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Réforme des lycées : la révolte

Ecrit le 17 décembre 2008

 Manif des lycéens à Châteaubriant

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Manif 17 déc 2008 - Châteaubr

Des lycéens du lycée Guy Môquet appellent à manifester :

Mercredi 17 décembre à 10h30 devant la mairie de Châteaubriant et Jeudi 18 décembre à Nantes

« car l’Etat ne raisonne pas en termes d’éducation mais en termes d’économies de moyens » dit leur communiqué.

La nouvelle pédagogie et les nouveaux programmes annoncés « portent atteinte au développement de l’esprit critique des élèves. Cette réforme ne fait que masquer les échecs scolaires ».

« Les impôts du peuple ne doivent pas servir à corriger les erreurs des banques Ils doivent être réinvestis dans les structures publiques indispensables teles que l’Education Nationale ».

Enfin les élèves craignent que les réformes actuelles « favorisent la privatisation de l’enseignement et donc la mise en concurrence des établissements »


Ecrit le 24 décembre 2008

 Aucu ... aucu ... aucune hésitation

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Manif 17 déc 2008 - Châteaubr

Les deux lycées Guy Môquet
et Etienne Lenoir étaient dans l’action contre la réforme des Lycées prévue par le ministre Darcos. Un groupe de 400 jeunes, décidés, sont venus en
ville le 17 décembre, ils ont fait le tour de la mairie, et se sont rendus bien gentiment Place de la Motte en passant devant la Poste. Leur défilé était précédé d’une voiture de police municipale et accompagné d’une voi-ture de gendarmerie… ce qui fait que les policiers ont baladé les jeunes par des rues peu fréquentées en évitant la tra-versée du marché ! De ce fait peu de gens ont vu le défilé.

Le groupe s’est rendu au Lycée St Joseph où les grilles étaient fermées (nul n’a essayé de les forcer). A la fenêtre les lycéens de St Joseph ont mis une pancarte « on est en prison ». D’autres, qui étaient dehors, ont révélé que, ce jour-là, avait lieu au lycée la Messe de Noël.

Le mouvement des lycéens et des parents a fait reculer MM. Sarkozy et Darcos surtout parce que ceux-ci craignent la contagion du « printemps grec ».

« On n’est pas contre une réforme » disent les responsables de l’UNL, mais « une réforme d’ampleur demande du temps pour la concertation et l’expérimentation. Sinon, elle ne fait que générer de l’inquiétude, du repli sur soi et alimente le marché de l’angoisse scolaire, déjà largement développé dans notre pays ». disent des organisations comme la FCPE   et la Ligue de l’enseignement. La discussion et la concertation ont été totalement absentes des préoccupations de Xavier Darcos qui se voulait « inflexible » et qui n’annonçait rien de vraiment raisonné (voir la valse-hésitation sur l’enseignement des sciences économiques et sociales) .

Il a compris maintenant qu’il fallait « repartir à zéro ». Dommage, une nouvelle fois, qu’il soit nécessaire de multiplier les manifestations de rue pour en arriver là où on aurait dû commencer.

Les enseignants du primaire, eux, s’engagent dans une action de désobéissance (pédagogique). Les chercheurs aussi.


Ecrit le 24 décembre 2008

 Malaise de la jeunesse

NouvelObs.com du 17/12 : Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, a estimé que les oppositions à sa réforme du lycée révélaient « un malaise beaucoup plus vaste ». « Cette réforme-là est devenue un prétexte, un point de crispation qui »renvoie à des problèmes beaucoup plus larges, qui sont ceux du malaise de la jeunesse« , a-t-il affirmé sur Canal +. »C’est un problème qui nous regarde tous, tous les adultes, nous sommes tous responsables", a-t-il poursuivi.

Selon lui, la réforme du lycée n’est pas un enjeu tel qu’il faille mettre toute la jeunesse dans la rue. […]