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Environnement

Fauche tardive et débardage

  Fauche tardive

Les routes départementales de Loire-Atlantique sont en majorité bordées de corridors végétaux constitués de fossés, d’accotements, de talus, d’échangeurs, de giratoires et d’aires d’arrêt. La végétation y est naturelle (plantes, herbacées, haies vices,...) ou plantée (arbres d’alignement, entrées d’agglomération,...)

– Ces espaces de transition jouent un grand rôle écologique. Ce sont des espaces tampons entre la route et les milieux riverains qui constituent des zones de refuge pour la flore et la faune.

– Ils apportent un niveau de confort non négligeable pour les usagers : confort visuel par le rythme et les ouvertures sur le paysage, sensation de sécurité avec la présence des accotements, services aux usagers sur les aires d’arrêt et de repos.

– Ils sont aussi des vitrines de l’identité du département notamment grâce au maintien d’un patrimoine arboré diversifié.

Le patrimoine vert routier de Loire-Atlantique, c’est :
– 8 800 km linéaires de dépendances vertes (sur 4400 km de routes)
– 40 000 arbres·
– 4 800 km de haies·
– 1 500 ha de surfaces enherbées (l’équivalent de 3 000 terrains de football)·
– Une population de 44 espèces d’oiseaux (aigrette garcette, avocette élégante, busard des roseaux...), 13 espèces d’amphibiens (alyte accoucheur, rainette verte, triton crêté...) et 8 espèces de reptiles (vipère aspic, lézard vivipare...) répertoriées sur les routes départementales.

Le fauchage tardif

Le Département a décidé de mettre en œuvre une idée novatrice : retarder la fauche jusqu’à la maturité de la végétation, pour permettre la montée en graines d’un maximum d’espèces végétales, assurant ainsi leur présence d’une année sur l’autre. Ceci permet aussi une repousse plus lente et une meilleure reproduction de la petite faune. La vigueur de la repousse étant limitée, cela entraîne une limitation du nombre d’interventions ... Cela limite aussi le développement des chardons et autres plantes indésirables, leur maturité intervenant plus tardivement.

En Loire-Atlantique, deux espèces de référence permettent de déclencher la fauche tardive : la flouve odorante (1) et la houlque laineuse. (2)

Au nord du département : 10 communes sont concernées par la fauche tardive : Rougé, Noyal sur Brutz, Villepôt, Derval, Lusanger, Saint-Aubin-des-Châteaux, Saint-Vincent-des-Landes, Châteaubriant, Erbray et Moisdon la Rivière. En fonction des résultats sur l’esthétique et le paysage, sur la sécurité, sur le patrimoine naturel et l’environnement, le principe de la fauche tardive pourra être généralisé à l’ensemble des routes départementales de Loire-Atlantique.

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La flouve odor

Des niveaux de services ont été définis :

1) La sécurité des personnes :
– Garantir la visibilité aux usagers
– Offrir un gabarit routier satisfaisant (élagage des arbres) ;
– Assurer la circulation sous de fortes pluies (entretien des fossés) ;
– Limiter les contraintes de circulation dues aux opérations d’entretien (regrouper les chantiers) ;
– Diversifier les ambiances et les vues depuis la route (rompre la monotonie du paysage)

2) La qualité du patrimoine naturel
 :
– Respecter l’environnement ;
– Sauvegarder le patrimoine arboré ;
– Favoriser la biodiversité

3) La valorisation de l’image :
– Valoriser l’image du patrimoine naturel ;
– Mettre en valeur le patrimoine architectural (ponts, calvaires,...) ;
– Favoriser les points de vue sur le paysage environnant (belvédères, dégagements) ;
– Soigner l’aspect des dépendances vertes urbaines

La taille douce et l’élagage manuel sont mis en place pour sauvegarder le patrimoine arboré. La taille franche des haies est adoptée pour valoriser l’image du patrimoine naturel. L’usage des produits phytosanitaires est limité au maximum afin de mieux respecter l’environnement. La fauche des entrées et traverses d’agglomération est réalisée afin de soigner l’aspect des dépendances vertes urbaines.

