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Sarko le 19 : hélicoli- hélicola

 Nous entrerons dans la carriè-è-re .... (air connu)

Nicolas Sarkozy se rend au salon Space à Rennes le 11 septembre. Il en profite pour venir faire un petit tour à Châteaubriant, à le demande du député sans doute.


Note du 11 septembre 2007

C’est pas le 12 qu’il viendra, mais le 20 septembre


Note du 12 septembre 2007 :

C’est pas le 20 septembre, ce sera le 19 ... peut-être.


Note du 15 septembre :

Veillez et priez car vous ne savez ni le jour ni l’heure ....


Ecrit le 17 septembre 2007 :

 Chronique du non-venu et de l’à-venir

Lundi 10 septembre, vers 18h , la presse est avisée des derniers désirs de Sarko 1er, notre-président-adoré : « une cérémonie modeste » , juste la population amenée en foule par cars dans La Carrière des Fusillés, plein de porte-drapeaux et la musique militaire. Le Président descendra à pieds depuis le Musée de la Résistance  . La cérémonie devrait durer 30 min, aucune déviation ne sera mise en place : la route restera barrée. On imagine déjà la tripotée de bagnoles en attente !

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Dessin de Eliby - 06 23 789

La mairie de Châteaubriant avait fait les choses en grand : 5000 à 6000 invitations (soit 2500 à 3000 € de frais de PTT sans compter le temps pour mettre les cartons sous enveloppe) - et retenu trois cars de 50 places. Les porte-drapeaux avaient été prévenus de l’heure de leur présence, puis reprévenus parce que l’heure avait un peu changé.

Puis, patatras ! Un peu après 19 h, le même soir, le Président ne vient plus. Il viendra le 20 septembre ! Prévenir la presse, prévenir les porte-drapeaux, rattraper les enveloppes d’invitation, refaire des cartons portant la date 20 septembre, remettre sous enveloppe ....

Mais le 12 septembre on apprend que Nicolas viendra le 19 septembre. Décommander les porte-drapeaux, leur donner une nouvelle date. Décommander les cars-navettes, fixer une nouvelle date, Arrêter les 5000 à 6000 invitations annonçant la venue du 20 septembre .... et refaire 5000 à 6000 invitations annonçant la venue du 19 septembre ... Prévenir la population qui commence à avoir le tournis ! Ah Guy Môquet, arrête tes facéties !

A Châteaubriant les autorités ne rigolent pas : car ce cinéma ne fait pas sérieux ! La population rigole, car finalement elle ne sait qu’au dernier moment à quelle date et à quelle heure M. Sarkozy viendra à Châteaubriant. Manifestants de tout poil, remisez sono, banderolles et pancartes, Môssieur Sarkozy joue à cache-cache.

 Communiqués

Bien sûr les communiqués se sont multipliés en perspective de la venue du 12 ... pardon du 20 ... pardon du 19 ....

Pour la CGT : « Cet acte politique à quelques semaines du 66e anniversaire de la fusillade des 27 de Châteaubriant s’inscrit dans la démarche du gouvernement qui a pour finalité une récupération de faits de notre histoire, pour en dénaturer le sens et procéder à leur réécriture » - « Les idéaux des 27 de Châteaubriant, qui comptaient de nombreux syndicalistes, se nommaient liberté, paix, démocratie, progrès social, dignité. En 2007 le président de la république, son gouvernement s’efforcent de mettre en œuvre des lois, des décrets qui vident de leur contenu les grandes conquêtes sociales et acquis contenus dans le programme du conseil national de la résistance. ».

De son côté l’union syndicale Solidaires de Châteaubriant n’accepte pas « que l’hommage à Guy Moquet et à ses camarades serve de maquillage à la réalité d’une politique néfaste pour les missions de services publics, l’emploi et les conditions de travail. Elle appelle les salariés du pays de Châteaubriant   à rester fidèles aux idéaux patriotiques, internationalistes et sociaux des héros de Châteaubriant en s’opposant à toute remise en cause des droits à la retraite, à la santé et à défendre les acquis sociaux arrachés au patronat et aux pouvoirs d’alors par nos aînés et des décennies de luttes syndicales ».

Les sections locales des Verts, du PCF, du PS et du MRC, saluent l’hommage rendu au jeune communiste Guy Môquet et à ses camarades et « rappellent la mémoire de toutes les autres victimes du Nazisme et le courage de tous ceux qui surent risquer leur vie en participant à des actions de Résistance. Elles estiment que leur idéal de liberté et de justice sociale, repris à la fin de la guerre dans le programme du Conseil National de la Résistance, est toujours à défendre, surtout dans la période actuelle ».

 Hélico-ci Hélicola !

Nos supputations de la sermaine dernière étaient bonnes, le Préident voulait arriver dans la Carrière en hélicoptère, mais les services de sécurité ont trouvé que le lieu est trop encaissé et qu’il y a des risques de tourbillon. Il atterrira donc quelque part dans un champ près de Soudan. Peut-être que l’agriculteur, par la suite, appellera ce lieu : « le champ Sarko », histoire de rappeler ce grand événement !

Le Président arrivera en voiture jusqu’à la Carrière. La route sera bloquée (et non déviée) à partir de 13h15, pendant toute la durée de la cérémonie. Sur cette route très passante les automobilistes, pris en otage, en profiteront pour bénir Saint Nicolas et implorer sa bonté en réclamant un service minimum.

