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Conseil Régional

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écrit le 19 septembre 2001

Mais qu’y font-ils ?

C’est très rare que des Conseillers Départementaux ou Régionaux viennent faire un « Compte-rendu de mandat » publiquement à Châteaubriant . Nous n’avons jamais vu Jean Seroux, Conseiller Général du Canton de Châteaubriant, procéder à cet exercice ! Michel Hunault non plus.

Le Conseil Général, le Conseil Régional, c’est loin. Les citoyens savent déjà peu ce qui se passe dans leur commune ou dans leur communauté de communes (c’est bien de leur faute, les réunions sont publiques, ils peuvent y aller !) mais, au moins, la presse en donne un compte-rendu un peu détaillé. Pour le Conseil Général et le Conseil Régional, c’est plus difficile, d’autant plus que la presse ne reprend en général que l’expression des « ténors », des chefs de parti, et pas des autres. Avec un comble parfois : Henri Baron raconte qu’il a fait une intervention remarquée au Conseil Régional, sur l’ESB (maladie de la vache folle). Pas un mot dans la presse. Explication d’un journaliste : « C’était si sérieux et argumenté que je vous ai écouté attentivement sans prendre de notes ».

Dans La Mée, nous nous efforçons de donner les décisions du Conseil Régional qui concernent notre région, mais ce ne sont que des décisions de subvention, ce qui peut laisser croire que le Conseil Régional est une machine à sous. En réalité c’est bien autre chose.

Henri Baron

« Nous ne sommes pas des parlementaires qui faisons la loi, nous essayons de faire prévaloir les idées de Gauche dans les décisions du Conseil Régional » a expliqué Henri Baron en donnant des exemples. « Par exemple, il nous faut chercher les moyens d’apporter des aides aux zones rurales, tout en respectant les règles européennes qui sont strictes en la matière. La Droite a plutôt tendance à voir l’aspect économique des choses : une entreprise qui marche est une entreprise qui fait des bénéfices. Pour la Gauche, nous privilégions l’aspect humain : faire des bénéfices c’est nécessaire, encore faut-il qu’ils contribuent à l’emploi . Même chose pour la formation : le Conseil Régional peut attribuer 20 000 F de formation par salarié, nous, nous insistons pour que cette formation soit sérieuse, qu’elle apporte réellement quelque chose au salarié, y compris en matière de rémunération ultérieure »

Henri Baron siège dans la Commission de développement économique. « Nous distribuons chaque année 250 millions de francs d’aides, devons-nous avoir une logique de guichet ? Nous pensons au contraire qu’il faut cibler les aides sur les entreprises qui contribuent à soutenir l’emploi dans les régions rurales comme la nôtre »

Henri Baron explique aussi que, chaque année, des chômeurs et des RMIstes créent leur propre activité, leur propre emploi : 196 dossiers ont reçu une subvention en l’an 2000 « et le taux de réussite de ces activités est aussi grand que les autres : de l’ordre de 80 % ». Même s’il ne s’agit que d’un tondeur de chien ou d’une coiffeuse à domicile, cela vaut le coup d’aider quelqu’un qui crée son propre emploi. « La Droite au départ avait tendance à refuser toutes les aides à des associations type aide familiale, service de proximité, soutien à domicile, en disant que c’est du domaine du social. La Gauche au contraire les soutenait parce qu’il y a création d’emplois. J’ai pu constater une évolution favorable dans les décisions » dit encore Henri Baron.

« De même nous avons travaillé pour que les aides à l’industrie ne soient pas dispersées : au lieu de 17 types d’aides, nous avons milité pour la mise en place d’un CAP, contrat d’appui à la performance, qui propose aux entreprises aidées un plan d’appui échelonné sur 3 ans, au fur et à mesure des réalisations »

Bataille politique

La bataille interne au Conseil Régional est toujours politique. Par exemple François Fillon, le Président RPR, était hostile aux Emplois-Jeunes créés par l’Etat. Alors il a mis en place des « Contrats 3500 » (3500 F par mois, soit 42000 F par an) qui venaient en aide aux entreprises qui faisaient une première embauche. En soi, pas beaucoup de différence avec les emplois-jeunes, sauf le nom.

