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FMGC, mars 2009 : 72 suppressions de postes

Ecrit le 15 mars 2009

 Métallurgie : FMGC supprime 72 emplois

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FMGC - 72 suppress

La FMGC à Soudan a annoncé vendredi 13 mars, lors d’un comité d’entreprise, un plan social visant à supprimer 72 de ses 342 emplois dont 62 à 66 licenciements secs en dehors des reclassements internes et de quelques rares départs en retraite. Le fabricant de contrepoids subit de plein fouet le ralentissement de ses principaux donneurs d’ordre comme Manitou et Toyota : « Dans les ateliers, là où nous fabriquions 200 tonnes de contrepoids par jour en octobre dernier, nous n’en faisons plus que 60 » dit un délégué qui ne met pas en cause la Direction de l’entreprise mais la crise mondiale. « Les grosses entreprises comme Manitou ou Toyota ne communiquent guère sur leur situation, pour ne pas donner prise à la concurrence. Nous, nous sommes en bout de chaîne, tributaires de leurs ordres, sans rien pouvoir faire qu’attendre. Nous avons de nombreux clients mais, tous, ils cessent de nous donner du travail. La qualité et le prix de nos produits ne sont pas en cause pourtant »

150 salariés FMGC vont être appelés à remplir un formulaire. La Direction en choisira 72 en fonction de critères objectifs et d’une certains cote d’amour. L’angoisse monte dans les maisons.

La FMGC a déjà procédé à l’automne dernier à la fermeture de sa filiale bulgare (80 personnes) jugée insuffisamment compétitive.

 Et ailleurs

RBL, 9 de plus

Après les 6 licenciements annoncés en novembre 2008, la société RBL Plastiques en a annoncé 9 de plus, le 10 mars 2009.

La CFDT Chimie apporte son soutien aux salariés de l’entreprise et demande que s’ouvre un véritable dialogue social pour activer des mesures préservant l’emploi : formation professionnelle continue - cellule de reclassement avec d’autres entreprises du bassin d’emploi

Chez Huard, il y a encore du travail jusqu’au début avril. Mais la production est bien inférieure aux prévisions, en raison, surtout, de l’effondrement du marché des Pays de l’Est. L’entreprise va retarder d’un an la sortie d’un nouveau matériel. Il reste 100 à 120 intérimaires dans l’entreprise.

Un peu partout les intérimaires sont les premiers à partir, sans bruit : ils viennent grossir les chiffres du chômage… de même que des salariées des sociétés de nettoyage.

En France la colère monte. On commence à parler d’émeutes. Le 19 mars prochain montrera-t-il la force de la contestation ?

Et pendant ce temps notre Président bénéficie d’un week-end privé au Mexique à 3500 € la nuit (sans compter les repas), alors qu’il n’a trouvé ni un sou ni une minute pour aller en Guadeloupe ! On dit que c’est un ami milliardaire qui lui a payé ça, ou un groupe d’entrepreneurs … Nous n’avons pas les mêmes amis que lui.

L’UMP commence à comprendre que la situation est grave. « Pendant deux ans, on pourrait appliquer une contribution fiscale supplémentaire sur les revenus qui dépassent l’entendement » dit Pierre Méhaignerie en suggérant d’augmenter le taux de l’impôt sur le revenu « pour les personnes qui gagnent plus de 300.000 ou 400.000 euros par an ». Tout ça ? Plus de bouclier fiscal ? A quand un boucler social ?


Note du 16 mars 2009

Selon Les Echos du 16/03/2009,

 Setforge intègre le groupe Farinia

Setforge est la première acquisition de Farinia dans le cadre d’une offensive en France où il va symboliquement rapatrier son siège. Le groupe compte s’intéresser à d’autres entreprises de l’Hexagone en difficulté.

Face à l’offre de Farinia, qui anticipe un redémarrage du carnet de commandes de Setforge dans les prochains mois, le groupe diversifié Abcia a jeté l’éponge. Vendredi, le tribunal de commerce de Saint-Etienne n’avait donc plus qu’un plan de cession à examiner et à valider. En reprenant 403 des 523 salariés du groupe de L’Horme (Loire), alors que son niveau d’activité a chuté de près de moitié, « Farinia montre qu’il a confiance dans l’avenir de cette entreprise », souligne Olivier Cadart, le PDG du groupe jusqu’alors coté sur Euronext Paris qui sera rebaptisé « Setforge Société Nouvelle ».

