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Sarko-plouc et les ministres notés

Ecrit le 9 janvier 2008

 La précarité chez les ministres

Voilà que NS veut introduire la précarité chez ses ministres. En soi ce n’est pas une mauvaise chose : qu’ils comprennent enfin ce qu’est l’angoisse d’être licencié du jour au lendemain !

Plus contestable est l’introduction d’une notation des ministres par un cabinet privé, en fonction de leurs « résultats ».

Selon Le Monde du 3 janvier 2008 il y aurait 30 critères d’évaluation pour cha-cun. Par exemple, pour Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale, on trouve le nombre d’heures supplémentai-res réalisées par les enseignants et l’an-cienneté des enseignants en ZEP. Pour Valérie Pécresse (enseignement supé-rieur) il serait pris en compte le taux d’abandon en première année de licence. Brice Hortefeux, le sympathique ministre de l’immigration, serait jugé sur le nombre d’étrangers expulsés.

Le cabinet Mars & Co est ainsi chargé de noter les ministres. Mais comment des chiffres peuvent-ils ainsi traduire « le respect des lettres de mission, des engagements et des discours de campagne de Nicolas Sarkozy » comme dit Le Monde. Avec un Président qui traite régulièrement les ministres, (qu’il a lui-même choisis !) de cons et de nuls, on attend de voir le résultat ! Ca vire de plus en plus au - présidentialisme farceur, cette histoire !

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Moon-ministre

Ministre recevant sa note, dessin de Moon 06 87 32 77 47


Ecrit le 9 janvier 2008

 Notre Plouc-Président

Nous avons conté comment notre Pré-sident adoré s’est fait accompagner au Vatican par le « comique » Bigard, l’homme qui a « la spiritualité d’un fro-mage et l’exquise délicatesse du péto-mane » (comme dit notre ami Pangloss, http://pangloss.blog.lemonde.fr/) Ce qu’on sait moins : Sarko, avec un sans-gêne incroyable, dans un dernier affront papicide, en pleine audience pontificale, a lu ostensiblement « les messages énamourés que sa dulcinée lui envoyait sur son étrange lucarne portative ».

Renseignements pris, les journalistes qui accompagnaient Sarkozy lors de cette audience ont rapporté que Sarkozy a profité des présentations au Pape pour consulter (discrétement quand même) ses messages sur son portable ! On ne fait pas plus impoli !


Ecrit le 9 janvier 2008

 Le moral des ménages : en baisse

Le moral des ménages ne cesse de baisser depuis juillet 2007. En particulier l’opinion des ménages sur l’évolution passée du niveau de vie en France se dégrade, enregistrant le chiffre le plus mauvais enregistré depuis un an,

Cela ne risque pas de s’améliorer dans les semaines à venir : l’augmentation des céréales, l’augmentation du gaz, l’augmentation du fioul plombent le moral des ménages modestes qui comprennent qu’ils ne pourront pas s’en sortir.

Bien sûr il y a des petits coups de pouce, mais il faut savoir naviguer sans connaître les règles de navigation : un exemple, le fuel domestique. Les ménages qui ont acheté en octobre n’ont pas droit à la prime de 150 € (parce que celle-ci concerne les ménages non imposables ayant été livrés en fioul entre le 10 novembre 2007 et le 31 janvier 2008). Et ceux qui ont pu attendre jusqu’à janvier « bénéficient » d’une importante hausse des prix. Autrement dit, quoi qu’ils fassent, les ménages modestes se font coincer.

La hausse du prix du fioul a entraîné la mise en place d’une taxe sur le poisson. Déjà que celui-ci était cher ....

La recherche d’énergies alternatives au fioul a fait baisser les stocks et renchéri le prix des céréales nécessaires à la fabrication des agro-carburants. Le marché mondial manque de blé, de maïs, de soja. De plus, la France, premier pro-ducteur céréalier de l’Union Européenne, a connu de mauvaises récoltes en 2007. En conséquence le prix du pain et des pâtes augmente.

Les franchises médicales vont ponctionner 50 € sur le revenu des gens malades.

Pendant ce temps-là les salaires stagnent. Les retraites ne sont augmentées que de 1,1 % alors que la hausse des prix tourne autour de 2 %.

