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Mobilité : expériences

Mobilité : Faire bouger les élus


Des idées pour faire bouger les élus
Aide au permis de conduire
Le nouveau permis de conduire
Prêt de mobylettes
Commission mobilité

Ecrit le 19 octobre 2005 :

 La mobilité est un aspect essentiel du travail et du chômage dans la région de Châteaubriant.

Au niveau national aussi puisque la moitié des 3,5 millions d’allocataires des minima sociaux déclarent que les difficultés de mobilité sont un obstacle à leur réinsertion sociale et professionnelle. Pourtant la « vie normale » se fait aujourd’hui sur des territoires plus éclatés et selon des rythmes de plus en plus exigeants.

L’inaptitude à la mobilité, qu’elle résulte d’une absence d’automobile et/ou de transports publics adaptés aux besoins se traduit par un handicap croissant pour mener une vie normale.

Travail : les employeurs demandent aux salariés d’être mobiles. Ils précisent même, comme cela fut fait lors d’une rencontre employeurs-élèves le 11 mars 2005, qu’il vaut mieux avoir une voiture quand on prend le boulot à 4 h du matin parce que la mobylette n’assure pas assez la sécurité.

On a vu aussi des employeurs, en maraîchage par exemple, refuser l’embauche d’une personne parce qu’elle n’avait que des possibilités de co-voiturage.

Quant à la marche à pieds, c’est bien ... mais faut pas aller loin. Le vélo, c’est la même chose.

Les transports en commun ne sont pas adaptés à des horaires irréguliers et, souvent, présentent une durée de parcours très importante.

Donc il « faut » une voiture.... Du moins tant que tout le monde n’aura pas compris que le co-voiturage est une solution d’avenir, aussi bien pour économiser sur le prix des transports, que pour réduire la circulation et la pollution, et diminuer les risques d’accidents.

Chômage : un moyen de locomotion, c’est nécessaire aussi quand il faut se rendre dans un service-emploi, ANPE, Assedic ou autre. Et quand il faut suivre une formation.

Social : un moyen de locomotion est indispensable pour aller faire des courses, rencontrer famille ou amis, participer à une réunion, sortir de son isolement.

Faut-il que les personnes, condamnées à de bas revenus, soient aussi condamnées à l’immobilité géographique et sociale ?

C’est pourquoi le thème de la mobilité s’impose de plus en plus, surtout dans des zones rurales comme la nôtre.

Dessin de Eliby 02 40 403
Quand tu m’disais, Rosalie
Que tu irais, Rosalie, moi je savais, Rosalie, qu’c’était d’la bla-a-gue
(air connu)

 Recueil d’expériences

Début octobre 2005 « l’institut de la ville en mouvement » (mécénat d’entreprise de PSA Peugeot) a réuni des associations concernées par la mobilité : foyers de jeunes travailleurs, associations de quartier et même des taxis (Voiture and Co)

Voiture and Co est une société qui organise le co-voiturage sur Nanterre. Aussi bien dans la journée que le soir : partage des frais, garantie de retour en cas de problème. La société prête aussi des vélos dont elle assure l’entretien. http://www.voiture-and-co.com/

 Cahors

A Cahors, il existe une association « Auto Insertion Lotoise » dirigée par Jean Pierre Clair, qui prête des voitures à bas prix . http://assoc.wanadoo.fr/AIL46/

L’activité d’AIL 46 sur le département du Lot est vouée au soutien à la mobilité des personnes en voie d’insertion profes-sionnelle. Le département du Lot compte 160 000 habitants et est caractérisé par un territoire exclusivement rural, l’agglo-mération la plus importante étant Cahors (20 000 habitants)

Les transports collectifs étant très peu efficaces sur ce territoire, les personnes en voie d’insertion professionnelle et les « travailleurs pauvres » sont dépourvus de moyens de mobilité. Les trajets moyens excèdent 15 ou 20 km, ce qui exclut toute pratique douce des déplacements (marche, vélo).

Depuis 8 ans, AIL 46 propose un système de mise à disposition / location de véhicules à très bas prix pour un public en difficulté. La structure de ce public est volontairement ouverte, puisqu’il est caractérisé par 40 % de personnes en contrat d’insertion ou équivalent et 60 % d’adhérents « directs », c’est-à-dire non accompagnés par une structure d’aide à l’insertion, et vivant dans des conditions économiques non prises en compte par les systèmes d’aides de l’Etat (travailleurs pauvres, situation de « trappe »).

