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Foire de Béré 2010 - Echos

Ecrit le 15 septembre 2010

 Jean Cudesot et Zidore Biceré

Les discours officiels allaient commencer. Le Président Célestin Deroche avait déjà pris le micro quand un grand gars s’est précipité vers lui du fond de la salle. Vêtu d’un gilet bleu-marine, un béret sur la tête, il insistait pour lui lire une lettre. Une lettre partie de La Couyère le 20 septembre 1927, évoquant « la faire de Bereu »

Cudesot

 Follait vouère c’qu’y en avint du peup’e su’la route. A chaque moment, follint carteyer, sans ça j’auariom été égachés comme de vieilles poumes veuries. Coinc, coinc ! Ça c’est eune automobile qui vous rotint par derre. Quic, quic ! Ça c’est Machin du bourg su’ sa peutrolette qui vous enfume les nasiaux ! Malheur ! C’qu’y follint fai’e attention ! Margré ça, comme j’me gariom d’eune greusse chârte plein de gorins, v’la qu’ça déripe sous ma, et me v’la par terre les quat’es pattes en l’air » (…) Jean Cudesot raconte ainsi sa foire, les bolée de cit’e, « le bestial, du gros et du menu », les sonnambules, les greusses marrainnes en cotillon court, couvert de mirodures, qui dansint en f’sant des magnières, en face d’ault’es vilains tout-laids qui s’avint mins d’la farine su’la goule (…).

Sûr que le Préfet de Région, Jean Daubigny, personnalité inaugurant la Foire, ne s’attendait pas à une telle introduction ! La lettre est parue dans Le Courrier de Châteaubriant, le 20 septembre 1927, parmi les Chroniques de Jean Cudesot, recueillies par Joseph Chapron.

Confreries

Confréries - Donc la 961e Foire de Béré a été inaugurée le 10 septembre 2010 avec, en tête de défilé, les représentants des Confréries Gastronomiques. Un défilé bien coloré ! Dommage, finalement, que ce défilé ait été réservé à l’inauguration. Le dimanche de grande affluence, cela n’aurait pas été mieux ?

Fierté - Célestin Deroche, quand il a pu tenir son discours officiel, a rappelé le passé : « une foire se tenant entre la fin des travaux agricoles de l’été et les travaux d’automne, au moment où les paysans avaient de l’argent pour acheter, et du temps » [ndlr : mais le passé est passé. Pas sûr que, maintenant, les paysans aient de l’argent !]. Il a exprimé sa fierté de voir Béré figurer parmi les 36 Foires de France labellisées, avec Nantes, Rennes, Paris, « gage de sérieux et de qualité, basé sur 75 critères de sélection ».

Masques

Félicitations - Enumération des personnalités présentes, répétition de cette énumération à chaque discours (ah ! Le protocole !), congratulations, félicitations, voire auto-satisfaction …. Tous comptes faits, les discours font preuve de peu d’imagination… Pas la moindre petite pique donnant du goût : la sauce est fade ! Pas la moindre petite répartie donnant du nerf : la représentation théâtrale manque de rythme … Dommââge !

 La Sous-Préfecture, menacée ?

Sous-Pif - On a entendu, cependant, le maire de Châteaubriant faire l’éloge du Sous-Préfet, Jean-Philippe Trioulaire, « toujours disponible », avec le téléphone portable toujours accessible, et des dossiers étudiés très vite. La sous-préfecture est-elle donc en danger à Châteaubriant ? Il faut croire que oui puisque le Préfet a donné des assurances, disant qu’elle resterait un service de proximité mais que « cette fonction évolue ». Il a parlé de « repositionnement des sous-préfectures » et annoncé que la Communauté de Communes du Castelbriantais allait donner les moyens de fournir de meilleures conditions de travail aux agents et de meilleures conditions d’accès aux citoyens.

Cela nous inquiète car on a déjà connu un cas analogue avec le Tribunal de Châteaubriant … remplacé par une simple « Maison de la Justice et du Droit » ne fournissant pas le même service !

