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Luc Chatel en visite à Châteaubriant et Lusanger

Ecrit le 6 juillet 2009

 Trop de ministres … ça tue les ministres !

Nous avons eu, à Châteaubriant, Hervé Gaymard. Ca ne lui a pas porté chance. Et puis Herné Morin, ministre des armées, et puis François Fillon hyper-gendarmisé.

Et puis le Président de la Com’Com’   s’est fait remettre le trophée du cœur de ville par Christine Boutin. Ça ne lui a pas porté chance, à Christine. Limogée.

Luc Ch
avec Christine Bleuwen, directrice du collège Ville aux Roses

Et voilà le dernier, Luc Chatel, ministre de l’Education Nationale. Cette fois, très peu de gendarmes. Il y avait quand même quatre motards « à beluettes » (même qu’ils se sont garés sur la bande cyclable juste devant le collège La Ville aux Roses). Et puis le ministre est arrivé avec le député Ducoin, même qu’ils se sont garés devant le collège, là où c’est interdit, alors qu’il y avait de la place libre de l’autre côté de la rue ! Un ministre, ça fait ce qu’il veut !

Et il est venu faire quoi ce ministre ? Se montrer pardi ! Le Recteur d’académie avait prévu, de longue date, de venir au collège de Châteaubriant et à l’école de Lusanger. Alors le ministre, il est venu aussi. Un ministre ça se promène, ça se fait voir mais c’est pas lui qui fait quelque chose.

Donc Luc Chatel est venu. Madame la Principale en est encore tout éblouie ! « Un grand honneur pour le collège  ! ». Les enseignants qu’il a rencontrés avaient été bien « briffés » : « Faudra dire ceci et pas cela » au point que l’un d’entre eux a refusé de venir fermer sa gueule. Une autre, qui avait prévu de dire quelque chose en une phrase, s’est tue aussi. Les élèves rencontrés dans la cour ont été bien sympas, agitant la main comme pour le passage du Tour de France. A l’impromptu, cependant, un professeur de SEGPA a plaidé avec fougue et passion pour les « élèves cassés » qui, déjà, n’ont pas eu de chance dans leur vie d’enfant.

« Le ministre nous a écoutés » disent les enseignants. Oui, sûrement ! Mais il est porte-parole du gouvernement. Un bon ministre, ça fait ce qu’on lui dit de faire.

 Ecole numérique rurale

Luc Chatel s’est rendu ensuite dans la petite école de Lusanger, avec une bonne heure de retard. En l’attendant les élèves faisaient du calcul mental et le jeu du dictionnaire. Beaucoup de dynamisme dans cette classe de CM1-CM2. Et la venue d’un ministre, bof, ça ne les émoustillait pas.

Depuis quelques mois la commune avait répondu au projet d’école numérique rurale. Luc Chatel n’y est pour rien. Dix ordinateurs portables et un tableau blanc inter actif ont été achetés par la commune. Pour la directrice Julie Huet, il s’agit de rompre l’isolement des enfants loin de tout : loin des villes, loin des musées, loin des activités culturelles. L’ordinateur permet l’ouverture au monde et des découvertes intéressantes. Les enseignants sont là pour apprendre à chercher les informations et pour éduquer l’esprit critique. … sans pour autant oublier la lecture des livres !

Le ministre pianote sur les touches, le député Ducoin se débrouille pour être « tout contre » le ministre. Modestes, les élus locaux sont laissés à l’écart, loin de la manifestation médiatique. Un élu local, c’est fait pour travailler ! Un ministre c’est fait pour se montrer !

Un déplacement ministériel de ce type, cela ne sert à rien, même pas à éblouir le peuple soigneusement tenu à l’écart. Huit jeunes sont venus jeter un oeil près du collège. Aucun Lusangeois n’est venu en curieux. Les gens savent désormais qu’il n’y a rien à attendre de concret.

Ah si : quelques lignes sur un livre d’or !

Comme dit une fidèle lectrice :
« Tous ces ministres qui viennent, on a l’impression qu’ils ne savent pas quoi faire. De toute façon, les décisions ne viendront pas d’eux, ils sont des potiches. C’est le roi, que dis-je l’empereur, qui décide de tout. Alors recevoir les ministres de ce gouvernement-là n’est pas un honneur, c’est une caution de courtisans ».

 N. Sarkozy, le retour

Notre info exclusive : devant tant d’engouement de ses ministres pour le Pays de Châteaubriant  , notre Nicolas a décidé d’y tenir prochainement un Conseil des Ministres décentralisé. Pour le plus grand plaisir de la famille Hunault.

Amis castelbriantais commencez à vous exercer à saluer. Un jeu concours, sur le stand d’HunaultVille, à la Foire de Béré, permettra de distinguer ceux qui sauront faire le salut le plus profond, ou le plus révérencieux, ou le plus servile, ou le plus désinvolte, voire le plus coquin.

Ndlr : Pour ces deux dernières infos, vous n’êtes pas obligés de nous croire.

 

BP  

 


Ecrit le 6 juillet 2009

 Padtraka fait les comptes

Je pense que je vais changer de métier, je vais devenir comptable. Je rêve d’être enfermé dans un bureau et de manipuler des chiffres toute la journée. Tiens, par exemple, à Châteaubriant, je pourrais être Chargé de Mission pour la relance.

Pourquoi la relance, me direz-vous ? Parce que j’aimerais calculer l’effet de la venue des ministres (le Président, je le compte ou pas, faut que j’demande au CSA ...) sur l’économie locale. Un Ministre de l’Education qui mange en 15 minutes chrono dans un restaurant du centre-ville avec toutes ses ouailles, ça fait combien ? 150, 200 € peut-être. En plus, il faut ajouter le plein de carburant dans la station service ducoin, car des voitures y en avait et des motos zaussi. Bon, je vous mets le tout (ajoutons les déplacements des attachés de presse, des journalistes qui ont dû prendre un sandwich en 4e vitesse au lieu de manger chez eux tranquillement) à environ 2500 €.

Le Premier Ministre accompagné du secrétaire d’Etat à l’emploi, là c’est plus, faut ajouter l’hélico, les CRS, les bouchons qui font qu’on consomme plus de carburant. Allez, ne soyons pas chiches, disons 15 000 € pour l’économie locale. N’oublions pas le ministre de la Défense, le Président à la Sablière. Alors, on dit merci qui ?

J’entends des mauvaises langues derrière moi se plaindre de l’empreinte carbone laissée par tous ces passages inutiles. Vous faîtes chier, vous, par moment, hein, vous n’avez jamais de petits plaisirs, bande de frustrés de la croissance. Bin en tout cas moi, je vais devenir comptable et je dis merci aux ministres de relancer l’économie. Vivement le prochain ! Au fait, c’est qui le ministre de l’Education ???