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ACPM : des plantations à la Quidais en 2008

Ecrit le 17 décembre 2008

 Des plantations à St Vincent des Landes

La Quidais : un lieu-dit de St Vincent des Landes. Une route étroite au sommet de la colline. A nos pieds un vaste territoire descend en pente douce vers la rivière « Le Cône ». Des hommes, des femmes se sont donné rendez-vous, là. Quelle drôle d’idée !

La raison : il y a là 15 000 plants d’arbres à se partager. M. Vicet, technicien du Conseil Général vient expliquer la plantation. « Le Conseil Général aide les agriculteurs et propriétaires de terrains à replanter des haies et des lignes d’arbres ».

Les haies ? Un rôle de brise-vent, une manière de limiter l’évapo-transpiration et de donner abri à la faune. Tout en restaurant un paysage de bocage. Mais aussi de fournir du bois-énergie par la taille qui se fait tous les 15 ans environ. Et, merveille, du pied poussent des rejetons qu’on coupera à nouveau dans 15 ans.

La région de Châteaubriant connaît bien ses « émondes », résultante des baux d’autrefois où l’on disait que le tronc appartient au propriétaire tandis que le bois de taille appartient au fermier.

 L’alliance de l’arbre et des cultures

La plantation de lignes d’arbres répond à des soucis d’agro-foresterie : il s’agit de planter des espèces à forte valeur ajoutée, soit en limite de parcelle, soit, tout simplement, en ligne dans les champs. Des essences peu utilisées en forêt mais de grande valeur peuvent être ainsi cultivées : cormiers, poiriers, alisiers, noyers, merisiers, érables, tulipiers …

il s’agit d’arbres qui seront utilisés plus tard dans l’ébénisterie et dans la construction, donnant du bois capable de se substituer aux sciages tropicaux dont l’offre et la qualité vont décliner assez rapidement.

Les lignes d’arbres sont plantées à 15-20 m de distance pour ne pas empêcher le travail du sol et la récolte avec des machines. Ces plantations participent à la lutte contre l’effet de serre. De plus, la complémentarité entre arbres et cultures est remarquable : l’entretien est moins coûteux et les ressources du milieu mieux utilisées.

Jeunes noyers dans champs de lavande, moisson de blé sous peupliers, parcelle d’orge sous merisiers … cela donne des paysages originaux, attractifs, ouverts, favorables aux activités récréatives.

Et il a été démontré que le rendement global d’une parcelle agrosylvicole est augmenté de 30 %. Si le rendement des cultures peut être légèrement diminué les premières années (5 % environ), celui-ci est compensé ultérieurement et bénéficie rapidement du rôle protecteur des arbres : protection mécanique et climatique au sens large et protection biologique du fait de la présence d’auxilliaires et de leur action phytosanitaire. C’est donc l’alliance de l’économie et de l’écologie.

Plantés tous les mètres environ, les arbres récupèrent, par leurs racines profondes une partie des éléments fertilisants lessivés ou drainés. Ils s’en nourrissent tout en évitant la pollution des rivières. Les litières d’arbres et la mortalité racinaire enrichissent le sol en matière organique.

C’est pourquoi le Conseil Général de Loire-Atantique donne des aides conséquentes. Un mètre linéaire, planté, revient environ à 6 €. Le Conseil Général attribue 0,70 € par mètre, et y ajoute 1,50 € si la plantation est faite sur paillage biodégradable ou 4 € si la plantation est faite sur paillage bio-dégradable et sur talus.

 Donner du travail

A la Quidais, en trois jours, 1400 arbres et arbustes ont été plantés. C’est le Centre d’Aide par le travail, de Vay, qui a préparé le terrain et mis en place les tunnels couvre-sols.

L’ACPM  , encadrée par Yannick Courcelle, a pris le relais en effectuant les plantations. Une équipe reviendra deux fois par an pour désherber.

La première partie du travail a été très pédagogique : repérer les paquets de plants, les végétaux en racine nue ou les végétaux en motte, habiller les végétaux. Il y en avait parfois une centaine par paquet. Respecter ensuite l’ordre de plantation des châtaigniers, frênes, houx et cornouillers, charmes et chênes chevelus …

Il s’agit d’un travail très « physique » qui s’est déroulé dans les jours les plus froids de décembre ! Mais l’équipe n’a pas rechigné au travail. Et ce fut un vrai travail en relais entre ceux qui sélectionnaient les plants, perçaient les trous, tassaient la matière organique au pied de l’arbuste ...

Deux sites pour en savoir plus :

– http://www.afahc.fr
– Et http://www.agroforesterie.fr/

– Et pour contacter l’ACPM   : 02 40 28 09 70
– Et Jean Charles Vicet : 02 53 46 60 12


Ecrit le 17 décembre 2008

 Cucurbita … quoi ?

C’est une cucurbitacée un peu oubliée, le luffa, qui donne - une fois séchée - une éponge rêche. Mélangez-la à des feuilles de maïs et de caranday, un palmier originaire d’Amérique du Sud, ajoutez-y du plastique recyclé : vous obtenez des panneaux solides, légers et entièrement recyclables, pour bâtir des maisons bon marché. Il fallait y penser. Elsa Zaldivar, militante au Paraguay, l’a fait. La technique qu’elle a inventée doit permettre de résoudre la pénurie de logements au Paraguay, où 300 000 familles ne disposent pas d’habitation décente, et de préserver les forêts du pays, déjà réduites à moins de 10 % du territoire national. « Pour faire cuire 10 000 briques de construction, il faut détruire au moins quatre arbres, et nous n’avons presque plus de forêt », explique-t-elle.

« L’important, c’est que nous recyclerons les montagnes de déchets produites par les matières plastiques et que nous créerons des emplois ». Elsa Zaldivar est une des cinq lauréats des prix Rolex 2008, décernés à Dubaï, en novembre.
(source : Le Monde)