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Au cul d’la tonne : avril 2007

Ecrit le 4 avril 2007

 On s’aimera

On est teurjou dans la religion. Le peuple souverain a choisi douze apôtres qui sont en train de prêcheu partout la bonne nouvelle : le bonheur est pour demain, c’est ben sûr et certain ! Y aura pu de migreux et de migraineux ; pu de grévous et de crève la faim ; pu de keuniauw qui sauront rein et feuront rein ; pu de prisons sans des biauw barreaux ; pu de paizans sans OGM et sans font du cidre ; pu de zuzineu à deulocaliseu !

Mon Sarko qu’a pris sa liberteu y mettra des gendarmes partout (des copains m’ont montreu hein-ne belle photo de « la France d’après ») pour faire la fête aux sans papieu, aux institutrices et aux trichous.

Ma Ségo est feura de la culture pour tous (elle l’a dit à Nanwtes avec pien d’artistes) ;

Mon Baïyerou y donnera un cheuvauw à chacun et mon José un petit mouton du Larzac.

Où c’est qu’faut alleu pour avaïye des bon-nes chouses ? En Irlande, où les cathos et les protestants vont enfin s’aimeu ; à Riad où les arabes veulent aideu les palestiniens ; à la côte d’ivoire où mon Paquebot veut réunir ses deux morciauws diviseu. On s’aimera don malgreu tout.

			Le Herveu Delouard de Conqu’reu

Ecrit le 11 avril 2007

 Les apaisou

Les apaisou

Mon Baïyerou a trouveu un biauw mot pour le perchain ou la percheune Présidente : hein ou hein-ne APAISOU . Y aura du boulot ! Quand je vaïye dans mon pré les p’tits viaux de deux ou trois jours qui commençeu à s’encorneu.

– Apaiseu les gendarmes et les volous, les chassous et le gibieu,
– Apaiseu les patrons et les commis, les maites d’école et les keuniauw,
– Apaiseu les vendous et les achetous, les villous et les campagnous,
– Apaiseu les marchands de canon et les terrorrisses,
– Apaiseu les deux coteux des guerres civiles et les vaïzins qui peuvent pas se supporteu.

Si mon Bouche aveu éteu un apaisou, il aurait pas fait le carnage en Irak ; et, asteure, il faut que ce soïye la spikeure, la belle Nancy Pélosi qui aille reupareu les dégâts au Proche-Orient, avec les gros yeux de mon Bouche. Y a ben que les fon-mes pour apaiseu les hon-mes ! (ça marcheu pas teurjou, la preuve entre mon Sarko et ma Sego qui s’eumeut pas ben de c’temps-ci.)

Des faïyes, y a des excitous qui deuviennent des apaisous comme le Mamoud Ahmadinejab qui a libéreu les marins de la reine et leur a donneu des cadeaux après les avaïyes emprisonneu. C’est Pâques partout !

			Le Herveu Delouard de Conqu’reu

Ecrit le 18 avril 2007

 De leingne ou de près

J’ai des vaïzins qui sont bizarres. Quand le printemps arrive, y s’en alleu dans la neuge, faire du ski ; en hiver, y parteu au chauw dans les tropiques ; en éteu, les v’la dans la glace, au Gros haine land. Et pour mangeu, c’est paraïlle : des fraises, à Noël, des cerises à Pâques, des asperges à l’automne. Y respecteu pu les saisàns. Y sont teurjours ailleurs qu’à maintenant !

Maïye et ma fon-me, on a voulu aussi quitteu le pays et alleu vaire en Afrique comment y regardeu la France en train de se chamaïlleu. On r’viendra juste pour voteu et on vous racontera tout ce qu’on a vu et ouï.

On commencera par alleu cheu des amis, à Algeu, la ville bianche qui descend dans la mer bleue. Après, on r’tournera au pieu de l’atlas blidéen, dans la Mitidja et ses cultures où on a vécu quatre hanw. Et pi dans les biauws villages kabyles, inspecteu les cheuves et les moutons, les zolivieux et les figuieux.

Ce qui se passera dans le monde n’aura pas le même goût, ni les mêmes couleurs vu avec les zieux des étranges étrangeux. Ce qui est sûr, c’est qu’on est attendu et que chacun nous dira : merci d’être venu nous voir. « étrangeux, amarre ici ta galère » comme chanteu mon copain Glenmor.

			Le Herveu Delouard de Conqu’reu

Ecrit le 25 avril 2007

 Sa péteu en Afrique

Bon Diou ! on peut pu se promeneu tranquille ! Algeu qu’aveu passeu des anneu d’attentats et croyeu êtes tranquilleu, vlà que ça reveneu ! On éteu ben chez de vieux amis à r’gardeu des photos et à 500 m, on wouaille deux gros peutards qui casseu les carreaux. On croiyeu queu c’éteu des boutaïlles de gaz qu’exploseu. Eh ben non ! c’éteu des bombes quasi-cases qui feuzeu sauteu le comis sariat d’à côteu, de Bab Ezzouar. La paniqueu dans la citeu !

Apreu, on apprend que le gouvernement Géneural a euteu attaqueu et queu y aveu des bombes partout dans les biauws quartieux. Défense de bougeu pendant hein-ne journeu.

Apreu, on a repris nos tourneux et nos peuleurinages : Meuftah où on a habiteu, y a trente hanws et qu’est devenue hein-ne granwde ville, Blida, la wilaya, les montagneux de la kabylie où l’iauw du ciel tombeu comme jainmeuille : des torrents dévaleu à pien ; y aura des reusèrves pour l’éteu.

On a éteu vaire les singes à la valleu de la Chiffa et la vieulle Tipasa où les romains aveu bâti hein-ne belle ville avec des temples, des théâtres, des cirques, des tout à les goûts et des cabinets commune aux taires ; les preumieux chrétiens , des bats ziliques et des bats tistères. Comme y feuseu biauw, on a pris des photos, avec la mer, les fleurs, les rocheux chanteux par les poïètes. On a lu la stèle à Albert Camus toute dreute avec c’te phrase : « je comprends, ici, ce qu’est la gloire et l’amour sans mesure ».

Asteur, on est revenu pour voteu Ségo et Utile.

			Le Herveu Delouard de Conqu’reu