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Accueil > Thèmes généraux > Condition ouvrière et/ou salariale > Manif du 23 mars 2010

Manif du 23 mars 2010

Ecrit le 31 mars 2010

 500, place de la relance sociale

A Châteaubriant la place située devant la mairie a été rebaptisée « Place de la relance Sociale » - elle accueillait 500 manifestants le 23 mars 2010 sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les retraites et conditions de travail.

 Pour Yves Le Gall, CFDT,

« le discours actuel du gouvernement tend à faire croire que tout a été résolu en 2009, que la France s’en sortait mieux que les autres et que la crise était derrière nous ! Pour la CFDT la crise sera derrière nous lorsque que le chômage connaitra une baisse sérieuse. Or, d’après les prévisions, le nombre de chômeurs pourrait augmenter de 120 000 à la fin de l’année 2010 avec la multiplication des plans sociaux. De plus, la modération salariale aura des effets négatifs sur le pouvoir d’achat et sur la consommation »

Aujourd’hui, les salariés, les retraités, les demandeurs d’emploi refusent d’assumer les conséquences de cette crise et les décisions injustes du gouvernement.

En défiscalisant les heures supplémentaires, en supprimant l’emploi public, le gouvernement a provoqué une augmentation catastrophique du nombre de demandeurs d’emploi. Avec plus de 20% de demandeurs d’emploi en plus en un an, la Loire Atlantique et toute la région sont durement touchées et en ne donnant pas de moyens suffisants à Pôle emploi, le gouvernement ne permet pas un accompagnement efficace.

De janvier 2009 à janvier 2010, sur les 16 zones d’emploi des Pays de Loire, Châteaubriant connaît une hausse du chômage de 28,2 % en catégorie A, derrière St Nazaire qui est à 30.3 %. Des centaines d’emplois ont ainsi été supprimés comme à la FMGC, à la Laiterie de Derval, chez RBL et dans de nombreuses petites entreprises. Ca ne sert à rien de se mettre la tête dans le sable en disant qu’ailleurs c’est pire !

En refusant d’assouplir les conditions d’accès à l’allocation spécifiques de solidarité, le gouvernement pousse 400 000 demandeurs d’emploi dans la pauvreté, en refusant l’accès au revenu de solidarité active aux jeunes de moins de 25 ans, il laisse des milliers de jeunes sur le bord de la route, sans aucune perspective.

Sarkozy et Fillon, ont soutenu les banques et certaines grosses entreprises sans contreparties. (…) En supprimant un poste de fonctionnaire sur 2, ils appauvrissent l’hôpital, l’éducation, l’ensemble des services publics. Ils créent de l’inégalité et de l’injustice. L’école n’a pas besoin de vidéo surveillance, mais de surveillants, les quartiers n’ont pas besoin de répression mais d’accompagnement et de prévention, l’hôpital a besoin de personnels soignants, comme les crèches ont besoin de personnel qualifié. (…)

Pour la CFDT, améliorer la situation de l’emploi, augmenter le pouvoir d’achat des salariés, des fonctionnaires et des retraités et redonner du sens au travail, sont des points incontournables pour aborder la question des retraites.

 CGT, L’emploi au cœur du débat

Serge Adry, CGT, déclare : « l’emploi est au cœur du débat. Des milliers d’emplois ont disparu dans le 44. Plusieurs centaines sur notre localité, les entreprises du secteur privé (dans la métallurgie, la plasturgie etc)...malgré les plans sociaux ont des difficultés à redémarrer. Le patronat profite de cette situation pour n’offrir aux demandeurs d’emploi que des emplois précaires, flexibles, et mal rémunérés. Des entreprises se prêtent leurs salariés au détriment de leurs droits et des conventions collectives. Le patronat utilise cette situation pour imposer d’autres règles sans aucun respect du code du travail. Pour la CGT, seul le plein emploi en CDI doit être une solution pour sortir de la crise.

Les salaires, autre sujet qui fâche : nombreux sont les salariés qui exigent une reconnaissance salariale, justifiée, de leur travail. Les salariés savent que les bénéfices ne cessent de croître malgré la crise et que les poches des actionnaires se remplissent toujours de plus belle. Ils ont raison d’exiger qu’une part de ces bénéfices leur revienne. (…) La revalorisation significative des salaires et pensions devient une urgence.

