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Chronique en gallo, sept-oct 2008 : la crise

Ecrit le 24 septembre 2008

 La seumain-ne naïye

Mes vaïzins et kouzins de la gauwche sont v’nus couisteu, à leur tour :

Comment peux-tu écouteu et craire tes copains de la dreute ? tout est en train de geingeoleu et alleu de bicouin ; t’écouteu donc point la tévé !

Le lundi naïye a dureu toute la seumain-ne et tertou le monde ; y a que ma Garde qui continueu à faire craire aux françouais qu’on est à l’abri ;

Le pape qu’aveu applaudi et serreu les mains de nos deux granwds divorceux (le chanoine du Latran et la minette) et chanwteu la laïciteu positive, ne vouleu pu leur don-neu le bon dieu sans confession et sans le retour à leur preumieu mariage hein-dit-soluble ;

Sarko-ram’mebeau va alleu chercheu avec les dents tous les enleveux de Somalie ;

Darko veut pu chanwgeu les couches de nos keuniauws à la maternelle ;

La prime de transport fait un beurdadaô au Meuh Def et cheu les Peu aiMEu :

Les chom-meudus qui vont augmenteu devront trouveu du travail qu’y aura pas :

Le charcutieu électoral pasquaïen a commenceu la découpe ;

Le Berlu-sconnard va chasseu ses romeux mais sans zavions pisqueu Alitalia va explozeu !

Y a qu’un p’tit youpi avec la Tzipi Livni qui preneu le caddy Ma avec ses mains de fon-hmeu à poigne !

– 1 Couisteu : pousseu des cris stridenwts
– 2 Geingeoleu : branleu et alleu dans tous les sens
– 3 Alleu de bicouin : aller de travers
– 4 Beurdadaô : un vacarme


Ecit le 1er octobre 2008

 Nettoyeu les zécuries

V’la mon Bouch, mon Sarko, ma Sego qui senteu que le fumieu de leurs zécuries ça pueu, que le capitalisse et le marcheu, ça marcheu pu, qu’y falleu tireu le fumieu, chasseu les araigneux-banquieux qu’aveu gobeu toutes les mouches et piqueu tous les ch’vauws.

Mon Bouch va boucheu les trous avec ses milliards de dollars. Mon Sarko a kauwzeu à son mitinge de Toulon et veut punir les gaingnous ; mais comme les prisons sont plein-nes de perdous, on va renvaïyeu les richous dans leur paradis fiche caux profiteu de leurs sous au soulaïye.

Rein ne va pu mais on changeu rein : on galopeu plus vite ; on va travailleu, travailleu, preneu et entrepreneu, privatizeu les dernieux services publics qui marcheu comme la poste, la santeu, le social ; protégeu les épargnous en leur prenant des sous pour les dépensous. Les mein-mes qu’applaudisseu mon Sarko, y a hein hanw , qui prometteu de la crouessance avec les dents, du pouvaïye d’achat et moins de chômous ont frappeu fort dans leurs mains quand il a dit : « demain, moins de crouessance, moins de sous et plus de chômage ! »

Ma Sego va chanwteu au Zénith pour nettoyeu le Peu Seut et galopeu à Reims. Ya queu les chinois qu’en profiteu pour se tireu en fuzeu et promeneu leur taïkonauwtes dans l’espace où y a pas encore de fumieu.

 

Le Herveu Deulouard de Conqu’reu

 

1 Tirer le fumier =
séance pour changer la paille ou les « gen-naïyes » sous les vaches ou les chevaux


Ecrit le 8 octobre 2008

 Pas niqueu à bord !

 
Ya queuqu’un qui m’a ben espiquieu pourkaïye mes vaïzins éteu jameuille contenwts de ce que je raconteu sur mon Sarko et pourkaïye les Français comprenneu pu rein à ce qui se passeu. Y aurait deux Sarko qu’arriveu jameuille à se rencontreu : un de gauwche, pire que not’postieu Beuzance no, qui tireu sur les capitalisses, les banquieux, les parachutes doreux, et qui vouleu tout réguleu (celui du mitinge de Toulon) et un aut’ de dreute, à le Lizieu qui feuzeu tout le contraire, qui protégeu les riches avec des bouclieux, vouleu tout privatizeu, déreuguleu, tout comme son copain Bouche-trou des Zamériques qui changeu de cheumise.

