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009-00. Sarko and Co

Ecrit le 25 février 2004 :

  Restaurateurs 400 000 ou 40 000 ?

Les restaurateurs auront-ils satisfaction ? En tout cas le Premier Ministre a promis un allègement des charges sociales de 400 euros sur un salaire de 1700 euros, et, pour 2006, la baisse de la TVA. Si cela pouvait améliorer les conditions de travail de ces emplois pénibles, ce serait bien.

En ce qui concerne la baisse des charges, le coût serait de 1,5 milliard d’euros sur dix-huit mois. Pour combien d’emplois ? Au Sénat, le 12 février 2004, M. Raffarin annonce : 400 000 emplois. Effarement de M. Fillon, qui signale discrètement son erreur au premier ministre dès qu’il se rassoit au banc du gouvernement : il s’agit de 40 000.

Selon Le Monde « A peine la séance terminée, M. Raffarin fait chercher, par un huissier du Sénat, le journaliste de France 3 qui assure la retransmission en direct des questions au gouvernement. Le prenant à part, il lui suggère de faire une nouvelle « prise », dans laquelle il pourrait de nouveau répondre à la question et rectifier son erreur ». Impossible de refaire une « prise » puisqu’aucune équipe de France 3 n’est présente. Le premier ministre tient alors à s’assurer que la phrase fautive ne passera pas et, le lendemain, elle ne figure pas non plus au compte-rendu officiel du Sénat destiné au Journal officiel.

Une omission, sciemment commise, n’est-elle pas un mensonge ?


Ecrit le 15 avril 2004
après les élections régionales de mars 2004

 Chemin de croix pour Raffarin Premier de corvée

La presse n’est pas tendre pour ce pauvre Raffarin qui, actuellement, est à faire pitié. Selon le Canard Enchaîné, Chirac a été bien sévère, lui reprochant les échecs avec les chercheurs, les intermittents, les chômeurs de longue durée, sans oublier les radars automatiques et gaffeurs, les taxes sur le gas-oil et les cigarettes, et la crise agricole. A croire que Chirac n’est pas Président de la République et n’était pas au courant de ce qu’avait fait son premier ministre depuis deux ans.

M. Raffarin aurait sans doute bien voulu ne pas rempiler, mais Chirac a préféré le sacrifier jusqu’au bout. Avec un sens politique qui nous échappe, MM. Chirac et Juppé ont constitué le gouvernement en faisant appel à des ministres battus (comme François Fillon, Xavier Darcos, Xavier Bertrand, Dominique Bussereau) ou condamnés par la Justice (comme M. Renaud Donnedieu de Vabres, condamné le 15 février dernier pour financement illicite du Parti républicain). Pendant ce temps là, d’autres ministres qui, eux, ont été élus (comme Alain Lambert qui a repris un siège de Conseiller Général au PS), ont été priés de rentrer chez eux. Personne pourtant ne se bousculait pour entrer au gouvernement.

L’explosé de la situation

Dans son discours du lundi 5 avril 2004, M. Raffa-rien faisait peine à voir. Les députés de sa majorité, d’ailleurs, ne le regardaient pas. Ils bâillaient ou faisaient leur courrier, jouaient sur leur ordinateur portable et oubliaient même d’applaudir quand il fallait. C’est bien connu : il n’y a plus de supporter pour une équipe qui perd.

Las était aussi Raffarin ce 5 avril, répétant que la « France ne peut pas réussir sans travailler davantage » quand elle se meurt de ne pas offrir de travail à 10 % de la population active.

 Raffar-incompris Usé, fatigué, sans idées

A la fin de l’allocution de Jean-Pierre Raffarin, nombre de députés UMP n’ont même pas pris la peine de se lever, contrairement à la consigne passée. Deux députés UDF seulement ont applaudi par pure forme...

Les élus socialistes avaient décidé d’être d’une « voracité silencieuse » et cette consigne « de ne pas réagir » a rendu l’ambiance encore plus sinistre.

