mairie=aucun&CARTE=&PRE=44&DPT=44&COM=44036&ACT=
en remplaçant 44036 (qui est le n° INSEE de Châteaubriant) par le numéro INSEE de la commune à laquelle on s’intéresse (à ne pas confondre avec le code postal)

2.- Les communes et les Préfectures doivent tenir à la disposition des citoyens les informations sur les sites potentiellement pollués de leur circonscription.

3.- Les notaires doivent s’informer pour protéger les acheteurs dans ce domaine de sites pollués comme dans d’autres domaines (il est regrettable par exemple que certains acheteurs découvrent trop tard qu’ils ont construit sur un sol récemment remblayé : ancienne zone humide, ancienne carrière, site inondable etc)

En cas de mauvaise surprise, l’acheteur d’un terrain devra s’appuyer sur la clause des « vices cachés » et engager une procédure longue et coûteuse.

Le livre « Sites pollués en France » suggère aux acheteurs de reconstituer l’histoire de la parcelle cadastrale qui les intéresse, et des parcelles voisines. « Il s’agit de faire revivre ceux qui ont vécu là avant vous » en consultant les archives départementales et communales (cadastre).

A qui s’adresser pour une expertise, quel genre d’expertise, quel prix : voir le livre « sites pollués », de Frédéric Ogé et Pierre Simon, Ed Librio-santé. Prix 2 €

BP  

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Ecrit le 30 novembre 2005 :

 Drôle d’air

AirPays

Dans les jardins du Château, non loin du kiosque à
Musique, est bloqué un petit édicule monté sur roues.
« Air Pays de la Loire » est son nom.
Il fait partie de l’équipement du réseau de surveillance de l’air des Pays de La Loire. Son but : évaluer la pollution atmosphérique de la ville non couverte par le réseau permanent de surveillance. Pour surveiller en particulier la couche d’ozone et les divers polluants.


Ecrit le 8 février 2006 :

 Risques industriels dans la région de Châteaubriant

Comment se prémunir contre les catastrophes industrielles (comme l’explosion de l’usine AZF en 2001 à Toulouse) ou les catastrophes naturelles (inondations, séismes, feux de forêts...) ? Des documents ont été élaborés en ce sens par l’Etat : il s’agit des Plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPRNP) ainsi que des Plans de prévention des risques technologiques (PPRT). Des fiches pratiques « service-public.fr » détaillent les caractéristiques de ces deux types de plan de prévention.

Voir http://www.service-public.fr/accueil/env_risques_naturels_industriels.html

Le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable a recensé les principales émissions polluantes industrielles. Ces données sont désormais mises à disposition du grand public sur ce site.
http://www.pollutionsindustrielles.
ecologie.gouv.fr/IREP/index.php

Une carte montre les principaux établissements industriels et agricoles polluants. Dans la région de Châteaubriant on trouve :

Châteaubriant :
– Barbazanges
– FMGC
– Focast-Pebeco
– Éts Viol
– Promoplast

Derval : la compagnie laitière

Issé : la SARIA

Grand Auverné : l’élevage Cruaut

La Meilleraye : APLILAQ


Ecrit le 4 février 2009

 Antennes

 Les pauvres attirent les antennes

Rien ne prouve la nocivité des antennes-relais installées partout en France par les opérateurs de téléphonie mobile. Rien ne prouve leur innocuité, non plus. C’est le constat, un peu désespérant, du remarquable documentaire de Sébastien Deurdilly diffusé dimanche 25 janvier sur France 5.

Dans les villes, les copropriétaires sont de plus en plus réticents pour accepter les antennes. Du coup, les opérateurs choisissent de préférence les logements sociaux, nettement moins regardants. Et puis, dans ce cas, l’interlocuteur est unique. Pas besoin de convaincre une assemblée générale de copropriétaires !

« De très nombreux HLM, dès lors qu’ils ont neuf ou dix étages, se retrouvent avec une antenne collée sur leur toit. Beaucoup plus que les immeubles ordinaires ! On est dans un domaine où inégalité sociale et inégalité environnementale se rejoignent. En gros, ce sont les pauvres qui s’en prennent le plus dans la gueule en matière de champ électromagnétique », explique un élu Vert de Paris au journal Le Monde du 27 janvier.

Ces antennes sont de plus en plus souvent camouflées sous de fausses cheminées comme à l’école Gerson à Lyon.

Le comble est peut-être cet immeuble parisien qui ne compte pas moins de neuf antennes sur son toit, à raison de trois pour chacun des opérateurs, Bouygues, SFR et Orange. De nombreux habitants se plaignent de maux de tête, sifflements dans les oreilles, insomnies. Les cas de cancer y seraient plus fréquents qu’ailleurs... Ces arguments sont balayés d’un revers de la main par Emmanuel Forest, vice-président de Bouygues Telecom.

Il y a pourtant un indice inquiétant. Depuis 2001, les compagnies d’assurance refusent d’assurer les opérateurs de téléphonie mobile contre les risques sanitaires qu’ils font courir à leurs clients. Elles s’appliquent à elles-mêmes, comme on voit, le principe de précaution.

Pollution par l’ozone troposphérique, exemple de la canicule

Des déchets radio-actifs partout dans notre environnement