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Biche de Béré (biche de bere)

(écrit le 20 décembre 2000)

 Biche de Béré se refait une virginité

Après plusieurs articles élogieux, en moins de deux mois, dans la presse locale (voir notamment Ouest-France du 21 septembre et du 13 décembre 2000), il est clair que l’entreprise « Biche de Béré » « très connue des castelbriantais » et dont « la réputation s’étend bien au delà de nos frontières locales et régionales » tente de se refaire, comme on dit, une virginité

Il est vrai que pour les salariés qui sont encore dans l’entreprise depuis sa création, et pour les ex-salariés, plus nombreux ceux-là, qui ont été virés, la vie de tous les jours s’apparentait plus aux films noirs qu’aux romans de la bibliothèque rose. Mais Dieu merci aujourd’hui, qu’on se le dise, tout a changé, au point que les salariés ont même pu choisir la couleur des murs de leur atelier. Un conte de fées. Voici « Blanche-Neige et les sept nains ». Jusqu’à la syndicaliste maison qui entonne allègrement le couplet bien connu :

Quand elle me prend dans ses bras
Qu’elle me parle tout bas

Je vois la vie en ... JAUNE !

Mais enfin, si donc tout va bien, acceptons-en l’augure et c’est tant mieux !

Mais sans vouloir jouer les rabat-joie, et pour donner suite à deux articles parus dans La Mée (l’un, le 13 octobre 1999, intitulé « Justice à vitesse limitée » et l’autre du 4 octobre 2000 intitulé « festina lente »), nous avons voulu savoir où en était l’affaire de Madame X, qui a obtenu un jugement en sa faveur, du Tribunal des Prud’hommes de Nantes, en mars 1999. Pour ce faire, nous avons interrogé le défenseur syndical CFDT qui avait pris ce dossier en charge (un parmi une pile impressionnante de dossiers concernant cette entreprise).

Non, rien de rien

Eh bien, tenez-vous bien, l’affaire n’est toujours pas réglée ! Et l’ex-salariée dont la créance de 6000 F est portée au plan d’apurement du passif de la société Biche (plan imposé, rappelons-le, par le Tribunal de Commerce pour le règlement de la « Big-dette »), n’a toujours rien perçu, bien que trois échéances soient d’ores et déjà passées : juin 1999, décembre 1999 et juin 2000. La quatrième échéance est fixée à décembre 2000. On arrive au bout du mois ...

Tout ceci est en contradiction totale avec les affirmations du dirigeant de la société qui jure, la main sur le cœur : « on rembourse au franc près, rubis sur l’ongle ! ». Tout ceci malgré un échange de courriers dont nous avons déjà fait état.

De guerre lasse, le défenseur syndical s’est vu contraint de saisir une fois de plus un huissier de justice à la date du 27 septembre 2000. Un mois plus tard, celui-ci adressait au défenseur syndical une attestation de la société, affirmant que le chèque avait été fait et envoyé à Madame X, au mois d’août et s’étonnant quand même qu’il ne soit pas tiré. Et qui donc a établi cette attestation ? Caïs Christophe ? Non. Biche Nelly ? Non. La syndicaliste « maison » citée plus haut ? oui, oui ...

Vérification faite, Madame X n’a pas pu retirer son chèque puisqu’elle ne l’a jamais reçu . ABRACADABRANTESQUE !

Mais cette fois, n’exagérons rien, ce n’est pas de la faute du Président du Tribunal de Commerce, ni de l’Administrateur Judiciaire, ni du Représentant des créanciers, ni de l’entreprise Biche, c’est ... LA POSTE qui en est responsable ! Dans le cas où un chèque se perd, le débiteur fait opposition et refait un nouveau chèque, mais là, rien, pensez-vous ! Suite de l’histoire à un prochain numéro.

