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Labourage et pâturage : les mamelles sont à sec

Ecrit le 5 mai 2010

 Labourage et pâturage : Les mamelles sont à sec

Selon l’étude « INSEE première » parue en mars 2010, la valeur de la production agricole, hors subventions sur les produits, décroît de 8,2 % en 2009 par rapport à 2008, en raison d’une forte baisse des prix. La baisse atteint 5,5 milliards d’euros : soit − 2,8 milliards d’euros pour la production végétale et − 2,7 milliards pour la production animale.

Le prix des gros bovins se replie (− 3 %) en raison d’une réduction de la demande. Le volume de production décroît légèrement. Les abattages sont en baisse et les
exportations d’animaux vivants ont repris suite à l’arrêt des mesures sanitaires liées à la fièvre catarrhale ; le cheptel se réduit. Le prix des veaux décroît de 3 % et le volume de production diminue après une hausse en 2008.

Pour les porcins, les prix baissent fortement (− 7 %) en raison d’une demande peu soutenue. Le volume de production est en léger recul. Pour les ovins, les prix restent fermes et le volume continue à décliner pour répondre à la baisse structurelle de la consommation.

Le volume de production de l’ensemble des volailles est inférieur à son niveau de 2008. Seuls les abattages de poulets sont stables tandis que ceux de canards diminuent pour soutenir le cours du foie gras et que ceux de dindes poursuivent leur déclin. Les prix à la production se replient après avoir fortement augmenté en 2008. Ils répercutent la baisse du prix des aliments pour volailles. La production d’œufs recule ; la modération de l’offre entraîne une fermeté des prix qui sont supérieurs de 5 % à ceux de 2008.

Après une forte hausse en 2008, la collecte de lait se replie en 2009. En effet, les mises à la réforme des vaches laitières se sont accélérées en raison de la chute du prix du lait amorcée au deuxième semestre 2008. En moyenne annuelle, le prix du lait diminue de 16 % en 2009.

Emploi : la baisse du volume de l’emploi agricole total est estimée à 2,1 %

Revenus : l’INSEE estime que le revenu agricole est en diminution de 34,4 % en termes réels après un recul de 20,3 % en 2008 ; il avait connu précédemment deux années de croissance supérieure à 17,5 %. Il retrouve le niveau du milieu des années 1980.

Actuellement le revenu de nombreux paysans est inférieur ou égal à celui des salariés les moins bien lotis. Les retraites des paysans sont souvent proches du minimum vieillesse voire inférieures au seuil de pauvreté.

Allons, parlons plutôt de la burqa !

BP  


Ecrit le 2 juin 2010

 Hiver froid et printemps sec

En élevage, l’hiver rigoureux a retardé la mise à l’herbe des troupeaux, réduisant à un niveau très bas pour la saison les stocks de fourrages disponibles. Les précipitations faibles depuis la fin de l’hiver n’ont pas permis des ensilages d’herbe ou des récoltes de foins suffisantes.

La Confédération Paysanne de Loire-Atlantique vient de demander au Préfet de mettre en place une cellule de crise sur la sécheresse pour coordonner, dans un esprit d’ouverture, toutes les initiatives qui permettront d’empêcher la spéculation sur les fourrages (déjà constatée sur la paille) et une catastrophe économique pour les agriculteurs.

Par ailleurs elle demande aux maires de ne pas broyer l’herbe des parcelles dont les communes sont propriétaires, mais plutôt de les mettre à disposition des éleveurs pour qu’ils les fauchent et alimentent leur bétail.