Même Michel Hunault, qui a pourtant le génie de se placer dans le champ de la caméra, n’a pas fait d’apparition : signe que tout va mal et qu’il n’est pas bon de se montrer solidaire des hommes en perte de vitesse.

Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine !
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,
La pâle mort mêlait les sombres bataillons.
D’un côté c’est l’Europe et de l’autre la France.
Choc sanglant ! des héros Dieu trompait l’espérance ;
Tu désertais, victoire, et le sort était las.

(Victor Hugo)

 Sarko s’enflamme

La discussion fut plus animée le mercredi 7 avril quand Nicolas Sarkozy, qui a hérité du Ministère des Finances, a enflammé l’Assemblée nationale, en brocardant avec vigueur la gestion des finances publiques par la gauche depuis 1981

Mais Nicolas contredit Sarkozy ! En effet, dans un communiqué du 6 avril, le Ministère des Finances a révélé que le déficit budgétaire de la France a atteint 20,86 milliards d’euros à la fin février, soit près de 35 % de plus que les 15,47 milliards de l’année dernière. C’est quand même pas la gauche qui a fait ça.

Fin février 2004, l’augmentation des dépenses du budget général s’établit à 14,6 % par rapport à février 2003, précise Bercy dans un communiqué, tandis que les recettes nettes s’établissent à 33,7 milliards d’euros à la fin février, en augmentation de 5 % par rapport à la même période de 2003. Quand les recettes n’augmentent que de 5 % avec des dépenses qui augmentent de 14,6 % on trouve un « effet de ciseau » comme pour les finances de Châteaubriant.

La charge nette de la dette de la France apparaît en augmentation de 10,1 % sur un an à la fin février.

Le Ministère des Finances annonce encore 18,980 milliards de dépenses nouvelles, notamment la prise en charge par le budget de l’Etat des dépenses du Fonds de financement de la réforme des cotisations patronales de sécurité sociale (Forec) à compter de 2004 et des contributions nouvelles au financement de Réseau ferré de France (RFF).

Transfert de compétences
(sans jeu de mots)

L’examen des transferts de compétences aux collectivités locales, qui devait avoir lieu le 7 avril, a été d’abord ajourné, puis repoussé au 14 avril, en attendant de connaître « le dispositif financier donnant les garanties nécessaires de ressources aux transferts de compétences envisagés ».

C’est qu’il y a des inquiétudes à avoir : selon le dernier rapport de la Commission Consultative sur l’évaluation des charges de décentralisation (paru en 2003) l’Etat ne couvre que les deux-tiers des dépenses qu’il transfère aux Régions (et qu’il s’était engagé à compenser en totalité).

 “Ce texte est à chier ...”

M. Raffarin refuse de voir enterrer le projet qui, depuis deux ans, lui tient tant à cœur. Mais les principaux dirigeants de l’UMP, Alain Juppé en tête, savent que la décentralisation est devenue, après la déroute électorale, un véritable repoussoir chez les élus UMP qui protestent contre le maintien du vote sur la décentralisation imposé par M. Raffarin pour le 14 avril.

Les plus anciens gaullistes demandent carrément le retrait du texte, « paré » de tous les maux. Les plus violents sont les battus des récentes élections, qui accusent le chef du gouvernement de les avoir « menés à l’échafaud » avec ce projet. Ils parlent d’un « projet mal ficelé ». « Ce texte est à chier » dit même Pascal Clément, président de la commission des lois, qui ajoute cependant : « Sacrifier la décentralisation, c’est sacrifier Raffarin ». Et voilà comment sera voté un texte dont personne ne veut, ni la Droite, ni la Gauche.

La démocratie trouve là ses limites.


