Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Enfance, jeunesse > Mission locale (jeunes) > Mission locale 2002-2003-2004

Mission locale 2002-2003-2004

Mission Locale
Fonds d’aide aux jeunes
Trace
Le PAP
Mission locale, bilan 2002
Bilan 2003
Bilan 2004
Apprentissage
CIVIS
CSAJ
Inquiétude des jeunes
Bilan 2005

Ecrit en avril-mai 2002

Mission Locale

La « Mission Locale » qui prend en charge les jeunes de 18 à 25 ans, est une association loi 1901, comme d’autres, sauf qu’elle comporte, dans son conseil d’administration, des représentants des collectivités locales (qui ne sont plus des communes, sauf Châteaubriant, mais des communautés de communes)

Le 24 avril 2002, à Nort sur Erdre, la Mission Locale a fait le point de son activité 2001. Sous la présidence de Christian de GRANDMAISON (maire de Nozay) et sous la direction de Jean-Louis DORNIER, elle comprend 5 conseillères, 2 animateurs et 4 secrétaires et une « coordinatrice du programme TRACE »

Le rôle de la Mission locale est celui-ci :

– Accueil des jeunes, en vue de l’emploi
– Fonds d’aide aux jeunes
– Programme Trace

Accueil et emploi

L’activité de la Mission Locale a suivi globalement l’évolution de la demande d’emploi des jeunes :

1 697 jeunes ont pris contact en 2001 avec la mission locale (+ 7,3 % en un an) dont 756 nouveaux accueils (+ 5,6 %)

On y note toujours la même proportion de femmes (environ 60 %)

Malgré une légère augmentation des solutions de type intérim et des contrats en alternance (apprentissage et qualification), les solutions trouvées en termes d’emploi accusent une stagnation (- 0,4 %). Comme quoi, en un an, l’emploi des jeunes ne s’est pas amélioré.

Fonds d’Aide aux Jeunes

Le Fonds d’Aide aux Jeunes est un dispositif d’aide financière destiné à accompagner des projets d’insertion. La Mission Locale assure la gestion administrative et financière de ce fonds qui est alimenté par l’Etat, le Conseil Général et les communes.

Les demandes sont instruites par les professionnels de la Mission Locale ou par les partenaires travailleurs sociaux, et sont examinées par un Comité Local d’Attribution (CLA)

En 2001, le nombre des dossiers présentés au CLA est de 175 (+ 7 % par rapport à 2000) dont 146 ont été acceptés, totalement ou partiellement.

Dans le même temps, le montant global des aides versées a très fortement augmenté (+ 50 %). Cette forte progression est partiellement due à la mise en place d’un fonds spécifique pour les jeunes du dispositif TRACE (lire plus loin)

Ce qui est étonnant, à notre époque, c’est que l’année 2001 a été marquée par une augmentation des demandes de subsistance qui supplantent des demandes liées au transport. En d’autres termes, en amont des problèmes d’emploi, il y a des jeunes qui n’ont pas de quoi se nourrir. Cela pose problème pour leur insertion.

Le dispositif TRACE

Le dispositif TRACE (Trajet d’Accès à l’Emploi) est un dispositif d’accompagnement renforcé sur 18 mois pour des jeunes sans qualification professionnelle qui rencontrent des difficultés d’ordre social, économique et familial.

Le dispositif permet un accès facilité à différentes mesures :
– stages d’observation en entreprises
– contrats emploi solidarité
– contrats d’orientation
– aides financières spécifiques dans le cadre du Fonds d’Aide aux Jeunes (et tout récemment, depuis le 1er janvier 2002, les jeunes entrés dans le dispositif TRACE peuvent percevoir une Bourse d’Accès à l’Emploi (BAE) d’un montant maximum de 900 euros par semestre (ce qui fait moins de 1000 F par mois) afin de bénéficier d’une garantie de ressources minimales pendant les périodes où ils n’ont ni stage rémunéré, ni emploi..)

Depuis la mise en place, sur la région de Châteaubriant, du dispositif TRACE, 250 jeunes ont été suivis par la Mission Locale. 117 sont sortis de ce dispositif (c’est-à-dire ont été suivis pendant 18 mois) et 133 sont encore dans le dispositif.

