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Conseil Municipal, Louisfert, décembre 2008

Ecrit le 7 janvier 2009

 Trop peu d’investissements les années passées

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16 décembre 2008 : le Conseil Municipal de Louisfert entend le rapport du Percepteur sur les finances de la commune. Ah non, on ne dit plus « percepteur », on dit « responsable de la gestion publique locale » ou quelque chose comme ça.

M. Yziquel, donc, est venu présenter l’évolution des dépenses et recettes de fonctionnement, la capacité d’auto-finan-cement, l’endettement de la commune, etc.

Pour cette petite commune de 850 habitants, il résume ainsi la situation :
– Les recettes sont en hausse.
– Les dépenses sont en baisse.
– Ce qui donne une situation saine.
– Mais il y a trop peu d’investissements.

La commune de Louisfert a de bonnes recettes fiscales (dues sans doute à l’implantation de la centrale électrique) : 438 €/habitant (alors que la moyenne de la strate est de 345 €/habitant) (1)

La capacité d’auto-financement de Louisfert, après remboursement de ses emprunts est de 176 €/hab (108 €/hab. dans la strate). Le fonds de roulement est de 702 €/hab à Louisfert (170 € dans la strate). C’est donc bien.

 Un gros bémol

Donc tout va bien à Louisfert ? Oui, si l’on se contente des chiffres : la dette communale se monte à 261 €/hab à Louisfert (648 € dans la strate).

Des conseillers ont cependant mis le doigt sur la faiblesse en équipements dans la commune : les dépenses d’équipement sont trop modestes à Louisfert : 133 €/hab (au lieu de 482 euros dans la strate). A quoi ça sert d’avoir de l’argent en caisse si on ne fait pas grand chose ?

Conclusion de M. Yziquel : la situation financière est bonne, elle permet d’aborder sereinement l’avenir, avec une bonne capacité d’investissement et de recours à l’emprunt. Autrement dit : allez-y les élus !

 Pique-nique

Louisfert a installé 5 tables de pique nique sur ses chemins de randonnée. Coût 4300 euros financés moitié par la commune, moitié par la Com’Com’   (sur les fonds de concours)

 Rue de la Gare

L’estimation des travaux était 212 000 €. Mais les temps sont durs, les entreprises cherchent du travail et sont prêtes à baisser leurs marges. L’entreprise adjudicataire retenue est l’entreprise Hervé, pour la somme de 138 240 € soit une baisse de 35 % par rapport au coût estimé ! Cela pose des questions sur les « sur-marges » pratiquées antérieurement ! On n’a pas entendu dire que l’entreprise allait travailler à perte.
Début des travaux en janvier pour une durée de 40 jours.

 Autres rues

L’étude d’aménagement de la rue RG Cadou et de la Rue de l’Espérance est lancée. Le CAUE (Conseil Architecture, Urbanisme, Environnement) est associé à la réflexion. Un financement sera demandé au Conseil Général dans le cadre du FAC (Fonds d’Aménagement Communal)

 Commerce de proximité

La commune se demande si elle doit investir à ce sujet. Un questionnaire est diffusé auprès des habitants par l’intermédiaire du bulletin communal : en effet, un tel commerce ne peut tenir que si les habitants comprennent qu’ils ont aussi un rôle à jouer. S’ils ne se déplacent que pour acheter une boite d’allumettes tous les 6 mois, c’est sûr que le commerce ne pourra pas vivre.

La commune recherche le terrain qui pourrait servir à la réalisation de ce commerce.

 Travaux

L’ACPM   a été sollicitée pour la réfection d’un mur. Deux entreprises de maçonnerie sont appelées aussi à faire un devis. La commune choisira en fonction des prix, mais aussi de la nécessité de donner du travail à des personnes au chômage.

L’auvent au dessus de la porte de l’église donne des signes de fatigue manifeste. Au point qu’il a fallu mettre des barrières pour empêcher les fidèles de passer dessous. Un charpentier agréé « artisan du patrimoine » est chargé d’effectuer une restauration à l’identique.

 Com’Com’  

Des questions ont été posées au sujet des activités de la Com’Com’   du Castelbriantais.

« Avez-vous parlé de la question de l’ouverture des commerces le dimanche ? » a demandé un élu. « Oui j’en ai parlé, a répondu le maire Alain Guillois, mais aucune position n’a été prise car nous pensons qu’il n’est pas possible d’aller contre ».

[Ndlr : les faits ont donné tort au maire ! Car, en réalité, la fronde publique d’une partie des élus de droite de l’Assemblée Nationale a fait reculer N.Sarkozy à ce sujet. Si les citoyens ne disent rien, si les élus de base ne disent rien, c’est sûr qu’on ne pourra jamais aller contre les décisions nationales qui, petit à petit, vireront à la dictature ! A noter que la position du maire de Louisfert n’a pas été exprimée en réunion publique de la Com’ Com’. Elle s’est réduite, sans doute, au secret d’une réunion, non-publique, des maires].

« Vous aviez, hier, une réunion de Com’Com’  , y a-t-il eu des choses importantes ? » .
Réponse du maire : « non, rien »
[Ndlr : la décision de faire un SCOT  , c’est rien ? La composition du Groupe d’Action Locale, c’est rien ? Le débat d’orientation budgétaire, c’est rien ?]
Non, c’est pas rien mais … c’est difficile à expliquer. La plupart des maires n’ont pas compris ce qu’est un SCOT   (schéma de cohérence territoriale) alors ils ne peuvent rien expliquer aux élus communaux.]

« Le compte-rendu des décisions de la Com’Com’   arrive en mairie, vous pourrez le consulter quand vous voudrez » a dit M. Guillois. Un compte-rendu imbuvable, consulté en solitaire, sans explications, c’est sûrement de la bonne démocratie !

strate = 81 communes dans la même tranche démographique.


Ecrit le 7 janvier 2009

 Réforme territoriale, de quoi s’agit-il ?

Le Président de la République parle beaucoup de « réforme territoriale » et la Commission Balladur y réfléchit, proposant notamment de rapprocher les Conseils généraux et les Conseils Régionaux.

Une dimension n’est cependant pas abordée : celle des communes. Est-il en effet admissible de conserver des communes de petite dimension, ayant, chacune, son Conseil Municipal et son personnel communal ? Ne serait-il pas envisageable d’adopter un modèle analogue à celui de l’Irlande : la commune couvre plusieurs entités qui, chez nous, s’appelleraient des « petites communes ». Cela pourrait permettre, sans supprimer aucun emploi, de rationaliser et d’optimiser les services à la population.
Est-il admissible par exemple d’exiger de la secrétaire de mairie d’une petite commune une aussi bonne connaissance de la législation que dans une commune de 12 000 habitants avec personnel qualifié et spécialisé ? Des questions analogues se posent aussi au sujet du personnel technique communal, de l’étude des permis de construire, du suivi des marchés publics, etc.