 A propos du passif

Rappelons qu’en ce qui concerne la dette de la Société Biche, le Tribunal de Commerce avait prévu deux options pour le plan d’apurement de cette dette (relire La Mée n° 39 et n° 41 de l’année 1998)

Option 1 : remboursement à 50 % sur 4 ans, soit 8 semestrialités à compter du 30 juin 1999

Option 2 : remboursement à 100 % en 18 semestrialités à compter du 30.6.99

Ce plan d’apurement fut envoyé aux créanciers dans le courant d’octobre 1998, chacun devant répondre dans les 30 jours. En l’absence de réponse, l’option 1 était retenue d’office, c’est-à-dire remboursement de 50 %, ce qui n’est pas négligeable pour l’entreprise car il y a gros à parier qu’un certain nombre de créanciers se sont dit : « Mieux vaut tenir que courir. Dans 10 ans que sera devenue la société ? récupérons la moitié sur 4 ans, tant pis ! ».

Mais revenons à Madame X, le jugement étant intervenu en mars 1999, elle n’a pas pu opter en octobre de l’année précédente ! Donc, automatiquement, ses indemnités de 6000 F sont concernées par l’option 1, c’est-à-dire réduites de moitié. Et, de plus, elle n’a encore rien perçu !

Ce cas n’est sans doute pas un cas isolé


(écrit le 27 novembre 2002)

 Autogestion .... chez Biche ???

On se souvient que, un certain nombre de fois, La Mée a dû contester les pratiques de la directrice de la société « éponyme » Biche de Béré. Mais nous voilà rassurés : ce n’était pas de sa faute. Dans le numéro 644 d’Entreprises et Carrières (paru le 12 novembre 2002), le journaliste qui signe C.L. révèle que « Echaudée par les pratiques managériales désastreuses d’anciens cadres, la société de prêt-à-porter et de bijoux Biche de Bere a rayé de son organisation toute notion de hiérarchie » et que « elle se refuse à intégrer un seul cadre dans son organigramme ». Bravo !

L’autogestion dans l’entreprise en quelque sorte ?

Mais est-ce pour cela qu’elle traîne à payer ce qu’elle doit à une ex-salarié, selon le jugement rendu par le Conseil des Prud’hommes : 3000 F à payer en 5 ans, c’est quand même pas la mer à boire : eh bien l’entreprise a QUATRE semestres de retard par rapport à cette ex-salariée.

Comme quoi l’autogestion (en paroles) n’a pas grand chose à voir avec la gestion sociale et encore moins avec la justice.

BP  


(écrit le 22 janvier 2003) :

« Générosité » orientée

Dans la revue ZURBAN Paris (qui est vendue sur Paris mais qui a été communiquée à La Mée par un de ses lecteurs), dans le numéro 121 du 18 au 25 décembre, en page 106, on trouve un placard publicitaire (10,5 x 13,7 cm) pour l’entreprise BICHE DE BERE où c’est écrit :

« A la demande de la fédération internationale des ligues des Droits de l’homme et à l’occasion du 54e anniversaire de la déclaration Universelle des Droits de l’homme, Nelly Biche de Béré a créé une série limitée de bijoux disponibles dans les points de ventes Biche de Béré. 50 % des ventes seront reversées à la fédération internationale des ligues des Droits de l’homme »

Nelly Biche de Béré, est une vieille « amie » de la Mée et de la CFDT pour les pratiques moyennâgeuses et répressives qu’elle a appliquées à son personnel, et qui lui ont valu de nombreux procès aux Prud’hommes, qu’elle a tous perdus, en particulier pour le licenciement d’un handicapé. Il est inadmissible que la FIDH ait marché dans cette combine. A moins qu’elle n’ait été trompée par de belles paroles .


(écrit le 5 février 2003) :

Suite à l’information ci-dessus, nous avons fait une recherche sommaire :

L’Union Locale CFDT de Châteaubriant a fait condamner 20 fois la société Biche de Béré par le Tribunal des Prud’hommes (rien que pour des handicapés COTOREP) dont 7 pour licenciement abusif. Les autres pour non paiement de préavis, de salaires, d’heures supplémentaires, congés payés, indemnités journalières Sécu perçues par l’entreprise et non reversées au salarié.

D’autre part, la société Biche de Béré a été plusieurs fois condamnée au Tribunal d’instance de Châteaubriant, sur plainte de la direction départementale du travail, pour travail illégal le dimanche.

Et ceci ne concerne que Châteaubriant, il y a eu des procès Prud’hommes dans d’autres lieux où sévit cette société.