Sur les 117 jeunes sortis du dispositif TRACE :

– 48 % sont en situation d’emploi
(31 jeunes en emploi durable, 25 en emploi précaire)

– 25 % ont d’autres solutions (soit qu’ils aient quitté la région soit qu’il s’agisse de jeunes femmes en congé de maternité)
– 16 % sont sans solution (mais continuent à bénéficier d’un suivi)
– 11 % ont abandonné.

Sur les 133 jeunes actuellement suivis dans le dispositif TRACE :
– 46 % sont en situation d’emploi
– 15 % en formation
– 37 % sont demandeurs d’emploi, en cours d’élaboration de leur projet professionnel
– 2 % en congé maternité

Localement, des actions collectives concrètes ont été organisées au bénéfice du public TRACE :

– Projet « En Route vers l’Emploi » pour permettre de développer l’autonomie en matière de déplacement (aide au permis de conduire, prévention sécurité routière, secourisme)
– Projet « santé bien être »
– Mise en œuvre d’un « chantier d’insertion » spécifique TRACE avec l’association AIRE et le CIFOR Ouest

Le PAP  

Le PAP   (Programme d’Actions Personnalisés) est entrée en application en 2001. Il s’agit d’un dispositif d’accompagnement qui est désormais proposé à tous les demandeurs d’emploi dans le cadre de la nouvelle convention entre l’UNEDIC et l’ANPE.

La Mission Locale intervient pour suivre les jeunes qui présentent le plus de difficultés par rapport à l’accès à l’emploi. La Mission Locale est pilote de ce dispositif pour son territoire et celui de la PAIO d’Ancenis.

L’objectif 2002 est d’accompagner 164 jeunes dans ce cadre.

Cyclos

2) A partir de Juillet 2002 la Mission Locale mettra en œuvre une prestation d’accompagnement, pour les jeunes intéressés par les contrats en alternance (apprentissage, qualification).

3) Un projet cyclomoteur a été lancé pour tenir compte des caractéristiques de notre monde rural et de la faiblesse des infrastructures de transport : la Mission Locale a un projet de création d’un parc de cyclomoteurs à l’échelle de son territoire, le public visé n’étant pas limité à une classe d’âge

ndlr : au 15 mars 2006, c’est toujours un projet. Voir l’article « mobilité »


Ecrit le 7 mai 2003 :

Bilan de l’année 2002

Créée en 1982, mais constituée en association loi 1901 depuis novembre 1994, la PAIO de l’Arrondissement de Châteaubriant s’est transformée en Mission Locale au 1er Octobre 2000. Elle s’appelle désormais « Mission locale Nord Atlantique »

Elle a pour mission principale de construire et d’accompagner les parcours d’insertion des jeunes demandeurs d’emploi de 16 à 25 ans résidant sur sa zone de compétence.

Cette mission de service public s’effectue de manière personnalisée, en faisant appel à la responsabilisation et à la participation des jeunes. Le suivi et le soutien des jeunes constitue une priorité.

C’est ainsi que la Mission Locale de l’Arrondissement de Châteaubriant est fortement impliquée dans le développement du programme TRACE (Trajet d’Accès à l’Emploi, lire page 13) qui, sur une durée maximale de 24 mois, accompagne lesjeunes pour qu’ils puissent lever les obstacles (santé, logement, mobilité...) qui les empêchent d’accéder à un emploi durable.

Les services de la Mission Locale

La Mission Locale, dont le siège est à Châteaubriant, a des antennes à Nozay, Nort sur Erdre, Blain, Grandchamps.... Sur chacune des antennes sont proposés des services de proximité

– Accueil personnalisé
– Espace d’information et documentation
– Accès aux offres d’emplois avec possibilités de mise en relation immédiate
– Aide à la recherche d’emplois ou de contrats en alternance
– Aide à l’orientation professionnelle
– Aide à la mobilité
– Actions de prévention-santé
– Accès à des aides financières (Fonds d’Aide aux Jeunes, Bourse d’accès à l’emploi)
– Possibilités d’accompagnement vers l’emploi (PAP  , TRACE)

En 2003, la Mission Locale de Châteaubriant met en œuvre l’opération « Initiative   Entreprise » avec un double objectif :
– Proposer un accompagnement aux jeunes à la recherche d’un contrat en alternance (Apprentissage, Qualification ...)
– Développer un réseau d’entreprises susceptibles de recevoir ces jeunes sur ce type de contrat.
Lorsque les besoins ne peuvent être couverts par les services de la Mission Locale, des partenaires locaux sont mobilisés pour trouver la réponse la plus adaptée (logement, création d’activité, recherche de loisirs...)

