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Crise : Les inadaptés n’ont qu’à s’adapter

Ecrit le 13 mai 2009

Les inadaptés n’ont qu’à s’adapter

Avec une brutalité rarement égalée, la crise détruit chaque jour plus d’emplois. Elle fait ainsi grimper la courbe des personnes fragilisées et, dans les établissements d’accueil et de réinsertion sociale, les listes d’attente s’allongent.

En face, les Drass et les Ddass (direction départementale de l’action sanitaire et sociale) doivent élaborer des stratégies d’économie sur les années 2009, 2010 et 2011. Des tours de vis qui concernent également la prise en charge des mères avec enfants.

Selon la FNARS (fédération nationale des associations de réinsertion sociale), l’aide de l’Etat est en baisse de 10%, alors que les missions de prévention de l’exclusion et de l’insertion des personnes vulnérables ne cessent de gonfler (+ 20%).
 
« C’est de la folie, on ne peut pas avoir 70 000 chômeurs de plus par mois avec ses inévitables conséquences et en même temps constater une diminution des moyens consacrés à l’accueil », s’est exclamé un responsable d’association. « On ne peut pas se contenter de nourrir et de coucher les gens, nous devons les prendre en charge comme des personnes à part entière en les rendant autonomes », a expliqué un autre.
 
Outre la qualité qui ne sera plus forcément au rendez-vous, les responsables de ces associations craignent les retombées économiques pour leurs propres structures. Certaines annoncent d’inévitables licenciements après deux ans de gel des salaires. « Comment fonctionner en 2009 si nous n’obtenons pas une rallonge ? ». C’est la question lancinante posée par le milieu associatif dont les besoins ont été de 9,2 millions en 2008, alors qu’elles n’ont touché que 8,3 millions de l’Etat.

C’est à se demander si l’Etat ne cherche pas à provoquer la faillite des établissements les moins rentables. Pas d’inquiétude ! Les banques françaises, largement subventionnées par Sarkozy, vont sûrement voler au secours de ces courageuses entreprises.