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Conseil Général : Des coups

(écrit le 1er janvier 2003)

Le Conseil Général fait des « coups »
mais n’a pas de politique

Yves Daniel, Xavier Amossé, Jean Poulain et Patrick Mareschal sont venus à Treffieux, le 18 décembre2002, pour faire le point sur la politique du Conseil Général et plus précisément sur les dossiers qui intéressent la région de Châteaubriant

« Au Conseil Général, nous raisonnons de façon globale, dans la perspective d’un équilibre du territoire départemental » disent-ils. Mais il faut voir si les décisions prises répondent aux attentes du Pays de Châteaubriant  .

Exit les CRD, Bonjour les PGD

« Les CRD, contrats régionaux de développement, sont désormais remplacés par les PGD, programmes globaux de développement, mais il faut savoir qu’ils ne seront pas négociés au niveau des communes, ni même des Communautés de Communes, c’est pourquoi il importe de bien faire vivre le Pays de Châteaubriant   » a dit Yves Daniel, « en faisant en sorte, là aussi, de respecter un équilibre : il ne faut pas que la ville-centre accapare tout. Or nous avons le sentiment que le Conseil Général fait de la politique politicienne, mais pas de la politique. Il manque un pilote dans l’avion départemental ».

Le Conseil Général fait des « coups »

« Le Conseil Général, ou plutôt sa majorité fait des « coups » politiques (pour Châteaubriant l’aménagement du château ou la Maison du Département  ) » dit encore Yves Daniel « il accompagne les volontés locales, sans jouer un rôle incitateur là où cette volonté manque ».

Jean Poulain a pris alors deux exemples :

– D’abord la départementale 178 (Nantes-Châteaubriant) : « d’ici 2006 son aménagement sera réalisé jusqu’à Nort sur Erdre. Je ne suis pas sûr qu’ensuite elle soit améliorée jusqu’à Châteaubriant. Or il est indispensable, pour le développement du pays de Châteaubriant  , qu’elle soit améliorée jusqu’à Martigné-Ferchaud, même s’il n’y a pas une volonté forte des maires sur cet itinéraire »

– Ensuite : l’installation du « haut débit » pour les nouvelles technologies de communication : « Là non plus il n’y a pas de volonté forte de beaucoup de maires de petites communes et le Conseil Général suit la pente, au lieu d’impulser une autre politique »

« C’est la même chose pour la réouverture de la ligne SNCF Nantes-Châteaubriant » dit Xavier Amossé. « Dans les années 1980, nous nous sommes battus pour son maintien ... ça n’intéressait pas le maire de l’époque, Xavier Hunault... ».

Oui mais, cette fois-ci ? « Cette fois-ci, la réouverture de la ligne SNCF est quasiment sûre pour 2006, JUSQU’A NORT SUR ERDRE. Pour le reste rien n’est promis, d’autant plus que cela dépend beaucoup du barreau ferroviaire qui sera mis en place à l’occasion de l’ouverture de l’aéroport de Notre Dame des Landes ». « Avec cet aéroport le Pays de Châteaubriant   devrait pouvoir décoller, encore faut-il qu’il s’y prépare ! » .

La vitrine, plus que le contenu

Les Conseillers Généraux de Gauche sont insatisfaits de la future Maison du département   qui doit s’implanter à Châteaubriant : « Nous avons le sentiment que la vitrine compte plus que le contenu. Il faudrait définir les services qu’on y mettra, il faudrait que le Conseil Général en fasse un outil au service du territoire, en matière culturelle, économique, comme il le réussit si bien en matière sportive »

« Le Pays »

Même insatisfaction au sujet du Pays de Châteaubriant  . « On sent très bien les forces centrifuges qui s’exercent sur les Communautés de Communes de Nozay et Derval » [ndlr : l’attitude méprisante des élus de Châteaubriant y est pour beaucoup] : « Tout le monde sait que les programmes globaux de développement se négocieront obligatoirement au niveau du Pays, il faut donc que le Conseil Général incite au regroupement plutôt qu’au cloisonnement ».

Forces centrifuges et outils pas prêts

Le Pays de Châteaubriant   a pourtant ses chances : il a un Conseil de Développement qui rassemble des citoyens, autres que des élus. Il a une Charte de Territoire qui est écrite, depuis son élaboration par plus de 300 personnes et qui fixe les orientations générales. Mais on peut s’inquiéter de voir que les 6 personnes désignées par la Communauté de Communes de Châteaubriant ne se sont pas intéressées à son élaboration !
« Il existe au niveau du département de nombreux dispositifs d’aide » a dit Patrick Mareschal. « Mais on a le sentiment que les outils du Pays de Châteaubriant   ne sont pas prêts à fonctionner »

Bref le constat est plutôt sombre : la ville de Châteaubriant bénéficiera sans doute de subventions importantes de la part du Conseil Général (en raison du désir de faire des « coups » politiques et de conforter Alain Hunault), mais il ne semble pas qu’il y ait une volonté affirmée de développer tout le pays de Châteaubriant  .