« C’est une prise de risque nécessaire car nous ne voulons par perdre les compétences qui sont dans cette entreprise », a déclaré aux « Echos » Frédéric Guinot, le PDG du nouvel ensemble, qui compte désormais 7 forges dans l’Hexagone, se hissant dans le peloton de tête des forgerons français, aux côtés de Sifcor et de Manoir Industries (Sun Capital Partners), et parmi les dix premiers européens.

Accélérer la croissance externe

Setforge, qui travaille à 50 % pour l’automobile, lui amène, entre autres, son expérience dans la maîtrise de technologies de forge à froid, dans le travail d’alliages, tels que l’aluminium, le titane ou l’Inconel, et la puissance de calcul de son département de recherche-développement. L’apport de l’acquéreur porte sur 15 millions d’euros en capital et en fonds propres suivi, sous trois ans, de 13 millions d’investissements en amélioration de l’outil industriel et de la productivité.

Egalement présent dans la fonderie et l’usinage en France et dans la production d’aimants en Amérique du Sud et en Asie, Farinia veut « venir en aide à d’autres entreprises métallurgiques de l’Hexagone en difficulté », explique son PDG. Il va pour cela utiliser la plus-value de la cession au groupe russe Agromash, sur cet exercice, de la fonderie Luitpoldhütte, qui emploie plus de 500 personnes en Bavière. En vue d’accélérer sa croissance externe, Farinia négocie l’ouverture de son capital à un ou plusieurs fonds d’investissement. Et comme il est aussi candidat à l’entrée du Fonds stratégique d’investissement, il va rapatrier en France d’ici à l’été le siège social de son holding Farinia BV, actuellement aux Pays-Bas.

Source : DENIS MEYNARD, Les Echos


Ecrit le 2 avril 2004

 LE FSI INVESTIT 20 MILLIONS D’EUROS DANS FARINIA

(Selon investir.fr) : Le Fonds stratégique d’investissement (FSI) a signé une lettre d’engagement ferme portant sur son entrée au capital du groupe Farinia, repreneur de Setforge.

Le FSI va injecter 20 millions d’euros. Il ne précise toutefois pas le montant de la participation qui est ainsi acquise.

Cette opération permet de « conforter la reprise par Farinia de la société Setforge avec plus de 400 employés, et ainsi de préserver le savoir-faire de cette entreprise et d’intégrer de nouvelles compétences technologiques au sein du groupe Farinia ».

Mi-mars, Farinia a annoncé qu’il allait apporter 15 millions d’euros pour soutenir le fabricant de pièces forgées de haute technologie Setforge.

En Bourse, le titre Setforge est toujours suspendu de cotation sur un dernier cours de 7,12 euros.

Source : http://www.investir.fr/cours-actions-cotation/FR/ISI/cours-Setforge-FR0000044489-SETF/infos-conseils/105966/SETFORGE:Le_FSI_investit_20_millions_d_euros_dans_Farinia.html


Ecrit le 17 juin 2009

 Le FSI

On a appris que, depuis le 31 mars, le Fonds stratégique d’investissement (FSI) a apporté 20 M€ au groupe Farinia. Cet apport d’argent frais lui a permis de financer le rachat de Setforge (400 salariés), fabricant de pièces forgées de haute technologie pour les constructeurs automobiles, basé à Saint-Étienne (42). Le groupe se prépare à d’autres acquisitions dans ce secteur, en France et à l’étranger.

Le FSI est une société anonyme disposant de 20 milliards d’euros apportés à 51% par la Caisse des Dépôts et 49% par l’Etat français. Créé par le gouvernement le 20 novembre 2008, il intervient en fonds propres dans des entreprises françaises rentables porteuses de projets créateurs de valeur et de compétitivité pour l’économie. Ainsi Farinia est aidé par l’Etat. Mais en même temps le groupe a licencié une quarantaine de salariés à la FMGC et, pour les autres, l’Etat a financé du chômage partiel. La crise est donc très bénéfique pour l’entreprise. Pour les salariés, c’est autre chose !


Note du 1er décembre 2010 : la situation s’améliore, la FMGC a même repris des commandes et réembauché des salariés licenciés.