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CCRN - Nozay : 21 % de nouveaux habitants

Ecrit le 8 octobre 2006

 Mais pourquoi sont-ils venus ?

Le canton de Nozay (et, à une moindre échelle, le canton de Derval), est l’objet d’une arrivée massive de population : + 21 % entre 1999 et 2005 C’est un phénomène très récent qui a commencé en 2000 pour Nozay et en 2003 pour Vay. Une commune comme La Chevallerais a quasiment doublé ! Une commune comme Vay a augmenté sa population de 40 %. (1)

Certaines communes comme Vay et Saffré connaissent bien leurs nouveaux arrivants car ceux-ci viennent s’inscrire pour l’Etat-Civil, pour les écoles, les loisirs des enfants... Dans d’autres communes l’intégration est un peu moins rapide, mais de toutes façons la vie sociale, culturelle, sportive, est modifiée. Parfois même, la vie municipale est modifiée aussi : les nouveaux habitants s’investissent comme conseillers municipaux.

L’arrivée de ces nouveaux habitants a déjà bouleversé les communes. « Par exemple Vay a dû avancer d’un an la construction d’une école neuve ! » dit son maire, Jean Blandin. Saffré a mis en place une association « Mieux vivre à Saffré » pour associer « les nouveaux » à la vie locale.

« Mais qu’est-ce qu’un nouvel arrivant ? » dit Mme Marjetic, Chercheuse en Economie rurale à l’Université de Nantes. « S’agit-il de Nantais qui cherchent un terrain moins cher que dans la métropole régionale ? S’agit-il d’enfants du pays qui étaient allés habiter ailleurs et qui reviennent pour être plus près de leur travail ? . C’est ce que nous allons chercher ».

L’idée de cette recherche est venue de Gilles Philippot, conseiller général, qui cherche à comprendre ce qui se passe : « pourquoi cette arrivée massive ? Comment se fait l’accueil des nouveaux arrivants ? Quels services attendent-ils en venant ici ? Que peuvent-ils nous apporter ? Comment répondre à leurs besoins et, en même temps, faire partager notre identité rurale » dit-il.

« 

 Accueillir c’est proposer un destin commun

qui s’appuie à la fois sur notre héritage et sur leur apport . Comment imaginer une ruralité   qui rime avec modernité ? ».

Il s’agit donc de réfléchir à un aménagement du territoire qui s’appuie sur deux principes : l’équilibre et la solidarité. Cela débouchera peut-être sur la nécessité d’un SCOT   à l’échelle du Pays (SCOT   = schéma de cohérence territoriale) . Il s’agit de mettre en place les équipements nécessaires à la qualité de vie « tout en sachant bien que celle-ci évolue dans le temps : il faut un accueil adapté pour la petite enfance, et une organisation des loisirs quand les petits sont devenus grands » dit François Favry.

Finalement, tout est à imaginer, à construire avec les territoires. « Nous avons le sentiment d’être un laboratoire : ce qui se passe dans nos communes actuellement se passera dans l’ensemble du Pays de Châteaubriant   avec le retour du train et l’arrivée de l’aéroport de Notre-Dame des Landes » dit encore François Favry.

Pour accompagner les territoires dans l’élaboration de leur avenir, Gilles Philippot a fait appel à l’IGARUN (institut de géographie et d’aménagement de l’université de Nantes) et en particulier à Mme Valérie Jousseaume. Celle-ci a proposé le sujet de recherche à ses étudiants : 15 d’entre eux sont venus prendre contact avec le canton, mercredi 27 septembre.

A l’aide d’enquêtes sur le terrain, ils devront travailler sur cinq thèmes :

1.- Les parcours résidentiels des nouveaux arrivants de Vay et Saffré.

2.- Leurs besoins en services

3.- La consommation de l’espace et le contrôle du foncier sur le canton de Nozay.

4.- L’implication des nouveaux arrivants dans la vie locale

5.- L’évolution des besoins en équipements et réseaux, face à la problématique de l’étalement urbain.

« Nous n’avons eu aucun problème pour motiver les étudiants » ont dit Mmes Jousseaume et Marjetic. Ces étudiants sont en 4e année d’université, ils ont tous une licence et préparent un « mastère ». Ils travailleront par groupes de 3 avec un tuteur universitaire qui suivra leurs méthodes de recherche et d’analyse.

« Nous avions envie de venir ici car nous savons que nous pourrons avoir des contacts directs » disent les étudiants, frustrés de ne « rencontrer » les gens, à Nantes, que par interphone ! « Ici les élus sont plus disponibles, on peut discuter normalement avec eux » .

[A propos, savez-vous quelle différence il y a entre un maire rural et un maire urbain ? Le premier, on peut le croiser dans la rue et lui dire « j’irai te voir » - Le second il faut lui écrire pour solliciter un rendez-vous ! ]

Le travail des étudiants se déroulera un jour par semaine jusqu’à fin décembre, puis deux jours par semaine jusqu’à fin mars. Sans compter le temps d’enquête qui se fera souvent le soir, le samedi, à domicile, sur les marchés, etc. Ils seront aidés, sur place, par Jean Blandin (maire de Vay), Cécile Jeanne (Conseil de Développement) et Gwenaëlle Poidevin (Communauté de Communes de Nozay). Le rendu de l’enquête se fera en mars 2007.

Voir les résultats de cette étude


NOTES:

(1)
s’il en était de même à Châteaubriant, il y aurait eu une arrivée de 2500 habitants