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Chronique en gallo, mai 2008, n’en v’la t-y des rapiamus !

Ecrit le 7 mai 2008

 Les rapiamus de mes vaïzins

Mes vaïzins sont cor venus me brancheu au cul de la tonne :

– Tu ne fais que kauwzeu de Sarko et de ses sar-konneries mais y a pas que ça dans l’mondeu et mein-me dans not’biauw pays ! Les jeueunes, les syndicats, le PéSeu, les paizans bio, les défensous des sans papieu n’arrêtteu pas de travailleu, d’envaïyeu des zeumerles pour changeu nos zaffaires !
– Vous lizeu pas ben mes liborgnon-neries car j’essaïye de rein oublieu. Vouz zavez qu’à m’aideu avanw au lieu de me prêcheu apreuille. Quand vous venez baïye vot’coup apporteu maïye vos raminagrobisses[1] ou vos rapiamus[2] !
– T’as rein dit sur le Paraguay qu’a vireu à gauwche et qui fâcheu les amer-loques des Steites. Et le Zim Bayoué qu’arriveu pas à compteu ses votes.
– J’oublie pas nos frères zafricains. Les Tuniziens qu’ont pas le dreu de kauwzeu et défend’ les droits de l’homme et qui compteu sur la vizite de mon Sarko, y zont dû appreucieu.
– Et le preumieu Mai où ça défileu dans toute la Franwce, c’est-y pas mieux que la flamme qu’arriveu en Chine ?
– J’attends vos écrivasseries !

Le Herveu et ses vaïzins


Ecrit le 14 mai 2008

 Les Beurdasseries de mes Vaïzins

Mes vaïzins ont pas rateu l’occasion de reuveunir baïye un coup et y m’aveu apporteu leur beurdasserie [3] :

– On n’a-t-y pas eu raizon de t’arrêtteu de kauwzeu de Sarko ; y nous za pas achaleu[4] avec son anniversaire mais promis d’augmenwteu nos reutraites.

– Les pôv’s birmans y zont pas de chanwce ! Leur junte leur tape dessus quand y manifestent, les préviens pas quand y a un cyclone et vouleu pas qu’on les zaideu quand y a pu rein à baïye et à mangeu.

– Les Russeu ont permutteu leur Président et leur preumieu Minisse. Tout le mondeu éteu contenwts. Cheu nous, les sondages l’aveuent fait avant yeu : Fillon passant ben devanw Sarko ;

– Oh Ba Ma et la kline tonne courreu teurjous sans se donneu la main alors qu’à la fin, y faudra ben qu’y s’embrasseu.

– Merci mes bons vaïzins mais vous zavez quand meinme oublieu que mon Sarko a critiqueu mon Chichi et tous les journalisses devant les deuputeux pasqu’il a pas ben géreu la Franwce ; maintenant que vous avez beurdasseu, vous zallez ête reupeureu par les aiRs Généreux.

Signé : Les vaïzins au cul de la tonne, chez le Herveu de Conqu’reu


Ecrit le 21 mai 2008

 Imbrogeulio

Mes vaïzins sont reuv’nus enfonceu le clou :

– Tu vaïye ben que tu as tort de ne vaire que ce qui va mal ! La crouessance est ben pu forte que t’avais prêcheu et tous les minisses ont sauwteu de joie. Pour les hauts Gé aime, c’est paraïlle : les seumencieux pourront mélangeu du sans et du avec et pourront continueu à faire des sous ;

Sarko écouteu les parents qui vouleu faire gardeu leurs keuniauws quand y aura grève chez les institutous et les professous – y va surement remonteu dans les sondages.

Bouche y va dans les puits de pétrole de la Rabie pour faire monteu pu de barils et faire baisseu les prix .

La ligue arab a calmeu le Liban et va faire élire enfin son Preusident.

Les malheurs de l’Asie vont rabibocheu les zeuropéens et les chinois en anvaïyant des tas de seucours.

