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Gilles Philippot ; Ch. de Grandmaison

Gilles Philippot est élu
Christian de Grandmaison, déçu
Gilles Philippot : deux ans de mandat
Gilles Philippot : l’avenir de l’espace rural

écrit le 21 janvier 2004

  Gilles Philippot élu Conseiller général

Raz de marée à Nozay

« On n’a pas beaucoup d’occasions d’être heureux, ces temps-ci. Alors, ce soir, on fait la fête » : la soirée du 18 janvier 2004 (deuxième tour des cantonales sur le canton de Nozay) avait mal commencé. Le dépouillement de la première centaine de bulletins donnait Gilles Philippot et Christian de Grandmaison au coude à coude. Grise mine dans la salle du Temps Libre à Treffieux. Puis rapidement tombent les résultats de La Chevallerais, la Grigonnais. Etonnement , stupeur. Davantage de votants qu’au premier tour, mais l’écart se creuse, en faveur de Gilles Philippot qui, au final, est élu avec 855 voix d’avance, 58,7 % des voix, (alors qu’il n’avait que 39 voix d’avance au premier tour).

C’est l’échec pour Christian de Grandmaison, sans doute pas un échec personnel car l’homme a une incontestable valeur et une action que tout le monde reconnaît. Il est un bon maire, un bon Conseiller Régional, il le restera, si du moins la Droite ne lui fait pas payer l’échec.

L’échec est celui d’une politique : celle de la Droite qui, pourtant, n’a pas ménagé ses efforts, faisant donner le Président du Conseil Général, le Député de la Circonscription et jusqu’à la fille du Conseiller Général défunt. La Droite a joué la dramatisation, agité l’épouvantail de la gauche, relancé les abstentionnistes. Rien n’y a fait : avec 750 votants de plus, Christian de Grandmaison n’a engrangé que 111 voix. Les autres se sont portées sur Gilles Philippot. Même à Nozay, où il y a eu 239 votants de plus, le maire Christian de Grandmaison n’a récupéré que 99 voix. Sauf à Nozay, Gilles Philippot est largement en tête dans toutes les communes et les abstentionnistes du premier tour ont amplifié le score du 11 janvier 2004.

La jeunesse et l’enthousiasme

Du côté de Gilles Philippot, la jeunesse et l’enthousiasme ont creusé la différence. Gilles Philippot a montré qu’il était capable de rassembler des élus (quatre maires sur huit, et des conseillers municipaux), mais aussi des gens « de base » qui, habituellement se taisent, font le dos rond sous l’adversité, et qui ont eu, cette fois, la possibilité de faire entendre leur voix, de faire comprendre à la Droite que sa politique est mauvaise.

« Partager vos préoccupations quotidiennes, être disponible et proche de vous, voilà ce que je vous propose pour porter plus haut votre voix » a dit Gilles Philippot.

Au vu des résultats, encore dans la stupeur de l’écart, Gilles Philippot a eu cette exclamation : « Que dire après ça ? ». Et la salle a répondu quasiment d’une seule voix « Au boulot ». « Serai-je à la hauteur de l’espoir ? » a dit le nouvel élu qui a fait référence aux grands noms de son passé : Marcel Gouret, son beau-père, premier maire socialiste de Montoir de Bretagne en 1929. René Philippot, son père, maire socialiste de Treffieux. Bernard Lambert le leader paysan de la région.

Le Parti Communiste ne s’est pas trompé en soutenant Gilles Philippot « en raison de [son] esprit de démocratie participative, de son action culturelle, de son esprit de maintien du service public en milieu rural ». Les Alternatifs ont vu en lui « l’espoir d’un changement respectueux de l’identité rurale du canton ». D’autres forces de gauche, même sans communiqué de soutien, ont appuyé l’élan de tout un canton vers « autre chose ».

Servir les hommes

« Je veux m’occuper des habitants autant que des projets pour l’avenir de notre canton. Je ne veux laisser personne au bord du chemin. Mettre l’économie au service de l’homme, voilà le sens du progrès, voilà ce qui nourrit ma démarche » dit Gilles Philippot tandis que, autour de lui, nombre de militants s’étonnent du raz de marée nozéen, en souhaitant qu’il aille plus loin « Il faut faire trembler d’autres citadelles avec la volonté de servir les hommes ».


Ecrit le 28 janvier 2004 :

  Gilles, ou l’espoir de la gauche

_ Du rêve à la réalité

« La victoire est toujours belle ». A deux mois des cantonales, le peuple de gauche en Loire-Atlantique se met à croire en un possible basculement de la majorité départementale, euphorie aidant. La désillusion pourrait être à la hauteur des espoirs que fait naître l’élection de Gilles Philippot.

