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Roms et Tziganes, visite au Camp de la Forge

Ecrit le 9 juillet 2008

 Comment se moquer des Droits-de l’Hommistes

Enfants Rom, en souvenir du camp de la Forge à Moi

Le troisième forum mondial des Droits de l’Homme s’est tenu à Nantes du 30 juin au 3 juillet 2008. Moment de rencontres  , de dialogue libre, d’échanges de connaissances et de bonnes pratiques, il a rassemblé de très nombreux responsables politiques, universitaires, experts et représentants d’organisations internationales, militants associatifs, responsables d’ONG…venus du monde entier. La tenue de ce forum coïncidait cette année avec le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, adoptée par l’assemblée générale des Nations unies en 1948.

Et voilà que le lendemain matin, vendredi 4 juillet, les forces de police ont expulsé une trentaine de familles Roms du terrain de la Papotière à Nantes. Cette expulsion s’est faite au mépris du droit, le commandement de quitter les lieux n’ayant pas été préalablement signifié aux familles et le délai de 2 mois accordé par le tribunal non respecté. Les représentants des associations présentes n’ont pas été autorisés à assister les familles qui se sont vues par ailleurs retirer leur passeports.

Les familles avec des enfants en bas âge, des personnes malades, se sont retrouvées sur le bord de la route, désemparées, sans avoir de lieu où se réfugier.

« Nous sommes totalement indignés par ces méthodes qui combinent ainsi intimidation et humiliation et n’offrent aux familles aucune solution humainement acceptable. Nous nous opposons à cette politique de harcèlement et demandons à ce que la situation des Roms soit prise en charge là où ils sont aujourd’hui dans le respect des Droits de l’Homme » dit un collectif d’associations dans un communiqué. Cause toujours, Sarko s’en moque !

 Bruxelles : libérez Ingrid

Dans un rapport publié mercredi 2 juillet, la Commission européenne dresse un tableau particulièrement noir de la situation des Roms en Europe : fort taux de chômage, espérance de vie inférieure de dix à quinze ans aux autres populations européennes, grande pauvreté ou discrimination à l’embauche. Bruxelles souligne que cette communauté, dont on ignore précisément l’ampleur, est victime de discriminations économiques, sociales et politiques qui rendent toujours illusoire l’objectif « d’intégration » prôné par les Vingt-Sept.

La diffusion de ce rapport intervient en pleine polémique autour de l’opération de fichage du gouvernement Berlusconi qui consiste notamment à relever les empreintes de tous les Roms d’Italie y compris des enfants. Amnesty International, le Conseil de l’Europe et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) ont exprimé leur désapprobation

« Il est important qu’avec l’aide des fonds structurels, la population rom soit enfin capable de se sortir de l’état d’exclusion dans lequel elle est confinée depuis des années », demandent les autorités européennes.

Nul doute que Nicolas Sarkozy, qui dirige l’Europe pour les six mois à venir, va prendre le problème à bras le corps et mener, pour les Roms, une opération diplomatique d’envergure. Nous assisterons alors, avec bonheur, à la bise que notre-président-adoré échangera avec une représentante de la communauté Rom. Elle se prénommera peut-être Ingrid ??

Nul doute aussi que Michel Hunault, qui a volé au secours de la victoire dans un communiqué paru le 5 juillet, en se félicitant de la libération d’Ingrid (Bétancourt), saura aussi mettre toute son énergie au service de ce qui serait la plus grande opération humanitaire européenne : l’intégration des Roms.


Ecrit le 25 mars 2009

 Visite au Camp de la Forge

Jean et Lil
Internés à 5 et 7 ans

Comme l’an dernier, une cinquantaine d’élèves de troisième du Collège Arthur Rimbaud de Donges sont venus visiter les restes du Camp de rétention de la Forge de Moisdon-la-Rivière… Accompagnés de cinq professeurs, dont Jean-Claude Bonhomme, leur professeur d’histoire, ils ont découvert les conditions de vie atroces des Tsiganes dans ce Camp, et, avant eux, des Espagnols.

Cette visite fait partie de leur projet d’école qui les mènera dans un mois en Alsace, où ils visiteront l’unique camp de concentration nazi en France pendant la seconde guerre mondiale : le Struthof…

A Châteaubriant, le groupe a découvert La Sablière, avec Henri Baron. A Moisdon la-Rivière, Amand Chatellier et André Saucisse ont retracé les grandes lignes de l’Histoire de ce Camp de la Forge, et ont raconté leur récente rencontre avec Liliane et son frère Jean.

Liliane et Jean ont vécu pendant 4 ou 5 mois dans ce Camp, alors qu’ils n’étaient pas Tsiganes, mais seulement ramassés au cours d’une rafle. Ils avaient à l’époque 7 et 5 ans. Leur histoire très émouvante se trouve sur le site internet :
http://www.moisdon-la-riviere.org/ « Nous vivions à 4 familles dans la même pièce sans chauffage. Nous étions très mal nourris, la gamelle de soupe très claire et une portion de pain sec… Et la vermine en plus »

Des visites sur le lieu du Camp peuvent être organisées, ou des explications complémentaires peuvent être fournies : prendre contact au 09 64 05 59 82


Ecrit le 22 avril 2009

 Nouvelle visite

Amand Chatellier expl

Jeudi 16 avril 2009, dans la matinée, une soixantaine de personnes (30 adultes et 30 enfants) sont venues visiter les restes du Camp d’internement pour Tsiganes de la Forge… Elles arrivaient de La Pilotière, centre socio-culturel de Nantes. Cette visite entrait dans le cadre de leurs animations « année des Tsiganes ».

Amand Chatelier, Gisèle Piton, André Saucisse les ont accueillies sur le site. A cette occasion André Saucisse a présenté son nouveau site internet sur ce Camp : http://www.campdelaforge-moisdon.fr/

Après la pause déjeuner (pique-nique ou restauration au « Maître de Forge »), l’après-midi a été consacrée à une balade sur le sentier « La Lande du Don » pour les adultes, ou pour les enfants, une petite balade autour de la Forge, avec détour au manoir de Monsieur et Madame Vanderquand, pour visiter les ruches.

Les personnes présentes ont déploré qu’il n’y ait rien sur le site qui « parle » un peu de ce Camp : ni plaque, ni exposition…

Voir aussi : Moisdon le camp oublié