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Une bombe dans le commerce à Châteaubriant

Ecrit le 15 octobre 2008

 Une bombe dans le commerce à Châteaubriant

Dessin de Moon - 06 87 32 77 47, travail du dima

Hyper U : L’agrandissement du Hyper U de Châteaubriant a été refusé par la CDEC. Bernard Douaud, pour la Com’Com’, a voté contre cette extension « Nos commerces dans les communes rurales sont déjà fragiles et le contexte économique actuel nous conduit à être vigilants. Ce projet, trés bon au demeurant, peut se concevoir dans une dimension plus mesurée ».

Courageusement, D. Flatet, délégué de la ville de Châteaubriant a préféré s’abstenir. C’est plus confortable.

Une bombe chez Champion : le magasin de la Place de la Motte sera ouvert tous les dimanches à partir du 19 octobre. Cela fait bien plaisir aux « petits » commerçants voisins qui vont être privés d’une clientèle importante. Cette autorisation se fera avec l’accord de la municipalité (1) mais, étrangement, des conseillers municipaux ne sont pas au courant. (ndlr : il semble cependant qu’il n’y a pas besoin d’autorisation, le commerce faisant moins d e1000 m2 et ayant au moins 50 % de sa surface en agro-alimentaire)

Pour cette ouverture, du personnel supplémentaire a été recruté dans la mesure où les caissières en CDI ont refusé ces heures de WE qui auraient amputé le peu de temps de repos dont elles disposent.

Bombe : une alerte à la bombe, sur un coup de téléphone anonyme, a eu lieu samedi 11 oct. à Hyper U à midi.


Ecrit le 22 octobre 2008

 Les beaux dimanches au caddie

Les députés sont saisis d’une nouvelle proposition de loi conduisant à supprimer le principe du repos dominical. Une loi de plus qui vise à remplacer la civilisation du loisir par la civilisation du caddie : Sarkozy, pour déréglementer la durée du travail, s’attaque aussi à nos dimanches.

 Vandalisme

Cette attaque contre le principe de l’interdiction du travail le dimanche instauré depuis 1906, est une forme de vandalisme social. Car il met en cause un repère collectif qui permet de structurer notre société socialement, économiquement et même écologiquement.

L’aspiration à un jour collectif de repos est une exigence fondamentale : pour la famille, la vie citoyenne, les loisirs, la vie associative, culturelle, sportive etc. Le progrès véritable serait d’aller vers deux jours de repos hebdomadaires pour tous. Et non pas de supprimer le seul qui existe.

Bien sûr il y a des cas où le travail du dimanche s’impose : dans les secteurs de la santé, de la restauration, des transports, des activités sportives et culturelles, dans certaines industries pour des raisons techniques ou encore certains commerces (alimentaires) précis. Il est impossible d’épargner 5 % des salariés français qui y sont astreints. Mais la volonté doit être de limiter ces cas et non pas de les étendre.

Pourquoi déployer des vendeuses, travailleuses pauvres les dimanches ? Pourquoi encourager les précaires qui vont évidemment occuper ces postes ? Ce ne sont pas des « volontaires » : le volontariat n’existe en aucun cas en droit du travail, c’est le patron, seul, qui décide ou non d’embaucher le dimanche, jamais le salarié…

Actuellement 5 % des Français travaillent régulièrement le dimanche et 1 sur 20 épisodiquement. Ça suffit : le système actuel est à la fois ferme (interdiction) et souple (dérogations contrôlées). Il faut, pour empêcher la délinquance patronale, là comme dans d’autres domaines, donner des moyens plus efficaces à l’inspection du travail pour faire respecter la réglementation. Pourquoi le ministère n’agit-il pas davantage par des référés et astreintes sous forme d’amendes lourdes ?

L’offensive pour forcer les salariés à travailler le dimanche s’appuie sur des promesses de compensations liées au salaire : certes les salaires sont trop bas, il faut les augmenter mais pas en dégradant les conditions de travail et de repos. D’ailleurs, si le travail du dimanche se généralise, les « majorations » disparaîtront, bien sûr.

