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Retraités : L’âge doré des tempes grises

Ecrit le 11 février 2009

 La fin de l’âge doré

Retraités

L’âge doré des « tempes grises » s’est achevé depuis trois ans en France, s’alarme la fondation Abbé Pierre. Après 30 ans d’élévation du niveau de vie des retraités, « la parenthèse heureuse s’est refermée », affirme Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation et 600.000 personnes vivent aujourd’hui avec une allocation de solidarité de 628 euros mensuels, soit en dessous du seuil de pauvreté selon la norme européenne (752 euros).

Patrick Doutreligne, qui espère être entendu du gouvernement, souligne comme de nombreux responsables d’associations que le phénomène s’est amplifié depuis septembre 2008 avec la crise financière et sociale.

« On voit arriver les premières vagues de personnes âgées et ça va s’amplifier », assure-t-il, citant l’exemple de personnes âgées allant au-devant des maraudes d’aide aux sans-abris pour réclamer des fruits ou des produits alimentaires.

« Depuis quelques années, on voit des retraités toquer à la porte des associations (caritatives). Il y a un mouvement massif », renchérit Christophe Robert, directeur des études de la fondation.

Pour Patrick Doutreligne, le vieillissement de la population « ne semble pas pris en compte par les pouvoirs publics. »

 Clochards à domicile

Le responsable de la fondation remet en cause l’idée développée par le président Nicolas Sarkozy selon lequel le fait d’être propriétaire serait un bouclier contre la précarité et compenserait les problèmes de retraite. En effet, 84% des ménages âgés pauvres sont propriétaires mais ce statut est paradoxalement « une source de difficultés » en raison des problèmes qu’ils rencontrent pour en payer l’entretien et les charges. L’association parle d’un mode de vie proche de la « clochardisation à domicile » : pas de chauffage l’hiver, parfois pas de douche ni de toilettes à l’intérieur de l’appartement.

« Qu’elles aient conscience de l’état de leur maison ou pas, ces personnes ne demandent rien. Ce sont les travailleurs sociaux qui nous alertent lors d’une hospitalisation ou de l’intervention d’une aide ménagère. » . Ce sont souvent des personnes seules dans leur logement, sans leur famille. Leur état se dégrade d’autant plus vite qu’elles ne ressentent plus le besoin de prendre soin de leur logement et d’elles-mêmes

Les responsables de l’association insistent sur un autre phénomène : le nombre croissant de retraités demandant à loger dans les logements sociaux. Ceci engendre de nombreux problèmes : l’arrivée de personnes âgées freine en effet la mobilité dans le parc HLM et les logements sont souvent inadaptés. Entre 1990 et 1999, la part des locataires de 75 ans et plus a progressé de 33%.

Le rapport souligne également l’impact négatif qu’aura le passage à la retraite pour les travailleurs migrants âgés qui n’ont pas d’autre choix que de rester dans des foyers inadaptés et les personnes vivant dans des logements insalubres.

Selon Patrick Doutreligne, la réforme des retraites, l’explosion du prix de l’immobilier et des loyers depuis dix ans, à peine compensée par un début de baisse, et le fait d’avoir « aidé les familles aisées », et non les plus modestes, ne peuvent qu’aggraver la situation.

« Alors qu’on pouvait espérer des politiques publiques qu’elles cherchent à atténuer la disparité de revenu, les réflexions en cours font craindre le contraire », souligne le rapport.

Source : http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml_09_synthese.pdf


Ecrit le 11 février 2009

 Retraités CFDT

Les retraités CFDT de la région de Châteaubriant constatent la dégradation de leur pouvoir d’achat. Dégradation due à l’augmentation des produits de première nécessité, produits alimentaires, gaz, électricité, carburant, dépenses de santé, franchises médicales, dépassements d’honoraires, etc.

En conséquence, ils exigent :

L’augmentation substantielle et le rattrapage des engagements pour l’évolution des pensions de retraite.
Le relèvement du minimum de pension à 100% du SMIC net,
L’indexation des pensions sur l’évolution des salaires et traitements.
La mise en place réelle d’un accès aux soins pour tous, partout et à tout moment
La diminution des frais de santé restant à charge des malades : franchises et dépassements d’honoraires.
Un encadrement des organismes publics et privés intervenant dans la prise en charge des pertes d’autonomie.

 Retraités CGT

Même opinion du côté des retraités CGT qui relèvent que, de juin 2007 à juin 2008, la hausse des prix subie par le consommateur a été de 3.6 %. « Or les pensions de retraite n’ont augmenté que de 1,1 % en janvier 2008 et 0.8 % en septembre »

Quand il s’agit d’utiliser la voiture, de chauffer la maison, l’énergie a augmenté de 18,8 % en un an. Les prix alimentaires ont également augmenté de 6 % : lait, beurre, pain, pâtes et riz, viande et volailles, toute l’alimentation de base.

Le gouvernement Sarkozy-Fillon a déjà fait savoir que la prochaine augmentation des retraites n’interviendra pas avant avril 2009. La CGT revendique 200 € par mois pour les retraités en guise de rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis 15 ans.