Ecrit le 11 mai 2004 :

 Le trop plein

Tous sur le pont ! Les ministres font de la surenchère. C’est à qui se dressera sur ses ergots le plus haut possible, au risque de la cacophonie ! Le premier ministre jean-Pierre Raffarin ne contrôle plus rien. Sarkozy joue au Président de la République, Douste-Blazy parle d’offrir un brumisateur aux personnes âgées. Borloo annonce une hausse des cotisations patronales avant d’annoncer qu’elle n’aura pas lieu vu que les patrons y sont opposés. Il annonce une grande politique du logement pendant que Sarkozy diminue les crédits logement !

De tous les côtés on tire à hue et à dia. On parle ici, on parle là, tirs en rafale de déclarations pour couvrir la voix de Sarko.

Nicolas Sarkozy a bien compris qu’il était visé par cette tactique du trop-plein. « Les autres ministres, j’ai de leurs nouvelles par la télévision, ces temps-ci », a-t-il fait mine de s’amuser lors de sa conférence de presse du mardi 4 mai 2004.

On a un sentiment de
gribouillage médiatique
et de flou politique !

Le premier ministre a tenté de reprendre la main jeudi 6 mai. Pitoyable, il a éprouvé le besoin de marteler qu’il était le chef. « Ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui fait la régulation budgétaire, c’est le gouvernement qui la fait », a-t-il fait valoir, en soulignant que les élections européennes du 13 juin ne constituent pas pour lui un couperet. (On lui prête cependant l’intention d’être candidat aux Sénatoriales en septembre). Après la déroute des élections régionales, il a promis « plus d’écoute » mais aussi « des réformes moins brutales » et annoncé une série de mesurettes sans grande cohérence :

Un meilleur remboursement des lunettes pour les enfants, et une hausse du SMIC de 5 % (déjà annoncée) .... et une amnistie fiscale pour ceux qui ont placé illégalement de l’argent à l’étranger (mais pas avant 2005, et pas avant d’avoir vu comment ça se passe en Allemagne). Il envisage « une pièce pour la Sécu » : les patients auraient à leur charge « une pièce » sur chaque acte médical (1 € ? 2 € ?).


Ecrit le 1er septembre 2004 :

 Mumuse

Avez vous vu le père Fouettard ?
Sarko gris, Sarko rouge, Sarko noir ..
Avez vous vu le père Fouettard ?
Devenu Enar plus qu’ Anar !
Il est rentré à l’Elysée,
a piqué le porte-monnaie,
tout le monde, a bousculé,
pour parvenir le Premier.

Avez-vous vu le Père Pétuel ?
Raffa bleu, Raffa blanc, Raffa ....rinelles !!
Avez-vous vu le Père Pétuel ?
Venu d’en Haut ...polichinelle...
Il était dur de l’éviter,
après les Régionales s’est accroché,
sur les rochers, s’est agrippé
pour finir toujours... à l’Elysée...

Avez-vous vu le Père Sistant ?
Chichi bleu, ChiChi rouge, ChiChi blanc
Avez-vous vu le Père Sistant ?
Un verre à la main et chantant ?
il cherchait la porte de l’Elysée
depuis longtemps voulait rentrer :
« Vive l’abstention, Vive l’insécurité ! »
Jack Pot il a marqué.

Cécile H


Ecrit le 14 septembre 2005

 Sarko......miles

Destin

Jacques Chirac a été hospitalisé le 2 septembre 2005 pour un accident vasculaire cérébral que sa famille qualifie de mineur. Il n’empêche qu’il ne peut plus prendre l’avion d’ici 6 semaines et qu’il devra avoir un emploi du temps allégé. Le plus dur reste à faire : assurer à Jacques Chirac une fin de mandat où il donnera le sentiment d’être un président encore actif et, si possible, écouté. La guerre de succession est engagée plus tôt que prévu, avant le terme normal de 2007. Voici venu le temps des promesses débridées et des surenchères. Le pays a-t-il à y gagner ?

