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Femmes sans freins : jusqu’où iront-elles ?

Ecrit le 11 février 2009

 Femmes sans freins

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Stage CAF et

Travailler. Pas facile pour une femme qui doit s’occuper de ses enfants, qui a des problèmes de garde et de mobilité. La Caisse d’allocations familiales et le CDIFF (Centre d’Information sur les Droits de Femmes) ont proposé six sessions d’aide aux femmes, dont une sur la région de Châteaubriant.

Il ne s’agissait pas de « dynamiser » ces femmes : oh non, dynamiques elles le sont et manifestent un profond désir de trouver du travail à l’extérieur. « Trois ans de congé parental, c’est long. On se sent mises à l’écart socialement » dit Roselyne. « Le congé parental nous exclut. Pour les gens, nous ne faisons rien » dit Maryline. « Sortir de chez soi, pouvoir choisir ses amis » souhaite Elsa.

La Caisse d’Allocations Familiales et le CIDFF   ont envoyé 250 lettres : 12 femmes ont été retenues et se sont rencontrées une à deux fois par semaine pendant 3 mois, pour arriver à lever les freins du retour à l’emploi : comment s’organiser pour la garde des enfants, pour les déplacements, définir un projet professionnel, fixer les étapes de la marche vers l’emploi.

 Roselyne et Isabelle

C’est Roselyne, 4 enfants, d’origine Camerounaise, qui détaille le mieux le chemin parcouru : « J’ai découvert que je ne suis pas la seule à avoir des difficultés, le groupe m’a aidée à retrouver l’estime de moi. Alors maintenant je vais me fixer un calendrier, enquêter sur les métiers et sur les formations, suivre des cours de français, apprendre la culture et l’histoire de la France, me former en informatique, dégager du temps pour être avec mes enfants, mais aussi pour faire du sport et une heure de prière par jour . Je souhaite montrer le bon exemple aux enfants et préparer leur avenir pour qu’ils puissent faire de grandes études ».

Isabelle, 4 enfants, sait aussi ce qu’elle veut : « j’ai 10 ans d’expérience comme assistante maternelle dans la région ardennaise, mais je ne peux pas travailler chez moi car je n’ai pas les moyens de mettre ma maison aux normes exigées par le Conseil Général. Je cherche à travailler dans une structure, à mi-temps ».

 Rose-Marie et Maryline

Rose-Marie a travaillé longtemps dans les assurances, à Nantes : « Mais Nantes c’est loin, j’ai fait un bilan de compétences, je prépare le concours d’aide-soignante en travaillant chez moi avec des bouquins. Je souhaite trouver un travail mais, lorsque mon mari s’absente pour une semaine, il faut que je prenne en charge les enfants. Ici, à Derval, on ne peut les mettre à la garderie que deux jours par semaine »

Maryline a la chance d’avoir trouvé un trois-quarts temps. « Le groupe m’a aidée à maîtriser le stress, à oser dire à mon patron : je suis prête à accepter tel horaire mais je souhaite être libre à telle période de la semaine. Ça s’est bien passé : je suis contente ».

 Yeba et Nathalie

Yeba vient du Cameroun aussi, trois enfants de 6 à un an, anglophone, elle prend des cours de français et songe à quitter Châteaubriant pour une plus grande ville. « Ma mère est venue s’occuper des enfants mais elle va retourner au pays. Moi je cherche une structure pour garder les enfants quand j’irai travailler ».

Nathalie fut assistante maternelle, autrefois, mais maintenant elle désire un autre métier pour sortir de chez elle. Elle cherche un emploi d’animatrice ou de démonstratrice. On la sent bien décidée à ne pas rester confinée à la maison.

 Patricia, Emilie et Elsa

Patricia a un CAP opérateur-régleur. En congé parental, elle sait que son poste l’attend. « Mais c’est à 50 km de chez moi et sans transports en commun. Je cherche un poste analogue dans la plasturgie et une assistante maternelle pour garder mes enfants. Le groupe m’a aidée à être moins timide ».

Emilie est en congé parental aussi. Elle est prête à reprendre son travail d’agent d’entretien mais elle se sent plutôt attirée par la peinture. Trouvera-t-elle un stage rémunéré ? « Pour moi qui ne voyais plus personne, cette session fut providentielle, je ne perçois plus les choses de la même façon ».

Enfin Elsa aimerait reprendre des études pour être assistante sociale mais elle n’en a pas les moyens. Peut-être sera-t-elle assistante maternelle si elle parvient à rénover sa maison. Ou bien elle créera son propre magasin. « Ici, dans le groupe, nous avons appris à gérer nos émotions, à écouter notre corps. Nous avons pu dire ce qui ne va pas, partager nos déceptions et nos réussites. Nous allons rester en contact les unes avec les autres »

Pour les deux animatrices Michelle Tallandier et Virginie Chereau, le groupe a été très solidaire, très respectueux de chacune, « Nous avons abordé des choses difficiles. Il y a eu de l’émotion, des moments de pleurs parfois mais ce fut une grande richesse ». Nathalie approuve : « sentir qu’on n’est pas tout seul, savoir les compétences qu’on a, s’encourager mutuellement, échanger plein de trucs, et surtout reprendre confiance en soi ».

Les freins sont levés. Souhaitons à ces jeunes femmes de trouver le travail qui les épanouira.


Ecrit le 11 févrer 2009

 Ah messieurs !

Une enquête a été menée auprès de 2009 couples de France, Royaume-Uni, Italie et Espagne, au sujet du partage des tâches ménagères. Résultats ….

Les hommes ne font preuve de bonne volonté que pour faire les courses et vider les poubelles. Lorsqu’on leur cite une liste de neuf tâches ménagères courantes et qu’on leur demande quelle est leur attitude la plus fréquente face à ces tâches, les hommes reconnaissent que pour plus de la moitié d’entre elles, ils essaient d’éviter de les faire voire ne les font jamais. Ils avouent rechigner ou refuser de repasser (73%), nettoyer les sanitaires (67%), trier le linge et lancer une lessive (61%), changer les draps (61%), laver les sols (59%). Une petite majorité d’entre eux accepte de prendre en main la cuisine au sein du foyer (56%). Enfin, dans deux domaines spécifiques, la plupart des hommes font montre de bonne volonté. Il s’agit des courses (67% déclarent les faire sans rechigner) et sortir les poubelles (74%).
Les tâches ménagères sont une source de conflit au sein d’un couple sur deux, particulièrement chez les jeunes. Les hommes ont conscience du fait que les activités ménagères ne sont pas toujours équitablement réparties ….

Garde d’enfants, dépann mamans : http://quimegarde.e-monsite.com
06 31 32 41 71 ou 02 40 51 73 63 (après 18 h)


Ecrit le 14 août 2010

 Femmes sans freins

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Femmes -

En début d’année 2009, des femmes se sont retrouvées avec des animatrices de la CAF et du CIDFF  . En juin 2010, elles ont souhaité faire le point : certaines ont trouvé du travail, d’autres ont repris une formation ou changé d’orientation, toutes dressent un bilan très positif de leur stage CAF-CDIFF.

Ceci montre une fois de plus que, dans nos sociétés modernes, ce qui manque le plus c’est le lien social, c’est l’écoute, c’est le coup de main qu’une personne peut apporter à une autre ….