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HLM : un immeuble à détruire (50 logements)

Ecrit le 25 novembre 2009

 HLM et embrouillamaxi

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Rue Jacquard
à Châteaubriant

Cela fait longtemps qu’on en parlait mais cette fois c’est officiel : l’immeuble « ILN » de la rue Jacquard à Châteaubriant devra être détruit. Construit en 1970, sur les fonds du 1% logement, il a été racheté par l’OPAC au début des années 1990 et a été réhabilité en 1995. Il s’est révélé être un gouffre financier en énergie, avec une chaudière défectueuse installée sous les toits, sans possibilité d’amélioration manifeste. Il comportait 50 logements, mais 12 seulement sont occupés : les 38 autres se sont vidés peu à peu car ce projet de destruction est connu depuis des années. La CSF (Confédération Syndicale de Familles) proteste : « cette rumeur a fait partir les locataires, sans avoir besoin de leur verser une indemnité d’éviction (frais de déménagement et frais divers). Pour ceux qui restent, nous souhaitons négocier une charte de déménagement ».

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Rue Jacquard
à Châteaubriant

 Situation financière difficile

L’OPAC (qui s’appelle maintenant Habitat 44) est en situation financière difficile avec un déficit de 2 millions d’euros pour 2008 et de 1,2 million d’euros pour 2009. Quasiment équilibré en 2010 et 2011, l’organisme devrait redevenir bénéficiaire en 2012-2013.

Habitat 44 prévoit donc un « lissage » du planning de rénovation des logements existants (par exemple à la Ville aux Roses à Châteaubriant) - Lissage veut dire étalement. Il prévoit aussi une augmentation des loyers « mais avec modération compte-tenu de l’impact de la crise économique sur les ressources de nos locataires »

Concrètement, sur Châteaubriant, Habitat 44 considère que 25 % des locataires sont en difficulté. Pour autant, les expulsions se limitent à 5 %.

Il y a par ailleurs une centaine de logements HLM libres pour l’agence nord der Habitat 44, la grande majorité est sur Châteaubriant.

 Embrouillamaxi

Du côté des locataires on note une certaine grogne, due aux difficultés informatiques. C’est que le logiciel fait des siennes ! Par exemple, une dame âgée a été tenue de payer un supplément de facture d’eau de 150 € environ. Les vérifications ont montré que cela venait d’une erreur de relevé du compteur. Et tout a été réglé à l’amiable. Sauf que l’ordinateur ne veut rien entendre et envoie des lettres de relance à répétition, avec recommandé ! Ce qui a le don d’angoisser la locataire.

Autre exemple : une famille se voit réclamer tout en double : le loyer et les charges. Tout a pourtant été mis au point à Châteaubriant mais l’ordinateur nantais est borné. Il arrive, à d’autres locataires, de recevoir tardivement les charges à payer … et presque en même temps une lettre de relance. « C’est un embrouillamini pas possible » dit une locataire. D’autant plus que la feuille de calcul des charges change trop souvent. « On commence à peine à s’y retrouver que, déjà, c’est changé ! ». Difficile de comparer d’un mois à l’autre.

 Réhabilitations en cours

Les choses bougent dans le bon sens dans le quartier de Renac   à Châteaubriant où les 61 logements (9 cages d’escalier), datant de 1978, vont être réhabilités progressivement, sans délogement des habitants. Une réunion est prévue le 2 décembre pour présenter les travaux. Ceux-ci devraient commencer en janvier-février 2010. Ils sont attendus depuis si longtemps ! A noter que le chauffage au sol sera abandonné au profit d’un chauffage électrique individuel calculé sur une base de 14° dans le logement. Si les locataires veulent avoir plus chaud, ce sera à leur charge. A propos, on croyait avoir entendu dire qu’on allait manquer d’électricité ?

 Chaudière bois différée

La chaudière bois, promise pour le quartier de la Ville aux Roses est différée (2013, 2014 ?) à la demande de la ville qui ne se voit pas engager la dépense considérable qu’entraînera la pose de tuyaux pour chauffer jusqu’au Centre Municipal des Sports.

Par ailleurs, une partie des locataires de la Ville aux Roses est actuellement en chauffage individuel. Seront-ils tenus de passer au chauffage collectif ? Si oui, dans quelles conditions et surtout à quel prix ?

Toutes ces questions sont portées parles militantes de la CSF (Confédération Syndicale des Familles  ) qui se réunissent tous les 15 jours à la Ville aux Roses et qui, si nécessaire, demandent à Habitat 44 la tenue de réunions de concertations locatives en présence de délégués d’immeubles.