Jeunes accueillis

Après avoir fortement augmenté entre 2000 et 2001, le nombre des jeunes en contact est resté stable en 2002 par rapport à l’année précédente.
– 2000 : 1591
– 2001 : 1697
– 2002 : 1694

Le nombre des nouveaux accueils baisse très légèrement : 1,5 %.
– 2000 : 716
– 2001 : 756
– 2002 : 744

Il y a plus de femmes que d’hommes qui s’adressent à la Mission Locale (cela est dû aux plus grandes difficultés d’emploi pour les femmes), mais les proportions varient : 56 % des jeunes en contact sont des femmes sur la Communauté de Communes de Nozay contre 69 % sur la Communauté de Communes de Derval.

26 % des jeunes accueillis sont sans diplôme, et 36 % ont un CAP-BEP. Ce faible niveau de formation ne doit pas étonner : la Mission Locale est faite pour les jeunes qui ont le plus de difficultés à trouver un emploi. Mais on note là aussi une grande différence entre les hommes et les femmes : 60 % des niveaux inférieurs au CAP sont des hommes alors que 75 % des niveaux baccalauréat et plus sont des femmes. Ces seules données illustrent bien la difficulté pour les femmes de s’insérer professionnellement

Formation

A noter que 64% des jeunes qui ont poussé la porte de la Mission Locale ont demandé un soutien pour la recherche d’emploi ou de contrat en alternance. Les hommes sont relativement moins intéressés par la formation que les femmes. En revanche, ils sont plus nombreux dans la recherche d’un contrat en alternance.

On note 249 entrées en formation en 2001 et 302 en 2002, soit une progression de 21 %. On ne peut s’en réjouir quand on constate que, pour 60 % d’entre elles, ce sont surtout des formations non qualifiantes. Classiquement cette tendance s’observe en période de dégradation de la situation de l’emploi, ce qui a été le cas en 2002 (le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée a augmenté de 8,1 % par rapport à 2001).

Types de métiers

Les jeunes hommes recherchent dans les domaines de la mécanique, de l’électronique, bâtiment, transport, vente et 85 % des demandes se répartissent sur 12 familles de métiers.

Les jeunes femmes recherchent plutôt : services aux personnes, vente, services commerciaux, professions paramédicales et 85 % des demandes se répartissent sur 5 familles de métiers.

Il reste donc un important travail, à la fois du côté des employeurs et du côté des jeunes, pour diversifier les métiers offerts aux femmes.

792 solutions-emploi ont été trouvées pour les jeunes en 2001 (CDI, CDD, contrat de qualification, contrat d’apprentissage, etc), et 888 solutions en 2002. Progression intéressante (+ 12 %)

Subsister

Le nombre de dossiers présentés en 2002 au « Fonds d’aide aux jeunes » augmente de 33 % par rapport à l’année précédente (146 aides accordées en 2001, 197 aides accordées en 2002). Le montant global des aides progresse dans les mêmes proportions que le nombre des dossiers présentés (34,5 %). Ceci confirme les difficultés que connaissent les jeunes qui s’adressent à la Mission Locale. Ces jeunes ont pu bénéficier de dons ou de prêts :

– 2000 : Dons 20357 € ; Prêts 4160 €
– 2001 : Dons 34591 € ; Prêts 2384 €
– 2002 : Dons 45199 € ; Prêts 4551 €

Les principales demandent concernent les aides à la subsistance et aux transports. Toutefois, on observe en 2002 une forte progression des demandes d’aide pour régler des coûts de formation et des demandes d’avance sur rémunération.

Orientations pour l’année 2003

Pour 2003 l’ouverture d’une antenne supplémentaire à Grandchamps des Fontaines a eu lieu en janvier 2003 en commun avec le service emploi de la Communauté de Communes Erdre et Gesvres.

Deux dispositifs globaux de formation pré qualifiante au Nord et au Sud du territoire vont être mis en place.

Le siège de la Mission Locale va être déplacé (les locaux de Châteaubriant étant désormais trop petits) mais la localisation reste à définir.

Des actions adaptées aux jeunes sont prévues :

– En route vers l’emploi : aide au permis de conduire et sensibilisation à la sécurité routière.
– Santé - bien être : sensibiliser les jeunes à la santé, la protection sociale, le bien être physique et psychologique.