Le succès du service proposé par AIL46 met paradoxalement l’association en difficulté vis-à-vis de ses bénéficiaires : AIL 46 n’arrive à couvrir que 60 % de la demande. Pour y remédier, plusieurs pistes de développement ont été retenues :

Rajeunissement et augmentation du parc automobiles et cyclomoteurs de façon à mieux satisfaire la demande, tout en proposant un service de meilleure qualité et en réduisant les coûts de maintenance du parc, achat de scooters pour les femmes.

Achat d’un outillage plus performant, afin de limiter la sous-traitance et augmenter ainsi la capacité d’autofinancement.

Pérennisation de l’équipe salariée

Mise en place d’un partenariat multiple, et renouvelable, incluant des par-tenaires locaux toujours plus nombreux, dans le cadre du positionnement d’AIL 46 comme spécialiste de la mobilité en secteur rural pour les publics en difficulté.

Enfin, et surtout, les besoins en mobilité étant exprimés sur l’ensemble du département du Lot, AIL à déjà ouvert deux nouvelles antennes sur Figeac et Saint-Géry, et trois autres sont en cours de mise en œuvre.

Dans le même temps, AIL est de plus en plus sollicitée par d’autres structures (associations, collectivités locales) pour des démarches d’expertise en matière d’aide à la mobilité.

 Dunkerque

Une association d’insertion propose depuis 1997 aux bénéficiaires du RMI des services d’aide à la mobilité, sous la forme de location à bas prix de véhicules 2 et 4 roues. Mais cela présente des difficultés en territoire rural.

Les systèmes de location de 2 roues, 4 roues et vélos proposés s’avèrent inefficaces en zone rurale (50 % de location) et non équitables (défavorables aux femmes, aux personnes plus âgées, aux personnes ne possédant pas le permis), alors même qu’il existe un besoin fort de déplacements ponctuels (ANPE, démarches administratives, missions courtes, etc.) à partir des zones rurales

Le système de transport à la demande social et solidaire, mis en place depuis début 2004, a ainsi pour objectif de répondre à l’ensemble de ces besoins tout en atténuant les contraintes vécues par les publics visés.

L’association a ainsi mis en place un système expérimental à l’aide de deux véhicules 5 places et cinq conducteurs, sur une plage de service de 7h à 18h du lundi au vendredi. Cette première étape a permis de quantifier les besoins, d’identifier les flux, de tester les mesures techniques proposées, etc.

210 personnes différentes ont ainsi effectué 1940 voyages en 2004 pour environ 140 000 km parcourus. Toutes les personnes dont les difficultés financières ne permettent pas l’acquisition ou l’utilisation d’un moyen de locomotion propre, et dont les besoins de déplacements sont mal couverts par les transports existants, sont invitées à bénéficier du service, et notamment les demandeurs d’emploi, les mères isolées, les personnes à mobilité réduite.

Perspectives de développement :l’association pourrait à moyen terme être chargée du développement partenarial d’une plate-forme mobilité à l’échelle du bassin d’emploi, et de développer son service de Transport à la demande auprès de l’ensemble des cantons concernés, un service ouvert également aux personnes âgées dépourvues de moyen de mobilité.

 Nancy

Le Centre d’Information sur le Droit des Femmes (CIDF) dans le cadre de son Bureau d’Accompagnement Individualisé vers l’Emploi, suit plus de soixante femmes en situation précaire.

L’école, le médecin, les courses, les activités extra-scolaires des enfants d’un côté et les déplacements professionnels de l’autre, les besoins des femmes sont souvent plus importants et surtout plus complexes que ceux des hommes. Voiture, moto ou mobylette sont difficilement accessibles : priorité masculine dans le foyer, difficulté d’utilisation, perte d’habitude de la conduite, etc.

Autre inégalité : 80 % du travail à temps partiel, en Europe, revient aux femmes, ce qui implique des revenus plus faibles et des déplacements à des horaires non habituels. Les transports en commun ne sont pas toujours adaptés pour répondre à ces besoins.

