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St Julien de Vouvantes

(écrit le 20 juin 2001)

 Fondation du patrimoine, Sauvez un trésor près de chez vous

En France, le patrimoine de proximité se meurt : fours à pain, lavoirs, puits, fontaines, ateliers, granges, moulins ... tout un patrimoine non inscrit, non classé, qui concourt à l’identité de la France. Ces lieux de mémoire, ce « trésor des humbles » se dégradent rapidement par l’usure, par des travaux inadaptés, ou est tout simplement détruit. On estime que 400 000 sites sont menacés en France. A la charge des collectivités locales, des associations ou de propriétaires privés, ils ne bénéficient d’aucune subvention de l’Etat

L’Etat a donc confié aux citoyens la restauration du patrimoine de proximité, au travers de la « Fondation du Patrimoine ». Cet organisme national privé, à but non lucratif, bénéficie de statuts juridiques et fiscaux originaux et de moyens d’action étendus. Depuis janvier 2000, le Ministère des Finances a autorisé la Fondation du Patrimoine à accorder UN LABEL à des projets de restauration d’édifices privés, à condition que ceux-ci soient visibles de la voie publique. Ce label ouvre un droit à une déduction fiscale pour les travaux réalisés, et, dans certains cas, à une subvention.

Officiellement lancée à Châteaubriant le 6 juin 2001, la Fondation du Patrimoine s’appuie sur un maillage du territoire. Le délégué du Pays de Châteaubriant   est Marcel LEPEINTRE de St Julien de Vouvantes, assisté d’un délégué par canton : Samuel Houdayer (Erbray), Auguste Martin (Derval), Gérard Fournier (Rougé), Emile Roul (Moisdon), Yvan Teffo (Nozay) et Michel Charron (Châteaubriant)

Tous renseignements auprès de :

Marcel Lepeintre, 9 rue de la Forêt à St Julien de Vouvantes - 02 40 55 51 45

Association pour le développement du Tourisme   - Tél 02 40 81 40 82

Jean-Pierre Jacquin 37 bis quai de Versailles à Nantes - 02 40 12 43 17 ou

http://www.fondation-patrimoine.com


Ecrit le 29 septembre 2004

 Restauration dans la vieille crypte de St Julien

Olivier Rol
Ange, crypte de St Julien de Vouva

A St Julien de Vouvantes, à l’occasion des Journées du Patrimoine, il a été possible de suivre le travail de restauration engagé dans la crypte de l’église. Cela fait environ 25 ans que Raymnd Lebossé, alors Conseiller Général du canton, a entrepris des démarches dans ce sens. Il a fallu du temps pour avoir des financements puis pour convaincre le maire et le curé. Quand l’un voulait bien l’autre ne voulait plus et inversement. En 25 ans les dégradations se sont considérablement accrues : les vestiges de l’ancienne chapelle, restaurés au plâtre, ont été victimes du salpêtre et du gypse dans l’atmosphère humide de la crypte. Le gel des hivers successifs ont fait éclater la pierre : les évangélistes Jean et Luc en sont défigurés.

Chapiteau, crypte de St Julien de Vouva

Un concours avec le mensuel « Le Pèlerin » a permis d’obtenir un financement de 50 %. Le Conseil Général et la commune se partagent le reste. Un sculpteur a été engagé depuis deux ans : il mène la restauration dans les règles de l’art.

« On consolide d’abord la pierre avec un produit durcisseur. Tout ce qui n’est pas détérioré est nettoyé, dessalé, c’est-à-dire débarrassé du salpêtre. Ce qui est peu abîmé est dessalé avec des compresses d’eau et de pulpe de papier. Ce qui est très abîmé est trempé dans un bain d’eau déminéralisée : cela peut durer deux ans » explique Olivier ROLLAND.

L’eau du bain est changée régulièrement jusqu’à ce que tous les sels aient été retirés (contrôle par ordinateur). La peinture est ensuite restaurée. Il va rester à définir ce qui va être fait des très beaux vestiges de l’ancienne chapelle. Resteront-ils dans la crypte ou dans une vitrine ?