(1) La flouve odorante est une graminée qui pousse de manière spontanée dans une grande partie de l’Europe. Elle existe également dans certaines régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du nord. Elle aime particulièrement les sols acides et s’épanouit dans les prairies, les bois clairsemés et les prés. La flouve odorante est vivace ; séchée, elle sert à faire du thé au goût vanillé. En anglais, elle est d’ailleurs parfois appelée “vanilla grass”, l’herbe-vanille. Elle est appréciée en tant que plante fourragère car elle est très précoce, et qu’elle donne un arôme de foin fraîchement coupé à l’ensemble du fourrage.

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Houlque lain

(2) La houlque laineuse (ou avoine laineuse) : Du grec helcô : je tire, ou holcos : qui attire. Plante utilisée jadis pour extraire les épines et les échardes

Note de la rédaction : toute cette histoire « fauche tardive » c’est bien sympa, d’un point de vue écologique. Mais il faut dire aussi que c’est un moyen de faire des économies budgétaires (après tout, pourquoi pas ?) et qu’il serait bon de penser à tout et à tous ... y compris aux allergiques au pollen et aux asth-matiques pour qui la période de floraison est particulièrement pénible.


Ecrit le 1er juin 2005 :

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fauche_tardive
Dessin de Eliby 06 23 789 305

  Pas fauché, le C.G.!

Les milliers de fleurs qui égaient et colorent les bords des routes sont bien jolies mais.le syndicat CGT critique la décision du Conseil Général de différer le fauchage des accotements des routes départementales. « Les herbes non fauchées obligent les enfants à marcher sur la chaussée pour rejoindre leur car scolaire. Les cyclistes et cyclomotoristes roulent plus près de l’axe de la route (effet paroi). Malgré le dégagement des carrefours et des virages, il subsiste des problèmes de visibilité.

Par ailleurs la signalisation temporaire [pour travaux] devient difficile à mettre en place, voire impossible. Les risques d’incendie ponctuels sont plus élevés. Il existe de réels risques d’herbe couchée sur la chaussée suite à des rafales de vent ou à des orages. Enfin les voies privées sont non dégagées ainsi que les accès des riverains au domaine public.

Concernant les travaux, les roto-faucheuses s’avèrent inadaptées à ce genre de fauche (herbe trop haute et trop sèche). De ce fait le temps de réalisation du fauchage est multiplié par 4 ce qui fait chuter le rendement à 1,5 km/h en moyenne.

En termes de coûts, la consommation est pratiquement doublée (12 à 15 litres de fuel à l’heure) et la pollution est accrue. De plus il est remarqué une usure prématurée du matériel (inadapté) et des pannes plus fréquentes ». Adieu les économies !


Ecrit le 15 juin 2005 :

Le fauchage est commencé

Le syndicat CGT de la DDE a critiqué (relire ci-dessus)le du 1er juin) le fauchage tardif effectué par le Conseil Général sur les accotements des routes départementales. Il y voit des risques pour la sécurité des automobilistes et des deux-roues.

Le Conseil Général, qui a pris l’avis d’un cabinet spécialisé, estime au contraire qu’un « mur » de végétation incite le cycliste à s’écarter de l’accotement, évitant ainsi des chutes malencontreuses. Par ailleurs le fauchage a été réalisé depuis longtemps aux endroits dangereux.

Pour Bernard DENIAUD Vice-Président du Conseil Général , le fauchage tardif vise à préserver la biodiversité végétale et à assurer en outre une meilleure reproduction de la petite faune : alyte accoucheur, aigrette garcette, busard des roseaux et triton crêté ne s’en plaindront pas. En laissant la végétation pousser jusqu’à maturité et monter en graines, il s’agit d’assurer la présence d’un maximum d’espèces végétales d’une année sur l’autre.

C’est la flouve odorante et la houlque laineuse qui donnent le signal du démarrage de fauchage qui a débuté à la mi-juin, juste avant que ne grainent les chardons.

8 800 km d’accotements,
40 000 arbres, 4800 km de haies, 44 espèces d’oiseaux, 13 espèces d’amphibiens, le Conseil Général tient à son patrimoine vert.


Ecrit le 16 novembre 2005

 Au bord du Canal, ça débarde !