Il est des détails ou supposés comme tels qui ne trompent pas. Famille, amis : tous ceux qui étaient présents à Treffieux, dimanche soir 18 janvier 2004, n’auront pas manqué de relever l¹esprit de convivialité et de simplicité qui régnait dans la salle des fêtes baignant dans une mer de jeans et de pulls. Racisme vestimentaire ? Allons donc ! ! ! La modestie ne se décrète pas, pas plus que la fraternité, n’en déplaise à la devise de notre République. Simplement, elles balisent ou non le parcours d¹une vie. Sitôt les résultats connus, Gilles Philippot a, entre autres choses, laissé le soin à ses sympathisants de les commenter dans chacune des communes, rappelant ainsi la dimension collective de sa candidature.

(...) La gauche, rassemblée ou non sous une seule bannière, devra s’en souvenir au moment de désigner ses candidats. Car la seule légitimité des appareils politiques ne suffira sans doute pas à renverser la vapeur dans une élection de tous les dangers. Sur les 30 cantons renouvelables, la gauche en détient 17. Il lui faudra en compter 19 au soir du 28 mars. La bataille est loin d’être gagnée, surtout dans les zones urbaines (...) Raison supplémentaire pour oublier la logique de la machine du parti au profit d’hommes et de femmes engagés auprès de la population des cantons d’en bas. Suite : deux ans de mandat


Ecrit le 28 janvier 2004 :

  Echos

Politique : « Si tu n’investis pas le champ du politique, un politique viendra s’investir dans ton champ » a dit un intermittent du spectacle lors du dernier festival Graines d’automne. C’est, entre autres, ce qui a poussé Gilles Philippot à accepter d’être candidat aux cantonales !

Pression : Un autre candidat aurait pu se manifester à gauche, mais des pressions se sont exercées sur son entreprise. La Droite a le sens de l’entreprise, à condition que l’entreprise suscite le vote à droite. La démocratie a des limites.

Pion : Christian de Grandmaison a été manipulé par la majorité départementale qui, n’ayant personne à proposer, s’est rabattue sur lui, tout comme elle avait sollicité sa candidature, il y a trois ans, contre Jean Guyon. Fidèle à ses engagements, Christian de Grandmaison a fait ce qu’on lui demandait à l’époque : critiquer Jean Guyon. Trois ans plus tard, les électeurs de Jean Guyon n’ont pas oublié. Le pion a été balayé.

Amours : Christian de Grandmaison et Michel Hunault ne s’aiment pas, chacun le sait. Le député a quand même soutenu le maire de Nozay, au premier tour, ce qui ne l’empêchait pas de lui savonner la planche dans les couloirs du Conseil Régional et auprès des amis de Jean Guyon. Au second tour, le député n’était plus dans le comité de soutien de Christian de Grandmaison .... Dame, il n’allait quand même pas mouiller sa chemise pour soutenir un vaincu potentiel.

Famille : Il y a la famille politique et la famille naturelle. La fille de Jean-Guyon, élue UMP, a été très fortement incitée à soutenir Christian de Grandmaison : elle n’a même pas eu le choix ! Mais la politique a ses raisons que le cœur ne comprend pas. Les électeurs n’ont pas compris non plus.

Basculement : Au dernier moment, les maires d’Abbaretz, Puceul et Vay ont appelé à voter pour Christian de Grandmaison. Bien mal leur en a pris : à Abbaretz, Gilles Philippot qui avait 13 voix de moins au 1er tour, s’est retrouvé avec 117 voix de plus au second. A Puceul, Gilles qui avait 2 voix de retard au 1er tour, a pris 23 voix d’avance au second. A Vay, Gilles qui avait 7 voix de retard au 1er tour, a comptabilisé 117 voix d’avance au second tour !

Citadins : Le canton de Nozay est de moins en moins rural. Il appartient désormais à la troisième couronne nantaise et les communes de Saffré et La Chevallerais voient s’installer des jeunes rurbains. Ce sont aussi celles qui ont donné le plus de voix à Gilles Philippot (resp. 73,4 % et 68,4 %) qui incarnait la jeunesse et le dynamisme culturel.

