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Ca sent mauvais

Paru le 24 octobre 2007

 Ca sent mauvais

Vous n’trouvez pas qu’ça sent mauvais ?

Les infos se mulltiplient, toutes dans le même sens, sans faire les gros titres des journaux. Ceux-ci préfèrent occuper les esprits avec le ballet « divorce ? Divorce pas ? » du couple Nicolas-Cécilia ... qui, entre nous, fait bien rigoler la presse internationale.
Voici donc quelques infos en vrac ...

 Délation

Depuis le 1er octobre 2007, les agents de l’ANPE et des Assedic doivent transmettre « systématiquement » aux préfectures copie des titres de séjour et de travail des demandeurs d’emploi étrangers pour vérification. Les syndicats de ces deux organismes ne mâchent pas leurs mots : ils dénoncent une « mission d’auxiliaire de police », une « chasse à l’étranger », de « la délation »...

Il est par ailleurs demandé à l’Assedic, pour tout travailleur étranger, de « différer le versement de toute indemnité de chômage », dans l’attente d’une réponse de la préfecture.

 Gamins

Les gosses qui arrivent en France, seuls, sont souvent placés directement en zone d’attente. Certains fuient des persécutions ; d’autres, les plus nombreux, sont envoyés ici par leurs parents pour étudier ou travailler. En tous cas il est de fait qu’ils arrivent sans visa. Ils ont le droit de demander le bénéfice d’un jour franc pour préparer leur défense, mais s’ils ne demandent pas il n’y ont pas droit. Vous voyez un gamin demander cela, vous ?

La France vient de se faire épingler par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU sur les conditions d’accueil des enfants étrangers isolés.

 Sentez vous bien ?

En France, les centres d’accueil, de soins et d’orientation (Caso) de Médecins du Monde accueillent plus de 90 % d’étrangers, la plupart primo-arrivants. 73 % sont sans papiers, 20 % demandeurs d’asile et la plupart n’ont pas accès à la couverture maladie. Les médecins bénévoles les soignent jusqu’à l’obtention de leurs droits, en général cinq mois après leur arrivée en France. L’association Médecins du Monde s’insurge : « pas de papiers, pas de santé ? » et parle de « déni de droits, suspicion, chasse à l’étranger ». Il arrive même que les administrations aillent au-delà des dispositions légales en demandant un certificat de naissance avant d’accorder l’aide médicale Etat (AME)

Il est vrai qu’avec un certificat de décès les choses seraient réglées plus vite.

Comme dit l’éditorialiste de Ouest-France le 16 octobre : les immigrés sont réduits à l’image de « problèmes » sociaux - la délinquance, la violence, le terrorisme - »

 Drôles de Drones

Michèle Alliot-Marie veut multiplier par 3 le nombre de caméras de vidéo-surveillance, d’ici la fin de 2009. et elle a fait tester des drones, comme il y en a dans l’Irak en guerre : des petits avions sans pilote qui volent sans faire de bruit et dans lesquels sont embarqués caméra et appareil photo. L’idée est de mieux contrôler les manifestations et autres émeutes urbaines nous dit-on.
Comme dit Daniel Golberg, député de Seine Saint Denis, “l’usage par des forces civiles d’engins de conception militaire n’est pas neutre”. Nous nous installons dans une situation de guerre civile larvée !

 Rafle : mot interdit

Des associations de soutien aux sans-papiers n’hésitent pas à utiliser le mot « rafle » pour dénoncer les opérations policières à la sortie des écoles ou sur les lieux de rendez-vous fréquentés par des immigrés. Ce mot rafle réveille des souvenirs de la dernière guerre et cela ne plaît pas à certains élus de Droite (qui préfèrent sans doute le mot « détail » ?)

Alors parlons de cueillette : c’est plus joli que rafle quand il s’agit de ramasser des immigrés de façon à remplir le « quota » de 25 000 expulsions dans l’année.

 Chronique d’une rafle dégueulasse

Selon des informations concordantes émanant de sources sûres, une monstrueuse rafle de sans-papiers était prévue le 19 octobre à Paris. Mais des fuites ont eu lieu, notamment en direction de la presse, ce qui prouve, et c’est heureux, qu’il se trouve des fonctionnaires qui ne sont pas prêts à tout cautionner et qui prennent leurs responsabilités en sabotant ce qu’ils considèrent à bon droit comme quelque chose de bien dégueulasse.

Ce n’est sans doute que partie remise. Il s’agit en effet, pour la préfecture de police de Paris, de rattraper son important retard par rapport aux quotas d’expulsions imposés par le ministère de la rafle et du drapeau. En, effet, la préfecture de police devrait afficher 3680 prises en fin d’année. Elle n’en est pas à la moitié.

Le Réseau Education sans frontières (RESF) s’associe aux recommandations de prudence données par la Ligue des Droits de l’Homme :
– 1/ Eviter de se déplacer.
– 2/ Se déplacer sans passeport.
– 3/ Ne se rendre à aucune convocation sans avoir prévenu et être accompagné. 4/ Ne pas ouvrir sa porte si on ne sait pas qui frappe.

Le RESF appelle d’autre part la population à témoigner solidarité et sollicitude aux étrangers arrêtés si d’aventure les forces de police étaient employées à des tâches que la conscience de chacun ne peut que réprouver.
Il est possible que, sachant son projet éventé, la préfecture de police l’annule ou le reporte. Mais il n’empêche que même si le terme lui déplait, c’est bien une rafle d’une ampleur inégalée peut-être depuis la guerre d’Algérie que prépare la préfecture. Comme si la police n’avait pas d’autre mission que de donner la chasse à des hommes, des femmes, des enfants même, dont le seul tort est de n’être pas né dans un pays riche et de n’avoir pas de papiers de la bonne couleur !
Il reste que des fuites nombreuses ont eu lieu et le projet a été éventé. Cela prouve, et c’est heureux, qu’il se trouve des fonctionnaires qui ne sont pas prêts à tout cautionner et qui prennent leurs responsabilités en sabotant ce qu’ils considèrent à bon droit comme quelque chose de bien dégueulasse. Le sarkozysme n’a pas encore tout corrompu.

 Mise en rang, mise au pas des enseignants

Interrogé le 18 octobre, sur RTL, le conseiller-plume du Président, Henri Guaino, s’est montré virulent à l’égard des enseignants qui ont annoncé qu’ils refusaient de lire la lettre de Guy Môquet. Il les accuse de se livrer à « une prise en otage corporatiste, idéologique ». (Otage : le mot est bien choisi en parlant de G.Môquet)

« Tout ça est très triste mais amène à s’interroger sur ce que doivent être au fond à la fois l’éthique et les devoirs d’un professeur dont la nation a payé des études, dont la nation paie le salaire et auquel la nation confie ses enfants », a-t-il déclaré.

Ainsi, après les tentatives de mise au pas des magistrats, on en arrive au contrôle de la pensée et de la parole des enseignants ??

Le 17 septembre dernier un courriel adressé par l’Inspection Académique du Haut-Rhin aux directeurs d’école leur demandait : « Avez-vous connaissance de scolarisation d’enfants « sans papiers » dans votre établissement ? Dans l’affirmative veuillez nous le faire savoir dans la journée par e-mail ou par téléphone ». Un certain nombre de directeurs ont refusé de répondre à cet appel à la délation. Ils sont pourtant de ceux « dont la nation a payé des études, dont la nation paie le salaire et auquel la nation confie ses enfants ».

Où allons-nous ?

BP  

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