Ecrit le 6 avril 2005 :

 Défense de la qualité architecturale

La Boissière (Sou

Le village de La Boissière en Soudan est en émoi : à côté d’un ensemble de maisons de caractère et d’un gîte rural qui attire beaucoup de vacanciers, se construisent deux maisons neuves style parpaings-béton. Les riverains demandent à la municipalité de Soudan d’être plus vigilante lors de l’attribution des permis de construire. Ils souhaitent aussi que les propriétaires des deux maisons neuves (destinées à la location) fassent l’effort d’ajouter des linteaux en bois et quelques pierres pour rester dans le style local et tenir compte de la qualité architectural des lieux. Vers un accord amiable ?


Fête du Patrimoine : 19 juin 2005

St JULIEN DE VOUVANTES : Marché biologique au village de La Baudussais avec des producteurs castelbriantais, de 9 h à 13h.Visite d’un élevage caprin à 11 h et 15 h.

ST JULIEN DE VOUVANTES : visite de l’église Saint-Julien (1889), découverte du vitrail du maître verrier Maumeian (1939) et des trois nouveaux vitraux. Circuit découverte de la Chapelle Sainte-Anne (1641), du lavoir du XIX’ siècle et de la fontaine. De 9h à 18h.

Ecrit le 3 mai 2006 :

 Le canton de St Julien : le grand écart

On est toujours à l’écart de quelque chose.

La Bretagne est à l’écart de Paris
Châteaubriant est à l’écart de Nantes.
St Julien est à l’écart de Châteaubriant

« Les petites communes ne s’y retrouvent pas » dit Jean Poulain, maire d’Erbray et Conseiller Général du canton de St Julien de Vouvantes.

A l’époque où les maires perdent leur pouvoir au profit de l’intercommunalité, Patrick Mareschjal, Président du Conseil Général est venu passer une journée à Erbray, pour découvrir ce petit canton de 5 communes et 5 000 habitants. La rencontre a concerné les maires et d’autres conseillers municipaux. « Je sais bien que le Nord du Département mérite une attention particulière. Nous organisons tous les mois les rencontres   du département. La zone de Châteaubriant arrivera vers la fin, je n’ai pas voulu attendre » a-t-il dit.

Patrick Mareschal a expliqué le sens des Contrats de Territoire. « Nous avons voulu favoriser un développement équilibré du département en donnant davantage aux territoires les plus pauvres ». Les critères de répartition ont pris en compte les caractéristiques géographiques des intercom- munalités, mais aussi leur « richesse » à travers un indice de solidarité.

C’est ainsi que Nantes a reçu une dotation de 44 €/hab. tandis que Derval recevait 299 €/habitant. Le Canton de St Julien, qui dépend de la Communauté de Communes du Castelbriantais, recevra 194 €/habitant.

Ce qui n’est pas pris en compte dans les Contrats de Territoire, reste à la charge des communes et peut bénéficier de subventions dans le cadre du FAC (fonds d’aménagement communal) :
« Nous sommes encore en phase de réflexion à ce sujet, dit Patrick Mareschal, car il est évident que les investissements à réaliser n’ont pas le même coût : une commune avec un sous-sol granitique paiera davantage qu’une autre pour construire son réseau d’assainissement ».

Le FAC (fonds d’investissement commu-nal) concerne les bâtiments communaux : mairies, églises, presbytères, salles polyvalentes et autres. « Nous avons déjà augmenté la dotation, et institué une bonification pour les communes de moins de 2500 habitants mais nous ne pouvons faire face à toutes les demandes, nous avons donc choisi de faire attendre les communes qui ont ... les moyens de faire toutes seules si elles sont pressées ».

Deux exemples hors canton :

– ► SION LES MINES a un projet d’ex tension du local technique du service voirie. Coût 21 100 € . La commune pouvait prétendre à une subvention de 28%. Elle bénéficiera d’une bonification de 20%, ce qui lui fera en tout une subvention de 10 100 € (soit 48 % de sa dépense HT  ).

