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Nos élus ont la dérapette

Ecrit le 23 décembre 2009

 Nos élus ont la dérapette

La glisse

Nos élus et députés n’en finissent pas de déraper. Oh il ne s’agit pas des propos à relents racistes tenus sous couvert de plaisanteries. Non ! Il s’agit des votes qu’ils émettent dans les assemblées.

Rappelez-vous, au sujet de la scientologie, un vote émis au bon moment a évité à cette pauvre secte le risque de dissolution. Confrontés au résultat de leur vote, nos élus ont dit qu’ils n’avaient pas compris ce qu’ils votaient. C’est vrai que c’était une loi de simplification fort compliquée et alambiquée. C’était en mai 2009, les élus UMP ont plaidé l’erreur technique. Bon, ça peut arriver.

Et puis, fin octobre 2009, les députés UMP ont voté une loi autorisant une taxation plus forte des banques. Hélas, dit l’UMP, c’était une erreur technique : le doigt de Jean-François Lamour, posé sur le bouton droit, a dérapé vers la gauche ! Il a fallu revoter et les banques ont été sauvées.

14 décembre 2009, vote du projet de loi de redécoupage des circonscriptions législatives. Un amendement propose le rejet pur et simple de ce projet de loi. Et Jean-François Pignard se trompe : il vote l’amendement croyant voter la loi. L’amendement est accepté par 167 voix contre 156 : de ce fait le projet de loi n’existe plus. Le gouvernement demande un nouveau vote sur cet amendement. Mais c’est impossible : on ne peut voter un amendement à une loi qui n’existe plus. Ils s’amusent bien, nos députés !


Ecrit le 3 février 2010

En décembre 2009, la secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano, lors d’un débat sur l’identité nationale à Charmes, dans les Vosges, a conseillé aux jeunes musulmans français de ne pas mettre leur « casquette à l’envers ». Un lecteur de la Mée écrit :

 La Casquette

Au Pays des Libertés
Elle est diversement portée
 
Les prolétaires, paysans comme ouvriers
L’ont depuis longtemps adoptée
Quelle que soit sa couleur : bleue à l’atelier
Blanche en meunerie et chez le boulanger
Seule la rouge ne fait pas l’unanimité …
A chacun sa manière de la visser :
Souvent de travers chez le décontracté
Ou, comme le frondeur,
visière tombant sur le nez
A l’opposé de l’illuminé, façon Charles Trenet.
Mon voisin, le « retraité-jardinier »
Qui travaille le plus souvent tête baissée
Pour ne pas sans cesse la relever
Il la porte à l’envers
et sa nuque est ainsi protégée
 
A l’endroit, à l’envers, de travers ou sur le côté
Qu’est-ce que ça peut faire ? L’originalité
Ne fait-elle pas la personnalité ?
Alors, Nadine, point n’est besoin de légiférer
Ne vaut-il pas mieux en rigoler ?