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Pollutions : HAP, cadmium, COV, glyphosate ...

Ecrit le 2 septembre 2009

 COV … 3200

Selon Que Choisir d’août 2009, nous passons 70 à 90 % de notre temps dans nos habitations, nos bureaux, à l’école, dans les transports... autant de lieux saturés par une pollution invisible et omniprésente. Plus de 100.000 substances chimiques font partie de notre quotidien, dont certaines contribuent à la formation de cancers, de problèmes de reproduction et d’allergie. Parce que notamment située dans l’espace domestique, cette pollution affecte d’abord les personnes les plus fragiles (enfants, femmes enceintes, personnes âgées).

Par exemple : les moquettes ! Sur les huit moquettes encollées essayées par Que Choisir, cinq restituent du formaldéhyde, du toluène et des éthers de glycol. Le maximum d’émission de composés organiques volatils (COV) relevé à 28 jours est de 3200 µg/m3, soit une valeur très supérieure au seuil de confort de 200 µg/m3.

Ndlr : étonnez-vous du développement important des cancers. C’est sûr, il y a quelque chose qui ne colle pas !


Ecrit le 29 mars 2017

 Faut pas fumer la moquette

L’usage devient plus fréquent : on met une moquette dans les passages conduisant aux salles d’exposition et de réunion. Ce fut le cas à Châteaubriant pour le salon « Cuisine et saveurs » et pour la journée « Top Entreprendre ». Pas très écologique tout ça !

En 2016, le marché de la moquette en Europe représentait une production de près de 700 millions de m2. Cette production a un impact non négligeable sur l’environnement, au niveau du processus de fabrication mais aussi massivement au stade de la fin de vie des produits. Ainsi, chaque année environ 1,6 millions de tonnes de moquettes usagées sont jetées en Europe. La quasi-totalité des moquettes françaises et même européennes sont brûlées en incinérateur ou envoyées en décharges.

Deux marques, Desso et Interface, ont construit leur communication sur le recyclage de la moquette. Mais leurs performances de recyclage s’établissent entre 1,5 et 3 % . Le gaspillage de ressources constaté pour le secteur de la moquette atteint son paroxysme dans la fabrication et l’utilisation pour le secteur de l’événementiel (salons, foires, expositions). La durée d’usage de la moquette y est en effet réduite à quelques heures ou quelques jours. On peut donc parler d’un produit jetable, qui n’est en outre quasiment jamais recyclé. Des solutions de réutilisation existent pourtant, via des systèmes de location qui sont utilisés à grande échelle dans d’autres pays européens.


Ecrit le 29 mars 2017

 Néonicotinoïdes

C’est peut-être le début de la fin pour ces insecticides les plus utilisés au monde, accusés de précipiter le déclin des pollinisateurs. Depuis fin 2013, trois d’entre eux parmi les cinq actuellement autorisés dans l’UE, à savoir l’imidaclopride (Gaucho) et la clothianidine (Cheyenne) de Bayer, le thiamétoxame (Cruiser) de BASF, font l’objet d’un moratoire partiel.

Dans le cadre de ce moratoire, Bruxelles a demandé aux fabricants d’adresser de nouvelles données à l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Ces études n’ont pas convaincu l’agence, qui, lors d’avis publiés en 2016, a estimé que des risques élevés ne pouvaient être écartés pour les pollinisateurs.

C’est sur la base de ces travaux que la Commission, dans des projets de règlement émis jeudi 23 mars, propose l’interdiction pure et simple de ces trois produits, à l’exception de l’utilisation sous serre. Ces textes seront soumis au vote des représentants des Etats membres de l’UE, probablement en mai. Pour qu’ils soient adoptés, la Commission doit obtenir une majorité qualifiée, à savoir au moins 55% des Etats-membres représentant au moins 65% de la population de l’UE.

En France, la loi biodiversité promulguée en août 2016 prévoit l’interdiction des néonicotinoïdes dès le 1er septembre 2018, avec dérogations possibles jusqu’en 2020.


Ecrit le 29 mars 2017

 Pollution et santé, glyphosates

Scandale des moteurs diesel chez Volkswagen : le groupe a avoué en septembre 2015 avoir truqué les logiciels gérant les moteurs de 11 millions de voitures diesel (dont 600 000 aux États-Unis), faussant ainsi le résultat des contrôles antipollution.

Renault : le rapport de la DGCCRF a mis en exergue l’utilisation pendant de nombreuses années d’« un logiciel » programmé pour faire croire au respect des normes réglementaires européennes antipollution.

Fiat : Trois juges d’instruction du pôle santé publique vont être désignés pour mener des investigations sur un possible système visant à truquer les tests d’homologation de certains moteurs, pour les faire passer pour moins polluants qu’ils n’étaient.

Toute cette pollution engendre des particules fines préjudiciables à la santé publique. Au niveau mondial, on estime que 1,3 million de personnes meurent chaque année en raison de la pollution de l’air. En France, ce chiffre est estimé à au moins 48.000 morts par an par l’agence Santé publique France, qui précise que cela est « probablement plus ». Les particules fines comptent ainsi pour près de 9 % de la mortalité nationale. Beaucoup plus que les accidents de voiture !

Il n’y a pas que l’air qu’on respire,
il y a aussi ce qu’on mange !

La justice américaine a « déclassifié » des courriels internes de l’entreprise Monsanto, après l’action intentée par plusieurs centaines d’anciens employés du groupe, atteints d’une maladie du sang et estimant que leur cancer s’explique par leur exposition répétée au glyphosate, le principal actif du Roundup, célèbre herbicide et principal produit commercialisé par l’entreprise. 

Ces documents sont édifiants. Les 250 pages de correspondance montrent que la direction de Monsanto s’inquiétait sérieusement dès 1999 du danger potentiel du glyphosate.

Mais ces courriels montrent autre chose : ils racontent comment Monsanto a cherché à influencer les travaux en finançant des rapports scientifiques allant dans le sens de ses intérêts, selon le New York Times. 

« Cancérogène probable » ou « substance pas dangereuse pour l’homme » ? Depuis deux ans, détracteurs et défenseurs du glyphosate se déchirent sur son impact sur la santé, études scientifiques contradictoires en main. Incertitudes médicales, lobbying, mobilisation des ONG…

Cet herbicide est le plus utilisé du monde, par les particuliers comme par les agriculteurs qui apprécient son efficacité et son caractère économique.

La malédiction du cadmium

Des HAP dans l’herbe

Yaourts aux probiotiques