Alors, se faire de la publicité et une « virginité » (?) en utilisant la FIDH (fédération internationale des Droits de l’homme) c’est d’une impudence sans nom !


Écrit le 8 octobre 2003 :

  Ca biche ! Un local pour pas cher

La Communauté de Communes du Castelbriantais a concrétisé son intention d’acheter le bâtiment occupé par Arma Loire sur la Zone Industrielle du Val Fleury (1000 m2 sur un terrain de 10 000 m2). Le 17 février 2003, le conseil communautaire avait envisagé d’y installer l’entreprise Castel-blanchisserie. Un cabinet d’architectes avait été retenu pour les travaux nécessaires. Et voilà que le 30 septembre 2003, le même local est loué pour 9 ans à la société Biche de Béré ! On ne comprend plus. Aucune explication publique n’a été donnée. Il paraît que Castel-blanchisserie a différé son projet. Mais ce sont des bruits de couloir. Les citoyens n’ont pas besoin de savoir.

La société Biche de Béré bénéficiera de 1000 m2 couverts pour un loyer annuel de 14 652 euros HT   payables mensuellement d’avance. Ca fait du 8009 francs par mois. C’est donné ! 8,00 F le m2. A côté de cela, les ateliers dans la pépinière d’entreprise se louent au minimum à 16,27 F du mètre-carré. Joli cadeau pour la société Biche de Béré

Et puis, compte tenu de ses antécédents, des garanties ont-elles été prises au cas où la société Biche de Béré ne paierait pas son loyer ? Ben non, on ne sait pas. Les citoyens n’ont pas besoin de savoir.


Ecrit le 22 octobre 2003 :

 Biche de Béré Glorifcation et ironie

Est-ce de la chèvre ou de la biche ? Le mensuel patronal Challenges du 25 septembre 2003 a consacré ses pages 80 et 81 à l’atelier « Biche de Béré » à Châteaubriant. Un article mi-figue mi-raisin, mi-glorification mi-ironie.

Glorification : « le personnel se doit d’être autonome. La patronne n’est là que trois jours par mois et il n’y a pas de chef d’équipe ».

Ironie : « Nelly Biche a bien essayé de recruter un chef de production, (...) mais la greffe ne prenait pas et les meilleurs éléments menaçaient de partir. La créatrice a finalement licencié 30 personnes et remercié le chef de production »

Glorification : « la productivité a été multipliée par deux »

Ironie : « il faut [pour les salariés] se montrer disponible. Accepter si besoin, de rester plus longtemps ou de quitter son poste au pied levé pour aller décharger un camion »

Glorification : « les murs des ateliers sont peints de couleurs vives choisies par le personnel de l’équipe »

Ironie . « Plutôt que de payer des intérimaires, [Nelly Biche] a demandé aux salariés d’aller aider les vendeuses dans les 31 boutiques [réparties sur toute la France]. Des salariés ont d’abord refusé « puis, devant les coups de fil insistants de leur patronne, ont plié »

Ironie : « Tout le monde ne s’adapte pas à l’esprit maison et les recrues dépassent rarement le stade de la période d’essai »

Glorification : En échange, les salariés ont leur petit lot d’avantages. A commencer par les horaires : pour la plupart d’entre eux, la journée s’arrête à 17 heures ».

Ironie : « les semaines comptent de 39 à 42 heures de travail mais le personnel a droit à quatre semaines de congé l’été et à toutes les vacances scolaires ».

Glorification : « les salaires débutent au SMIC mais certains l’ont doublé. Et tous peuvent prétendre à une prime mensuelle »

Un personnel bien soumis

Ironie : « La prime est attribuée, non pas selon la productivité mais en fonction de l’ambiance dans le groupe. (...). Les salariés vont la réclamer directement auprès de leur patronne ». Le salaire comme une faveur, et non pas comme un droit ! Faut-il que les salariés lèvent le doigt aussi ?

Mais « Nelly Biche part vivre en Asie à la fin de l’année (...). Dorénavant c’est un petit collège de dix salariés qui décidera de l’attribution de la prime » et, dit la journaliste, c’est toujours Nelly Biche qui continuera à définir elle-même les impératifs ....