Les femmes travaillant souvent à temps partiel, elles ont tendance à limiter leur recherche d’emploi à la proximité de leur lieu de vie, limitant de ce fait leurs choix professionnels et leur possibilité d’insertion.

Sortir de l’isolement, élargir son horizon social, culturel et professionnel sont les éléments indispensables d’une démarche d’insertion constructive.

Permettre à ces femmes de passer l’examen du permis de conduire à un coût réduit, augmenter leurs chances de le réussir en les accompagnant tout au long de leur démarche, et ce faisant leur ouvrir des perspectives d’insertion sociale et professionnelle plus larges, sont les objectifs de cette action.

Le choix d’un accompagnement long (2 ans, période permettant de passer jusqu’à 4 fois le code et 3 fois le permis, et d’accompagner chaque femme vers un emploi durable ou une formation qualifiante) et individualisé vers le permis de conduire et vers l’emploi est apparu comme l’action la plus adaptée aux difficultés du public.

Des modules collectifs et individuels de formation / accompagnement vers le permis puis l’emploi sont mis en place. Pour la préparation du code et l’apprentissage de la conduite, il est fait appel à une auto-école professionnelle ayant déjà travaillé avec des personnes en insertion.

Perspectives de développement : elles sont nombreuses, de la mise en place d’un système de transport individualisé à une plate-forme nancéenne d’aide à la mobilité, avec une approche en séquence de la préparation du permis (code, permis, réadaptation à la conduite, etc.).

 St Nazaire

La Fédération des Maisons de Quartier de Saint-Nazaire, qui regroupe sept Maisons de Quartiers sur le territoire urbain de Saint-Nazaire, porte depuis 10 ans une problématique d’aide à la mobilité, avec la création d’une auto-école sociale et un service de location-vente de cyclomoteurs à bas prix.

Les actions de mobilité en faveur de l’insertion concernent essentiellement un territoire urbain peu étendu, auprès d’un public en difficulté (Zones d’habitat social, ZUS, ZRU, Zones franches), dans un contexte économique très fluctuant en fonction des évolutions des commandes aux Chantiers Navals de Saint-Nazaire et chez Airbus notamment.

Le nouveau projet mobilité est né d’un constat simple : les personnes n’ayant pas un accès à la mobilité ne sont pas toujours aptes à utiliser des 2 roues, ou encore à intégrer la formation au permis de conduire.

Les objectifs de cet accompagnement à la mobilité sont les suivants :
– Comprendre l’utilité d’être mobile tant pour l’insertion professionnelle que sociale
– Vaincre sa peur d’utiliser les transports en commun
– Prendre conscience de l’infrastructure urbaine liée à la circulation
– Acquérir les connaissances de base pour une aisance dans la mobilité urbaine
– Devenir autonome dans ses déplacements
– Mettre en place les stratégies nécessaires pour pouvoir être mobile en toute circonstance et pouvoir répondre aux situations d’urgence (convocation à un entretien d’embauche par exemple)

L’objectif d’amener les bénéficiaires à l’autonomie dans la ville et dans leur parcours d’insertion passe par l’orga-nisation de parcours mi-ludiques mi-formateurs, permettant de retrouver son chemin vers la Mairie, l’ANPE, les centres d’accueil, etc. La mobilité participe ainsi pleinement de la démarche d’insertion socioprofessionnelle.

Par ailleurs, un service de transport à la demande, à horaires décalés, adapté aux besoins de l’hôtellerie et de la restauration sur la côte notamment, a été mis en place l’été dernier.

 Royan

La Mission Locale du Pays Royannais accueille les jeunes de 16 à 26 ans pour les aider dans leur projet professionnel, sur un territoire essentiellement rural de 17 000 habitants.

En 1997, la Mission Locale a monté un atelier de location de cyclomoteurs. Ce système fonctionnait bien pour la première couronne (rayon 20 km), mais s’avérait insuffisant pour des distances supérieures.

Suite à une rencontre avec Mobilité 37 de Tours (association d’auto-école sociale), la Mission Locale a décidé de développer un concept similaire sur son territoire, encouragé par l’ancien Maire de Saint-Georges, Dominique BUSSEREAU, actuel Ministre de l’Agriculture et ancien Secrétaire d’Etat aux Transports.

Le Groupe PSA Peugeot-Citroën s’est engagé en soutien de cette action, offrant une 206 Peugeot double commandes à l’association en avril 2003, et lui proposant de participer à la Plate-forme.