On nous dit que c’est pour stimuler le commerce : c’est stupide, l’effet économique sera nul, et cela fera disparaître des emplois : le pouvoir d’achat n’étant pas extensible, ce qui sera acheté le dimanche ne le sera pas les autres jours. Seules les grandes surfaces tireront leur épingle du jeu, il a été calculé que les petits commerces y perdraient 30 000 emplois (c’est ainsi que toutes les associations de petits commerçants sont CONTRE la généralisation de l’ouverture le dimanche). Les embauches qui auront lieu le dimanche se traduiront par des réductions d’effectifs le lundi et les autres jours…

Les sondages sont clairs : 85 % des Français se prononcent CONTRE travailler eux-mêmes le dimanche. On connaît la vie non satisfaisante des infirmières ou des cheminots qui sont obligés de travailler le dimanche et qui cherchent à obtenir difficilement dans leurs plannings surchargés, une fois toutes les cinq ou six semaines un dimanche en famille… Pourquoi faire subir cela aux autres, quand ce n’est pas nécessaire ? Dans le commerce alimentaire, la convention prévoit un dimanche de repos à tour de rôle toutes les 8 semaines, quelle galère pour l’obtenir !

Défendons pour les salariés le droit au repos dominical. On ne va pas accepter d’en revenir au 19e siècle ! Mieux : revendiquons le rétablissement de la semaine de cinq jours, avec deux jours de repos consécutifs légaux pour tous.
Gérard Filoche.

Travaillera mieux
pour travailler tous.

Ce serait plus raisonnable !

Depuis l’étude de l’OFCE et le rapport du Conseil Economique et Social, il est établi, jusqu’à plus ample informé, que le travail sept jours sur sept ne crée pas d’emplois (en bilan net), et ne peut favoriser la croissance (à pouvoir d’achat constant)

Non aux
ouvertures
le dimanche

Les organisations syndicales CFDT et CGT dénoncent la décision d’ouverture le dimanche matin du magasin Carrefour Market de Châteaubriant.

Cette décision est une nouvelle entrave au repos dominical des salariés. Elle place les salariés concernés dans une situation contraignante où il sera compliqué de refuser ce travail par crainte d’en subir les conséquences sur l’évolution de son contrat de travail.

Cette décision est décalée par rapport aux observations récentes sur le comportement des consommateurs qui ont aujourd’hui une attitude prudente et reportent les achats dont ils n’ont pas un besoin immédiat. Cette décision va venir fragiliser le commerce alimentaire du centre ville .

Dénoncer cette décision d’ouverture de magasin le dimanche, c’est également défendre l’idée de privilégier du temps pour vivre ensemble pour s’engager dans la vie associative et du temps pour la vie familiale

Les UL CFDT et CGT
le 14/10/2008.


Ecrit le 22 octobre 2008

 Sondage …touillé

« 67% de français accepteraient de travailler le dimanche, ce qui montre que les esprits sont en train d’évoluer » a déclaré le ministre Bertrand.

Ce sondage aux petits oignons mérite quelques précisions. Primo, le plébiscite français pour le travail dominical se nuance un poil à la lecture des résultats de l’enquête. A la question posée (« travailler le dimanche est payé davantage qu’en semaine, si votre employeur vous proposait de travailler le dimanche, accepteriez vous ? ») Ils sont 17% à répondre « oui, toujours », alors que 50% des sondés répondent : « oui, de temps en temps ».

Mais ces deux ensembles sont agrégés en un seul bloc de 67% qui permet au JDD de titrer :« les Français veulent travailler le dimanche ! ». …

Sauf qu’une des questions du sondage rend compte, sur la même période, d’une dynamique inverse de l’opinion publique. Le JDD n’a publié in extenso que deux questions, mais une visite sur le site de l’IFOP montre que l’institut de sondage en a en fait posé quatre, dont celle-ci, qui concerne l’ « adhésion » des Français à un assouplissement de la législation sur l’ouverture des magasins le dimanche :
« Vous savez qu’aujourd’hui la plupart des magasins n’ont pas le droit d’ouvrir le dimanche. Personnellement, êtes-vous favorable à un assouplissement de la législation sur le sujet, afin que des magasins puissent ouvrir le dimanche ? ».

Et là, surprise. Les Français y sont moins favorables qu’il y a un an. Ils sont 57% à se dire partisan d’un assouplissement lors du dernier sondage IFOP. C’est 6 points de moins que dans l’enquête publiée dans Metro en décembre 2007(63%).

Mais cette « évolution des esprits » n’est sans doute pas très pertinente. Ni le JDD, ni évidemment Bertrand et Chatel n’ont jugé utile de la relayer.


NOTES:

(1) Finalement il paraît que l’autorisation du maire n’est pas nécessaire puisque le commerce fait moins de 1000 m2 t a plus de 50 % de sa surface en produits alimentaires.

Selon nos infos, le premier dimanche d’ouverture, le magasin Champion-Carrefour-Market n’a fait que la moitié du chiffre espéré. Le petit magasin Vival, lui, a perdu 60 à 80 clients (soit 20 % de ses clients).