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Haumont-Rattier

(écrit le 15 janvier 2003)

MM. Haumont et Rattier sont les architectes
du Théâtre de Verre   de Châteaubriant

Théâtre de V

Un prix d’architecture

Le Conseil Général de Loire-Atlantique a créé, pour la première fois, un prix d’architecture et d’urbanisme, qui portait sur des réalisations des trois dernières années. Ce prix vise à récompenser les réalisations les plus significatives et à mettre en valeur les initiatives qualitatives et innovatrices.

Sur les quelque 500 architectes que comporte la Loire-Atlantique, chacun réalisant plusieurs édifices ou aménagements publics et privés dans l’année, 118 projets ont été retenus. Et 26 d’entre eux ont été sélectionnés dont :

– Un projet du cabinet Haumont-Rattier : la mairie de Besné

La mairie de B

– Trois projets du Cabinet Ménard-Malleret-Leborgne : Mairie des services districaux de St Gildas des Bois, Bibliothèque municipale d’Anetz, Halle de Béré   à Châteaubriant

– mais aussi, venant d’autres architectes, les vestiaires du terrain de football de Soudan, et la salle des loisirs de Riaillé.

Ensuite sept projets (sur les 26) ont été distingués dont 3 prix d’architecture, un prix d’aménagement et trois mentions en architecture.

Yves Rattier, Jean Charles Hau

Le cabinet Jean-Charles Haumont-Yves Rattier de Châteaubriant (à qui l’on doit le Théâtre de Verre   qui est connu jusqu’en Chine !) a remporté le deuxième prix d’architecture tandis que le cabinet Azimut de Nantes remportait la troisième mention en architecture pour la sobriété et la modernité du traitement architectural d’un projet modeste (vestiaires du terrain de foot de Soudan).

Il va sans dire que le cabinet Haumont-Rattier est très heureux de son prix d’architecture. Il consacre nombre de ses réalisations qui ont été distinguées par des revues comme « Le Moniteur » ou AMC qui sélectionnent toutes les semaines des projets intéressants.

Image

Après la réalisation du Théâtre de Verre  , le Cabinet Haumont-Rattier a eu une période de creux. « Nous avons craint de n’être plus que les architectes du Théâtre de Verre   ». Heureusement pour eux, de nombreux autres projets ont été retenus. « Nous travaillons à 99 % sur des commandes publiques, nous sommes souvent retenus sur des projets d’image, des projets complexes où la réponse n’est pas évidente compte-tenu des contraintes imposées. Nous sommes bien connus en Loire-Atlantique, Mayenne, mais aussi Morbihan et Bretagne en général. Nous nous positionnons sur les concours d’architecture et nous sommes régulièrement dans les 10 ou 15 sélectionnés (sur une centaine). Ensuite Il n’est pas toujours évident d’être dans les 3 retenus et à plus forte raison de gagner le concours. Heureusement cela nous arrive ».

« Ce prix d’architecture contribue à l’image de notre agence. C’est la reconnaissance d’un projet et du travail d’une équipe. C’est pour nous une référence. ».

La fièvre de la dernière nuit

MM. Haumont-Rattier ont expliqué comment ils travaillent : l’étude du site et des contraintes imposées par le maître d’ouvrage, les idées qui se bousculent, les premières esquisses qui vont à la poubelle, les discussions parfois orageuses, l’idée qui jaillit d’un coup au bout d’une longue recherche, la mise au point qui se fait quelquefois en deux ou trois jours, voire moins, l’exaltation du dernier jour, de la dernière nuit où l’on boucle le projet. « Nous travaillons régulièrement avec un paysagiste d’Angers, et nous essayons d’associer de jeunes architectes pour leur donner, à eux aussi, la possibilité de percer ». Car dans ce métier on est jeune archi à 40 ans et déjà installé à 45 ans

Le cabinet Haumont-Rattier (2 architectes et 5 salariés) est connu pour son originalité, son jeu sur la transparence, les matériaux naturels, les couleurs, une géométrie assez forte. « Mais il n’y a pas de geste pour le geste, mais du geste au service du sens, de la fonctionnalité du projet ».

Réalisation récente : l’école de Casson. Très prochainement : le collège Robert Schuman à Châteaubriant (qui devrait commencer en septembre 2002) et l’école de Pornichet.

(ndlr : étant donné la qualité reconnue de l’ensemble des architectes castelbriantais, on peut être étonné de l’attitude de la municipalité d’Alain Hunault qui les ignore, ou qui met en place des critères tels qu’ils ne puissent pas participer à la finale des jurys d’architecture pour les réalisations futures de la ville ou de la Communauté de Communes ).


Ecrit le 3 novembre 2004

 303 : architecture au pays de Châteaubriant  

303 : c’est le total obtenu à partir des 5 départements de l’actuelle Région des Pays de Loire : Loire-Atlantique (44), Maine et Loire (49) ; Sarthe (72), Mayenne (53) et Vendée (85). Cela donne une revue d’une excellente qualité artistique.

Dans le numéro du 2e trimestre 2004, il est question, deux fois, du Pays de Châteaubriant  . Une première fois, en évoquant les deux architectes Haumont-Rattier, et une deuxième fois à propos de la commune de Mouais.

Jean Charles Haumont et Yves Rattier sont installés depuis 20 ans dans la région de Châteaubriant (au départ dans une station-service désaffectée), les deux hommes ont travaillé en « missionnaires » de l’architecture, en commençant par rencontrer longuement les futurs constructeurs, dans un rôle d‘architecte-conseil du CAUE (conseil en architecture, urbanisme, environnement). On leur doit le Théâtre de Verre   à Châteaubriant, la salle culturelle l’Herminette de Rougé et le collège Robert Schuman (en cours de réalisation à Châteaubriant).

Délaissant les maisons individuelles, ils se sont spécialisés dans les bâtiments publics, notamment dans le Maine et Loire. La revue 303 présente cinq réalisations avec les problématiques de départ : construire en contrebas d’une route ou sur le délaissé d’un lotissement, tenir l’échelle d’un vallon (entre bourg et lotissement), s’accommoder d’un parcellaire urbain étroit et tourmenté.

A chaque fois, selon la revue, les architectes, avec un paysagiste, ont longuement examiné le terrain et questionné les demandeurs pour bien comprendre le fonctionnement souhaité pour la future construction. De puissants volumes colorés (béton blanc, bois clair, verre fumé, ardoise noire) affirment une présence sans l’imposer, gomment des contraintes, créent d’emblée la lisibilité du lieu (Revue 303 page 74).


Ecrit le 15 avril 2009

 Archicube

Archicube-mars

Les ARCHICUBES sont des outils créés pour la lecture de bâtiments emblématiques : un immeuble à pan de bois, L’Hôtel La Pérouse à Nantes, la Maison Radieuse à Rezé, le théâtre Quartier Libre à Ancenis et le Théâtre de Verre   à Châteaubriant. Ils sont mis gratuitement à la disposition des enseignants qui en font la demande. Ils se présentent sous la forme de cubes en carton pouvant servir, ensuite, de boite à crayons.

Accompagnés de jeunes étudiants en architecture, les enfants de l’école Claude Monet ont pu étudier le Théâtre et son environnement : se repérer sur la place Charles de Gaulle, et dans le bâtiment : cube, parvis, hall, salle de spectacle, cage de scène, plain-pied, etc. Ils ont regardé le béton, le verre, le bois, la pierre bleue et ont entendu parler de programme, esquisse, scénographie, acoustique etc…