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Ni pauvres ni soumis : un an, deux ans et ... rien

Ecrit le 25 mars 2009

 Et rien de plus !

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Ni pauvres ni so

Le 29 mars 2008, le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » regroupant une centaine d’organisations du champ du handicap, de la maladie et du secteur sanitaire et social rassemblait 35 000 manifestants, dont 750 de Loire-Atlantique, à Paris pour exprimer l’urgence de créer un revenu d’existence pour les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler en raison de leur handicap ou leur maladie, quels que soient leur lieu de vie et leur âge et un réel accès au travail pour ceux qui peuvent travailler.

Depuis cette date, le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » considère que les réponses apportées par le président de la République et le gouvernement ne sont pas à la hauteur des enjeux des réformes à engager pour la création d’un revenu d’existence :
– des centaines de milliers de personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante vivent sous le seuil de pauvreté, et ce malgré la revalorisation de 5 % de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) en 2008, revalorisation qui par ailleurs oublie les personnes bénéficiaires de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), de pensions d’invalidité ou de rentes d’accident du travail ;

– ces personnes, déjà extrêmement fragilisées, doivent faire face à l’augmentation des restes à charge avec par exemple l’instauration des franchises médicales… ;

– les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante sont particulièrement touchées par la crise économique et sociale : augmentation du taux de chômage, précarité de l’emploi accrue, augmentation du prix des produits de première nécessité…

Le président de la République et le gouvernement prennent de nombreuses initiatives économiques et sociales pour répondre à cette crise. Mais, aucune mesure de solidarité annoncée ne prend en compte la dégradation financière des personnes en situation de handicap et des personnes atteintes de maladie invalidante.

 Revenu d’existence

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Ni pauvres ni so
Manif 21 mars 2009

Le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » demande d’urgence au président de la République et au gouvernement de prendre deux engagements d’ici le 29 mars prochain :

– l’élargissement de la prime de solidarité active de 200 € prévue au 1er avril 2009 à tous les bénéficiaires des minima sociaux (y compris les titulaires de l’AAH ou de
l’ASI), de rentes, de pensions dont le montant est en dessous du seuil de pauvreté ;

– l’ouverture dès aujourd’hui d’un « Grenelle de la solidarité » sur l’instauration d’un revenu d’existence.

Les personnes en situation de handicap, les personnes atteintes de maladie invalidante, et leur famille, n’acceptent plus d’attendre. Elles considèrent qu’il s’agit d’un manque de considération du président de la République et du gouverne ment à leur égard.

Parce que la solidarité a aussi un visage, le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » a manifesté à Nantes le samedi 21 mars 2009, (avec une délégation de Châteaubriant) pour témoigner de toutes les détresses oubliées et que la solidarité a aussi un visage.


Ecrit le 31 mars 2010

 Ni pauvre ni soumis, 2010

Un collectif de 40 associations du champ du handicap et des droits de l’homme, milite depuis deux ans pour un revenu d’existence décent et l’accès à l’emploi pour tous. « Franchises médicales, hausse du forfait hospitalier, fiscalisation des accidentés du travail,... trop c’est trop » expliquent les membres de NPNS44 (Ni Pauvres, ni soumis).

Pour Jean-Pierre C., il s’agit d’une véritable injustice sociale : « Je vis avec l’allocation adulte handicapé de 682 euros, une fois le loyer de 190 euros payé et les factures, comment voulez-vous que je vive décemment avec mes deux enfants ? Je dois me restreindre au quotidien, même un cinéma en famille devient impossible ! »

Le 27 mars le mouvement a organisé une Votation citoyenne « pour interpeller les citoyens sur la précarisation et dire Oui à la solidarité et à un revenu d’existence décent pour tous ! » explique Grégoire Charmois de la coordination NPNS44.