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Garage Locméca

Ecrit le 24 décembre 2003 :

Trophée des créateurs,
Alain et Béatrice Moisdon

Le banquier et la boite à outls

« Quand on n’a qu’une caisse à outils, il ne faut pas aller voir un banquier ». C’est avec beaucoup d’émotion qu’Alain et Béatrice Moisdon ont reçu, le 12 décembre 2003, le « prix des créateurs » décerné par Châteaubriant-Initiative  .

Sous le coup de la surprise, Alain Moisdon a parlé avec ses « tripes » rappelant les difficultés qu’il a eues au départ.

Alain Moisdon a commencé dans la vie professionnelle comme apprenti au garage Mérel, puis il a longtemps travaillé à Ouest-Injection où les clients l’ont unanimement apprécié. Et puis, sur une opportunité d’installation, est venue l’idée de « se mettre à son compte ». Visite des banques pour trouver le financement. En vain. « Une fois, on m’a fait attendre une heure, alors que j’avais rendez-vous. Et avant même que j’aie pu exposer mon projet, le banquier m’a dit : Monsieur, changez de métier » (1). Seule la Caisse d’Epargne a bien voulu faire un prêt.

Confiance

« Je suis allé voir Châteaubriant-Initiative  . Là j’ai trouvé une écoute attentive de la part d’hommes de terrain qui savent ce qu’est le boulot. Ils m’ont accordé un prêt sans intérêt de 40 000 francs. Ce n’est pas seulement le prêt qui compte : c’est le soutien moral, c’est de sentir des gens qui vous font confiance ». Alain Moisdon a bénéficié en outre d’une subvention de 60 000 F. « Tous ceux qui avaient besoin d’acheter du matériel pouvaient l’obtenir »

La société « Locméca » a été créée en juin 1998, mais la zone de la Bergerie, où se trouve actuellement le garage, n’était pas encore prête à accueillir le bâtiment (elle n’était pas viabilisée). « On a frôlé la catastrophe. Il a fallu serrer les dents et y aller. Heureusement qu’il y a eu l’action de Michel Ledevin, maire de Louisfert et Martine Buron, présidente de la Communauté de Communes ». Le bâtiment n’a été prêt qu’au bout d’un an. Dans l’intervalle, Alain Moisdon a travaillé chez lui, dans le garage de sa maison, ou dehors. « Ce fut très dur. J’ai même déprimé au début. Heureusement que j’avais mon épouse, et le soutien des amis, pour faire face à ceux qui me mettaient des bâtons dans les roues. Maintenant l’entreprise est bien partie ».

Quoi que disent
les discours officiels,
devenir « patron »
quand on est ouvrier,
c’est mal accepté.
Que chacun reste
dans son monde !

Deux + 10

Le garage Locméca a créé 10 emplois. Il emploie des salariés qualifiés. En plus d’Alain Moisdon (qui travaille de ses mains au garage !) et de sa femme Béatrice qui fait toute la comptabilité, il y a une secrétaire et une femme de ménage à temps partiel, un apprenti, 2 mécaniciens poids-lourds, 2 mécaniciens voitures légères, 2 tôliers-peintres et un commissionnaire.

Au garage Locméca, Alain et Béatrice Moisdon et leurs salariés ont un esprit de service du client. Bien sûr, il faut qu’ils gagnent leur vie, mais ils ne sont pas là pour profiter du client, mais pour le conseiller au mieux. Du travail bien fait, sans pousser à la dépense. « et le plus formidable c’est que ce qu’on essaie de donner aux clients, les gens nous le rendent ». Le bouche à oreille fonctionne !

Alors ce prix des créateurs, cette reconnaissance officielle décernée par Châteaubriant-Initiative  , cela a fait plaisir à tous ceux qui travaillent à Locméca. « Mais ce n’est pas parce que nous avons 10 salariés que nous avons plus de mérite que d’autres » disent Alain et Béatrice Moisdon avec modestie.

Garage LOCMECA,
ZA de la Bergerie, 44110 LOUISFERT, Tel 02 40 81 22 83


[[DIFINTEL Micro

Un autre créateur a été distingué ce 12 décembre 2003, il s’agit de Guillaume TARDIF, ENTREPRISE Difintel Micro, Magasin jeux vidéo et Prestations informatiques, qui a commencé son activité le 1er novembre 2000 et emploie 4 salariés.

Difintel Micro, rue du 11 novembre,
44110 Châteaubriant, Tel 02 40 81 40 50


Une petite histoire, vraie :

Un chef d’entreprise, d’une usine de chaudronnerie. Il porte un costume, brûlé par l’activité qu’il mène. Il se présente dans un garage Mercédès pour acheter une voiture. Le représentant ne veut pas lui faire confiance, parce qu’il ne porte pas un habit « convenable ». L’affaire remonte jusqu’à la Direction Mercédès. …. L’entrepreneur en costume d’ouvrier a pu avoir sa voiture. Le représentant s’est fait taper sur les doigts.


NOTES:

P.S (1) On dit que la France manque de travailleurs manuels. (1) On a tendance à dire que c’est de la faute des enseignants. Mais de fait, ce sont les organismes économiques, qui pourraient soutenir les créateurs d’entreprises, qui ne jouent pas le jeu.