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Rentrée 2008 - Jacqueline Julien

Ecrit le 24 septembre 2008

 Jacqueline Julien : l’école n’est pas un lieu clos

Jacqueline Ju

A l’Inspection de l’Education Nationale, Jacqueline Julien succède à Michel Micossi. Nommée en août 2008, Jacqueline Julien est originaire de Martinique où elle était inspectrice dans la circonscription rurale du Morne Rouge au nord de l’Ile.

« J’avais envie de découvrir la région Ouest de la France, sa géographie et son histoire, d’autant plus que Nantes a un lien fort avec la Martinique (1). J’ai demandé tout poste en Loire-Atlantique ». Et voilà comment Mme Julien est arrivée à Châteaubriant « Une région de forte identité à égale distance de Rennes, Nantes, Angers » où elle dit avoir pris la mesure de la richesse historique et culturelle, du dynamisme économique et de la qualité des infrastructures. Elle est sensible aussi au fonctionnement en Communautés de Communes.

 Bien passée

Pour Mme Julien, la rentrée s’est bien passée avec 8 ouvertures de classes et 2 fermetures seulement.

8 Ouvertures : 5 dans le public (deux à Derval, une à St Julien de Vouvantes, Vay et Erbray) et 3 dans le privé (Abbaretz, Saffré et Erbray)

2 fermetures, toutes à Châteaubriant : 1 à René Guy Cadou et 1 à Nazareth.

L’école de Fercé a pu sauver une classe parce que « les seuils d’ouverture-fermeture sont plus bas en zone rurale ».

Globalement il y a 6600 enfants dans les écoles dont 2500 en maternelles et 4100 en école élémentaire.

 Soutiens et samedis


En ce qui concerne l’organisation des heures de soutien scolaire
, la mise en place se fait « en tenant compte des réalités du terrain ». Toutes les propositions des directeurs d’école doivent remonter prochainement. « S’il y a des difficultés un arbitrage sera donné d’ici la fin septembre ». Mme l’Inspectrice est confiante, il n’est pas sûr qu’il en soit de même sur le terrain !

En ce qui concerne les samedis matins, « L’Education Nationale repère les partenaires avec lesquels il est possible de faire quelque chose : municipalités, associations sportives et culturelles » en espérant que les uns et les autres penseront à utiliser la plage horaire ainsi libérée

(Ndlr : Hum ! Hum ! Les municipalités ne semblent pas avoir pris conscience, encore, de la nouvelle responsabilité qui leur incombe).

« Il y a maintenant des bibliothèques partout, et des installations sportives. Par ailleurs l’école n’est pas un endroit clos : les bâtiments peuvent être utilisés à l’initiative   des municipalités. Les Directeurs d’école, les conseils d’école et les élus participant à ces structures vont devoir établir un partenariat de qualité. Je vais d’ailleurs rencontrer les maires à ce sujet » dit Mme Julien.

 RASED   et remplaçants

Les parents s’inquiètent du nombre de remplaçants éventuels : « Il y a une organisation académique, avec plus d’une dizaine d’enseignants polyvalents, les besoins sont analysés et traités à une échelle supérieure dans les meilleurs délais. La continuité sera garantie le mieux possible » dit Mme Julien.

Les enseignants s’inquiètent : que va-t-il advenir du RASED   (réseau d’aide aux enfants en difficulté) : « Il ne devrait pas y avoir de difficulté à ce sujet » dit Mme Julien. A noter cependant que le poste de psychologue scolaire est actuellement vacant. « Mais nous cherchons à le remplacer ».

[Ndlr : on peut cependant s’inquiéter : il suffit d’écouter ce que dit M. Luc Ferry déclarant : « les 2 heures de soutien, ça permet de supprimer ce qu’on appelle les RASED   et ça fait économiser 8000 postes ! » ] - (2)

 Gens du voyage

Un problème se pose avec acuité : celui de la scolarisation des Gens du Voyage dont les enfants sont souvent inscrits au CNED (enseignement par correspondance), sans personne pour les suivre, ce qui fait qu’à 20 ans ils sont encore analphabètes. Quelle solution pour eux ? « C’est une communauté qui a une culture particulière. L’école doit essayer de trouver un dialogue constructif avec ces enfants et les familles, sans exercer de violence. Il faut parvenir à leur faire comprendre les avantages de la scolarisation en milieu ordinaire » dit Mme Julien.

[A notre connaissance, il est possible qu’un enseignant soit spécialement affecté au suivi de ces enfants] .


NOTES:

1- Commerce du sucre, en lien avec l’esclavage

2- A écouter ici : http://www.europe1.fr/Radio/ecoute-podcasts/entre-nous/La-voix-des-auditeurs/La-voix-des-auditeurs-2-septembre-2008-soir