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Accueil > Thèmes généraux > Condition ouvrière et/ou salariale > Manif du 26 mai 2009

Manif du 26 mai 2009

Voir aussi : manif du 1er mai 2009

Ecrit le 3 juin 2009

26 mai 2009, la mobilisation n’a guère été efficace : il y avait seulement 150 personnes à la manif de Châteaubriant et nombre de salariés n’ont découvert son existence que le lendemain !

 Bernard Gaudin, CFDT

« Cette crise est avant tout la conséquence d’exigences démesurées de la part des détenteurs d’avoirs financiers. Ils ont contribué à la formation d’une bulle spéculative en privilégiant leurs revenus plutôt que les investissements.

Cette crise montre toutes les limites du capitalisme financier. Et le réajustement violent se fait au détriment des salariés à qui on fait payer injustement l’addition.

L’augmentation brutale du nombre de demandeurs d’emploi confirme que nous sommes entrés dans une crise extrêmement dure. Après avoir remercié les intérimaires puis les CDD, fait jouer les volants de RTT, de congés et les mesures de chômage partiel, les entreprises s’attaquent désormais à l’emploi permanent. Les exemples se multiplient RBL, FMGC, Team Plastique, Laiterie de Derval. Ainsi sur la zone d’emploi de Châteaubriant, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A a augmenté de près de 800 sur un an entre mars 2008 et mars 2009.

Cette crise frappe durement les jeunes et diffère chaque jour un peu plus l’espoir de s’intégrer dans la vie économique et sociale. 75% des jeunes entrés sur le marché du travail au terme de l’année scolaire 2008 n’ont pas trouvé d’emploi à ce jour.

La crise n’est pas qu’un mauvais moment à passer, elle doit conduire le gouvernement et le patronat à changer d’attitude. Le patronat après avoir demandé et obtenu des aides gouvernementales sans contreparties sur l’emploi, fait aujourd’hui silence radio ».

 Gilles Barracand, Solidaires

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Place de la relance soc
23 mai 2009

« Nous renommons cette place : place de la relance sociale ! (voir photo)
Que veut dire relance sociale : placer l’humain avant le capital en ayant une vision de société plus solidaire et visant à satisfaire les besoins les plus élémentaires : alimentation, éducation, santé, logement, transports et communications, dans un système respectueux de notre maison commune, la Terre !

Parce qu’il ne faut pas se leurrer : ce que veulent les Sarkozy, Fillon et tous les potentats locaux, c’est bien sauver ce système d’injustice sociale !

Alors ce combat est de longue haleine, mais tous ensemble nous irons jusqu’au bout, car c’est notre survie qui est l’enjeu !
On l’a vu : casse de la sécu, casse de la retraite par répartition, casse des services publics et de tout ce qui est basé sur la solidarité !

Alors imposons notre vision d’un monde où il fait bon vivre, parce que la finalité n’est pas l’argent pour l’argent et la domination du fort sur le faible ! Relevons la tête, prenons notre avenir en main !

OUI à un monde solidaire et respectueux des femmes, des hommes et de notre milieu naturel !

OUI à l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits et mise en place d’un statut du salarié, indemnisation à 100% du chômage partiel payé exclusivement par un fond patronal mutualisé, réduction du temps de travail, car les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise alors que les entreprises accumulent les profits.

OUI à l’augmentation générale des salaires, des pensions, du SMIC et des minimas sociaux, 300 € pour toutes et tous immédiatement, parce que les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise, alors que patronat et actionnaires engrangent toujours dividendes et rémunérations exorbitantes.

OUI à des moyens supplémentaires, OUI à l’arrêt des suppressions d’emploi et à de nouvelles orientations pour les services publics, pour que les droits fondamentaux soient accessibles à toute la population : emploi, santé, éducation, transport, communication, …

Et en finir avec la fiscalité qui favorise les riches : suppression du bouclier fiscal, du paquet fiscal, de la défiscalisation des heures supplémentaires, suppression de la TVA sur les produits de première nécessité et taxation accrue des ménages les plus riches ».

En terminant Gilles Barracand a déclaré : « les journées d’action espacées dans le temps ne suffiront pas, nous serons plus efficaces par un mouvement interprofessionnel reconductible »

 Serge Adry CGT

« La situation des salariés, des jeunes et des retraités s’aggrave, et les réformes continuent de pleuvoir.
– Cet été 52% de la population, au minimum, ne partira pas en vacances, faute de moyens suffisants.
– Cet été, les étudiants auront toutes les difficultés pour trouver un emploi saisonnier. La demande étant très supérieure à l’offre, crise oblige.
– Cet été, de nombreux jeunes vont se retrouver sur le marché du travail. Que vont-ils trouver ? Précarité, flexibilité et salaire dérisoire.
– Cet été, combien vont-ils être à sortir de l’indemnisation chômage ? Combien de nouveaux démunis dans la rue ?
– Cet été combien de familles vont être expulsées de leur logement, faute de revenus suffisants.
– Cet été, combien de salariés vont être licenciés de manière préventive ?

A l’inverse, aucun coup de pouce au SMIC. A l’inverse, aucune augmentation en 2009 pour les fonctionnaires. A l’inverse, aucune revalorisation des retraites. A l’inverse, alors que la grande distribution a vu son chiffre d’affaires chuter de 30%, voilà le travail du dimanche qui re-surgit pour sauver les grands patrons de ce secteur.

A l’inverse, on nous assomme du tout sécuritaire pour détourner les problèmes. Tout est prétexte pour organiser la répression :
– Des représentants syndicaux poursuivis, arrêtés comme les 74 d’EDF. Inadmissible
– Des enfants de 6 et 10 ans emmenés au poste de police comme de vulgaires malfrats. Ignoble
– Des salariés à qui on fait du chantage à la sauvegarde de l’emploi par la baisse du salaire. Inacceptable
– Des salariés à qui on propose d’être délocalisés en Inde pour 69 euros mensuels. Scandaleux

Cerise sur le gâteau, l’amendement Lefevre, qui propose des cadeaux financiers aux patrons qui feront travailler à domicile les salariés en congé maladie ou maternité. Stupéfiant

Nous disons STOP. La violence c’est le patronat qui la pratique. Les voyous ce sont les actionnaires qui s’enrichissent sur le dos des salariés. Le responsable c’est le gouvernement qui cautionne ces actes.

Et rendez-vous le 13 juin !