Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Conseil Général, Conseil Régional > Conseil Départemental > Conseil Général : non au laisser-faire libéral

Conseil Général : non au laisser-faire libéral

Ecrit le 28 mars 2007

Non au laisser-faire

Les conseillers généraux de Loire-Atlantique ont dénoncé le « laisser-faire » libéral

En effet, des fleurons industriels sont touchés par des restructurations, des mouvements de capitaux ou des difficultés qui se traduisent par des centaines de pertes d’emplois : face à cette situation, les conseillers généraux de Loire-Atlantique ont adopté (par 38 voix sur 57 présents) un vœu :

« *Le Conseil Général de Loire-Atlantique, inquiet quant à l’avenir de la Loire-Atlantique entend, par ce vœu, exprimer sa solidarité envers les salariés touchés dans leur emploi, dénoncer un système économique favorisant le profit de quelques-uns au détriment du plus grand nombre, et interpeller le gouvernement sur ses responsabilités ».

En ce premier trimestre 2007, ce sont notamment :

650 emplois menacés à AIRBUS, essentiellement sur Saint-Nazaire, dans le cadre d’une restructuration appelée « Power 8 » faisant porter aux salariés les errements d’une gestion aléatoire, alors que l’entreprise s’inscrit dans une dynamique de production forte.

1 500 emplois supprimés en France par ALCATEL-LUCENT, avec des inquiétudes fortes pour les sites d’Orvault et de Trignac (RFS, filiale d’Alcatel) dans le seul but de maximiser les dividendes des actionnaires.

L’annonce du désengagement financier de la holding AKER du groupe AKER YARDS plongeant la Loire-Atlantique dans l’incertitude quant à l’avenir de ses chantiers navals, alors que le carnet de commande est conséquent et que les perspectives de développement sont bonnes.

Au-delà de ces symboles, de nombreuses entreprises, comme ATMEL, ATLANCIM, CYCLEUROPE, WALOR, SOGEM..., ont été touchées avec comme corollaire la perte de centaines d’emplois.

Ces menaces sur les emplois de la construction navale et aéronautique, fleuron industriel de la Loire-Atlantique, auront des répercussions sur l’ensemble de la filière, notamment au niveau des entreprises sous-traitantes particulièrement actives sur notre territoire.

Aujourd’hui, ces exemples illustrent bien les conséquences d’un système économique à dominante libérale, qui permet à quelques-uns de tirer un profit immédiat d’un outil construit collectivement dans le temps.

S’il est indéniable que ce sont les entreprises qui créent les emplois, ce sont l’Etat et les collectivités locales qui facilitent leur développement par un investissement dans la formation, la recherche-développement ou encore les infrastructures sans oublier les différentes aides au développement économique mises en œuvre.

La logique libérale nous montre le visage d’une comptabilité froide où l’emploi n’est autre qu’une variable d’ajustement afin de maximiser les profits financiers, et qui laisse aux pouvoirs publics le soin de reclasser et de mettre à la retraite celles et ceux dont le système ne veut plus.

Aujourd’hui, un véritable gâchis humain est en cours, avec des répercussions à court et long terme pour nos territoires. Ce sont ces emplois hautement qualifiés, ces fonctions à forte valeur ajoutée, ces technologies a priori non délocalisables qui sont aujourd’hui touchés en Loire-Atlantique.

Si d’aucuns affirment que le libéralisme et son dogme du « laisser-faire » est la seule voie du développement économique et de l’Homme, nous considérons qu’une autre voie est possible, replaçant l’Homme au cœur du système.

Par ce vœu adressé au gouvernement, nous affirmons que l’économie doit rester au service de l’homme et non l’inverse.
 »*

Voir le site du Conseil Général