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Pourquoi pas : une cantine bio ?

Ecrit le 17 juin 2009

 Pourquoi pas à Châteaubriant ?

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Réunion du 5 juin

A l’initiative   des Producteurs bio du Pays de la Mée, à l’issue du marché « Les vendredis du P’tit Bourg », au Petit Auverné, une réunion s’est tenue pour évoquer un projet de restauration collective bio liée à la production agricole locale.

Une cinquantaine de personnes étaient présentes . Sont intervenus :

 
- Marie Ralison-Yon, productrice bio et membre du bureau du GAB 44

Le Groupement des Agriculteurs Biologiques de Loire-Atlantique travaille à la mise en place d’une restauration collective Bio. C’est tout l’intérêt de notre démarche que de garantir à terme un débouché local à nos productions. Bérengère Mercier, chargée de mission pour le GAB, a établi les liens entre besoins et productions. Elle a aussi travaillé une démarche « type » pour réussir un tel projet qui demande un investissement égal et sincère de tous les acteurs locaux. La qualité des produits est certes indispensable, mais la qualité du cadre de vie comme l’équilibre des repas sont des éléments tout aussi importants pour une restauration collective de qualité.

 
- Gérard Bricaud, producteur bio et administrateur de « Manger bio »

L’association Manger Bio a été mise en place par le GAB 44 pour satisfaire la demande et mettre en place une plateforme qui gère le commerce de notre production. Elle est un interlocuteur direct auprès des collectivités intéressées par cette démarche.

 
- Serge Héas, Maire de Saint Julien de Vouvantes

En 2004, à l’initiative   des parents gestionnaires d’une même cantine pour les deux écoles primaires de la commune, une bonne partie des aliments a été proposée en bio. Le coût n’en a pas été plus élevé, les familles ont bien réagi et les parents privé/public ont su travailler ensemble. 

Aujourd’hui, la commune est devenue gestionnaire. Le vrai problème consiste surtout à jongler avec les strictes règles de la DSV puisqu’un quota limite les livraisons extérieures de repas (statut de la cantine en dispense d’agrément =30%) et que l’école publique, éloignée du site de 800 mètres, demande un service supérieur à ce quota …

Le Jardin Vital de Bonnœuvre livre toujours la cantine deux fois par semaine. Plus précisément, il faudrait voir avec Madame Galisson, cuisinière, où en sont les choses.

 
- Mme Bigot, adjointe au maire de Châteaubriant

Actuellement, les écoles sont fournies en liaison froide par Breizh Restauration. Interrogée sur un éventuel approvisionnement en bio , la centrale a évoqué un coût très élevé, mais a promis 10 % de bio pour la rentrée 2009.

Les producteurs ont répondu que s’il s’agit de légumes venus de trop loin, l’intention, certes louable, donnerait un résultat aberrant. Il est indispensable de prendre le temps de réfléchir et de mettre en adéquation les besoins et les ressources locales. C’est l’ensemble du raisonnement qui doit être « durable ».

 
- Jean-Yves Vivien, Responsable de la Commission Transmission-Installation du canton.

La Commission rassemble les élus du canton, des représentants syndicaux et des organismes agricoles (MSA  , SAFER, …). En amont, elle étudie les dossiers d’Autorisation d’Exploiter et propose un avis à la CDOA (Commission de Développement et d’Orientation Agricole). Elle auditionne des candidats à l’installation souvent en difficulté de trouver de la terre .

Car le principal problème pour tout projet, c’est l’accès au foncier. Cette difficulté est encore accrue pour des projets atypiques (maraîchage, pain, …) ou des jeunes qui ne sont pas du milieu agricole. Sans doute faudrait-il que cette commission s’ouvre plus largement au monde extérieur.

Il est fait mention de certains projets (celui des jeunes maraîchers de Saint Michel et Chanveaux sur la ferme de Guillemette et Daniel Cottineau), qui, face à la voracité de l’agriculture productiviste, repose sur la solidarité avec la mise à disposition de terres et du savoir-faire.

Certaines installations sont plus faciles comme pour Marie Jolivel, nouvelle sur le marché du P’tit Bourg, qui vient de débuter sa production d’œufs sur des terres de la ferme de son père … Elle rappelle aussi qu’il existe un répertoire départ/installation qui centralise les informations sur les fermes disponibles. En Loire Atlantique, ce répertoire est tenu par l’ODASEA à la Chambre d’Agriculture.