L’accident vasculaire de Chirac, vu par le Canard Enchaîné :

Un patient
Deux impatients

 Sarkôme

Un lecteur de la région castelbriantaise, qui a acheté un billet de train sur voyages.sncf.com a eu la surprise de recevoir ....... une publicité de Nicolas Sarkozy qui appelle à participer à son projet pour 2007. La lettre précise « en lisant cet e-mail gagnez 10 maximiles grâce à l’UMP » ...... autrement dit des « points cadeaux ». Ainsi l’UMP achète ses électeurs comme un vulgaire supermarché.

Sarkomiles
Lettre de Nicolas Sarkozy

Lui ...

Comment ne pas entendre parler de lui ? Comment ne pas parler de lui ? On a l’impression qu’il est déjà le personnage le plus important de la nation France ? Comment se fait-ce ?

Il faut dire qu’il a un joli parcours, le bougre ! Conseiller municipal dès 22 ans puis maire de Neuilly à 28 ans. Rapidement conseiller de Balladur qui le soutient fortement aujourd’hui. Il obtient des postes stratégiques au Conseil Général des Hauts-de-Seine puis des portefeuilles ministériels. Il accuse des échecs à certaines élections. Mais l’animal politique qu’il est a rapidement compris comment utiliser les médias.

Et aujourd’hui, tout le monde se comporte comme s’il était déjà chef d’Etat. Pas un jour, pas une phrase de commentateur qui ne nous rappelle que Lui est partout, tout le temps.

Il a déjà exprimé son programme de futur président : et alors, quoi de neuf à part des vieilles recettes libérales usées comme mes chaussettes. Rien, du vent : Katherina qui détruit tout sur son passage.

Mais Lui est là, jusqu’à quand ? La question, la seule qui vaille, est qui.

Qui arrivera à arrêter Lui ? Personne ne le sait ...

LT


Ecrit le 5 octobre 2005 :

 Sarko ...spammeur

Spammé par Nicolas

800 000 internautes ont reçu un message de Nicolas Sarkozy (UMP). Le contenu du message relève du ton habituel de ce petit roquet déplaisant : « [...] pour restaurer la confiance, nous devons apporter des réponses simples, rapides et efficaces aux questions posées par les Français sur l’emploi, l’immigration, la fiscalité ou la sécurité. » . Voir : http://www.u-m-p.org/newsletter/lettre_information_050905v2.htm

Oui, vous avez bien lu, des réponses « simples » et « efficaces » sur la fiscalité ou l’immigration. Autrement dit, baisser les impôts par principe quoi qu’il arrive et quelles que soient les politiques publiques ; et concernant l’immigration, on évitera de traduire trop explicitement ce que peuvent bien être des solutions « simples et efficaces »... sans quoi on risquerait de tomber sous le coup de la loi sur la répression du racisme. Une fois de plus, voici une illustration que pour prospérer dans un régime spectaculaire, la démagogie est l’arme numéro un.

Le fait d’envoyer toutes ces lettres non sollicitées s’appelle un « spam » (ou encore un pourriel, contraction de poubelle et de courriel) |1| et c’est un délit. En France En France, le pourriel est réglementé, d’autant plus qu’il implique la possession, la conservation (et souvent le commerce) de listes d’adresses électroniques récupérées automatiquement (dans des forums de discussion, des sites Web), ce en contradiction avec la loi informatique et libertés. Une loi impose l’accord des destinataires pour tout type d’adresse comportant le nom d’une personne.

Monsieur le Ministre de l’Intérieur devrait pouvoir faire respecter la loi ... qu’il viole en tant que Président de l’UMP.
BP  

|1| Courriel : courrier électronique (internet)


Ecrit le 5 octobre 2005 :

 Sarko ... brothers : Le frérot dépose le bilan

Selon Libération , vendredi 30 septembre : un nouveau dépôt de bilan dans le Textile. Le patron porte un nom célèbre, Sarkozy, Guillaume. Le frère de l’autre ! Une des grosses pointures du Medef dont il brigua la présidence.