La Mission locale participe aussi activement au programme « Trace »


Ecrit le 14 mai 2003

Apprentissage

La Mission Locale (jeunes), l’ANPE et la Chambre des Métiers ont lancé une opération pour promouvoir l’apprentissage et la formation par alternance sur le Pays de Châteaubriant   (curieusement, l’ADIC n’a pas été associée à cette opération).

Trois opérations ont été engagées :

– 9000 plaquettes ont été adressées aux entrepreneurs et artisans de Loire-Atlantique dont 1500 dans l’hôtellerie-restauration, pour rappeler ce qu’est un contrat d’apprentissage et quelles sont les aides accordées aux employeurs

– un serveur Minitel a été mis en place : 3614 METIERS 44 pour mettre en relation les entreprises et les apprentis potentiels

– enfin des « mercredis de l’apprentissage » sont programmés de façon décentralisée (Châteaubriant, Blain, Nort sur Erdre, Nozay, Ancenis).

Cette action est urgente car les contrats d’apprentissage sont en baisse de 9,4 % sur la zone de Châteaubriant et les contrats de qualification en baisse de 37 %, [ndlr : soit par manque d’intérêt des jeunes pour ces formations, soit parce que les jeunes sont déjà partis tenter leur chance du côté des grandes villes ].


Ecrit le 4 avril 2004 :

Mission Locale (jeunes) :
baisse de 5 % des solutions-emploi

L’Association « Mission Locale Nord Atlantique » a réuni son Assemblée Générale le 27 Avril 2004. Elle emploie actuellement 12 salariés répartis sur cinq sites d’accueil pour les jeunes. Cette équipe technique est étoffée par 5 personnes mises à disposition par les Communautés de Communes de Blain, de Nozay et Erdre et Gesvres. Le Président est Christian de Grandmaison et le Directeur Jean-Louis Dornier.

LES MOMENTS FORTS DE L’ANNEE 2003

– Janvier : Ouverture au public d’une nouvelle antenne à Grandchamps des Fontaines suite à l’extension du territoire à quatre communes : Grandchamps des Fontaines, Sucé sur Erdre, Treillières et Vigneux de Bretagne.

– Mars : Lancement de l’opération Initiative   Entreprise, avec organisation des Mercredis de l’Apprentissage, en partenariat avec l’ANPE et la Chambre des Métiers.

– Septembre : Démarrage d’un nouveau dispositif de formation pré-qualifiante à Châteaubriant avec le CFP St Joseph et le CIFOR.

BILAN D’ACTIVITE 2003

– Augmentation de 15 % des jeunes en contact (1 953 jeunes), et augmentation de 23 % des nouveaux accueils.

Ces augmentations sont dues à l’ouverture de l’antenne de Grandchamps. 30 % des jeunes reçus à la Mission Locale en 2003 sont issus de la CCEG (Communauté de Communes Erdre et Gesvres).
Si l’on omet l’activité liée à cette communauté de communes, le nombre de jeunes accueillis est resté stable par rapport à l’année précédente.

– L’analyse des nouveaux accueils fait apparaître que 68 % des niveaux Bac et + sont des femmes. Le choix professionnel de celles-ci se concentre aux trois familles de métier : la vente, le service aux personnes et les emplois administratifs.
– La conjoncture économique a eu un impact sur les solutions trouvées : 844 solutions emploi trouvées en 2003, soit une diminution de 5 % par rapport à l’année précédente. Les jeunes ont trouvé plus de contrats en alternance (apprentissage, qualification) qu’en 2002 (+ 20 %), en revanche l’intérim diminue (- 18 %) ainsi que les Contrats-Emploi-Solidarité (- 28 %)

– une partie des jeunes entrent dans un cycle de formation. Les formations qualifiantes ont augmenté de 16 % en 2003. Malheureusement, les formations non qualifiantes restent deux fois plus importantes que les formations qualifiantes.

– 170 jeunes ont été reçus dans le cadre de l’opération Initiative   Entreprise : Dispositif d’accompagnement à la recherche d’un contrat en alternance, 45 % ont effectivement trouvé un contrat

Aides financières : + 19 %

– En ce qui concerne le Fonds d’aide aux Jeunes, le nombre de dossiers présentés est resté stable en 2003 par rapport à l’année précédente mais le nombre de bénéficiaires a augmenté de 19 %

Fonds Local d’Aide aux Jeunes : Fonds alimenté par l’Etat, le Département et les communes du territoire, et géré par la Mission Locale

Le montant global des aides a progressé de 5 %. Il s’agit essentiellement de dons (90 % du total) et de prêts (10 % du total).