Le contexte économique du Pays Royannais est marqué par une césure forte entre les « riches » et les « pauvres ». Le tourisme   de luxe (fort potentiel fiscal) y côtoie en effet une population précarisée, dépendant en grande partie d’une économie saisonnière, et un habitat clairsemé dans une zone plus rurale qu’urbaine, générant des déplacements longs (20 à 50 km) pour des démarches quotidiennes.

La situation topographique génère des phénomènes d’isolement, notamment pour les femmes. Les aides à la location de cyclomoteurs ne répondant pas à tous les besoins, l’ensemble des travailleurs sociaux ont validé le besoin d’une aide au permis de conduire pour le public concerné.

Pour éviter aux jeunes (16 - 26 ans) d’être victimes d’une spirale négative, tout en profitant de leurs capacités d’apprentissage, la Mission Locale souhaite les aider à devenir autonomes rapidement sur le territoire. Parallèlement, la Mission Locale travaille en étroite collaboration avec les travailleurs sociaux du territoire, afin d’accompagner les bénéficiaires du RMI en difficulté de mobilité.

Le contact avec les auto-écoles professionnelles est excellent. Celles-ci ont écarté toute idée de concurrence, apportent des conseils techniques, et se sont engagées à participer aux actions, notamment en accueillant les stagiaires en fin de formation-code au sein de leur structure pour les préparer aux changements de conditions de l’examen, qui constituent souvent un frein à la réussite malgré une réussite régulière en formation. Les auto-écoles se porteront ainsi garantes de la qualité du travail effectué, tout en assurant auprès de leur profession un rôle de caution éthique.

64 personnes (54 dans le cadre de l’action de base et 10 à la Maison d’Arrêt de Saujon) ont été engagées dans l’action sur une période de quatorze mois en 2003-2004.

En 2004, 39 personnes ont ainsi obtenu le code, dont 24 le permis (10 jeunes et 14 Rmistes), 15 personnes étant en attente d’examen pour le permis fin 2004.

Toutes les personnes ayant obtenu le permis de conduire ont trouvé un emploi en CCD ou CDI, confirmant l’extrême conséquence du fameux « sésame » que constitue le permis pour obtenir un emploi.

En termes de coûts, un budget de 105 000 euros a été nécessaire pour la prise en charge de ces 64 personnes, soit un coût individuel de la formation revenant à 1 640 euros, chiffre proche des coûts classiques du passage du permis en auto-école commerciale.

Devant le succès de l’opération, la satisfaction des partenaires locaux et celle toute particulière des bénéficiaires, qui retrouvent à la Mission Locale motivation, socialisation et réussite, l’action continue sur les mêmes bases en 2005.

 Accompagnement

Au cours de l’année, l’association de Cahors a compté jusqu’à 19 voitures dans son parc. En décembre 2003, Peugeot-Citroën a offert deux véhicules neufs. Les voitures sont contrôlées toutes les semaines avec une bonne répercussion quant à la respon-sabilisation de l’adhérent.

Le prêt est occasionnel (1/2 journée ou journée entière) pour les rendez-vous à un entretien d’embauche ou à un bilan de compétence Il se poursuit la plupart du temps dès l’obtention du contrat de travail .

En général, le prêt du véhicule est de longue durée (jusqu’à deux mois). L’intervention d’un tiers-payant (Conseil Général pour les bénéficiaires du RMI et Fond d’Aide aux Jeunes pour les moins de 26 ans) reste primordiale pour ce public.

Pendant toute la durée de la mise à disposition, l’adhérent est accom-pagné dans la recherche d’une solution qui prendra le relais après le prêt. Pour cela, le co-voiturage est encouragé, l’association collecte sur la presse les annonces de vente et essaie de mettre en relation les adhérents avec le vendeur. Les mécaniciens de l’asso-ciation se proposent de faire un contrôle général de la voiture avant l’achat afin de conseiller l’adhérent.

Exemple de situation traitée

Madame M. s’est adressée à nous en janvier 2003 pour une demande de voiture suite à l’immobilisation de son propre véhicule. Vivant seule avec ses 2 enfant à 35 kilomètres de Cahors, Madame M. effectuait un Contrat Emploi Solidarité au sein de l’A.N.P.E.