– Je seus pas si y a que des bon-nes nouvelles dans ce que vous dites et je chanwterai pas si vite : « Mai soleilleux rend le paizan orgueilleux ». Et maïye, j’ai ouï dans le poste le granwd prix Nobel d’Econocroque, Joseph Stiglitz, à qui mon Sarko a deumandeu de travailleu sur « le bien-être du cito-yen ». Eh ben y défendeu tout ce que not’ gouverneument éteu en train de bazardeu : les services publics, les 35 heures, l’augmentation du nomb’ de fonctionnaires, la Reucherche fondamentale. Alors qui craire ?

Signé : Herveu Deulouard de Conqu’reu et ses vaïzins


Ecrit le 28 mai 2008

 Les Chiffron-nieux

Ces jours-ci, j’entenwds que ça compteu partout . 
Combein à faire la grève ou à défileu ? 
Combein de maires à gardeu les keuniauws ? 
Combein de batiauwx à bloqueu les ports ? 
Combein de païwssons distribueu gratisse par des pêchous qui les aveu point pêcheu ? 
Combein le lit’ de peutrole et 
Combein de sous qu’on va don-neu aux routieux et aux pêchous râlous ?

Combein de socialisses vont voteu pour la reuforme à l’instit’ Utionnelle ?
Combein de Minisses au gouvernement Sarko à Les Lizieux et
Combein au gouvernement Filon à Matignon ?

Combein de sections du Parti dans la beuzace à ma Ségo et
Combein de lectous de « l’audace » à mon Bertrand ? [5]
Combein de granwds électous pour Oh ! Bama et pour Cligne Tonne ?

Combein de morts espéreu par la jeinte birmane
avant de laisseu entreu les batiauwx de vivres et de médicaments ?
Combein de seucousses à Sismique en Chine
avanwt de construire des bâtimenwts et des barrages anti-Sismiques ?

Vivent et comptent les Chiffron-nieux !

Signé : Le Herveu Deulouard de Conqu’reu


NOTES:

[1] Dans la fable de La Fontaine « le chat, la belette et le petit lapin » où Raminagrobis : …

« C’était un chat vivant
comme un dévot ermite,
Un chat faisant la chattemite,
Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas… »

[2] « N’EN V’LA T’I’ DES RAPIAMUS : glossaire de patois du Pays Nantais »
de G. Vivant, Ed Reflets du Passé

[3] Beurdasser = bavarder
[4] achaler = agacer, ennuyer

[5] L’audace libérale de Bertrand Delanoë

Bertrand Delanoë, jette un pavé dans la mare à six mois du congrès du PS en invitant la gauche à se réapproprier le libéralisme dans un livre intitulé « De l’audace ! ». Fort de son avantage dans les sondages sur Ségolène Royal pour la conquête du PS au congrès de Reims en novembre, il abandonne sa prudence habituelle et s’affiche « socialiste et libéral », au fil de conversations avec le directeur de Libération, Laurent Joffrin.

Il marque aussi sa différence avec elle sur sa conception de la fameuse démocratie participative : « on ne peut pas se contenter de recueillir les avis. Il faut donner le sien » et sur les alliances : « concevoir une alliance allant du centre à l’extrême gauche est sympathique, mais il faut un minimum de cohérence ».

Ex-chef d’une entreprise de communication, c’est sur l’économie qu’il s’écarte le plus des canons du parti. « Le libéralisme est d’abord une philosophie politique de la liberté (...) A gauche, nous sommes les défenseurs de liberté, y compris dans le domaine économique », clame-t-il tout en jugeant le sarkozysme « profondément antilibéral ».

Bertrand Delanoë appelle les socialistes à « devenir entrepreneurs en progrès social ». « Pour être un bon socialiste désormais, il faut être un bon manager », écrit-il. Il ne renie même pas le mot de flexibilité car « il faut briser les idoles, c’est la condition de la pensée libre ! ». Il espère bien entraîner la majorité du PS à cette conversion, sinon cette rupture. Entre socialistes, « la synthèse est morte, voici venu le temps des différences assumées, le PS a été trop conservateur », lance le maire de Paris, qui se définit comme « social-démocrate ».