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Solidarité Haïti

Ecrit le 27 janvier 2010

« Assez de journalistes, davantage de secouristes » : la vie reprend ses droits en Haïti, des petits marchés ont réouvert, la distribution de l’eau est rétablie.

Dans la région de Châteaubriant les actions se multiplient.

Le secours populaire   et le Rotary-Club ont uni les fruits de leur collecte pour acheter des tentes de survie. Ce sont des boites dont le prix, 750 €, inclut tout l’équipement, l’emballage, le stockage, l’acheminement et la distribution : une tente pour 10 personnes, des tapis de sol, des couvertures, un réchaud multi-combustibles, des ustensiles de cuisine, des jerricans, un système de purification d’eau, des outils : scie, hache, pelle, cordes, des filets anti-moustiques, un pack d’activités pour les enfants. (voir page 9) c’est-à-dire de quoi fournir un abri et du matériel pour subvenir aux premiers besoins.

Le Foyer du Jeune Rravailleur, autour de son président Bernard Provost, va mener des actions de sensibilisation et de reconstruction dans les mois à venir. Les jeunes sont très motivés.

Des associations se sont mobilisées par exemple autour de Véronique et Jean-Michel Duclos, de Rougé, qui connaissent bien Haïti pour y avoir travaillé et milité pendant des années (avec Florence Diquéro, de Châteaubriant).

Un compte d’aide a été mis en place : écrire à Véronique et Jean-Michel Duclos Taillecou, 44660 Rougé. Les chèques doivent être libellés à « Duclos pour Haïti les Abricots », en précisant nom, adresse et courriel, afin de transmettre l’utilisation des dons. Renseignements auprès de Jean Naval 06 62 72 35 27 ou Jean-Michel Duclos au 06 28 27 71 15.
Passé les premiers temps « exotiques » où la presse rivalisait de descriptions (mobilisatrices ? Moralisatrices ?), on s‘aperçoit peu à peu de l’abomination et de la richesse de la situation.

Abomination. On parle de plus de 100 000 corps déjà enterrés, sans compter tous ceux qui sont prisonniers des maisons effondrées. Les enfants et les adultes blessés, les orphelins qu’une certaine mafia enlève, la faim, la soif, les destructions. Et on se dit que les catastrophes naturelles sont toujours plus dures dans les pays de grande misère.

Richesse. Oui. Il fallait entendre ce témoignage d’une Haïtienne disant : « Ne donnez pas d’argent pour déblayer les ruines. Laissez nous faire : j’ai vu les Haïtiens retrouver les valeurs de la solidarité ».

Dany Laferrière, canadien d’origine Haïtienne, raconte : « Après le temps de silence et d’angoisse, les gens ont commencé à sortir et à s’organiser, à colmater leurs maisons. Car ce qui a sauvé cette ville c’est l’énergie des plus pauvres. Pour aider, pour aller chercher à manger, tous ces gens ont créé une grande énergie dans toute la ville. Ils ont donné l’impression que la ville était vivante. Sans eux, Port-au-Prince serait restée une ville morte, car les gens qui ont de quoi vivre sont restés chez eux pour la plupart »

Energie : « J’ai vu l’énergie incroyable de ces hommes et de ces femmes qui, avec courage et dignité, s’entraident. Bien que la ville soit en partie détruite et que l’Etat soit décapité, les gens restent, travaillent et vivent. Alors de grâce, cessez d’employer le terme de malédiction, c’est une catastrophe qui pourrait arriver n’importe où » dit-il encore.
Il y a une autre expression qu’il faudrait cesser d’employer à tort et à travers, c’est celle de pillage. Quand les gens, au péril de leur vie, vont dans les décombres chercher de quoi boire et se nourrir avant que des grues ne viennent tout raser, cela ne s’apparente pas à du pillage mais à de la survie

Pauvreté : il reste à s’interroger sur les causes de la pauvreté de Haïti. Se souvient-on de Toussaint Laventure, cet esclave se révoltant contre les grands Blancs de son île. « J’ai entrepris la vengeance de ma race. Déracinez avec moi l’arbre de l’esclavage. » (1793).

En 1804, l’île obtient son indépendance par la lutte et en 1825 par le droit. Mais elle doit payer 150 millions de francs or, (40 % du PIB de la France de l’époque) pour que la France puisse indemniser les colons qui, les pauvres, venaient de perdre une main d’œuvre gratuite et esclave.
D’où un endettement qui pèse encore.