On dit que le Président repartirait en hélico à partir de la Ville en Bois. La rue des 27 Otages a d’ailleurs été bien balayée et désherbée, à la grande surprise des riverains. A propos d’hélico, nous proposons que, à l’instar de la « papamobile » réservée aux Souverains Pontifes, un Sarkhélicomobile soit désormais affecté au Souverain Pontifiant.

Eh, dîtes !, pourquoi pas un Conseil des Ministres décentralisé à Châteaubriant comme le suggère l’Union d’Etudiants Géographes du Goëlo ?
Cette histoire de commémoration émotionnelle tourne à la farce ! Et de plus on ne sait même pas si « il » vient le 19 !
BP  


Ecrit le 12 septembre 2007

 Les insultes

En France désormais le pire devient possible ! En février 2006, un homme de 68 ans, syndicaliste en retraite, a distribué un tract accusant un gérant de supermarché local de « sarkozytie aiguë » qui voulait « traiter ses salariés au Karcher social ». Ce gérant qui est en effet connu comme un homme autoritaire continuellement sur le dos de ses salariés, a porté plainte pour injure caractérisée. L’affaire est arrivée au tribunal correctionnel de Dinan le 7 septembre.
(voir Ouest-France du 8 septembre).

Me Durand, l’avocat du sexagénaire, s’est étonné. « Si le tribunal reconnaît que mon client est coupable, il reconnaîtra du même coup que ’Sarkozytie aiguë’ est une injure » mais l’avocat du patron a soutenu que, dans le contexte social de l’époque et de la crise des banlieues - Nicolas Sarkozy était alors ministre de l’Intérieur -, les termes employés étaient bien une injure.

La référence à une pathologie inventée est elle une injure ? Jugement le 5 octobre.


Ecrit le 12 septembre 2007

 100 jours en Sarkozie

Selon Le Courrier International, Sarkozy irrite nos voisins. La presse de droite, de La Stampa au Wall Street Journal, stigmatise une politique économique sans imagination. En Allemagne où l’on aime le consensus et les décisions réfléchies, son côté touche-à-tout et ommniprésent déplaît assez unanimement... Peut-être parce que cette façon très personnelle (pour ne pas dire populiste) de faire de la politique leur rappelle de mauvais souvenirs...

Dans 24 heures, de Lausanne, Claude Ansermoz dénonce « le “y a qu’a” démagogique du système sarkozien ». Les Français, eux, sont encore ennamourés de leur Président.

Passés les temps d’euphorie post-électorale, Notre-Président-Adoré et son entourage multiplient les gaffes à force d’être trop sûrs d’eux

Inexistant et traité de « collaborateur », comme un vulgaire conseiller de base, le Premier Ministre François Fillon proteste timidement : « Un collaborateur, c’est quelqu’un qui est appointé par un patron, un homme politique c’est quelqu’un qui a des convictions et une légitimité : le suffrage universel » . Et le droit de se taire en avalant des couleuvres....

Cécilia, elle, « première dame de France », refuse de parler devant une commission parlementaire, mais fait ses confidences à l’Est Républicain, au sujet de la libération des Infirmières bulgares. Elle y a passé trois jours, quatre jours ? « j’ai négocié pendant 40 heures » dit-elle. Belle performance ! (et irréaliste !) .
« J’ai offert à l’hôpital de Benghazi des médecins chargés de former leurs homologues libyens, des équipements, des traitements contre le Sida et des visas rapides pour que des cas urgents puissent venir se faire traiter en France » dit-elle . Parce que, elle, elle avait les moyens d’offrir ça ?? C’est de l’humanitaire qui ne lui a rien coûté du tout

En Libye, elle était accompagnée de Claude Guéant, le plus proche collaborateur de Sarkozy, vous savez, celui qui multiplie les interventions médiatiques. Un cadre de l’UMP ose ce cruel parallèle entre les parcours de Dominique de Villepin et de François Fillon : « Chirac avait fait d’un collaborateur son Premier ministre, Sarkozy fera-t-il de son Premier ministre un collaborateur ? » . Dominique de Villepin lui-même dit : « Quand le Premier ministre s’exprime, il est responsable devant l’Assemblée nationale, quand le secrétaire général de l’Elysée s’exprime, il n’est responsable devant personne » . Il vise là les interventions répétées de Claude Guéant, celui-là même qui a imposé silence à Mme la Ministre de l’Economie lorsqu’elle a évoqué un « plan de rigueur ».

Au cabinet de Rachida Dati, les démissions se multiplient : sept en deux mois, obligeant la ministre à réorganiser son cabinet dans lequel vient d’entrer, François Guéant, (fils de Claude Guéant), 32 ans, celui qui a été parachuté suppléant de Loïc Bouvard (78 ans), lequel aura sans doute la bonté de lui laisser la place de député quand il la demandera.

La Sarkozie c’est la République des p’tits copains...

BP  


 Devinette : qu’est-ce qu’un cire-pompes ?

C’est ce que, en langage populaire, on appelle un lèche-bottes, ou un lèche-cul (en langage aristo on préfère : porte-coton). Dominique de Villepin ne tarit pas de sarcasmes contre la cour servile qui entoure Nicolas Sarkozy. Dans son livre « Le soleil noir de la puissance », il livre une description ... étrange. Correspond-elle à Napoléon ou à Sarkoléon ? « "Il travaille seize heures par jour. Il ne sait pas déléguer. Il est partout. Il n’arrête pas. Il dicte. Il parle. Il décide. Il ne décourage pas la Cour, mais il la méprise. Il lit tout. Il sait tout. Quelques fois nerveux, il fait fréquemment un mouvement involontaire et régulier de l’épaule droite, qu’il relève un peu. ». Oui, étrange ....