 
Alors, c’est la sarabande : réunion de crise sur réunion de crise avé tout le monde ; ça va peuteu partout ! et pis quelques heures apreuille, non, les Français sont les meuilleures, nos banques sont les plus solides et nos banquieux sérieux ; pasqu’on est teurtous des épargnous pas comme ces Zamerloques qui viveu à crédit. On a des sous à met’ partout, des livrets A qui débordeu ; on va en donneu aux Pé aiMent Eux, aux banquieux de Dexia, de l’Ecureuil qu’a mangeu ses noizettes au lieu de les cacheu pour l’hiver ; on va racheteu des logements qu’ont pas éteu construits, on va faire une grosse caisse pour l’Europe qu’en veut pas.

 
Ça fait un de ces raffuts ! pasqueu on craïyeu avec not’ preumieu minisse qu’on éteu ruineu, qu’on trouveu rein pour le Rein Sans Argent, que le livret A c’éteu pour les zachèlèmes, que l’Europe, c’éteu chacun pour saïye. Alors Pas niqueu ou pas de panique ?
 

 

Le Herveu Deulouard de Conqu’reu

 


Ecrit le 22 octobre 2008 (il n’y a rien eu le 15 octobre)

 Ça yoyoteu de la touffeu !

 
N’allez pas craire que c’est la tempête boursière qui m’a secoueu, la s’main-ne passeu, et m’a empêcheu de vous écrivasseu. J’éteu parti prêcheu à Marseille sur les vieux qu’ont de l’âge et vaire les paizans corses qu’arriveu pu à ramasseu leurs chatain-gnes et leurs zolives pasqueu y aveu pas de vent asseu c’t’anneu !
 
J’ai suivi le yoyo de la bourse et des réunions de crise qui prometteu des milles et des milliards aux banquieux miséreux, annonceu la reu-cession partout (mais teurjou moins cheu nous !), le chômdu et la soupe populaire. Y a pu de sous pour les vieux ou pour les 900 millions qui creuveu la faim dans le monde. Mais mon Sarko va sauveu le capitalisse avec son Breton Voud comme il l’aveu fait apreu la guerre.
 
Le plus gros problème cheu nous, c’éteu de siffleu la marseillaise pendant les messes de fouteu. Pire que quand les chorisses chanteu « tonton gergo » au lieu du « tantoum ergo » aux vépes du dimanche. On kauzeu pu queu de c’la et comment stoppeu la cérémonie et envaïyeu tout le monde au bistrot. On penseu pu à nos sous qui fondeu, aux zinflations qui zenfleu, au fichieu à Edvige dont c’éteu la fête, aux grèvous des zécoles primaires.
 
Même si O bat Mac, ça nous fera pas aimeu le ouol frites et arrêteu de yoyoteu de la touffeu !
 

 

Le Herveu Deulouard de Conqu’reu

 


Ecrit le 29 octobre 2008

 Les Sar-Cosettes ont des problaimeux 

 
Ma Boutin se feuzeu boudeu par les Sénatous qui vouleu pas désserreu les zeuesSeRU. Ma Rachida n’éteu pas aimeu par les magistrats en grève et les matons qui n’arriveu pas à empêcheu les suicides des prison-nieux et logeu les comdamneux qui augmenteu dans not’socieuteu de punition. Ma Garde ne se rend pas et est en colère contre l’écureuil qu’a croqueu 695 millions de noizettes mais elle continue à distribueu des millions à tous les banquieux véreux. Ma Rozelyne a des oraïlles qui siffleu dès qu’elle esgourdeu la Marseillaise mais pas quand les pôvres pouveu pu se soin-gneu à cauwze de ses franchises.

Jusqu’à la Bernadette à mon chichi qu’a laisseu son bon-nhonme avaïye un compte chez les japonaises, les gaies chattes et Anne Sainte Claire qu’a pas empêcheu son DéeSseKa de fricoteu avec les filles du eFfe aiMe I à Név York. Y a donc pu de moraliteu cheu nos zélites.

Y a que mon Sarko qu’est partout sans tache. Y se tappeu tous les enterrements, celui de la mère Emmanuelle qu’éteu sœur, celui de la bourse yoyotante qui baisseu partout, celui de sa carte bleue qui l’arnaqueu, celui de mon Bouche-trou des zamériques qui avant de s’évaporeu lui obéit au doigt et à l’œil pour un ou plusieurs G’vin, celui du Bertrand aux carnets seucrets qui r’gardeu dans les zalcôves par les trous des serrures, celui des Peu aiMEu qui metteu la cleu sous la porte. Et pourtawnt, il est sacreu par tous les journalisses européens comme le Roi de l’Eurogroupe qui va sauwveu le monde. De quoi ravigoreu nos Sar-Cosettes déconfites.
 

 

Le Herveu Deulouard de Conqu’reu

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