Et voilà, pour couronner le tout, l’histoire du livret A

 Le livret des petits

Depuis le 1er juillet 2004 le gouvernement a décidé que la fixation des taux de l’épargne réglementée ne serait plus de la compétence du gouvernement, mais résulterait d’un savant calcul prenant en compte l’évolution des taux d’intérêt et de l’inflation. Résultat : en août 2005 le taux du livret A est passé de 2,25 % à 2 % (il était de 3 % jusqu’en août 2003).

Mais, avec ce système de calcul, le taux du Livret A pourrait atteindre 3,75 % voire 4 %. Et du coup le gouvernement crie au loup et envisage de « brider la hausse » pour « raisons exceptionnelles » !

Le livret A, défiscalisé, a un plafond de 15 300 € mais peu d ’épargnants atteignent cette somme. Par exemple, à La Banque postale, il y a 6 millions de « petits » Livrets A (affichant moins de 150 euros d’épargne), dont le quart est utilisé comme des comptes courants. Les personnes de très faibles revenus, et qui n’ont pas assez de ressources pour ouvrir un compte bancaire classique, s’en servent comme d’un « porte-monnaie » ci effectuant très régulièrement des retraits de 5 à 10 euros sur leur livret. La situation est analogue à la Caisse d’Epargne ou dans les Banques Populaires. Or le rapport Camdessus, publié le 21 décembre 2007, souhaite imposer des opérations de 10 euros minimum, excluant de fait 370 000 personnes !

Les dirigeants français ont beau arborer un large sourire et annoncer que la croissance est sur la bonne voie, les Français n’y croient absolument pas.

Autrement dit, ni la fin des grèves, ni les fêtes de fin d’année, ni même le nouveau bonheur affiché du Président n’ont permis aux Français de retrouver le sourire. Les perspectives de consommation sont basses, la « croissance » risque d’en souffrir.

Logement : + 140 %


Ecrit le 9 janvier 2008

 Menaces

Et voilà du nouveau dans la lutte contre le chômage contre les chômeurs : des « sanctions » seront appliquées aux chômeurs qui refuseraient « deux offres d’emploi acceptables ». La définition de l’offre acceptable sera fixée par les « partenaires » sociaux.

Qu’est-ce qu’une offre acceptable ? A Châteaubriant une jeune fille a un « Master 2 » en alimentation des pays sous-développés et est inscrite à l’ANPE dans la case « santé ». L’ANPE lui a proposé le poste de ... médecin gérontologue ... une matinée par semaine à la Maison de Retraite de Moisdon la Rivière. Elle a refusé ! (heureusement !) .

Pour ce refus, sera-t-elle sanctionnée ?


Ecrit le 9 janvier 2008

 Qu’est-ce que la politique de civilisation ?

Sarkozy, ou plutôt son porte-plume Henri Guaino, a encore gagné : dans son discours de Nouvel An, prononcé en direct, mais les yeux rivés sur un prompteur, il s’est largement mis en scène (47 fois « je ») et a parlé de « politique de civilisation ». Comme personne ne sait ce que ça veut dire, tout le monde s’interroge et glose ...[nous aussi, d’ailleurs].

En fait, selon Le Monde, l’expression serait empruntée au philosophe Edgar Morin, sans cependant que son nom soit cité. Que dit-il donc ?

– Notre civilisation occidentale a produit des bienfaits, mais elle a aussi généré des maux qui sont de plus en plus importants. Par exemple, le bien-être matériel produit un mal-être moral, physique et humain.
– Sur le plan écologique, le dévelop-pement des sciences et techniques a engendré une dégradation de la biosphère et une pollution que l’on sent sur le plan de la vie quotidienne.
– L’extension de l’agriculture industrielle a entraîné l’urbanisation des méga-poles et la dévitalisation des cam-pagnes.

– l’exaltation du bien-être individuel s’est accompagnée d’une dégradation des solidarités.

Pour Edgar Morin, la « politique de civilisation » consisterait à voir dans quelle mesure on peut remédier à ces maux sans perdre les bienfaits de notre civilisation.