 Les cartes grises : en ville

Rappelons que, d’ores et déjà, la Sous-Préfecture d’Ancenis n’est pas fermée, mais qu’elle n’a pas de sous-préfet (c’est celui de Châteaubriant qui fait fonction). Rappelons qu’en juin 2008 est parue au Journal Officiel une liste de 115 sous-préfectures susceptibles de voir « le remplacement du sous-préfet par un conseiller d’administration ». Certes, Châteaubriant n’y figure pas (pas encore ?). Rappelons cependant que le service des cartes d’identité a été transféré à certaines mairies (dont celles de Châteaubriant) et qu’on peut même faire faire la carte grise de sa voiture en s’adressant … à la Maison de la Presse, Grand Rue, à Châteaubriant : un beau document, marqué de tricolore, annonce qu’on peut éviter les « démarches fastidieuses », « finis les déplacements en préfecture », « finis (faute incluse !) les heures d’attente » etc ... Il en coûte simplement 20 € de plus pour obtenir la carte grise en 48 heures et 30 € (service platinum) si on la veut en une heure.

Mais, faut pas s’en faire. Comme dit le Préfet : « On ne doit pas subir dans la tristesse mais choisir l’avenir dans l’allégresse ». Wouah, c’est bien dit !

Economie : la situation économique n’a guère été évoquée dans les discours. La Foire de Béré est une foire volontariste : tout-va-bien, il-faut-y-croire. Le Préfet considère que la crise est quasiment passée : « Le pays de Châteaubriant   a su se défendre » dit-il. Patrick Mareschal a cependant évoqué la situation difficile de l’agriculture en parlant de la viticulture, du prix du lait, de la situation de l’élevage aggravée par les conditions climatiques. Les industriels de l’ADIC ont fait quelques allusions : « Nos entreprises et nos salariés ont souffert. La situation reste délicate pour beaucoup d’entre nous, espérons retrouver le sourire pour la prochaine année »

 Les trophées de l’ADIC

La 17e édition de cette cérémonie a renouvelé le concept des années précédentes : deux entreprises choisies, au lieu de trois (une membre l’ADIC et une non-membre), et une présentation dynamique. Critère de choix : « l’intégration sur le pays de Châteaubriant   : participation à la vie économique, rayonnement sur le territoire, communication hors du territoire ». D’autres années la création d’emplois avait été un critère. Ce temps n’est plus !

Ch

Charal

Première entreprise distinguée : Charal (anciennement : Charcuteries du Don) qui a un siège à Derval et Nozay avec 195 salariés : saucisserie (à Derval) et snack frais (à Nozay). La viande utilisée dans les produits est achetée à Sablé (Porc) et Cholet ou Flers (bœuf). De nouveaux produits lancés en mars 2010 : le kébab et le fajitas. Dirigeant : David Ozenne

Delt

DeltaCab

Deuxième entreprise distinguée : DeltaCab, dirigeant Arnaud Laverne.

DeltaCab fabrique des câbles filaires (faisceaux électriques, cordons, harnais) pour le ferroviaire (40 % du chiffre d’affaires), l’électronique (35 %), la robotique (20 %) et l’aéronautique (5 %). Créée en 1993 avec 2 salariés, l’entreprise a été transmise à Arnaud Laverne, ancien directeur financier FMGC, en 2005. Elle comptait alors 13 salariés. Elle en a 15 en 2010.

DeltaCab : Evolutions
Années Chiffre d’affaires Résultats
2006 756 815 € 42 376 €
2007 831 574 € 31 229 €
2008 1012 899 € 104 727 €
2009 1018 689 € 90 503 €

La crise s’est fait sentir : stagnation du chiffre d’affaires en 2009 et baisse de 13,6 % du résultat. M. Laverne s’attend à une nouvelle stagnation pour 2010. Il se montre cependant optimiste

« Entreprendre ici est une chance » dit-il en citant de nombreuses structures comme, notamment, l’ADIC (association des industriels du castelbriantais) et l’ACPM   (structure d’insertion pour les chômeurs)

MM Laverne et Ozenne

Charte … charte … charte ...

