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Agriculture : la terre, mon avenir

Ecrit le 11 février 2009

La terre mon avenir

Depuis au moins un siècle, les métiers de l’agriculture ont été « réservés » aux jeunes nés dans le sérail : on était agriculteur de père et fils et les p’tits gars de la ville avaient très peu de chance de pouvoir choisir ce métier de ploucs (le mot plou en breton veut dire : terre. Le mot ploucs a fini par avoir une coloration péjorative).

Les paysans eux-mêmes, jaloux des gens de la ville, véhiculaient une image négative d’eux-mêmes et dénigraient leur propre métier.

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Peu à peu l’agriculture a conquis ses lettres de noblesse, notamment par la qualité de la formation. On a vu des ingénieurs agronomes choisir volontairement de s’intaller sur une ferme. On a vu se développer le labour assisté par ordinateur, les études de terrain, la réflexion sur les pratiques culturales, la gestion des troupeaux par ordinateur, l’accueil à la ferme, le fleurissement, l’insertion paysagère des bâtiments, les productions bio, la vente directe, et même les visites d’exploitations : le métier cherche à attirer des jeunes.

C’est que la terre manque de bras ! Les viticulteurs alsaciens peinent à recruter ; dans les vergers la cueillette des pommes recherche jusqu’à 5000 saisonniers ; dans certaines régions, les exploitants agricoles souhaitent pouvoir employer des travailleurs originaires des pays de l’Est ou d’Afrique du Nord. « Si l’agriculture bretonne ne trouve pas 8000 nouveaux emplois dans les cinq prochaines années, les exploitants devront songer à restreindre leurs productions » affirme Patrice Binet délégué départemental des jeunes agriculteurs. En 2007 en Bretagne on comptait une installation pour 2.5 départs en retraite et 2465 offres d’emploi pour seulement 1394 candidats.

Alors, aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est maintenant la Chambre d’Agriculture de Loire-Atlantique qui lance une opération séduction sur internet :
http://www.laterremonavenir.com

(dommage cependant que le graphisme en soit un peu vieillot !)

Si les installations d’exploitants se font trop rares, le salariat est amené à se développer. « Un salarié agricole est aussi bien payé dans une exploitation qu’en usine sans connaître les désagréments du travail à la chaîne » assure Patrice Binet.

L’agriculture propose 14 secteurs d’activité et 200 métiers, avec 90 % de taux de placement.

L’objectif de cet important dispositif de sensibilisation et d’information est de « casser l’image convenue » de l’agriculture et de ses métiers.

Les différentes actions offriront :
– aux jeunes non issus du milieu agricole de découvrir la multiplicité des métiers avec une vraie garantie d’emploi à la clé,
– aux actifs qui ont choisi ces carrières de se sentir valorisés, reconnus et confortés dans leur choix.

Avec ce projet collectif, les organisations agricoles souhaitent créer une synergie, favoriser les complémentarités et installer un territoire de communication bénéfique à tous les secteurs et tous les métiers de l’agriculture de la Région.