Ecrit le 10 mars 2004 :

 Biiiiiiiiiiche : les licenciements continuent

Chez Biche de Béré les licenciements continuent, tantôt une, tantôt une autre salariée.

Et la paie du mois dernier n’a pas été versée en totalité. Quand la patronne n’a plus d’argent les salariées doivent se serrer la ceinture. Mais de là-bas, en Asie où elle réside, la patronne commande et se soucie peu des salariées.


Ecrit le 7 juillet 2004 :

 Biche : On ne paie pas ?

Attendez-vous à savoir que la société BICHE de Béré qui, le 30 septembre 2003, a loué à la CCC   un ensemble immobilier de quelque 10 000 m2 pour le prix de 1221 € par mois, n’a toujours pas signé de contrat de location et n’a payé ses loyers qu’après des relances. Nous l’avions bien dit (relire La Mée du 8 octobre 2003)

Finalement, le Conseil Communautaire de 7 juillet 2004, retire cette « location » à Biche et vend le bâtiment pour une nouvelle entreprise « Comptoir de l’encre »

Biche adore faire parler d’elle :

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(article paru dans l’Eclaireur du 8 octobre 2
Cet article fait référence au Journal du Dimanche du 3 octobre 2004

Ecrit le 30 août 2006 :

 Biche en quiz

Ouest-France du 21 août 2006
Antépénultième page.
Coucou, voilà notre amie Biche
Biche de Béré, vous savez ?

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Biche-Quiz
article Ouest-France

Celle qui fait des bijoux « qui se distinguent par leur originalité. Mariage entre des matériaux naturels et un esprit minimaliste tantôt abstrait, souvent doré et argenté, tantôt figuratif » dit l’article.

Qu’est-ce qu’un esprit minimaliste ?
L’article ne le dit pas, qui ne s’intéresse qu’au design et point aux conditions de travail des salarié-e-s..

Voir ci-dessous un article proposé dans le catalogue de la Redoute : tous les salariée-e-s de la fabrication et des boutiques de vente, s’étonneront de cet intérêt ... incroyable ... pour les Droits de l’Homme.

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Biche-Redoute
Lu dans le catalogue de la rediute

Ecrit le 1er novembre 2006 :

 Bicheries

Selon Ouest-France du 26 octobre 2006, la journaliste Carole Gaessler est venue dans l’usine de Bijoux de Biche de Béré à Châteaubriant, lundi 24 octobre pour un repor-
tage, avant une émission de télévision qui va passer le 8 novembre à 10h30 sur France 5, dans le cadre de « c’est notre affaire ».

Nelly Biche est une vieille « amie » de La Mée qui a dénoncé à de nombreuses reprises les très mauvaises conditions de travail que vivent ses salarié-e-s et la façon cavalière, pardon, bichère, avec laquelle sont prononcés les licenciements. Un courrier a été envoyé à Mme Gaessler pour l’en informer.

On peut joindre Mme Carole Gaessler ici :

01 53 78 00 00" (demander Erwann ou Carole Gaessler)
cnotreaffaire@voila.fr


Ecrit le 14 février 2007 :

 Biche amoureuse

Saint Valentin

14 février : la Saint Valentin. Jamais à court d’idées pour faire sa publicité, Biche de Béré organise des « Meetic Dating » « au nom de l’Amour », le 14 Février de 18h30 à 19H30 dans cinq de ses boutiques (Paris, Angers, Nantes, Dijon, Lyon).

« Bon nombre de célibataires » dit-elle, organisent des évènements « afin de partager un moment de tendresse, d’écoute »

« Souvent partagés entre curiosité, audace ou quête de l’âme sœur, les candidats se pressent dans les lieux où s’organisent les têtes à têtes « montre en main », pour rendre la St Valentin 2007 « explosive et inoubliable ! ». Une heure de rendez-vous, « pour ne pas manquer l’occasion d’avoir le coup de foudre » . Mme Biche a du baratin ! 01 44 07 05 61.

Et si vous en profitez pour acheter des bijoux, ce sera le coup de quoi ?

Les avis des consommateurs : il y a les avis spontanés. Et ceux qui recopient la publicité-maison ou qui sont directement inspirés par l’entreprise : le style en est caractéristique !