Second pays indépendant après les Etats-Unis, mais première « République » -« nègre » de surcroit- elle est boycottée très longtemps par les puissances monarchiques « blanches » et coloniales .

Elle est surtout dès sa naissance, atteinte d’une pathologie sociale qui pèsera sur toute son histoire : l’opposition entre les libres et affranchis. Ceux qui ne veulent que l’indépendance, et les esclaves qui acquéraient petit à petit la liberté.

Colonialisme

200 ans plus tard, Haïti paie encore le poids de l’histoire. Mais le colonialisme a changé de forme. Il s’appelle maintenant OMC, APE. Ce sont les contraintes commerciales et néo-libérales que les grandes puissances font peser sur l’économie haïtienne. « C’est l’interdiction faite aux paysans haïtiens de protéger leur production sur le marché mondial. C’est l’abolition de toute barrière douanière, l’importation sauvage de riz, de sucre, de produits laitiers, de poulets et d’œufs venus des gros producteurs occidentaux, c’est la destruction de l’élevage. Plus que tout autre, ce petit pays aurait besoin qu’on respecte sa souveraineté alimentaire. Au lieu de cela il est sommé de s’ouvrir à tous les vents du commerce international »

Alors, quel rôle des puissances occidentales ? Débloquer des fonds, oui. Mais pas changer les règles du commerce international. Pas mettre fin à leur concurrence déloyale. Pas effacer la dette de ce pays.
Demain, d’autres désastres ?

Sources : Le Monde - Rue 89 - et Politis.


Ecrit le 27 janvier 2010

 Secours Populaire   : Haïti

Le Secours Populaire   participait, comme chaque année, aux Puces de Béré.

« Solidaire des Haïtiens, victimes du tremblement de terre, le Secours Populaire   de Châteaubriant a participé à l’aide d’urgence. La totalité des recettes de la vente aux Puces de Béré et des dons a été affectée au financement d’un kit d’urgence. Le Secours Populaire   reste mobilisé et participera à des actions ultérieures ».

– Secours Populaire   Châteaubriant
– Vestiaire, alimentation, aides diverses
– 02 40 81 83 48

 Les Puces de Béré

Le Vide-Grenier –Brocante « LES PUCES de BÉRÉ », du Rotary-Club de Châteaubriant a remporté un plein succès (plus de 4000 visiteurs). Les bénéfices sont affectés au financement des opérations humanitaires de la Fondation ROTARY, et notamment à l’action POLIO +

Le Rotary-Club de Châteaubriant avait de longue date prévu de présenter aux visiteurs des Puces de Béré le matériel « Shelterbox » de premier secours aux victimes de catastrophes naturelles et avait prévu d’en financer une ou deux unités pour les faire expédier là où il y en aurait besoin. « Sur ce point nous avons été rattrapés par l’actualité de Port-au-Prince et avons informé nos visiteurs que plusieurs centaines de ces équipements avaient déjà été convoyés par l’organisation Shelterbox sur place, en coordination avec la Croix Rouge   Française ».
.
Cela a fourni aux Castelbriantais l’occasion de manifester un bel effort de solidarité. La générosité ne s’est pas démentie tout au cours de la journée, nous avons reçu sur place des dons très significatifs et enregistré des promesses de dons, pour acheter et faire expédier sur place des matériels de ce type.

Nous pouvons prévoir l’acheminement prochain, non plus des 2 seuls exemplaires prévus par le Rotary de Châteaubriant, mais de 7 équipements Shelterbox à Haïti. Ce chiffre pourrait atteindre 10 en fonction du cumul des promesses de dons. Le Rotary remercie vivement les donateurs, parmi lesquels le Comité de la Foire de Béré, la Société des courses de Châteaubriant, plusieurs associations sportives de la ville, le Comité des Fêtes de Châteaubriant, ainsi que le Secours Populaire   de Châteaubriant.


Ecrit le 10 mars 2010

 Solidarité Haïti

Sept jeunes de la commission solidarité du FJT, Foyer du Jeune Travailleur (Quentin, Séverine, Pauline, Katia, Jessica, Ségolène, Steven) se sont réunis autour des bénévoles et animateurs du foyer, pour entendre François Valton, intervenant pour Initiatives & développement et Entrepreneurs du monde qui repart en mission de deux mois en Haïti. C’est ainsi qu’a été constitué un « Collectif SOLIDARITE HAITI » avec un certain nombre d’associations de la région castelbriantaise.