Le Canal de Nantes à Brest, aujourd’hui consacré au tourisme   fluvial, recèle un patrimoine arboré intéressant qui est géré par l’Office National des Forêts pour le compte du Conseil Général. Les arbres sont examinés régulièrement et renouvelés, en vue de sécuriser la circulation des usagers et de conforter les berges du canal. Depuis 1998, près de 850 arbres ont été abattus, 300 élagués et 850 replantés, dans un souci d’esthétique et d’équilibre entre les diverses essences. Les trois principales essences sont le Douglas (30 %), le Peuplier (25 %) et le Chêne (21 %).

Le pin Douglas n’est ni un pin ni un sapin ! Il est utilisé comme bois de construction surtout grâce à ses dimensions et à son absence de nœuds ou de défauts. Il sert aussi pour la fabrication de panneaux contreplaqués et d’éléments en bois-lamellé-collé.

Le peuplier était utilisé autrefois pour faire des allumettes, il sert aussi maintenant pour la caisserie et l’emballage, la papeterie et la menuiserie courante.

Enfin le chêne est toujours très utilisé pour la tonnellerie, il participe à la qualité des vins de grands crus. Très riche en tanin, son écorce est employée en pharmacie. Le bois est utilisé pour le chauffage, les panneaux de particules, la pâte à papier, la menuiserie et l’ébénisterie de haute qualité.

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9 novembre

Dans le cadre du programme d’abattage des arbres dangereux durant l’hiver 2005/2006, le Conseil Général de Loire Atlantique et l’Office National des Forêts ont fait appel à des chevaux de trait pour le débardage (transport de bois)

262 arbres sont concernés, des Douglas, âgés d’une quarantaine d’années, qui ont été fragilisés par la sécheresse estivale de 2003. Au vu d’un état sanitaire très médiocre (cimes sèches, houppier clairsemé, ... ) leur abattage est apparu impératif. Encore faut-il pouvoir transporter les troncs d’arbre après l’abattage !

La technique de débardage à cheval a été retenue pour deux raisons :
– la configuration des lieux ne permettait pas le passage et les manœuvres des tracteurs habituellement utilisés lors du débardage de bois, le chemin de contre-halage étant particulièrement étroit sur cette zone. La maniabilité du cheval lui donne un avantage certain dans ce cas.
– l’utilisation de chevaux en lieu et place d’engins lourds motorisés permet de ne pas fragiliser davantage les berges, de protéger les chemins tout en préservant la qualité de l’air en ne consommant pas de carburant.

Le cheval dispose de moins de puissance qu’un tracteur, mais est beaucoup plus maniable. Il est particulièrement adapté aux bois de petits diamètres.

Les opérations se font dans l’ordre suivant :
– D’abord le bûcheronnage (coupe des arbres)
– Ensuite le débusquage (traîner les bois jusqu’au bord d’un chemin)
– Puis le débardage : transport des bois jusqu’au lieu de stockage

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9 novembre

Pour les petites quantités de bois, et pour des grumes d’un volume moyen compris entre 0,5 et 1 m3, le débardage à cheval est moins cher que le débardage avec tracteur, surtout si l’on prend en compte les aspects environnementaux : le cheval n’impose pas des éclaircies systématiques, n’occasionne pas de blessures aux arbres, ne crée ni ornières ni tassement du sol.

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Altesse (au premier plan) et Ni

Ci-dessus : L’attelage est composé de deux femelles : Altesse, jument de trait breton, âgée de 19 ans, et Nikita, belle mule de 4 ans. Les deux bêtes, vigoureuses et obéissantes, attendent patiemment que Jean-Baptiste charge les troncs sur la charrette, puis, d’un petit galop, elles viennent se placer gentiment à l’endroit de stockage. Etienne les guide sur le chemin de contre-halage, veille à ce qu’elles aient du foin à l’arrivée et qu’aucune courroie ne risque de les gêner.


 Arbres remarquables en Loire-Atlantique

De très belles photos des arbres remarquables de Loire-Atlantique, à la Maison du Département  , place St Nicolas à Châteaubriant, à partir d’un recensement d’Eric Brochard - visible en juin 2007

L’arbre distingué, l’arbre seigneurial, l’arbre repère, l’arbre paysan, l’arbre romantique ... Nozay, Châteaubriant, Casson, Abbaretz

Présentation de l’exposition

Réglementation du désherbage

Voir Conseil Général