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La shoah et les sectes : on tire d’abord

Ecrit le 27 février 2008

 La mémoire des enfants morts

On tire d’abord, on réfléchit ensuite… c’est la devise de Nicolas Sarkozy. Dernière lubie, en date du 13 février 2008 : faire prendre en charge, par un enfant de 140 ans, le souvenir d’un enfant mort, en raison de la Shoah (= extermination par l’Allemagne nazie des trois quarts des Juifs de l’Europe occupée). Simone Veil, elle-même déportée à 16 ans, a estimé que cette proposition sarkozyenne était « inimaginable, insoutenable et injuste » .

L’Union des Déportés d’Auschwitz, impliquée depuis plusieurs décennies dans la transmission de l’histoire et de la mémoire des camps d’extermination, désapprouve l’initiative   du Chef de l’Etat en disant : « Avec ce projet, une émotion superficielle pourrait l’emporter sur une compréhension claire et solide de ce que furent le génocide, son contexte, ses causes profondes dans la haine de l’autre et dans celle des Juifs ». Elle ajoute : « Il convient de ne pas négliger les souffrances particulières d’autres catégories de population » . (Ndlr : une suggestion : faire prendre en charge par les enfants de 10 ans, la mémoire d’un gamin de sans-papiers expulsés !)

Lors d’un sondage effectué les 20-21 février, les Français se déclarent à 85% hostiles à la proposition Sarkozy. « La proportion de répondants se déclarant ’tout à fait’ opposés (57%) s’avère saisissante, une telle polarisation des jugements étant rarement observée dans une enquête d’opinion », souligne l’Ifop.

La possibilité de faire perpétuer la mémoire des enfants victimes de la Shoah par l’ensemble d’une classe de CM2 rencontre également l’opposition, bien qu’atténuée, des Français : 61% des sondés y sont défavorables.

 Les sectes

Mais en quelques jours la polémique-Shoah est déjà oublié, on est passé à la polémique-Sectes, avec les déclarations, au moins imprudentes, de Mme Mignon, conseillère de Sarkozy. Une nouvelle fois le gouvernement a dû déminer le terrain. La méthode de communication de Nicolas Sarkozy avait fait ses preuves du temps où il était ministre de l’Intérieur : imposer un rythme très soutenu à la presse, multiplier les opérations médiatiques, lancer des sujets polémiques pour rester au cœur du débat public. Cela a pu fonctionner un temps. Cela lasse les Français qui, désormais, se demandent quelle nouvelle initiative   va leur tomber dessus !

Dans les jours à venir vont se multiplier les commémorations de toutes sortes, avec, encore et toujours, des discours du chef de l’Etat. Mais les rustines bien-pensantes ne parviennent plus à cacher un manque de ligne politique claire et sensée.

Ndlr :Et voilà la suite .... pauvre con !


Ecrit le 21 mai 2008

 L’esclavage enseigné à l’école : trou de mémoire

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