Sa situation professionnelle et familiale (deux enfants scolarisés) l’oblige à avoir un moyen de locomotion. Faisant partie du dispositif R.M.I., Madame M. a pu, pendant 60 jours, bénéficier d’une prise en charge qui couvre la totalité du coût journalier de la mise à disposition (soit une économie de 12 euros par jour).

Après deux mois de mise à disposition, la situation financière de Madame M. ne lui permettait pas d’acquérir un véhicule. Nous avons donc continué le prêt de la voiture tout en recherchant avec son Assistante sociale et le Service « Pôle Habitat et Insertion » du Conseil Général un autre moyen de financement. La Commission Perma-nente a accordé à Madame M. une aide supplémentaire à hauteur de 75 jours. Au mois de juin, un particulier nous a fait le don d’une voiture. Ce véhicule familial correspondant aux besoins de Madame M. et peu adapté à nos besoins a été offert à notre adhérente, après accord du propriétaire. la mise en place d’un échéancier lui permet de solder sa dette par petites mensualités.

Le règlement intérieur de l’Association stipule que le prêt d’une voiture ne peut excéder deux mois. Dans le cas de Madame M., comme dans plusieurs autres cas, nous avons prolongé le prêt ; notre but étant que le service que nous apportons se répercute sur la situation professionnelle et sociale en l’améliorant. Nous attachons donc une grande importance à l’évolution de la situation de l’adhérent et trouvons ensemble des solutions adaptées
AIL 46

 Mobylettes

Selon AIL 46 le grand nombre de kilomètres effectués par les mobylettes chaque jour ( entre 20 et 35 kilomètres deux fois par jour pour certains) requiert un suivi constant et une maintenance parfois lourde avec immobilisation de la mobylette pendant plusieurs jours dans ces cas-là. Malgré l’achat de trois mobylettes neuves et d’une mobylette d’occasion en mars 2003, l’association a des difficultés à avoir un parc de mobylettes correspondant aux besoins.

Ce service n’est plus utilisé uniquement par les 16-25 ans comme les années précédentes. L’association note une hausse de demandes émanant de personnes dont le permis a été retiré ou en attente de le repasser. La mobylette est utilisée principalement par des hommes (85%). Le public féminin reste très hésitant à la conduite d’un cyclomoteur et demande plutôt un scooter.

 Et pourquoi pas des vélos ?

Pour se déplacer en ville, la voiture n’est pas toujours un bon moyen : la bicyclette mérite d’être réhabilitée. Des villes se sont lancées avec succès dans l’expérience.

A Angers, depuis septembre 2004, la ville a acheté d’abord 300 vélos, puis 400 supplémentaires et elle n’arrive pas à fournir à la demande : 1900 utilisateurs sur un an, 120 personnes sur liste d’attente. Etant donné la population estudiantine, on aurait pu imaginer une clientèle de jeunes : « Eh bien non, ils ne représentent que 40 %. La personne utilisatrice est majoritairement une jeune femme de 25 à 35 ans, qui loge à moins de 5 km de son lieu de travail ». Surtout des salarié-e-s et des chômeurs, dit un élu municipal.

Le vélo est prêté par périodes de trois mois (au total un an). Une révision a lieu à la fin de chaque période, et Angers en confie le soin à une association d’insertion « Angers Mob service » . Les utilisateurs n’ont pas à faire d’avance à l’achat (un vélo coûte au moins 400 euros). Ils ont seulement à payer l’entretien trimestriel. Sur 700 vélos prêtés, seuls 13 n’ont pas été restitués mais la ville s’est payée par le biais de la caution versée au départ (un simple RIB).

 A Rennes

Depuis 1998, deux-cents vélos sont disponibles dans 25 stations de l’agglomération. Pour en disposer, il suffit d’adhérer (au prix de 23 € par an). Le succès est tel que la société gestionnaire enregistre environ 170 prêts par jour.

 Nantes et St Etienne

Dans ces deux villes a été créée une association Vélocampus qui permet le prêt d’un vélo à l’année pour les adhérents qui le désirent (à raison de 35€ par an). Ceux qui disposent déjà d’un vélo peuvent adhérer au tarif de 5€ l’année et bénéficier de tous les autres avantages de l’association : le contrôle technique gratuit, l’aide à la réparation. L’achat de vélos d’occasion et même des ... cours de vélo pour ceux qui n’en ont jamais fait.