14 rue César Franck à Châteaubriant
Tél 02 40 28 17 12

 Le CUS de Christine

La CUS, vous connaissez pas ? C’est simple pourtant ! Ça remplace la CGP ! Et si l’OPAC ne signe pas de CUS, il y aura des pénalités au bénéfice de la CGLS ! Ben voyons ! Allez, on a pitié de vous. Voici des explications.

La CUS est une invention de la ministre Christine Boutin. Il s’agit de la « Convention d’Utilité Sociale et de Responsabilité Sociétale ». [Oh c’est bien dit !] destinée à remplacer la CGP (convention globale de patrimoine) avant le 31 décembre 2010.

Selon la CSF (Confédération Syndicale de Familles), la CUS va permettre d’ajuster le loyer en fonction de critères : qualité, attractivité, positionnement sur les marchés locaux de l’habitat . On peut donc s’attendre à ce qu’il y ait deux catégories de logements :
– Les « bas-de-gamme » réservés aux locataires les plus pauvres (concentrés dans les zones les plus dévalorisées)
– Les « haut de gamme » dont les loyers seront réévalués dans une logique d’alignement sur les prix du marché.

Les plafonds de ressources sont abaissés de 10.3 % depuis le 1er mai 2009. Ce qui va conduire à moins de mixité sociale dans les HLM (et le gouvernement avait envisagé une baisse de 40 %). D’autant plus que la loi remet en cause le droit au maintien dans les lieux pour les locataires dépassant les plafonds, avec culpabilisation des uns (occupant le logement « abusivement ») et stigmatisation des autres (le logement en HLM signalera les habitants les plus précaires).

Par ailleurs, la CSF s’inquiète : qui défendra les locataires ? Pour l’instant diverses associations participent à cette tâche. Mais la loi Boutin prévoit que ce sera réservé aux associations « disposant d’un agrément d’ingénierie sociale, financière et technique ». C’est un bon moyen pour éliminer les associations locales (Tout comme, dans un autre domaine, ont été éliminés les organismes locaux s’occupant de formation). Plus de contre-pouvoir : les offices HLM pourront gérer en rond !

Un détail : la loi Boutin avait prévu de prélever des fonds sur les réserves des HLM (qualifiées de « dodus dormants »), ce qui était une manière de mettre sous tutelle l’ensemble des organismes en leur dictant leurs priorités et en décidant à leur place de l’emploi de leurs fonds propres. Le Conseil Constitutionnel a cassé cette disposition le 18 mars 2009. Ouf : un répit.

Glossaire :

– CGLS : caisse de garantie du logement social
– CGP : convention globale de patrimoine
– CUS : convention d’utilité Sociale et de Responsabilité Sociétale.
– HLM : immeuble à loyer modéré
– ILN : immeuble à loyer normal
– OPAC : office public d’aménagement et de construction, il s’appelle maintenant « Habitat 44 »


Ecrit le 24 mars 2010

 HLM … en route

Habitat 44 a lancé, le 15 mars 2010, un appel d’offres pour la réhabilitation des HLM « Renac   1 » et « Chère » à Châteaubriant soit 66 logements. Les offres sont à retourner pour le 19 avril. Le délai d’exécution est fixé à 16 mois. Terrassements, couverture-zinguerie, menuiseries intérieures et extérieures, plâtrerie, plomberie, peinture, revêtements de sol, etc.


Ecrit le 21 avril 2010

 Perspective de démolition à Châteaubriant

Comme nous l’avions annoncé, la démolition de l’immeuble de 50 logements situé rue Jacquard à Châteaubriant est programmée. Un avis d’appel public à la concurrence a été lancé le 12 avril 2010, réception des offres pour le 26 avril - Délai d’exécution : 18 mois.

Pour les quelques familles résidant encore dans cet immeuble, la charte de relogement est en cours d’élaboration mais d’ores et déjà les habitants visitent d’autres logements et la société HLM Habitat 44 a déjà annoncé qu’elle prendrait à sa charge les frais de déménagement.

 Vacance aux HLM

Alors qu’on aurait pu s’attendre à une hausse de la demande de logements sociaux, on constate une augmentation significative de la vacance dans le nord de la Loire-Atlantique, et c’est vrai pour tous les quartiers HLM de Châteaubriant.

Cela ne semble pas dû à la qualité des logements mais plutôt au manque de solvabilité des locataires. Les jeunes retournent vivre chez leurs parents (partageant ainsi les frais de chauffage, éclairage, loyer, etc). Les personnes seules sont souvent hébergées par des tiers, faute de pouvoir trouver de petits logements et faute d’avoir les moyens de payer un loyer.

Par ailleurs un certain nombre de jeunes couples, venus habiter des logements HLM dans les petits bourgs, et ne disposant pas de moyen de locomotion, repartent vers les villes pour pouvoir utiliser les transports en commun et espérer trouver un travail.