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Les médecins font un malaise

Ecrit le 21 avril 2010

 Généralistes ou spécialistes ?

La cour d’appel de Grenoble avait permis le 12 mars 2009 à neuf généralistes ayant obtenu la reconnaissance de « médecin spécialiste en médecine générale » de pouvoir facturer le tarif d’une consultation de spécialiste (23 euros). À la demande de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM  ) de la Drôme, la Cour de Cassation a cassé ce jugement.

Dans un communiqué du 12 avril, le SMG (Syndicat de la Médecine Générale) estime que ce jugement « revient à dire que les médecins généralistes sont des médecins spécialistes mais que la spécificité de la médecine générale a moins de valeur que celle des autres spécialités médicales. En conséquence, il n’est pas possible pour un médecin généraliste de prétendre être rémunéré sur la même base tarifaire qu’un spécialiste ».
 
Une fois de plus, une décision de justice masque une décision politique. Le ministère et la Caisse d’Assurance maladie montrent leur véritable visage : tout le discours de reconnaissance de l’importance de la médecine générale est un discours mensonger. Le SMG dénonce ce jugement qui est une occasion manquée de faire un premier pas vers une refondation du métier de généraliste ».

Le SMG rappelle que l’objectif qu’il poursuit est la valorisation de l’exercice du médecin généraliste dans ses missions de prévention, de formation, de recherche et de coordination des soins. Cette reconnaissance du métier passe par la diversification des modes de revenus et d’exercice.

Le SMG appelle à la poursuite de la mobilisation pour une médecine générale indépendante des pressions, reconnue et respectée, partie prenante d’un système de santé avec accès aux soins facilité et solidaire, au service de toute la population.

« La mise en place de ce système de santé ne pourra se faire sans un réel débat démocratique et sans la mobilisation des citoyens et des soignants quels que soient leur spécialité et leur lieu d’exercice, libéral ou hospitalier ».

 Médecins salariés

Selon les atlas régionaux de la démographie médicale que le Conseil national de l’Ordre des médecins a rendu publics « les deux tiers des jeunes médecins choisissent d’être salariés dans un hôpital, un laboratoire pharmaceutique ou une maison de retraite ».

On peut consulter ici l’atlas
des Pays de Loire :

http://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/Pays-de-la-Loire.pdf

En Pays de Loire, les médecins inscrits en activité totale1 sont au nombre de 9904. Agés en moyenne de 50 ans, les femmes représentent 40,5% des effectifs et les hommes 59,5%.

La densité est très variable : de 332 médecins pour 100 000 habitants en Loire-Atlantique (surtout Nantes et la côte) contre 199 en Mayenne.

Dans les Pays de Loire, 63% des nouveaux médecins ont fait le choix d’exercer leur activité en secteur salarié. 27 % effectuent des remplacements et 10 % seulement s’installent en libéral.