Proie : Le Conseil Général est actuellement dirigé par des hommes avides de pouvoir, qui laissent tomber leur proie quand elle a été abattue par d’autres. Christian de Grandmaison, soutenu par la majorité départementale, est maintenant abandonné par celle-ci, pour cause d’échec aux élections. On s’attend même à ce qu’il ne figure pas sur la liste régionale en position éligible.

Champagne : Jean Seroux avait prévu le champagne pour l’élection cantonale de Nozay. Cela n’a pas suffi : à l’arrivée le breuvage s’était transformé en eau saumâtre. Tous les « grands » de la Majorité Départementale (Trillard, Harousseau et les autres) étaient absents. Christian de Grandmaison s’est trouvé bien seul dans son malheur. Il n’y a pas d’amitié en politique à droite et la page 7 de l’Eclaireur du 23 janvier 2004 est un modèle du genre « malheur au vaincu ».

Inquiétude : Les cadres du Conseil Général regardent avec inquiétude le succès de Gilles Philippot sur Nozay. Ils commencent à envisager un basculement de majorité qu’on leur avait dit impossible ... et craignent de perdre leur place ! La dramatisation bat son plein ! On parle de catastrophe. Eh, Gilles, savais-tu que tu avais une tête de catastrophe !

Cumul : Christian de Grandmaison cumulait de nombreux mandats électifs. Maire de ceci, conseiller de cela, président d’autre chose. Paradoxalement, en voulant ajouter un mandat de plus, il a provoqué un rejet. Mais, sans cela, la personnalité de Gilles Philippot se serait -elle révélée .

Cumul, suite : Est-ce le coup de pied de l’âne ? Dans le cercle des militants UDF on soutient que Michel Hunault UMP souhaite se présenter aux élections européennes, en position éligible. En plus de son mandat de conseiller régional. Dents longues et grand appétit.

Sujets : « On ne parle pas des mêmes sujets. De mon côté, on parle économie, emplois, formations » a dit Christian de Grandmaison qui continue : « De l’autre côté on a parlé environnement, écologie, intermittents du spectacle ». Bien vu. Mais l’environnement et l’écologie peuvent très bien se conjuguer avec une réflexion sur l’économie, l’emploi et la formation. Avec la culture en plus !

Lemaître : Jacques Lemaître, maire de Rougé, est candidat aux cantonales : sa candidature est passée dans les pages départementales de Ouest-France. Yannick Massard, maire de Fercé, candidat lui aussi, n’a pas eu cette chance. Il y a donc de gros candidats et de petits candidats ?

Crainte : Jacques Lemaître est inquiet des résultats futurs sur le canton de Rougé. D’autant plus qu’il est dans une situation analogue à celle de Christian de Grandmaison : c’est la majorité départementale qui lui a demandé de se présenter, en incitant fortement l’élu actuel, Francis Martin, à ne pas se représenter ... Francis soutient Jacques par devant . Mais, par derrière .... c’est autre chose. A propos, Michel Hunault soutient Jacques, lui aussi. Mais quand il voit ce qui s’est passé à Nozay, Jacques commence à avoir des craintes ....

Lisier

Voilà que le lisier pollue la campagne électorale sur le canton de Rougé. Une histoire d’implantation de porcherie en Russie, qui viendrait concurrencer les porcs français ....


Ecrit le 15 avril 2004

 Christian de Grandmaison : déçu

Christian de Grandmaison est déçu, et on le comprend. Il avait été sollicité par l’UDF pour être en troisième position sur la liste de candidature au Conseil Régional. Mais à la suite de la mort de Jean Guyon, il a été sollicité pour se présenter comme Conseiller Général du canton de Nozay. On sait qu’il a été battu par Gilles Philippot

Malheur aux battus ...

Du coup, il n’a plus entendu parler de rien ! Plus de place pour lui dans la liste UDF. Il a alors insisté pour que, au moins, une personne représente la sixième circonscription (celle de Châteaubriant). En vain. Malheur aux battus ! On ne les reprend pas ...... sauf au gouvernement.

Christian de Grandmaison, déçu de tels comportements « y compris de la part de proches, voire « d’amis » de l’UDF départementale » a donc décidé de démissionner de l’UDF, suivi en cela par une majorité des membres de sa section.

Mais Christian de Grandmaison est un homme de conviction : « Je poursuivrai l’exercice de mes mandats actuels dans le même état d’esprit, avec la même énergie, avec la même liberté d’expression, et en toute indépendance » dit-il.