Ces aides portent sur :

– Le financement d’une formation (en augmentation de 63 %)
– Les aides à la subsistance (en augmentation de 10 % par rapport à 2002)
– Les frais de transport (en augmentation de 33 %)
– Le logement et autres (= avances sur rémunération)

ORIENTATIONS 2004

– Déménagement du siège de la Mission Locale à Nozay en Août 2004,

– Reconduction de trois actions spécifiques pour les jeunes :

– 1. En Route vers l’Emploi (aide au permis de conduire)
– 2. Santé Bien-Etre (sensibilisation à la santé, à la protection sociale...)
– 3. Initiative   Entreprise (accompagnement des jeunes qui recherchent un contrat en alternance)

– Développement d’un projet partenarial sur le territoire de Blain qui s’appuie sur les ressources locales

– Mise en œuvre du CIVIS (Contrat d’Insertion à la Vie Sociale) suite à la disparition des Emplois Jeunes et du dispositif TRACE (1)

Etude mobilité

Une étude « mobilité » a été réalisée et montre que cette question doit être une priorité du territoire pour les publics en insertion. Elle préconise la création d’une structure chargée de ces problèmes qui interviendrait selon trois axes :

– a. l’information sur les moyens de déplacement existants,
– b. l’aide à la mobilité par le développement d’un parc de cyclomoteurs, le transport de groupe en minibus, l’initiation à la sécurité routière et à la mécanique,
– c. l’accompagnement spécifique par la sensibilisation au besoin de déplacement, l’apprentissage du code et de la conduite.


Ecrit le 1er septembre 2004 :

Insertion en baisse

En 2002 ... 69,7 % des jeunes sortant de lycée, sans poursuivre d’études supérieures, ont réussi leur insertion professionnelle.

En 2003 .... Il n’y en a que 57,8 % (source : ministère de l’Education Nationale)


Ecrit le 1er septembre 2004 :

Jeunes : 11 % de moins

Selon une étude réalisée par la Région Pays de Loire et le Rectorat de l’Académie de Nantes, les projections démographiques à l’échelon 2010 font apparaître une baisse continue de la population des 15-22 ans. L’ensemble des 5 départements des Pays de Loire est concerné, mais l’ampleur dépend des zones géographiques :

La zone du Choletais devrait connaître une diminution de 14 % des 15-22 ans

La Région de Châteaubriant devrait connaître une diminution de 11 % des 15-22 ans (soit 1000 jeunes en moins) d’ici 2007, de même que St Nazaire, Angers, le Segréen, etc.


Ecrit le 12 janvier 2005 :

 CSAJ ........c’est Sage !

Voilà un nouveau sigle et un nouveau dispositif : le CSAJ, contrat de soutien à l’autonomie des jeunes. Il est destiné à ceux qui ont des difficultés éducatives, sociales, d’insertion professionnelle ou de précarité. C’est d’abord un accompagnement personnalisé, destiné à développer l’autonomie des jeunes de Loire-Atlantique. Il est éventuellement assorti d’une aide financière.

Les jeunes peuvent déjà s’adresser à la Mission Locale de Châteaubriant, Nozay, Blain (etc) et aux assistantes sociales.

Resteront à voir : les modalités pratiques. Il ne sera pas possible, avec les moyens actuels, d’accompagner (de près) tous les jeunes qui s’adressent à la Mission Locale de Châteaubriant.


Ecrit le 30 mars 2005 :

Mission Locale
en grève

Un mouvement de grève a affecté la Mission Locale à Châteaubriant le jeudi 24 mars, pour les salaires, le pouvoir d’achat et la grille de classification et de rémunération.

En effet, depuis juillet 2003 la valeur du point, qui sert au calcul de la rémunération, n’a pas augmenté. « deux ans sans augmentation du point ! Nos salaires ne suivent même pas l’inflation » disent les salariés. Une nouvelle négociation se tiendra le 31 mars.

Le personnel en grève demande

– Une sécurisation financière des subventions accordées par les collectivités territoriales (sachant que 80 % des subventions sont consacrées à la masse salariale). « Sans stabilité financière : Précarité des salariés, aucune sécurisation des parcours professionnels ! Aucune évolution professionnelle ! ». Et ce « bricolage généralisé » concerne un organisme chargé d’assurer l’insertion des jeunes !