Tissage de Picardie à Villers-Bretonneux (Somme), 95 salariés, a déposé son bilan.

Concurrence de la Chine, flambée de l’euro, disparition d’un gros client ... ça va vite. En quelques années les ventes sont tombées de 10 à 6 millions d’euros et une quarantaine de salariés ont quitté l’entreprise. Et Sarko-frère ne fait pas mieux que les autres.

Les salariés paieront.


Ecrit le 12 octobre 2005 :

 Qu’est-ce que la migraine ?

Quand elle est diplomatique, c’est une souffrance horrible, alléguée par une femme qui se refuse aux assauts de son partenaire, ou par un Ministre de l’Intérieur qui, suite aux assauts verbaux du Premier Ministre, n’a pas envie d’aller au Conseil des Ministres

Or donc, le 5 octobre, à 11 h 57 on apprend que Nicolas Sarkozy a séché la réunion habituelle, pour cause de migraine. « Il est couché » dira même Brice Hortefeux, ami intime du Petit Nicolas.

Hélas à 15 h 14 une dépêche d’agence révéle (ce qui fut confirmé) que Nicolas, à 11h30, avait donné une audience à Brigitte Bardot. Il n’en fallait pas plus pour que des mal-intentionnés commentent : « Nicolas préfère Brigitte à Dominique ». D’autant plus que, la veille, Dominique (de Villepin) avait tancé le ministre-président de l’UMP en lui disant que « la rupture » dont il se gargarise, en France « ça s’est terminé dans le sang ». Peut-être que Nico a eu peur du sang.


Ecrit le 19 octobre 2005 :

 Où est la tapette à mouches ?

Le moche en tient une couche

Dans une crise montante, sablonneuse, malaisée,
Et de tous les côtés au marché libéral exposé,
Des milliers d’ouvriers tiraient la charrue de l’économie.
Rmistes, chômeurs, emplois précaires, tous étaient descendus ;
La masse ouvrière suait, soufflait, était rendue.
M. Sarkozy survient, et des ouvriers s’approche,
Prétend les animer par son bourdonnement,
Pique l’un, pique l’autre et pense à tout moment
Qu’il fait aller la machine,
S’assied sur le tiroir-caisse, sur le nez des syndicats.
Aussitôt que la charrue chemine,
Et qu’il voit les salariés licenciés,
Il s’en attribue uniquement la gloire,
Va, vient, fait l’empressé : il semble que ce soit
Un sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens et hâter la victoire.
M. Sarko, en ce commun besoin,
Se plaint qu’il agit seul et qu’il a tout le soin ;
Qu’aucun n’aide les ouvriers à se tirer d’affaire.
Le Medef ré-enchantait-il le monde :
Il prenait bien son temps ! Villepin chantait-il :
C’était bien de chansons qu’il s’agissait !
M. Sarko s’en va susurrer aux oreilles des Français,
Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du brassage, l’insécurité revient au créneau :
« Attention, Attention ! » dit M. Sarko aussitôt :
« J’ai tant fait que nos gens sont enfin complètement inquiets.
Ca, chers Français, payez-moi de ma peine et votez. »

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et partout importuns, devraient être chassés.
C.H


Ecrit le 3 novembre 2005 :

 L’insécurité selon Sarko

Menton relevé et grands gestes des bras, le ministre de l’Intérieur, un certain Sarkozy, a reçu le 19 octobre les chefs des groupes d’intervention régionaux (GIR), ces unités spécialisées dans la lutte contre l’économie souterraine.

Une occasion, pour lui, de lâcher quelques viriles incantations à l’encontre des quartiers difficiles. « Les violences urbaines, les voitures qui brûlent, les trafics de drogue, les occupations de halls d’immeuble, l’économie souterraine, on leur déclare une guerre sans merci. Maintenant, ça suffit ! » Et attention ! Nicolas Sarkozy, pour ce faire, veut des policiers prêts à en découdre. « J’ai besoin que vous ayez faim, leur a-t-il lancé. Si vous n’avez pas bon appétit, faites autre chose ! ».