La signature de chartes ou conventions ou protocoles d’accord est une tradition dans le Pays de Châteaubriant  . Rappelez-vous, c’était à la Foire de Béré 2001, un protocole d‘accord a été signé entre les maires de Châteaubriant et Vitré. Il en a été question ensuite au Conseil Municipal de Châteaubriant le 28 septembre 2001. Objectif : développer les infra-structures routières et informer les populations des animations de l’une et l’autre ville. Et puis … rien

Mais dans Ouest-France (du 26 décembre 2007) et l’Eclaireur (du 4 janvier 2008), à la veille des élections municipales, on a appris que le maire de Châteaubriant avait rencontré, à leur demande, les maires de Vitré et Fougères, afin de « collaborer plus étroitement ». Et puis … rien.

Et puis, rappelez-vous, le 29 novembre 2006 a été signée une convention entre la Com’Com’   du Castelbriantais et La Poste, « un protocole dans lequel les deux parties constituent un comité de pilotage qui pilotera la mise en œuvre des actions d’amélioration et d’adaptation des services offerts par La Poste » . Et puis … rien. Sauf la disparition progressive de La Poste, dans les communes de la Com’Com’  

A la Foire de Béré 2010 a été signée une « convention de partenariat » entre la Com’Com’   du Castelbriantais et la Chambre des Métiers. On est bien contents …. Et puis … on verra !

 Charte de l’artisanat

Décidée lors de la réunion Com’Com’   du 1er juillet 2010, il s’agit d’une convention de 3 ans ayant quatre objectifs :

  1. Améliorer l’efficacité énergétique des entreprises artisanales
  2. Accompagner les démarches de certification environnementale et notamment le programme ECO Artisan
  3. Favoriser le maintien, la mutation et la création d’activités artisanales
  4. Développer des actions communes d’information des entreprises artisanales.

Il est question, notamment, d’évaluer les besoins immobiliers à moyen terme (5 ans) et de déterminer la nature de la demande locale (type de locaux, taille …) puis de définir les solutions immobilières et les choix de programmation avec, peut-être, un village d’artisans sur les trois communes de Rougé, Moisdon la Rivière et St Julien de Vouvantes. Un rendez-vous de l’économie sera organisé par trimestre. Coût total : 75 660 € sur 3 ans, la moitié à la charge de la Chambre des Métiers, l’autre moitié à la charge de la Com’Com’  

Bon, espérons que cela donnera quelque chose et vite … Faut-il cependant rappeler que la Com’Com’   du Castelbriantais, le 28 juin 2005, avait lancé des « ateliers blancs » à vocation artisanale (il y en a eu un seul de construit, à Rougé) et qu’elle a annoncé, le 30 septembre 2008, trois zones d’activités intercommunales à vocation artisanale, justement sur les trois communes de Rougé, Moisdon la Rivière et St Julien de Vouvantes. Quand on se répète, comme ça, c’est que ça ne marche pas fort !

Selon Jean Claude Choquet, Président de la Chambre des Métiers, il y a 516 entreprises artisanales dans la région de Châteaubriant, ce qui représente 2000 actifs (salariés inclus). L’accroissement du nombre de salariés a été de 25 % entre 2000 et 2009. « Cette économie de proximité a un rôle essentiel pour le maintien de l’activité » dans un monde économique en crise, marqué par les délocalisations massives, a-t-il dit.

 Pays de Châteaubriant   Initiative  

PCI  , plate-forme d’initiative   locale, rayonne sur les pays de Châteaubriant  , Blain et Erdre-et-Gesvres. Comme d’habitude, des créateurs d’entreprise ont présenté leur activité à la foire : lingerie pour hommes et enfants, courtage en travaux, menuiserie, diagnostic immobilier, maçonnerie, Zeste d’Idées (communication et sites internet), bureau d’études en électricité, gestion écologique de l’eau (assainissement), éolienne domestique, location de mini-pelle avec chauffeur, etc.

Dirigée par Wanda Bataille (qui succède à Jean Paul Yvrenogeau), l’association, créée en novembre 1995, a soutenu 83 créateurs en 2008, et 59 créateurs en 2009 (année de crise). L’année 2010 marque une reprise des créations, avec cependant une caractéristique : deux fois moins de salariés qu’en 2008. Un aspect réconfortant : sur l’ensemble des quelque 500 entreprises créées entre 1996 et 2009, seules 1 % ont cessé leur activité.