(ndlr : Christian de Grandmaison est décédé le 23 juin 2004 d’une crise cardiaque. C’est une grande perte pour le Pays de Châteaubriant   dont il était le Président)


Ecrit le 30 juin 2004 :

  La mort de Christian de Grandmaison

Stupeur, émotion : Christian de Grandmaison est décédé le 23 juin 2004 à 68 ans. On aurait envie de dire « il ne méritait pas ça, pas si vite ». Homme de Droite, mais d’une Droite intelligente, il était sensible à la détresse des plus défavorisés, tolérant, faisant preuve d’une grande ouverture d’esprit, d’une capacité de travailler avec tout le monde.

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Christian de Grandma

Maire de Nozay,
il a compris la nécessité du développement économique de sa commune et de sa région
et il a réussi .
Conscient des problèmes des jeunes, il a créé, contre vents et marées, le foyer du jeune travailleur, la résidence jeune et le cybercentre de Nozay. Il présidait la Mission Locale.

Président de la Communauté de Communes de Nozay, il a su créer un climat de dialogue au delà des opinions politiques.

Christian de Grandmaison avait une ambition pour le « Pays de Châteaubriant   ». Au sein du Conseil de Développement, il a participé étroitement à l’élaboration de la « Charte du Pays » et espérait aboutir rapidement à un « Contrat de Pays » qui ne soit pas une coquille vide. Il était un des rares à avoir la liberté de penser, le pouvoir de dire, la force de tenir tête. Comme a dit le Sous-Préfet : « le meilleur moyen de lui rendre hommage est de poursuivre l’action qu’il a commencée ». Il est parti trop tôt. Ceux qui restent vont devoir serrer les coudes pour résister aux vents contraires.


Ecrit le 7 juillet 2004 :

  Christian de Grandmaison est mort :

beaucoup de gens ont rendu hommage à sa droiture et à son ouverture d’esprit qui le faisaient porter attention à tous, au delà de leurs opinions politiques.

Cet homme faisait peu de politique politicienne. Mais il en a été victime. S’il s’est présenté contre Jean Guyon, il y a quelques années, c’est sur la pression de la majorité du Conseil Général de l’époque. Cela lui a valu l’inimitié d’une partie des Nozéens, pourtant à Droite comme lui, d’autant plus que Ch. De Grandmaison avait une tare : ne pas être né à Nozay.

En 2004, quand Ch. de Grandmaison a tenté le Conseil Général, après la mort de Jean Guyon, c’était aussi à la demande pressante de la majorité du Conseil Général de l’époque qui lui avait promis une place en éligible, sur la liste des Régionales (lui permettant ainsi de poursuivre son mandat de Conseiller Régional). On sait la suite : les manœuvres du Conseil Général ont déplu aux électeurs qui lui ont préféré Gilles Philippot. Ch. De Grandmaison n’a pas été élu et a perdu aussi sa place sur la liste aux Régionales : tous ses « amis » politiques se sont détournés de lui. L’homme a ressenti durement cette trahison.

Savonnages

Il a très mal ressenti aussi les « savonnages de planche » qui se sont passés dans son dos, venant de ses « amis » politiques. Risettes par devant, crocs en jambe par derrière : beaucoup de gens étaient au courant de ce jeu malsain. Un député de Loire-Atlantique n’en est pas sorti grandi et, après la mort de Ch. De Grandmaison, il est des silences qui ont été remarqués.


Ecrit le 25 janvier 2006

 Gilles Philippot : Deux ans de mandat

A la veille du deuxième anniversaire de son élection au poste de Conseiller Général, Gilles Philippot a fait le point sur l’année 2004 qui a connu le passage à gauche du Conseil Général le 28 mars et le décès de Christian de Grandmaison le 23 juin.

« Pas facile de construire un rôle » dit-il en parlant de cette année-là où il lui a fallu tout découvrir. « J’apprécie beaucoup la rencontre avec les techniciens, au Conseil Général ou dans les communes, j’apporte les préoccupations du territoire, je contribue à faire évoluer les dispositifs, par exemple en matière de développement culturel, mais aussi sur les transports scolaires. Plus globalement je suis porteur de la dynamique qui existe au niveau local . Je suis présent à la Commission Locale d’Insertion, à la Mission Locale, au service des Pompiers, mais aussi sur le plan agricole. Je m’intéresse à tout ce qui concerne le territoire »

« 2005 fut une année de stabilisation, de construction d’un partenariat avec les élus, les interlocuteurs associatifs, économiques ou autres ». L’action de Gilles Philippot peut se définir en trois points :
– . Une forte motivation pour le territoire de Nozay
– . Ecoute, disponibilité « se mettre au niveau des hommes et des femmes, là où les choses se passent, pour comprendre et faire comprendre »
– . Animation locale : « aider à la mise en mouvement, à la réflexion »

« Je souhaite qu’il y ait un maximum de gens qui s’engagent, qui partagent ce qu’ils ont découvert et qui se projettent pour l’avenir » dit-il encore.

