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Conseil Général : Un territoire équilibré

  Sommaire  

(écrit le 4 juillet 2001)

Le nouveau Président du Conseil Général, Monsieur André TRILLARD, est venu passer sa journée du mercredi 20 juin à Châteaubriant. Dès 7 heures du matin, il était là pour rencontrer les utilisateurs du foirail « une profession qui voulait se faire entendre » a-t-il dit

Il a ensuite visité la ville « une ville superbe, intéressante, un château bien au delà de la connaissance qu’on en a à l’extérieur, un lieu magique » (dont le Conseil Général est propriétaire et pour lequel il doit poursuivre les travaux de consolidation et de rénovation)

« J’ai vu ici des gens qui veulent vivre et travailler » a-t-il dit.

Routes

Parlant d’infrastructures routières, André Trillard a dit que « si l’on se base sur les comptages de véhicules, votre réseau routier est suffisant ». Mais il a manifesté l’intention d’aller au delà : « la route vers Redon est en réfection. La route Vitré-Rennes est mise hors gel, la route Châteaubriant-Bain de Bretagne va être améliorée ». Il reste à améliorer la route vers Nort sur Erdre ce qui pose le problème de la traversée d’une commune.

En ce qui concerne le contournement Ouest, il n’est pas aussi catégorique que l’espère Alain Hunault puisque « il y a un préalable : l’acceptation de cette route dans le cadre des pôles d’équilibre ».

André Trillard n’a pas parlé de la Nationale 171 (sinon pour dire qu’elle aurait pu être conçue directement comme une future route à 4 voies) ni de la déviation Sud de Châteaubriant dont le financement dépend de l’Etat : on peut quand même signaler qu’il est arrivé que le département et la région financent une route, qu’ils estimaient prioritaire, sans attendre la décision de l’Etat.

« Le désenclavement sera optimum d’ici quelques années, mais tout ne sera pas réglé. Je ne suis pas capable d’apporter la fortune à la région de Châteaubriant mais je pense créer une discrimination positive à l’égard des zones défavorisées et des communes travaillant en intercommunalité ». Précisant sa pensée sur les « zones défavorisées », il a signalé que le potentiel fiscal des communes de Loire-Atlantique pouvait aller de 680 F pour la moins riche à 21 800 F pour la plus riche)

Le développement de la Loire-Atlantique se fait en fonction du « bi-pôle » Nantes-St Nazaire, c’est évident, mais André Trillard a déclaré que 182 000 personnes habitent dans des petites communes de moins de 2500 habitants, soit deux fois la population de St Nazaire et qu’il serait injuste de ne pas en tenir compte.

A propos de l’aérodrome de Notre-Dame des Landes, en projet, il a signalé que 1000 ha appartiennent déjà au Département et qu’il faudra exproprier 200 ha de terres agricoles. « Nous ferons attention à l’orientation des pistes, à l’entrée de l’aérodrome, à son lien avec les autoroutes et le TGV. Cette construction donnera du travail à 3000 personnes pendant 7 ans, et nous trouverons bien le moyen d’indemniser les agriculteurs pour 200 ha. Nous serons vigilants pour que cet aérodrome ne soit pas la propriété de la Communauté urbaine de Nantes, mais ait des retombées positives sur tout le département, y compris le castelbriantais »

Revenant sur le pays castelbriantais, André Trillard a noté que le nombre d’allocataires RMI y est plus important qu’ailleurs « ce qui confirme les difficultés sociales de cette région. Je serai toujours un partenaire du Pays de Châteaubriant  , à la mesure de la volonté de ses habitants ».a-t-il dit en rappelant les origines de sa famille (la Meilleraye de Bretagne).

En terminant, il a dit : « Soyez exigeants en matière d’environnement car c’est une de vos grandes richesses ».

Ce discours très direct et positif est réconfortant. Espérons qu’il se concrétisera.

