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Ni Pauvres ni soumis : lettre à Fillon

Ecrit le 4 février 2009

 Reçus quand même

Militante

Le mouvement « ni pauvre, ni soumis » est venu, de Nantes, pour rencontrer François Fillon. Témoignage :

« Nous sommes arrivés très tôt à la Halle de Béré   (16h30), nous étions 8 dont trois personnes en situation de handicap. Les Renseignements Généraux de Nantes sont venus nous voir directement sur le parking pour nous demander ce que nous comptions faire. Pas de vague toujours, « nous réchauffer à l’intérieur de la Halle, remettre une lettre de revendication du mouvement à Fillon, nous montrer ! » avons-nous répondu.. Le fait d’avoir dans nos valises la présidente de la section Ligue des Droits de l’Homme et trois copains en chariot a permis quelques égards de la part du service d’ordre.

Une fois entrés dans le premier sas de la Halle, nous avons avec beaucoup de conviction demandé à remettre notre lettre à F.Fillon. Je passe sur la négociation houleuse : il y avait de leur part une crainte tout de même à nous foutre dehors.

Voyant que nous ne lâcherions rien sur notre demande, après discussion avec le commandant en civil « Imbert, Rimbert » je ne sais plus, le reste de notre troupe a été reçu par M. Pierre MOLAGER, conseiller technique de F.Fillon, chargé des affaires locales, pendant plus d’une demi-heure, nos revendications ont été écoutées. Puis les copains (sauf deux de la LDH qui devaient être à Nantes pour 19h30) sont entrés dans la salle. Ils ont pu remettre en mains propres à Fillon leur lettre de revendication et tant mieux.

Comment ne pas perdre l’espoir
Quand on est pauvre et soumis
Comment peut-on vivre au jour d’aujourd’hui
Avec une somme si dérisoire ?
Nous on aime la vie
On refuse de vivre pauvres et soumis
On veut t-être écoutés
On marchera jusqu’à l’Elysée. 

(sur l’air de Mon amant de St Jean)

 Manifestation du 29 janvier 2009

Un an après sa création, le mouvement « Ni pauvre, ni soumis 44 » considère que les réponses apportées par le président de la République et le gouvernement ne sont pas à la hauteur des enjeux des réformes à engager pour la création d’un revenu d’existence pour les personnes handicapées :
– des centaines de milliers de personnes en situation de handicap vivent sous le seuil de pauvreté, malgré la revalorisation de 5% de l’allocation aux adultes handicapés, sans oublier les personnes bénéficiaires d’une pension d’invalidité, dont la revalorisation a été inférieure à l’inflation ;
– ces personnes, déjà extrêmement fragilisées, doivent faire face à l’augmentation des restes à charge avec l’instauration des franchises médicales… ;
– les personnes en situation de handicap ou malades sont particulièrement touchées par la crise économique et sociale : augmentation du taux de chômage, précarité de l’emploi accrue...

La crise financière et sociale que nous traversons rend encore plus urgente l’instauration d’un véritable revenu d’existence pour les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler en raison de leur handicap ou de leur maladie.

Notre collectif refuse que se surajoute à cette crise, une « crise de la solidarité » qui conduirait à laisser durablement sous le seuil de pauvreté des personnes en raison de leur handicap ou de leur état de santé.

Par sa solidarité avec la journée de mobilisation du 29 janvier, le collectif Ni pauvre, ni soumis, dont les revendications sont complémentaires, affirme sa volonté de voir les personnes en situation de handicap et de maladie invalidante reconnues comme des citoyens à part entière dans le cadre de ce mouvement social inter organisationnel !

Voir le blog « Ni pauvre, ni soumis » : http://www.nipauvrenisoumis.org


Ecrit le 4 février 2009

 Les pauvres attirent les antennes

Rien ne prouve la nocivité des antennes-relais installées partout en France par les opérateurs de téléphonie mobile. Rien ne prouve leur innocuité, non plus. C’est le constat, un peu désespérant, du remarquable documentaire de Sébastien Deurdilly diffusé dimanche 25 janvier sur France 5.

Dans les villes, les copropriétaires sont de plus en plus réticents pour accepter les antennes. Du coup, les opérateurs choisissent de préférence les logements sociaux, nettement moins regardants. Et puis, dans ce cas, l’interlocuteur est unique. Pas besoin de convaincre une assemblée générale de copropriétaires !

« De très nombreux HLM, dès lors qu’ils ont neuf ou dix étages, se retrouvent avec une antenne collée sur leur toit. Beaucoup plus que les immeubles ordinaires ! On est dans un domaine où inégalité sociale et inégalité environnementale se rejoignent. En gros, ce sont les pauvres qui s’en prennent le plus dans la gueule en matière de champ électromagnétique », explique un élu Vert de Paris au journal Le Monde du 27 janvier.

Ces antennes sont de plus en plus souvent camouflées sous de fausses cheminées comme à l’école Gerson à Lyon.

Le comble est peut-être cet immeuble parisien qui ne compte pas moins de neuf antennes sur son toit, à raison de trois pour chacun des opérateurs, Bouygues, SFR et Orange. De nombreux habitants se plaignent de maux de tête, sifflements dans les oreilles, insomnies. Les cas de cancer y seraient plus fréquents qu’ailleurs... Ces arguments sont balayés d’un revers de la main par Emmanuel Forest, vice-président de Bouygues Telecom.

Il y a pourtant un indice inquiétant. Depuis 2001, les compagnies d’assurance refusent d’assurer les opérateurs de téléphonie mobile contre les risques sanitaires qu’ils font courir à leurs clients. Elles s’appliquent à elles-mêmes, comme on voit, le principe de précaution.


Ecrit le 4 février 2009

 Personnes vulnérables

Vieillissement de la population, développement de la maladie d’Alzheimer  ... chaque année, le nombre des personnes vulnérables augmente.

Le ministère de la justice a donc ouvert le site
http://www.tutelles.justice.gouv.fr
afin de faciliter la compréhension de la loi de mars 2007 concernant la protection des personnes vulnérables.

La réforme des tutelles qui est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 propose en effet la création d’un mandat de protection future afin de permettre à toute personne de désigner à l’avance un tiers de confiance pour la représenter en cas d’incapacité future (désignation sous acte notarié ou sous seing privé).

Les personnes désignées comme mandataire spécial, curateur ou tuteur peuvent être soit un membre de la famille (en priorité) soit un professionnel (salarié d’une association tutélaire, employé d’établissement de soin ou d’hébergement ou gérant privé indépendant).

La loi du 5 mars 2007 a été complétée par les décrets du 30 novembre 2007, du 5 décembre 2008 et du 22 décembre 2008.