– des formations adaptées au public jeunes et adultes, et à leur accompagnement vers l’emploi.

Contact : 02 40 28 29 31


Ecrit le 20 avril 2005 :

 Patron : Un CIVIS !

Lu sur le site internet « Service Public »
à la date du 31/10/02 (oui, 2002) :

Les contrats « emploi-jeunes »
devraient à terme être supprimés,
a annoncé le ministre des
Affaires sociales [Fr Fillon].
Ils seront remplacés
par des contrats d’insertion
dans la vie sociale (CIVIS)

– La décision gouvernementale créant un « contrat d’insertion dans la vie sociale » (Civis) a été présentée au Parlement début 2003.
– Le programme TRACE a été supprimé fin 2003.
– Le Ministre a changé
– Les emplois-jeunes ont été supprimés.
– Et le CIVIS tardait.

Ce n’est que le 11 avril 2005 que Jean Louis Borloo a lancé officiellement son programme jeunes qui, dit-il, doit prendre sa vitesse de croisières d’ici 18 mois.

Deux contrats CIVIS ont été solennellement signé le 15 avril dans le Haut Rhin. Tu parles d’un événement considérable ! Le gouvernement lancé des fusées de tous les côtés pour éclairer sa « politique en faveur de l’emploi » . Dernière trouvaille : il faut 150 000 jeunes apprentis de plus d’ici 2009.

2006, 2009, les solutions
sont toujours pour demain ?

En France, 22,9 % des jeunes de moins de 26 ans sont au chômage (contre 10,1 % en moyenne pour l’ensemble des salariés). A sept semaines d’un référendum qui s’annonce difficile, le gouvernement mobilise sur l’emploi ! A coups de promesses ... ?

Jeudi 14 avril 2005, lors de sa rencontre-spectacle avec 83 jeunes, sous les dorures du Palais de l’Elysée, Jacques Chirac a répété : « L’Europe est la première puissance économique du monde, la première puissance commerciale, la première puissance exportatrice, la première zone d’investissement. Sur les 140 plus grosses entreprises du monde, 61 sont européennes (...) ». Bref, tout va bien. Sauf que les jeunes constatent qu’ils ont de plus en plus de difficultés à trouver du boulot, et un logement. De plus en plus de mal à vivre !


Ecrit le 18 mai 2005 :

 Mission Locale, bilan 2004

Jeune : un exemple de suivi :

Juin 2001
18 ans
l’école est finie
Les cahiers au feu
Parents et maîtres au milieu
L’avenir est enfin ouvert
Trouver un boulot - peinard -
Bien payé
La vie est belle....

Mais le temps passe.
Point de boulot.
Monte l’angoisse. ...
S’amenuise l’espoir.

Avril 2002 : le jeune s’en va frapper à la porte de la Mission Locale. Une conseillère fait le point. Niveau : deuxième année de CAP. Mais pas de diplôme. Pas de moyen de locomotion.

Recherche d’un apprentissage ou d’une entrée dans l’entreprise.

CV, ciblage d’une ou plusieurs entreprises, détermination de démarches à faire par le jeune, suivi des démarches, encouragements nécessaires quand tombent les refus. La conseillère s’aperçoit alors que le jeune a des difficultés de communication et des connaissances trop limitées.

Septembre 2002 : le jeune est admis en chantier d’insertion, pour mise en situation d’emploi (horaires, rythme de travail, respect des consignes, relations avec les autres) et soutien dans ses recherches d’emploi. Les encadrants constatent alors des problèmes de santé, un manque de maturité, des difficultés à comprendre les consignes données. Peu à peu se dessine une démarche COTOREP (travailleur handicapé). Mais le jeune refuse.

Septembre 2003 : le jeune est devenu stagiaire de la formation professionnelle. Mais les difficultés décelées précédemment sont toujours présentes. Abandon de la formation, relance de la solution COTOREP. Refus du jeune.

Juin 2004 : le jeune accepte de faire quinze jours en « atelier protégé ». Ca va mieux. Nouvel essai de 15 jours : le jeune accepte la démarche et présente un dossier COTOREP avec orientation « atelier protégé ».

Mars 2005 : le jeune intègre une équipe avec un CDD de 6 mois et la perspective d’un CDI.

