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RSA - Revenu de solidarité active

Ecrit le 3 septembre 2008

 Non aux soins palliatifs !

Le « RSA   » (Revenu de solidarité active) c’est un système pour faire re-travailler des chômeurs (à condition qu’ils trouvent un travail !), à prix très bas, à temps partiel et avec des éléments de rémunération donnés… à la place des employeurs : c’est l’Etat qui paie des compléments de salaire comme c’était déjà le cas avec la fameuse « prime pour l’emploi » (PPE).

Que nous chantent-ils les néo-libéraux, eux qui en appellent en permanence au « moins d’Etat », eux qui refusent une prétendue « économie administrée » (sic), mais qui installent des primes pour compenser par les aides publiques ce que les employeurs privés ne veulent pas payer ? On marche sur la tête ! Pas de quoi féliciter un prétendu « Robin des bois qui prendrait aux riches pour donner aux pauvres » : on se moque de nous. C’est l’inverse : Sarkozy ne travaille que pour les 2 % les plus riches de la population.

 Un salaire, c’est un salaire, pas un soin palliatif.

Il faut que les entrepreneurs et actionnaires apprennent ce qu’est la fameuse valeur du travail et qu’ils la paient correctement. Les « usines à gaz » pour compenser les vrais-faux bas salaires sont des palliatifs.

Haussez le Smic à 10 euros de l’heure immédiatement ! Haussez les salaires de 200 euros immédiatement, cela ira dans le sens de l’indispensable relance pour repousser la récession et dans la voie de l’impérative redistribution des richesses.

Nous ne félicitons pas non plus arkozy
pour piquer 1,5 milliard aux petits épargnants
après avoir donné 15 milliards aux grands capitalistes.

Sa « taxe » à 1%(proportionnelle et non progressive) pour toutes les épargnes de type assurance vie frappera la petite épargne et non pas les 378 000 millionnaires en euros de ce pays dont il a abaissé généreusement l’impôt l’an passé (et qui sont protégés par le bouclier fiscal). Les patrons eux se sont augmentés de 58 % l’an passé… Les 500 premières familles ont gagné 80 milliards d’euros de plus l’an passé que l’année précédente !

Il y a une politique alternative de gauche : redistribuez d’abord les richesses !

Pour les besoins et droits sociaux, nous demandons une fiscalité républicaine, progressive et directe, avec des impôts sur les sociétés, les rentes et les fortunes, qui compense les inégalités sociales. Pour la Sécurité sociale, les retraites et la protection sociale, nous demandons une hausse massive des salaires et des cotisations sociales appropriées.

Oui il faut taxer le capital, puisqu’apparemment c’est donc redevenu possible, mais pas comme cela en trompe l’œil. Pour de bon ! En annulant toutes les mesures prises initialement par Sarkozy en faveur des riches rentiers et actionnaires.

Et il faut hausser tous les salaires, car la France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal redistribuées.

D’après Gérard Filoche 28 août 2008
(Groupe Démocratie et Socialisme)


Ecrit le 3 septembre 2008

 Communiqué du SNUI

(Syndicat National Unifié des Impôts)

La création d’une taxe de 1,1 % assise sur les revenus du patrimoine et des placements, à première vue, peut s’avérer « positivement étonnante ». Etonnante car elle s’inscrit dans un mouvement général de repli de l’imposition des « bases mobiles », c’est-à-dire des revenus élevés, des capitaux, du patrimoine, des investisseurs, des multinationales etc, autant d’assiettes et d’agents économiques pour lesquels les mesures fiscales prises ces dernières années sont taillées sur mesure, et qui sont donc les grands bénéficiaires de la concurrence fiscale. En ce sens, cette mesure pourrait donc paraître positive : elle demeure moins pire qu’un abandon du RSA   ou qu’un financement assis sur la réduction de certaines formes de redistribution.

Mais signalons que, par construction,

 les bénéficiaires du bouclier fiscal ne seront, de fait, pas mis à contribution

puisqu’ils seront remboursés en N+1 de la taxe qu’ils auront payée en N…

Dans ce contexte, les remarques du Medef sont particulièrement choquantes. Tout d’abord, compte tenu des informations disponibles ce jour, les entreprises ne seront pas concernées par une telle taxe. Mais plus généralement, à écouter le Medef, il faudrait tout faire pour que le financement de l’action publique et de la solidarité, pèse sur les « bases immobiles » (c’est-à-dire les ménages mais aussi les petites entreprises). Le débat sur le financement du RSA   apparaît au mieux, comme une tempête dans un verre d’eau.

Tout cela ne fait pas une meilleure justice fiscale et sociale.


Ecrit le 12 novembre 2008

 Un emploi sarko-aidé, c’est du vent !

Notre Nicolas bien-aimé a promis 100 000 emplois aidés supplémentaires pour tenter de résoudre la crise sociale qui s’accélère. Et, d’après le gouvernement lui-même, ces 100 000 emplois coûteront 250 millions d’euros.

A vos calculettes : 250 000 000 divisés par 100 000, ça fait 2500. Et 2500 divisés par 6 mois (durée moyenne), ça fait environ 400 €/mois.
Ainsi, un emploi aidé, à 20 heures/semaine, ne coûterait que 400 euros par mois ?? Dans ces conditions, pourquoi hésiter ? C’est un million d’emplois aidés qu’il faut créer !
On notera que le fameux plan emploi consiste à remplacer un RMIste par un « contrat aidé » pas payé plus cher et pour 6 mois seulement ...

En réalité un emploi aidé, toutes charges comprises, coûte environ 20 000 € par an. Alors comment fait le gouvernement pour dire que ça coûte 8 fois moins ? C’est tout simple : il intègre les recettes fiscales escomptées de ces salariés aidés, qui consommeront davantage et paieront donc plus de TVA !

Avec ce type de calcul, si le gouvernement consacrait les 6.5 milliards dépensés pour les heures supplémentaires, il créerait 2 600 000 postes !