Un discours de vestiaire de foot qu’il tenait déjà, peu ou prou, voici trois ans et demi. Pour des résultats que l’on sait : derrière une baisse trompeuse des statistiques policières, les agressions avec violences n’ont pas cessé d’augmenter. Tout comme le nombre de voitures brûlées qui, selon les derniers chiffres de l’année 2005, dépasse déjà la barre des 28 000. (contre 21 100 en 2004, soit une augmentation de 33 %)

Après les phrases chocs, les images. La presse était donc conviée, deux jours plus tard, à un nouveau « sarkoshow » donné dans le quartier des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes (Essonne). Le thème : « la prévention de la délinquance, qui doit faire l’objet d’un projet de loi avant la fin de l’année ».

La dernière fois que Nicolas Sarkozy est venu dans ce quartier, c’était il y a trois ans, pour présenter les Flash-Ball. « Depuis, la violence a continué à augmenter, commente Bruno Piriou, député communiste. Cela montre bien que la seule réponse répressive ne suffit pas. Ici, un père de famille sur deux est au chômage, 300 logements sociaux attendent toujours d’être reconstruits et le quartier reste sans vie commerciale ou culturelle... Sarkozy répète que chacun doit être responsable de ses actes. Eh bien moi, j’attends du gouvernement qu’il soit responsable en matière d’emploi et de formation ! »

Malheureusement, Nicolas Sarkozy n’a pas pu entendre ces quelques remarques. À 13 heures, il était déjà reparti. Direction : les états généraux de la sécurité routière. Et la suite de sa course à l’échalote avec Jacques Chirac.

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Ecrit le 1er mars 2006 :

 La virilité télégénique et la liberté d’expression

Un magistrat peut-il avoir une opinion personnelle, comme tout citoyen ? Il semble que non : Didier Peyrat, vice-procureur chargé des mineurs à Pontoise, a reçu, jeudi 2 février, un avertissement pour avoir publié deux tribunes dans Libération et Le Monde, à l’occasion des violences urbaines de novembre 2005.
Les termes de ces articles de presse « me paraissent contraires aux obligations de réserve et de prudence », a écrit le procureur général de la Cour de Versailles.

Le premier article en cause, intitulé « Banlieues : Mai 68 ou Weimar », paru dans Libération, le 8 novembre 2005 disait : « Les événements qui se déroulent dans les banlieues françaises prouvent l’échec radical de la droite dans ses politiques de sécurité depuis avril 2002. Mais on aurait tort de ne voir que le bilan piteux de la majorité UMP. (...) Nous savons maintenant que la criminalité est toujours là, tenace. Elle a résisté à vingt années de politique de la ville ; (...) aux démonstrations de virilité télégénique de Nicolas Sarkozy ; comme à l’augmentation des effectifs de police. »

Dans Le Monde du 17 novembre 2005, sous le titre « Incendiaires et cogneurs », M. Peyrat appelait à faire le tri parmi « les jeunes des banlieues », contestant l’existence d’un mouvement de masse contre l’injustice sociale. Il ajoutait : « Luttons contre les causes. Bannissons les mots vulgaires, les insultes, la démagogie de M. Sarkozy. Faisons de la prévention. (...) Mais d’abord il faut vaincre le mal, à l’aide de ce bien commun : le droit. »

Le Procureur Général reproche à M. Peyrat des « critiques visant la politique pénale impulsée par le gouvernement pour lutter contre les violences urbaines ». Mais aussi l’emploi de termes comme la « virilité télégénique » et la « démagogie » du ministre de l’intérieur".

Le magistrat se réfère, lui, à la liberté d’expression ...