Au total : trois ans de suivi par la mission locale, 49 contacts dont 22 entretiens. Cette opération a mobilisé la conseillère de la Mission Locale, l’animatrice de l’espace documentation, la Chambre des Métiers, l’ANPE, un chantier d’insertion, divers organismes de formation, médecin, psychologue, divers financeurs (dont la Région Pays de Loire et le Conseil Général de Loire-Atlantique) et divers services sociaux (assistante sociale, curatelle).

Multiples efforts
Tous les cas ne sont pas aussi lourds, enfin pas tout à fait. Mais il faut reconnaître que l’insertion des jeunes, à notre époque, demande de multiples efforts..

Pour l’année 2004, la Mission locale a été contactée par 1807 jeunes (- 7 % par rapport à 2003) dont 882 nouveaux. Les résultats sont contrastés : davantage de jeunes sur la communauté de communes Erdre et Gesvres (proximité de Nantes) et moins sur le Nord 44. Le directeur Jean Louis Dornier explique que cela est dû à une moindre disponibilité du service, liée à deux congés de maternité.

Mais il faut reconnaître aussi qu’il n’y a pas eu une « pression » de la part des jeunes, ce qui tendrait à confirmer une baisse de population au nord de la Loire-Atlantique, tant redoutée.

Les nouveaux jeunes accueillis en 2004 sont plutôt mieux formés :

Moins que le CAP : 25 %
–  122 garçons
–  97 filles

Niveau CAP-BEP : 34 %
–  140 garçons
–  154 filles

Au dessus du niveau CAP-BEP : 41 %
–  141 garçons
–  228 filles

En fait on interprète ces chiffres comme on veut disant que :
59 % des jeunes ne dépassent pas le CAP-BEP
ou bien
41 % des jeunes dépassent le CAP-BEP

Les filles sont plutôt mieux diplômées que les garçons. Mais de toutes façons, les jeunes qui s’adressent à la Mission Locale sont ceux qui n’ont pas pu quitter la région pour un travail ou une formation plus longue.

783 solutions

783 solutions ont été trouvées. La Mission Locale note une petite progression des Contrats en alternance (+ 2 %) mais une baisse des CDI (- 4 %), des CDD (- 10 %) et surtout des Contrats emplois solidarité (- 33 %).

Le fonds d’aide aux jeunes, qui est accordé par le Conseil Général, a permis de distribuer 52 557 € en 2004 mais cela a concerné 17 % de jeunes en moins.

Pour 2005 la Mission Locale souhaite améliorer encore ses services aux jeunes et développer les relations avec les entreprises, notamment pour pouvoir faire signer des contrats en alternance.

Enfin la Mission Locale poursuit son projet « mobilité » et espère amener les collectivités territoriales à soutenir cette action.

Mission Locale Nord Atlantique
1. rue Marie Curie - Pôle du Pré St Pierre - 44170 NOZAY
Tél. : 02.40.79.33.49 -


Ecrit le 18 mai 2005 :

Alternance en panne

La Chambre syndicale des organismes de formation en alternance (CSOFA) déplore le « démarrage catastrophique » du contrat de professionnalisation, mis en place le 1er octobre 2004 à la place des contrats de qualification. Dans un communiqué du 13 mai elle révèle qu’il y a eu 6500 contrats signés en 5 mois « alors qu’on devrait naviguer autour des 55.000 voire plus ».

D’après la CSOFA, cet échec s’explique en partie par l’opacité du dispositif qui est « proprement illisible pour un jeune et, sauf exception, pour les responsables d’entreprises ». Alors que les contrats de qualification aboutissaient à 84% d’insertion, le nouveau système a été « monté sans étude de terrain sérieuse et contredit les discours officiels sur la formation des jeunes » dit le communiqué


 500.000 SMS
pour promouvoir l’apprentissage des jeunes

Le ministère du Travail a envoyé, les 12 et 13 mai, un demi-million de SMS pour promouvoir l’apprentissage auprès des jeunes. Cette opération de marketing s’inscrit dans le cadre de la « semaine de la jeunesse » menée par le ministre Jean-Louis Borloo et le secrétaire d’Etat à l’Insertion professionnelle des jeunes, Laurent Hénart.

Le message envoyé est le suivant : « L’apprentissage a changé, c’est le moment d’y penser ! Découvre le nouveau statut de ‘’l’apprenti étudiant des métiers’’ sur www.cohesionsociale.gouv.fr »

L’objectif du gouvernement est d’atteindre une population de 500.000 apprentis en 2009, contre environ 365.000 aujourd’hui.

Ce n’est pas avec des gadgets
et des SMS qu’il va y arriver !