L’installation d’Annabelle Jarry et JeanChristophe Gabory sur le Grand Auverné a été plus difficile. Augmenter d’un hectare leur surface de maraîchage n’a pas été chose facile ! Pour eux, la perspective éventuelle d’approvisionner les cantines serait une aubaine.

 
- Jean Poulain, Conseiller Général de St Julien de Vouvantes

La commission n’a pas un pouvoir décisionnel, mais son intervention s’est déjà montrée déterminante en CDOA. Elle reste un outil où se rencontrent des acteurs qui connaissent bien le terrain.

 
- Michel Poupart, Maire de La Chapelle Glain

Bien qu’extérieur à la gestion de la cantine de l’école privée de la Chapelle Glain, M Poupart s’inquiète pour les petits commerces de la commune . La cantine est un client important de l’épicerie et un approvisionnement direct auprès de producteurs gênerait ce commerce.

Les producteurs répondent que le commerce peut jouer le jeu en s’approvisionnant localement.

- Jean Pierre Legrais, Conseiller Municipal de Juigné les Moutiers : l’épicerie de Juigné pense proposer des produits bio .

- Jean-Pierre Juhel, Maire d’Erbray

Dans la perspective de la mise en place d’une cantine sur la commune (les écoles sont actuellement approvisionnées par le CAT), un questionnaire a circulé auprès des parents. Surprise : une seule famille demande du bio.

Les producteurs ne sont pas surpris. C’est avant tout un manque d’information et un travail de vulgarisation sur ce sujet pourrait être mis en place.
 

- Audrey Coutrin, Parent d’élève de Châteaubriant

Des parents d’élèves se rassemblent pour demander une restauration scolaire de qualité avec des produits de proximité. La projection du film « Nos enfants nous accuseront » a été l’élément déclencheur de cette initiative  , un appel intitulé « Nos enfants nous remercieront » a déjà reçu bon nombre de signatures.

 
- Delphine André, parent d’élève à Ruffigné.

Si la demande devient importante, les producteurs locaux pourront-ils répondre à cette demande ?

Les producteurs : il faut justement une telle demande pour qu’ils existent, plus nombreux encore. C’est aussi pour cette raison que le GAB a mis en place « Manger Bio ».

 
- Michelle Cochet, Maire du Petit Auverné 

Le Petit Auverné fait appel aux producteurs du marché pour fournir la cantine (fruits et légumes, produits laitiers, volaille, produits secs). Devant l’inquiétude évoquée sur le prix des repas bio, Michelle Cochet précise que le coût actuel en matières premières pour un repas est de 1,67€ ! Il faut, par contre, ajouter un peu de travail de préparation.

Elle se satisfait de la tenue du marché tous les mois qui fait un lien certain avec cette initiative  .
 
Tous les participants s’entendent pour se retrouver et mettre en place un travail de réflexion plus poussé et concret.


Ecrit le 24 juin 2009

 Lettre au maire

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Cantine

Après la projection du film « Nos enfants nous accuseront », quatre mamans des Terrasses, de René Guy Cadou, de Marcel Viaud et de Nazareth, Céline Réveillère, Nelly Boucherie, Claire Ermine, Audrey Coutrin, ainsi que Sébastien Rouxel ont constitué le collectif « Cantine Bio » pour exprimer leur désir d’une cantine bio à Châteaubriant, au lieu d’un service en liaison froide. Ils ont créé une affiche, lancé un appel à inscription dans toutes les écoles et au cinéma. Une trentaine de personnes ont répondu.

Ils ont aussi commencé à diffuser un questionnaire dans les écoles. Sur les 676 questionnaires distribués, 246 réponses sont arrivées. A l’occasion de la journée des Cantines Bio (18 juin), ils ont remis une lettre à la mairie de Châteaubriant souhaitant une rencontre municipalité - parents - producteurs bio. Premier objectif : aboutir à une part de bio dans la restauration collective avec approvisionnement de proximité.

Contact : cantinebio@chateaubriant.homelinux.org - 02 44 79 00 35