Ainsi il est évident qu’un ministre
a le droit de traiter les jeunes
de « racaille » mais qu’un magistrat
n’a pas le droit de critiquer la virilité télégénique d’un ministre !


Note (non publiée) du 2 décembre 2006 :

 L’exclusivité de Sarkozy fait « pschitt »

Comment occuper l’antenne des radios et des télévisions et s’assurer une belle place dans les pages des journaux avec un non-événement ? C’est la question qu’ont dû se poser les communicants de Nicolas Sarkozy, au sujet de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle. La réponse a pris une forme inédite. Tout d’abord, le président de l’UMP et ministre de l’intérieur s’est fait inviter jeudi 23 novembre sur le plateau du 20 heures de TF1. Ce soir-là, pressé par Patrick Poivre d’Arvor d’annoncer sa candidature, il botte en touche. « J’ai trop de respect pour votre indépendance pour faire de vous mon porte-parole », lâche-t-il au journaliste, agacé, avant de promettre une annonce pour « la semaine prochaine ». « Si je donnais ma réponse aujourd’hui, je ramènerais tout à moi. »

Peut-on entretenir le suspense lorsque tout le monde connaît la réponse ? M. Sarkozy promet alors à la presse une « surprise ». Mercredi 29 novembre au matin, il reçoit au siège de l’UMP à Paris six journalistes de la presse quotidienne régionale - Ouest-France, L’Est républicain, La Montagne, La République du Centre, L’Alsace et L’Yonne républicaine - pour réaliser une interview dans laquelle il annonce officiellement sa candidature à l’Elysée. Les six journalistes qui ont été « convoqués » en urgence par le Syndicat de la presse quotidienne et régionale (SPQR) représentent 61 journaux de la presse régionale et de la presse départementale. L’ensemble « pèse » 18,5 millions de lecteurs. Mieux que le 20 heures de TF1. L’interview réalisée est envoyée ensuite à l’ensemble des quotidiens affiliés au SPQR avec embargo jusqu’à 2 heures du matin. Elle ne doit être publiée que le jeudi matin dans ces titres, mais « sans obligation », précise toutefois Michel Comboul, président du SPQR, qui ajoute que « les intervieweurs sont intervenus au nom de la profession ».

Le plan de communication, qui devait se traduire par un scoop pour la presse régionale, est contrarié par Libération, dont le site Internet diffuse, dès mercredi soir, l’intégralité de l’entretien. « On a trouvé amusant de faire un peu dérailler le gros train de communication de Sarkozy », dit Renaud Dely, rédacteur en chef du service politique. L’AFP publie une dépêche à 18 h 42, les sites Internet des autres journaux parisiens suivent le mouvement, tandis que les radios et télés d’info en continu relaient l’information.

Certains directeurs de journaux régionaux commencent à grincer des dents. Ils s’interrogent sur la façon de traiter un entretien livré « clés en main » et se plaignent de ne pas avoir été invités à participer à l’interview, qui n’est pas signée. « Ce sont des méthodes un peu cavalières. On ne m’a jamais contacté », s’est insurgé Bruno Dive, éditorialiste politique à Sud-Ouest. Le quotidien bordelais, tout comme Le Télégramme, a refusé de publier l’entretien tel quel. Sud-Ouest a sélectionné quelques phrases « en éliminant les questions », précise M. Dive. M. Dive confie avoir appelé l’attaché de presse de M. Sarkozy pour lui dire que ce choix de communication « n’était pas un bon procédé ».

« Nous ne savons pas précisément qui a réalisé l’interview ni quelles questions ont été posées. Nous traiterons le texte qui nous sera transmis de la manière qui nous semblera appropriée, avec une approche strictement professionnelle », avait déclaré dès mercredi soir le rédacteur en chef de La Nouvelle République, Pascal Arnaud.