Ce collectif se propose de COLLECTER des fonds dans le but d’aider à la reconstruction de Haïti et de SOUTENIR des projets en faveur de l’éducation et des jeunes dans une petite commune rurale à l’Est d’Haïti en envoyant des fonds directement au Maire de la commune des Abricots pour maintenir son école et favoriser l’accueil des réfugiés

Le collectif a déjà mis en place quelques actions
– Vente de café d’Haïti (commerce équitable CAT Bain de Bretagne)
3 paquets = 10 EUROS = 1 JOURNEE d’ECOLE = 2 REPAS
– Vente de bougies
1 bougie = 1 repas
– Vente d’artisanat haïtien

Le collectif souhaite aller plus loin en organisant :
–  Concert
–  Conférence
–  Expositions

Le 20 avril aura lieu un repas au FJT avec animations (40 places assises, réservez votre place !) - Tél 02 40 81 46 95

Pour Florence et Jean Naval, pour Jean Michel Duclos, et d’autres, il s’agit d’aider la commune des Abricots qui
doit faire face à l’accueil de 25 000 réfugiés, organiser la réinsertion, la scolarité, lancer un projet de maraîchage, etc

Il s’agit de « trouver un équilibre entre le
soutien et l’aide. Il s’agit de former la population à une agriculture durable ».

« Nous n’avons pas de compétences propres à l’aide humanitaire. Notre objectif est de maintenir la mobilisation » dit-on au Foyer. Contact : Tél 02 40 81 46 95


Ecrit le 21 avril 2010

 Solidarité avec Haïti : 28 avril 2010

H

Pour cela, le groupe de soutien « SolidariT Haïti » constitué au Foyer du jeune Travailleur à Châteaubriant propose plusieurs actions locales afin de collecter des fonds destinés à Haïti, avec l’ONG Initiative   et Développement
vente de café haïtien (mis en paquet à l’ESAT   de Bain de Bretagne),
vente de bougies « solidarité Haïti »,
concert dans le cadre du festival « A suivre de près » en lien avec la FRMJC (fédération régionale des maisons des jeunes et de la culture)

Prochaines actions :
un repas haïtien suivi de contes haïtiens, le mardi 20 avril 2010 à 19 h au Foyer de Jeunes travailleurs
une conférence-table ronde sur Haïti le mercredi 28 avril 2010 à la Halle de Béré   à Châteaubriant à partir de 20 h, en présence de nombreux intervenants revenus dernièrement d’Haïti. Animation : Gwenaël Demont rédacteur en chef du journal Atlanpages. Renseignements au 02 40 81 46 95
Vente de livres et artisanat - participation libre au profit d‘Haïti et notamment de la commune des Abricots (à l’Est d’Haïti) pour maintenir son école et favoriser l’accueil des réfugiés


Ecrit le 23 juin 2010

  Soirée Haïti

Samedi 12 juin, dans la salle polyvalente de SOUDAN, s’est tenu le concert du groupe vocal et instrumental « Présence », organisé par le groupe de soutien « SolidariT HAITI » pour récolter des fonds pour soutenir Haïti, suite au séisme de janvier dernier. Ce collectif, à l’initiative   de jeunes de l’ALJC, regroupe plusieurs associations, des bénévoles et deux Organisations Non-Gouver-nementales : les Amis d’Elmita-Jérémie, située à Soudan intervenant pour le village des Abricots, et Initiative   et Développement, de Treffieux en lien avec la commune de Bombardopolis.

Dans une ambiance festive, plus de 100 personnes de tous âges ont repris en chœur des classiques de la chanson française. Le président de l’ALJC, et membre du groupe de soutien « SolidariT Haïti », Bernard Provost, a confié après le concert que cinq mois après le séisme, il est parfois difficile de mobiliser les gens autour de cette terrible catastrophe, notamment du fait que les médias n’en parlent pratiquement plus. La reconstruction est longue et le soutien à la population haïtienne est primordial.

D’autres animations en solidarité à Haïti sont prévues pour cet été avec notamment la présence d’un stand au marché campagnard de la Hunaudière   au mois d’août.