Mais les « contrats 3500 » se tarissent peu à peu. François Fillon vient de proposer les « Contrats 3200 », 3200 euros cette fois-ci, soit environ 21 000 F à une entreprise qui recrute un jeune qui était précédemment en « emploi-jeune » ou en « contrat 3500 ». Bonne aubaine pour les entreprises. Mais la Droite veut que cela soit réservé aux entreprises. La Gauche demande en vain que cela soit étendu aux associations et aux municipalités. (mais en insistant, on ne sait jamais ...)

A la hussarde

En matière agricole, la Gauche insiste sur l’agriculture « raisonnée » et « durable ». « Durable, ça ne veut rien dire » dit la Droite. Henri Baron explique : « il s’agit de l’agriculture qui va dans le sens souhaité par les consommateurs tout en étant vivable par les agriculteurs » et il soutient les projets qui vont dans ce sens.

Une anecdote : lors de l’inauguration du foirail de Châteaubriant, le maire a annoncé : « Le Conseil Général accorde une subvention supplémentaire de 500 000 F à condition que le Conseil Régional en fasse autant ». Daniel Augereau, rapporteur du Budget à la Région a renchéri aussitôt : « Oui, le Conseil Régional apportera cette aide, lui aussi ». Sauf que cette décision n’était pas prise. Elle ne le fut pas à la réunion de commission qui se tint 8 jours plus tard. Ni à la Session Plénière qui suivit. Ce n’est qu’à la commission suivante que la décision fut prise. Il s’agit là d’une décision prise « à la hussarde », mais cela n’arrive qu’une fois ces choses-là !

Henri Baron explique encore qu’en un an il a eu 126 réunions, dont 58 réunions convoquées et 68 réunions militantes. Car, en dehors des commissions, il y a de nombreuses autres structures : « Je siège par exemple à la Commission d’appel d’offres, au PLER (pays de Loire environnement ressources), au Comité Consultatif de la recherche, au Comité de Pilotage des métiers d’art, etc. J’essaie d’assumer par ma présence régulière le suivi des dossiers qui nous sont présentés, et de faire passer une autre logique, moins exclusivement centrée sur les affaires et davantage sur le développement économique et l’aide aux citoyens »

Geneviève Chignac

A son tour, Geneviève Chignac, qui est Conseillère Régionale depuis avril 2001, a donné ses premières impressions : « 93 élus dont 31 de Loire-Atlantique. Sur ces 93 on en compte 50 des Partis de Droite, 3 de « Chasse, Pêche », et 7 de l’extrême-droite. A gauche on compte 33 élus : 19 socialistes, Radicaux et Mouvement des Citoyens, 5 du Parti Communiste, 1 Lutte Ouvrière et 8 Verts. Le Conseil Régional s’occupe des 5 départements et gère 5,2 milliards de francs répartis en des milliers de lignes budgétaires. Les grands dossiers d’infrastructure actuels concernent la Nationale 171, la ligne SNCF Nantes-Nort sur Erdre (qui va peut-être se prolonger vers Châteaubriant maintenant que son maire a la bonne couleur politique), et l’aéroport Notre Dame des Landes »

Geneviève Chignac est membre du Syndicat Mixte d’étude de l’Aéroport Notre Dame des Landes (et Henri Baron suppléant) cela veut dire que la région de Châteaubriant sera, de cette façon, au cœur de l’information. Sauf que, pour l’instant, le Préfet n’a pas programmé de réunion !

Si vous avez besoin d’informations supplémentaires :

H. Baron à Fercé : 02 40 28 87 60
G. Chignac à Blain : 02 40 79 86 26