Dans l’après-midi André Trillard est venu présenter le document « Dynamiques territoriales et pôles d’équilibre en Loire-Atlantique », réalisé par les Chambres Consulaires du Département à la demande du Conseil Général. « Je suis soucieux de l’équilibre départemental, de la cohésion sociale et territoriale de la Loire-Atlantique » a-t-il dit.

Hervé Bréhier, vice-président chargé de l’aménagement du territoire, des transports et de l’habitat, a résumé cette étude en disant qu’il était nécessaire d’identifier les éléments qui participent à l’aménagement du territoire, et qu’il faudrait avoir une approche volontariste, de manière raisonnée, en promouvant la démarche collective. « Nantes doit profiter de son territoire mais aussi apporter à ce territoire »

 Plus mobiles

L’étude montre très bien ce qui peut influencer une dynamique territoriale :

1.- L’accroissement de la mobilité (les Français sont passés d’un déplacement quotidien de 5 km en moyenne, à 30 km)

2.- La concentration urbaine : plus de 80 % des emplois en France se situent désormais en secteurs urbains, contre 40 % en 1960

3.- La tertiarisation de l’économie. On appelle activités primaires celles qui sont liées à l’agriculture. Le activités secondaires sont liées à l’industrie. Les activités tertiaires, ce sont les commerces, les services marchands et non marchands. Les activités tertiaires représentent 64 % des emplois en Loire-Atlantique. Et 80 % de ceux-ci sont regroupés dans 10 % des communes du département.

L’augmentation du tertiaire est sensible sur les 30 dernières années. Ce secteur a augmenté en moyenne de 15 % ses effectifs salariés tous les 5 ans, les autres emplois restant à peu près stables.

En Loire-Atlantique, Nantes a un lien privilégié avec St Nazaire : 8070 voyageurs par jour, plus qu’avec Angers (6850 voyageurs) et Rennes (4260 voyageurs). On voit aussi à quel point Châteaubriant a une relation marginale avec les grandes villes qui l’entourent.

La présence d’une métropole sur le département entraîne une accélération de la concentration des activités et des richesses : les communes de Nantes, St Herblain et St Nazaire représentent plus de 60 % des emplois salariés des services marchands en Loire-Atlantique. Au nord du département, notre petite ville de Châteaubriant est bien perdue.

 Les pôles

Selon l’étude du Conseil Général, un « pôle » c’est une concentration qui, en raison de son attraction, génère une zone d’influence sur les espaces qui l’entourent, en satisfaisant les besoins des populations et des entreprises. C’est en quelque sorte « des facteurs de structuration des services de proximité » - « et des lieux de ressources ».

En dehors de Nantes-St Nazaire, le Conseil Général retient 18 pôles secondaires (dont Châteaubriant, Nozay, Guémené Penfao). Chaque pôle est évalué en fonction de son équipement, de son interaction avec Nantes-St Nazaire et de son dynamisme économique.

Châteaubriant est considéré comme un pôle de catégorie « C », bien équipé, mais d’un dynamisme économique insuffisant, et d’une faible interaction avec Nantes-St Nazaire.

Les points forts de Châteaubriant :

+ identité forte, ancrage du territoire
+ volontarisme
+ tradition industrielle

Les points faibles de Châteaubriant :

– .enclavement
-. Baisse démographique
-. Faible dynamisme du territoire environnant

Les problèmes à résoudre pour Châteaubriant :
· capter et organiser les flux
· anticiper les risques de délocalisation des entreprises
· diversifier le tissu économique

L’étude pose, a priori, que la proximité de Nantes-St Nazaire permet aux pôles de bénéficier de la croissance de ces deux villes. Le problème, pour le Conseil Général, sera de soutenir et d’irriguer les pôles les plus éloignés de Nantes-St Nazaire (Châteaubriant, Nozay, Guémené, Legé et St Mars la Jaille). Est-ce pour cela que le Président du Conseil Général a parlé de « discrimination positive » vis-à-vis, notamment, de Châteaubriant ?