La retraite. Le gouvernement veut priver la population du débat sur les retraites, et mettre en place une réforme tambour battant pendant la période estivale. Pour la CGT pas question de travailler après 60 ans, pas question d’allonger la durée des cotisations, pas question de toucher à notre système par répartition. Les moyens de financement existent. La revalorisation des salaires et le plein emploi résoudraient la moitié du financement des retraites. 1 million d’emplois de plus c’est 5 milliards d’euros de plus pour les retraites.

Relancer l’emploi industriel, et l’emploi dans les services publics est une priorité pour gagner nos retraites.

C’est par le travail de millions de salariés que se bâtissent les richesses de notre pays. Sortir de la crise, préparer l’avenir, conforter nos services publics, assurer le financement des besoins sociaux, des retraites demande un autre partage des richesses. Il y a urgence.

Le 23 mars est une étape, mais elle demande une suite ».

 Sud - Jusqu’à quand ?

Manifesta

« Jusqu’à quand, les chômeurs, les retraités, les salariés, les étudiants devront-ils accepter de donner toujours plus, pour recevoir toujours moins ? » s’intzerroge Gilles Barracand pour le syndicat SUD.

« Jusqu’à quand, les brimades, la précarisation, la marchandisation des biens collectifs, le pourrissement de notre environnement pour engranger toujours plus de profit seront-ils l’unique et l’obligatoire perspective de développement, tout ça pour le bien-être des nantis ? Jusqu’à quand, les laisserons-nous faire ? »

« Pour nos retraites… une autre répartition des richesses !
Le lavage de cerveau visant à laisser croire qu’il est irrémédiable de remettre en cause la retraite à 60 ans et que ce serait la seule solution pour sauver notre système par répartition est ridicule. L’échec de la précédente réforme montre que les bonnes questions ne sont jamais posées. Le projet gouvernemental, distillé par petite dose, constitue en réalité une nouvelle attaque frontale contre nos régimes de retraite avec la volonté de reculer encore l’âge légal de départ et de baisser le niveau des pensions ».

Pour le syndicat SUD-Solidaires, il n’y a pas de consensus possible avec Sarkozy et Fillon, pas de consensus possible pour un nouveau recul social quand on parle de mettre fin au système de répartition alors que « le capitalisme financier continue à bien se porter : la part des profits dans le PIB est passée de 3,2% en 1982 à 8,5% en 2007 au détriment des salaires. La baisse continue de la part des cotisations patronales est également en cause. La vraie solution consiste donc à les augmenter et à taxer les revenus des actionnaires pour assurer le montant de nos retraites… une autre répartition est possible ! »

Nos retraites dépendent aussi du niveau d’emploi. Nous sommes au-delà des 10% de chômeurs, le taux de chômage des jeunes atteint près de 20% ( …)

Alors que la réduction du temps de travail est dévoyée et que 5,5% de la population active subit le sous-emploi (temps partiel subi), le gouvernement a développé le recours aux heures supplémentaires, le travail du dimanche… mesures qui flexibilisent le travail et ne permettent en aucun cas de réduire le chômage ni de gagner correctement sa vie.

Pendant des années l’accroissement de l’espérance de vie s’est accompagnée d’une baisse continue de la durée du travail et d’une hausse de la productivité, cela sans conséquence ni pour l’emploi ni pour les retraites. La réponse n’est donc pas de travailler plus et plus longtemps !

Une politique volontariste de réduction du chômage, en particulier celui des jeunes est essentielle pour rééquilibrer le système par répartition dans l’avenir. Chacun doit pouvoir prétendre à un travail décent, et payé correctement.

Manif des retraités : février 2010

Ecrit le 7 avril 2010

 Nazareth, pourquoi les enseignants étaient en grève le 23 mars

Une grève dans un collège privé, c’est rare ! La dernière remonte à novembre 2008. Dans un mot distribué aux parents, le directeur et les enseignants expliquent :

– Réseaux ruraux d’Education : aucun moyen financier pour l’an prochain et les transports ne seront plus pris en charge par le Conseil Général
– Formation pédagogique des futurs enseignants : limitée à trois mois !
– Suppléants : maintien de la précarité
– Remplacements : ils ne seront assurés qu’après une carence de 4 jours… même pour les congés de maternité prévus depuis fort longtemps !

Oui oui, tout va bien !