Que peuvent faire les collectivités territoriales ?

Le Conseil Général subventionne les transports en commun et un système de transport à la demande : l’Abeille. Il a entrepris une réflexion sur la mobilité dans le cadre du Plan Départemental d’Insertion et soutient déjà les actions en faveur de la mobilité menées par des associations ou des collectivités territoriales (Communautés de Communes)

A Châteaubriant il existe des fonds FEDER (européens) que le Conseil de Développement peut affecter à ce type d’opération.

L’intérêt serait multiple :

– Apporter une aide concrète à la mobilité des salariés actuels et futurs
– Aider à la mise en place d’une association d’insertion capable d’entretenir les véhicules
– Former des jeunes à l’entretien de leur propre véhicule.
– Aider les personnes en difficulté à mieux s’insérer professionnellement et socialement.

Un projet de pays pourrait naître autour de cette idée de mobilité.

Les collectivités territoriales aident les entreprises (par exemple en construisant à leur place les ateliers dont elles ont besoin, ou en les faisant bénéficier de subventions). Il serait temps aussi d’aider les travailleurs pauvres et les chômeurs, non pas en leur donnant des subventions mais en les aidant à acquérir cette mobilité qui est une nécessité dans notre société.

Un projet de pays ? Chiche !

BP  

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Ecrit le 7 décembre 2005

Le nouveau permis de conduire

 35 minutes

A compter du 5 décembre 2005 la Loire-Atalntique est concernée par la réforme du Permis de conduire, applicable à d’autres départements depuis avril 2003.

Concrètement, au lieu de passer 20 candidats par jour, le nombre de places d’examen est réduit à 12, du fait de l’allongement de l’épreuve.

En effet, conformément aux obligations européennes, la réforme de l’examen du permis de conduire a pour objectif d’amener le conducteur « à la maîtrise de connaissances et de savoir-faire et au développement pratique d’attitudes positives par rapport à la sécurité routière. »

Contenu des directives européennes :
– 1 - Obligation de circuler en sécurité durant une phase de 25 min effective. (Actuellement, 13 à 17 min de conduite effective).
– 2 - Obligation de réaliser 2 manœuvres. différentes dont l’une en marche arrière (non incluses dans les 25 min effectives).
– 3 - Test de connaissance à l’occasion d’un contrôle aléatoire sur un des équipements du véhicule (pneus, freins, fluides, accessoires).

Durée totale de l’examen : 35 minutes.

Le test de connaissance doit porter sur l’équipement intérieur du véhicule : (accessoires, commandes, témoins, documents de bord, éléments de sécurité). Exemple de question : où se trouve la boite de fusibles.

Et sur l’extérieur du véhicule. Exemple de question : indiquer les pressions de pneus utilisés pour ce véhicule.

Le choix de chaque question se fait en fonction des deux derniers chiffres du totalisateur du compteur kilométrique. Le tirage au sort s’effectue parmi 2 banques de 100 questions chacune. On ne pourra plus dire qu’on trouve un permis de conduire dans un baril de lessive.

Concrètement, le permis va coûter plus cher !

Source :
http://www.code-route.com/fichesb.htm


Ecrit le 8 mars 2006

 Mobilité

Le groupe de travail « mobilité » mis en place par le Conseil Général fonctionne sous la direction d’Yves DANIEL avec un Comité de Pilotage, composé d’Elus, et un Groupe Technique pas encore constitué. Trois projets sont à l’étude :

– Etudier le projet-emploi de Blain et voir s’il est possible de mettre en place un parc demobylettes à louer
– Créer une « plateforme d’information » qui permettrait, sur un simple coup de téléphone, de connaître les différents moyens de transports disponibles pour aller d’un point à un autre
– Mener des actions d’accompagnement à la mobilité, comme cela se fait par exemple dans la région de St Nazaire.


  Covoiturage

Tribu-covoiturage - Partage de trajets


Voir aussi : transports et Abeille, Castel-bus

[Note du 1er octobre 2007 : cette réflexion a débouché sur la mise en place d’une centrale de mobilité par le Conseil Général, et d’un système de prêt de véhicules : Mobil’actif"]