« Certains confrères ont appelé le SPQR, ont dit qu’ils auraient voulu y aller », a reconnu le syndicat, qui assure que le choix s’est fait en fonction de la « disponibilité immédiate » des journalistes. Le SNJ, premier syndicat des journalistes, a de son côté « fortement déploré que l’ »intérêt« des patrons de presse occulte l’indépendance des titres et des lignes éditoriales ». Les lecteurs de Midi libre ont ainsi pu lire à la « une » de leur journal : « Sarkozy à Midi libre », alors qu’aucun journaliste du quotidien régional n’avait participé à l’entretien.

Vendredi, FO a publié un communiqué où le syndicat « dénonce fermement cette instrumentalisation de la presse écrite régionale et départementale » et « condamne l’attitude du patronat, qui s’est soumis unanimement et sans le moindre état d’âme à la volonté et aux ordres d’un candidat ». Le SPQR a « bafoué l’indépendance de tous les journalistes et la ligne éditoriale propre à chaque titre », estime le syndicat, qui déplore « un nouveau coup porté à la liberté de la presse ».

Selon Jacques Camus, président de la commission de l’information du SPQR, c’est le président de l’UMP qui est à l’origine de l’entretien. « C’est lui qui a dit au cours des conversations : »Et si, finalement, je passais par la presse régionale...« et les choses se sont faites de fil en aiguille », a-t-il expliqué à l’AFP. De son côté, Jean-Pierre Caillard, PDG de La Montagne et proche de Brice Hortefeux, élu d’Auvergne et « lieutenant » de M. Sarkozy, a démenti au Monde avoir été « à l’initiative   » de cette proposition. « Je n’ai joué que les intermédiaires », dit-il en insistant sur le fait que l’idée de cet entretien collectif venait bien des proches du ministre de l’intérieur.

Pour le SPQR, le choix de M. Sarkozy est une « bonne idée », qui met en exergue « la crédibilité et l’audience » de la presse quotidienne régionale et départementale. Reste à savoir ce que les Français auront retenu de ce « coup médiatique ». Patrick Poivre d’Arvor, en tout cas, n’en a pas fait un événement. Jeudi soir, il a ouvert son journal de 20 heures avec l’affaire de la mèche de cheveux de Ramsès II...

article de Sylvie Kerviel et Daniel Psenny
paru dans l’édition du 03.12.06 du journal Le Monde


Ecrit le 13 décembre 2006

 Sarkozy et le saumon fumé

Le saumon a conduit Sarkozy à se présenter aux élections présidentielles. Il raconte en effet que c’est l’humiliation subie dans son enfance qui le pousse à la revanche.

Et quelle humiliation ! « Il habitait Neuilly déjà, mais sa mère, divorcée, avait des moyens très inférieurs à ceux des parents de ses camarades. Ce n’était pas la misère, loin de là, mais il conserve un souvenir amer, par exemple, du saumon fumé sous cellophane dont sa famille devait se contenter et dont la vue le dégoûtait presque. » (cité par Le nouvel Observateur du 7 septembre 2006, à partir du livre Témoignage de N.Sarkozy) (voir document ci-dessous)

Sarkozy et le sa

Ecrit le 9 mai 2007

 Scoot toujours !

On se souvient de l’histoire du fils de Nicolas Sarkozy : son scooter, volé, a été retrouvé dix jours plus tard après un prélèvement ADN. Et le voleur a été condamné à 300 euros d’amende.
Mais, selon Le Canard Enchaîné du 2 mai, un accrochage a eu lieu, quelques mois auparavant, place de la Concorde à Paris, entre une puissante BMW et un scooter dont le conducteur a pris la poudre d’escampette. L’automobiliste ayant relevé le numéro de l’engin, on a fini par retrouver son propriétaire : il s’agit du jeune Jean Sarkozy, fils de Nicolas. L’assureur lui a adressé trois courriers les 13 janvier, 24 février et 28 août 2006. Tous restés sans réponse... Les dégâts se montent à 260.13 €. Qu’en dit Papa ?

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