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A Fercé, Marie Elisabeth se met en quatre

Ecrit le 13 mai 2009

Marie-Elisabeth se met en quatre pour ses clients

« J’aime le contact avec la clientèle. Ici je vois des personnes de tous les âges et c’est très sympathique. On discute beaucoup. J’aime aussi rendre service aux clients. Un produit que je n’ai pas, je le trouverai ! Même s’il faut me déplacer pour aller le chercher ».

Marie Elisabeth Gl

Marie Elisabeth Gledel a repris le commerce situé place St Martin àFercé, en plein centre bourg, depuis le 1er février 2008. Pour l’instant elle n’occupe que la partie alimentation. Toute la partie laboratoire de l’ancienne boulangerie sera bientôt aménagée en bar. Celui-ci aura une double entrée : sur la place et sur un parking prévu à l’arrière. « Je devrai veiller à servir les clients que je verrai entrer grâce à une installation vidéo. Il me faudra faire face à la fois à l’alimentation et au bar. J’aurai sans doute besoin d’un temps d’adaptation, mais cela ne me fait pas peur ». Mme Gledel pourra aussi, à la demande, réchauffer quelques pizzas et autres produits de restauration rapide si cela arrange les clients.

Dans l’immédiat Mme Gledel a dû déménager dans le local voisin, celui de l’ancien bar, pendant les 5 mois de travaux.

Pain, alimentation, fruits et légumes, charcuterie. « Cela fonctionne bien » dit-elle. Marie-Elisabeth a 40 ans d’expérience dans le commerce, Janzé, Rennes, Paris ! Elle a même formé des apprenties. Mais quand le chômage a frappé, elle a souhaité se mettre à son compte. Fercé n’est pas Paris « Mais je ne regrette rien, j’ai été très bien accueillie ici ».

Seule difficulté rencontrée au début : connaître le rythme de vente des produits. « Je ne peux pas me permettre de mettre en rayons des articles dont la date de péremption est trop proche car alors je ne suis pas sûre de les vendre. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation mais maintenant ça va, c’est même plus facile que je le pensais »

Marie Elisabeth Gledel vend du pain : elle s’approvisionne à Martigné et Châteaubriant . « Les clients préfèrent celui-ci, ou celui-là, je souhaite qu’ils aient le choix ». Pour les fruits et légumes, elle est livrée trois fois par semaine. Et si elle pouvait trouver des producteurs locaux, en complément, cela lui plairait bien !
« Je souhaite m’adapter aux désirs des clients. J’ai essayé plein de nouveautés mais les gens sont habitués à leurs produits, ils savent exactement ce qu’ils veulent. Avec quelquefois des surprises pour moi : il suffit que l’emballage change pour que le produit plaise moins. J’ai vu cela par exemple sur le chocolat en poudre ».

Marie Elisabeth Gledel n’est pas franchisée : ni Vival, ni Proxi, ni Casino … « je prends mes produits là où je les préfère. Et j’aime bien la marque « Belle France ». Je recherche la qualité et le prix, de la bonne marchandise et pas cher. Dans de nombreux cas je vends moins cher que dans les grandes surfaces » .
« Je vends des piles, des cartes de téléphone, des timbres, de la mercerie et même du para-médical. Le samedi et le dimanche je propose des huitres. J’assure aussi le « Point Vert » du Crédit agricole en donnant aux clients la possibilité de se procurer de l’argent en espèces ».

C’est pour cela, surtout en période de crise comme maintenant, qu’il est nécessaire de faire vivre les petits commerces, pour la qualité du service, mais aussi pour les prix : les grandes surfaces ont construit leur réputation sur des prix bas. Cette image est souvent fausse, sauf sur quelques prix d’appel. Le petit commerce offre des avantages précieux, il lutte à sa manière contre la désertification et tisse des liens sociaux et humains. Il contribue à l’animation des bourgs ; Sa présence est irremplaçable, notamment pour les personnes isolées, âgées, handicapées, sans moyens de locomotion.

Légumes à F

« Petites voitures, montres (pas des Rolex !), charbon de bois, parfum, j’ai même tous les outils pour changer les piles-boutons ». Et des fleurs en dépôt vente ! C’est bien un commerce multi-services !

Marie Elisabeth Gledel est d’une nature très serviable. « J’aimerais toujours pouvoir dire oui. Si un article m’est demandé plusieurs fois, je m’approvisionne. Je suis bien récompensée de mes efforts quand je vois la satisfaction des clients ». Le bouche à oreille fonctionne bien, la réputation se construit. « De plus la solidarité entre commerçants n’est pas un vain mot : si j’ai besoin de gâteaux, ou de pastis, par exemple, je peux toujours me dépanner chez un collègue ».

Mme Gledel espère beaucoup de son futur magasin. Le bar et la possibilité de réchauffer un plat rendront service aux ouvriers de passage. « Et cela donnera de l’animation au bourg ». Dans cette perspective, Mme Gledel n’a pas hésité à se former. Un stage de bar, obligatoire, c’est trois jours et 700 euros. Un stage de tabac c’est 1200 euros. « Mais on apprend beaucoup de choses sur la réglementation applicable ».

Il appartient aux Fercéens de faire vivre ce commerce s’ils veulent le garder.

 

B.Poiraud