– ► FERCE veut construire un local technique pour 116 071 €. La commune aurait dû bénéficier d’une subvention de 27 %. Grâce à une bonification de 30 %, elle recevra 66 160 € soit 57 % de son investissement.

Toutes les communes du canton de St Julien de Vouvantes ont moins de 2500 habitants.

Pour les investissements communaux, il faut faire des choix : « On a mis beaucoup d’argent à faire l’effacement des réseaux, ce n’était peut-être pas une priorité » a dit P. Mareschal. « Oui mais cela a relooké certains petits bourgs » a remarqué un élu de St Julien de Vouvantes. « Peut-être, mais en cas de besoin, il faut faire passer les écoles avant les fils électriques » a répondu Patrick Mareschal.

Problèmes

Les élus des cinq communes (St Julien, Erbray, La Chapelle Glain, Juigné, Petit Auverné) ont exposé à Patrick Mareschal quelques-uns de leurs problèmes.

A Erbray, « nous avons eu 33 constructions neuves en 2005, et déjà 32 pour les 4 premiers mois de 2006. On sent la population qui monte de Nantes et demande des services comme à la ville. Nous avons un groupe scolaire à construire, pour réunir deux écoles. Un centre de Loisirs est en prévision, D’un point de vue financier ce sera lourd ». Le maire d’Erbray s’inquiète du lancement de deux lotissements privés : « Des Nantais viennent investir ici. Cela va faire monter les prix »

A St Julien : « Nous avons une maison de retraite de 61 lits, mais il y a 25 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer  . Il faudrait créer une unité spécialisée de 10 lits au moins ». A ce sujet Patrick Mareschal a expliqué que le nombre de places en maison de retraite, dans le pays de Châteaubriant  , est juste à la moyenne et qu’il n’est pas envisageable d’en créer d’autres. « Mais vous pouvez faire un nouveau bâtiment, qui accueillerait 10 personnes en grande dépendance et réduire à 51 lits la Maison de Retraite actuelle »

Au Petit Auverné se pose la question de l’implantation d’un foyer occupationnel « L’Etoile du Berger », « Nous com-prenons bien que ce serait intéressant pour la commune en matière d’emploi et d’animation. Mais la priorité n’est pas à la création de places nouvelles » a dit P. Mareschal, « L’Etat nous a transféré la compétence « personnes handicapées » et il y a, en Loire-Atlantique, 11 000 dossiers en attente de décision COTOREP ».

Le Petit Auverné a aussi un projet culturel autour de La Renaudière, (ancienne maison de Sophie Trébuchet).

La Forêt de Juigné s’étend sur 1700 ha. « Elle est délaissée depuis longtemps et la succession familiale est difficile. Le Conseil Général, dans le cadre des espaces naturels sensibles, peut, à l’avenir, préempter autour de la Blisière, pour permettre l’accès à l’étang et au monument commémoratif. Mais dans l’immédiat il souhaite plutôt accompagner un projet de Tourisme   de Nature ».

Les élus des cinq communes ont par ailleurs exprimé une certaine déception : « au sein de la CCC   (Communauté de Communes du Castelbriantais), la répartition est mal faite ». « Les fonds du Contrat de Territoire profitent pour un bon tiers à la ville-centre ».

Ils ont raison mais ... il y a trois explications :
– 1- la ville-centre représente plus du tiers de la population.
– 2- La solidarité n’est pas un mot en usage chez les élus castelbriantais
– 3- Le silence est une pratique trop fréquente des autres élus (sauf exceptions).

Les conseils communautaires, à la CCC  , se passent habituellement dans un étonnant climat de silence et de tensions. Personne ne moufte. Les élus n’ont pas encore compris que les réunions publiques sont destinées à informer les citoyens et ... à recueillir leur soutien.

La Grenouille rousse dans la forêt de Juigné