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Pour les prochaines semaines Gilles Philippot a programmé quatre rendez-vous pour aller, au delà du cercle des élus, vers les habitants de sa région. « Ce ne sera ni un compte-rendu de mandat, ni une présentation du Conseil Général, ni même un exposé ! Je souhaite un dialogue, sur les thèmes que je propose, ou sur d’autres. Je n’ai pas de recettes à donner, je ne suis pas un dirigeant mais un représentant, je souhaite que nous cherchions ensemble la solution à nos difficultés ». C’est dans cet esprit que Gilles Philippot participe activement au Conseil de développement « qui permet la confrontation des idées entre élus et non-élus ».

Premières rencontres   :
– Vendredi 10 février à LA GRIGONNAIS : équilibre des territoires (principes du contrat) 20h30 salle Mil’ Lieu
– Vendredi 24 février : ABBARETZ


Ecrit le 22 mars 2006 :

 24 février 2006 à Saffré

Un Conseiller Général qui rend compte de son mandat : ce n’est pas fréquent dans notre région. On n’a vu que Yves DANIEL le faire. Elu depuis 2 ans, Gilles PHILIPPOT a aussi commencé ce genre d’exercice en organisant quatre réunions sur le canton de Nozay, pour expliquer le fonctionnement du Conseil Général et ses missions et pour écouter ce que les habitants ont à dire.

Le 24 février, la réunion a eu lieu à Abbaretz, en présence d’une soixantaine de personnes. Gilles Philippot a d’abord évoqué la croissance de la population du Canton de Nozay : + 21 % en 6 ans, avec des variations importantes : + 11 % à Nozay et + 68 % à La Chevallerais. Le canton de Nozay bénéficie de la « délocalisation » des personnes qui, n’ayant pas les moyens de se loger à Nantes, s’éloignent de plus en plus de la « grande ville » avec des conséquences importantes en matière de besoins sociaux : équipements à construire pour la petite enfance notamment (écoles, halte-garderie).

« Mon rôle est d’accompagner les collectivités et les acteurs du territoire » explique Gilles Philippot qui s’investit plus particulièrement dans l’intercommunalité, les transports scolaires, la jeunesse, les Pompiers et la vie culturelle.

La mobilité est l’un de ses sujets de préoccupation. « L’attirance d’un pôle est liée à la rapidité d’accès et non pas à la distance » dit-il. « La mobilité sert à rapprocher les individus, et les lieux de service, d’emploi et de loisirs ». En milieu rural, la mobilité est conditionnée par l’existence de moyens de transports : d’où l’importance du transport « Abeille » à l’intérieur du pays de Châteaubriant   . D’ici quelques années devrait avoir lieu la réouverture de la gare d’Abbaretz avec accès pour les personnes à mobilité réduite et accueil de vélos dans les gares.

Mais dans l’immédiat, d’autres possibilités seront offertes d’ici 6 mois : des transports attractifs vers Nantes ( 2 € le trajet, au lieu de 10 € au départ d’Abbaretz), et la mise en place d’un service de location de mobylettes pour les salariés et les jeunes en insertion.

Prochaine réunion : vendredi 24 mars 2006 à Vay (20h30 salle polyvalente) sur le thème : habitat, gestion de l’espace


Ecrit le 6 décembre 2006

 L’avenir du canton de Nozay

L’évolution du canton de Nozay est caractérisée par un essor économique et une forte croissance démographique se confrontant aux racines encore vives d’une ruralité   que l’on perçoit en mutation.

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Afin d’engager la discussion sur cet enjeu local mais également départemental, Gilles Philippot invite à une rencontre, vendredi 8 décembre 20h30 à Puceul, salle polyvalente. Le thème sera centré autour de la question : « territoires ruraux, quels visages demain ? »

avec la participation de
Valérie Jousseaume
Maître de conférence à l’Institut de Géographie et d’Aménagement de l’Université de Nantes (également professeur des étudiants enquêtant actuellement sur les nouveaux arrivants du secteur de Nozay)

Autrement dit, tenter de comprendre le passé pour analyser le présent et ainsi mieux construire l’avenir en engagent la ruralité   sur les chemins de l’innovation

l’avenir du pays de Châteaubriant

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