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Accueil > Thèmes généraux > Chômage, emploi > Crise 2008 à 2015 > Crise : des primes et ... la porte !

Crise : des primes et ... la porte !

Ecrit le 18 février 2009

 Des primes pour les uns, la porte pour les autres

Les experts disaient …

Alain Minc en 2000, dans son livre www.capitalisme.fr : « le marché surréagit, s’énerve, s’émeut, mais globalement ne se trompe guère » - - Guy Sorman en février 2008, dans son livre « L’économie ne ment pas » : « le temps des grandes crises semble passé parce que les progrès de la science permettent de mieux les comprendre et de mieux les géréer » — Le centre de prévision de L’Expansion en avril 2007 : « Sur 10 000 milliards de crédits immobiliers, 700 milliards seulement sont consdérés comme à haut risque » — Nicolas Baverez, économiste et historien, le 8/01/2008 : « la crise frappe de plein fouet le secteur financier mais non les groupes industriels qui conservent des structures financières saines et une rentabilité élevée » et il ajoute : il n’y aura pas de krach planétaire. Nous voilà rassurés. Mais …

 Partout, partout, partout ...

Mais reprenons les annonces économiques faites à partir du 1er février 2009, en matière de suppressions d’emplois, évidemment …

La banque Dexia : 900 emplois
Philips supprime 6000 emplois (en plus des 3000 réalisés au 4e trimestre 2008)
Scandinavian Airlines : 3000 emplois
Macys’s (grands magasins aux USA) : 7000 
Panasonic (Japon) : 15 000 emplois
Bombardier (Canada) : 1360 postes
GSK (pharmacie Evreux) : 798 emplois
Angloplatinium (Angola) : 10 000 emplois
Nissan (Japon) : 20 000 emplois
Le labo GlaxoSmithKline va supprimer 850 emplois d’ici à 2012. 
King Pharmaceuticals : 760 postes 
Hitachi (japon) : 7000 emplois
NEC (ordinateurs, Japon) : 20 000 postes
L’équipementier automobile allemand Edscha a déposé son bilan : 5800 salariés concernés.
La fonderie SBFM (Morbihan) : 237 postes
Sharp (électronique japon) : 1500 emplois 
Royal Bank of Scotland : 2300 postes
Nike : 1400 postes
Les Trois Suisses : 674 postes (dont 63 à St Herblain)
Alcatel-Lucent : 580 postes
Pioneer : 6000 postes (et 4000 intérimaires) en plus des suppressions de décembre
Ford : 850 suppressions en Angleterre
Automobiles : PSA, qui annoncait 3550 départs volontaires le 20 novembre dernier, porte le chiffre à 11 000 pour 2009.

Sans compter Seb, Paulstra, Manitou, Merrill Lynch (-voir plus loin !)...

La banque UBS bien connue à Châteaubriant comme actionnaire principal de la fonderie Focast (devenue Pebeco) a annoncé 2 000 suppressions d’emplois supplémentaires dans son unité banque d’affaires. Le leader mondial de la gestion de fortune, aura ainsi supprimé 11 000 postes depuis octobre 2007.

General Motors : en 2008, environ 18.000 salariés avaient adhéré à un plan de départ volontaires. La firme lance un nouveau plan de départ : 62 000 postes. Et table sur l’embauche de nouveaux salariés qui seront rémunérés deux fois moins et recevront des prestations sociales également divisées par deux.

En Chine, les premières victimes sont les mingongs, ces « ouvriers paysans » des régions pauvres qui forment un lumpenprolétariat corvéable à merci qui trime jour et nuit, surtout dans le BTP. Déjà 15 millions d’entre eux seraient au chômage.

 A mort

Mais à L’Elysée tout va bien : Selon Le Parisien du 2 février : « A l’Elysée, le message est clair : pas de changement de cap ! Nicolas Sarkozy a même passé la consigne à ses ministres il y a quelques jours : « Il faut assumer à mort les suppressions de postes ! » »

 Primes

La banque d’affaires américaine Merrill Lynch, qui a cumulé 27 milliards de dollars de pertes en 2008, a versé 3,6 milliards de primes à 700 de ses cadres. en décembre 2008. Quatre responsables se sont partagé 121 millions de dollars ; 14 personnes ont touché 10 millions ou plus chacun (soit plus de 6 000 000 €). Avec des pratiques comme ça on s’étonnera qu’il y ait une crise financière mondiale !

 Récession

La France connaît une récession sévère mais, sur fond de crise économique, les dividendes versés aux actionnaires en 2008 ont totalisé 54,2 milliards d’euros (contre 57,2 milliards en 2007), selon Les Echos de vendredi 13 février. Avec cette explication : « il faut éviter de donner un signal trop négatif au marché » .

Tant pis si les citoyens ordinaires souffrent