Ecrit le 29 juin 2005 :

CIVIS : Les 14 premiers CIVIS (contrats d’insertion dans la vie sociale) ont été signés à Nozay le jeudi 24 juin. Initialement, trois volets étaient prévus :
– jeunes créateurs d’entreprises
– emplois d’utilité sociale
– jeunes en difficulté

Seul demeure le troisième volet qui remplace, en les modifiant un peu, les précédents « contrats TRACE ». Le CIVIS est signé pour un an. Il s’agit d’accompagner les jeunes vers un emploi durable. En dehors des périodes de travail les jeunes percevront 5 à 10 € par jour avec un maxi de 900 € /an.



Ecrit le 16 mars 2006 :

 Inquiétudes

Lyceens_en_colere

Voici un sondage réalisé les 22 et 23 février 2006 pour le Groupe Casino / L’Hémicycle auprès d’un échantillon national de 1 000 personnes représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratification par région et catégorie d’agglomération.

Les préoccupations sur l’emploi et le chômage progressent discrètement mais de manière continue depuis octobre, où elles s’établissaient à 68%, pour se situer aujourd’hui à 75%, c’est-à-dire un niveau relativement élevé. Le taux d’inquiétude des jeunes est passé de 69% à 90%, entre octobre et janvier, chiffre le plus élevé depuis 2 ans mais recule de 6 points depuis janvier, avec 84% en février. En revanche, il progresse nettement chez les 50-64 ans depuis janvier (76%, + 4 points) alors même qu’il était plutôt en dessous de la moyenne les vagues précédentes.

Les plus inquiets aujourd’hui restent néanmoins les jeunes, ainsi que les professions intermédiaires, les chômeurs, et les sympathisants de gauche. A noter cependant que l’inquiétude sur ce point progresse chez les sympathisants de droite (74%, + 4 points).

Villepin, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue, scandaient les manifestants du 7 mars, à Châteaubriant, contre le CPE (contrat première embauche)

emplois jeunes 2004

Conseil général : soutien à l’insertion des jeunes
et aussi

contrats aidés

CPE, contrat première embauche


NOTES:

Ecrit le 4 mai 2004 :

(1) La fin du programme TRACE

Mis en place en 1998, le programme TRACE a connu trois orientations nouvelles, introduites par la seconde loi de lutte contre les exclusions de 2001 :
– une augmentation des entrées,
– la prise en charge de jeunes en rupture sociale,
– la création à titre expérimental de la Bourse d’Accès à l’Emploi (BAE).

Les entrées ont donc augmenté, touchant davantage les jeunes femmes et les diplômés (niveau bac et plus pour 13 % d’entre eux en 2002 contre 3,8 % en 1999).

Environ 110.000 jeunes ont bénéficié du programme en 2002 mais les chances d’occuper un emploi à la sortie du dispositif ont sensiblement diminué depuis 2000, selon l’étude réalisée par la Dares.

Les sorties effectives vers un emploi ont été de
– 50,5 % en 2000
– 46,3 % en 2001
– 43,1 % en 2002

« Cette dégradation est à mettre en relation avec le retournement de conjoncture intervenu à mi-2001, qui s’est traduit par une réduction des opportunités d’accès à l’emploi, en particulier pour les jeunes pas ou peu qualifiés ».

Néanmoins, une majorité de jeunes a bénéficié d’une expérience d’emploi pendant son passage dans le dispositif TRACE (69 % en 2002), le temps d’accès à l’emploi étant de l’ordre de trois mois après l’entrée dans le programme.

Le programme TRACE a été supprimé par François Fillon en juillet 2003.


Ecrit le 1er septembre 2004 :

Ni TRACE ni CIVIS ?

Trace : jusqu’à la fin de 2003, le programme TRACE visait à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes sans qualification et sans emploi, par un suivi et une prise en charge financière sur 18 mois. Le gouvernement (avec François Fillon) a supprimé TRACE et prévoyait son remplacement par un programme « CIVIS Insertion ». Le 1er juillet 2004, Patrick COTREL (élu régional Verts) a signalé que le décret d’application du CIVIS-Insertion n’est jamais paru et que, à l’occasion du plan Borloo, « il semble que le CIVIS Insertion soit condamné ». « De même, le SIFE, stage d’insertion et de formation vers l’emploi, qui a pour objet de proposer des formations professionnelles aux chômeurs de longue durée, est lui aussi menacé »