Les créateurs d’entreprise, habilités par l’association, bénéficient d’un prêt à 0 %, doublé en cas de « entreprise innovante » et d’un chéquier-formation. S’adresser à PCI   - 02 40 44 61 44

 Rézo-mobilité

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Changer d’entreprise, surtout quand il faut changer de région, cela pose de nombreux problèmes : démarches administratives, travail du conjoint, logement, scolarité, accueil de la petite enfance, sports-loisirs, santé … L’entreprise Rezo-mobilité accompagne la mobilité professionnelle et s’adresse aussi bien aux entreprises qu’aux salariés.

Savez-vous qu’il existe une aide « mobil-pass » de 1600 à 3200 €, pour aider les salariés amenés à changer de résidence principale pour raison professionnelle ? Savez-vous que le montant du dépôt de garantie que doit le locataire à son entrée dans un logement peut être financé au moyen d’un crédit gratuit à 0 % sur 3 ans ? Ce sont là des informations que Rezo-mobilité peut apporter, en plus des prestations de recherche de logement, mises en service d’eau, électricité, gaz, téléphonie/internet, inscription des enfants dans les écoles, activités périscolaires, restauration scolaire, centre de loisirs etc.

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S’adresser à Sylvie Groussaud -
0800 009 237 ou www.rezo-mobilite.fr

 Drôle d’oiseau

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La Jeune Chambre Economique, dans une commission lancée par Arnaud Gage, a suscité la créativité des salariés des entreprises locales, pour réaliser des œuvres d’art. Cela a donné des choses intéressantes, inventives, bien finies et non sans humour.
– La truie qui file - par Bios’Arts (Conquereuil) avec une peinture au lait (!) et pigments naturels

  • Drôle d’oiseau, par Point S en utilisant divers objets : pot d’échappement, durites, lettres de plaque d’immatriculation
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  • Bérette : la petite vache en sucre du boulanger Aubinais de Châteaubriant
  • Gourmandise épicée : par Doigts d’Argile de Guémené Penfao : porcelaine estampée et grès engobé !
  • La récolte de Tim , par Team Plastiques
  • L’Hélicoptère, par Eurofil Inox
  • Equador, par le Chocolaterie Guisabel

 Théâtre : le succès

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Le succès de cette Foire de Béré ce fut, incontestablement, le théâtre. La grande scène de l’exporama, et la yourte, n’ont pas désempli au rythme de pièces de théâtre qui se succédaient pratiquement sans temps morts. Fables de la Fontaine (en Français ou en Gallo), Fabliaux, contes issus de la mythologie, marionnettes … des pièces enjouées, un théâtre de paroles et de gestes, beaucoup de comique de situation, pour le plus grand plaisir, exprimé, des petits et des grands. Pour le plus grand plaisir, aussi, des comédiens, cela se sentait !

Les déambulations dans les allées suscitaient le sourire des visiteurs qui s’attardaient à regarder, à rire, à applaudir. Les 20 compagnies ont donné à la Foire un vrai air de fête populaire. Les mannequins costumés de l’exporama étaient bien beaux mais c’est le théâtre vivant qui a emporté massivement l’adhésion. Un grand merci à tous ! Il sera difficile, dans les années à venir, de faire aussi bien.

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[Photo : Les enfants dans la yourte, pendant les Fables de La Fontaine, jolîment dites par Marie-Thérèse Duclos. Le Corbeau et le Renard, ils connaissaient. Ils disaient en même temps que la conteuse. Par la magie du théâtre, la poésie se fait partage].

 Petits échos

Maman, on va dans le yaourt ? Eh non, petit, c’était une yourte, salle de spectacle ronde, avec des murs en toile, des tapis sur le sol et quelques bancs circulaires. Et la pénombre propice à l’intimité.

En rond  : la table et le banc : le menuisier Guy Timonier fabrique les meubles à la demande. Et les charpentes en kit. « De toutes celles que nous avons fabriquées cette année, seules deux ne venaient pas de commandes de la Foire de Béré ». On comprend pourquoi 83 % des commerçants sont fidèles …

En ligne : la danse country a eu encore un beau succès. Il y a même des personnes qui sont venues de Pornichet et de La Baule, le samedi ET le dimanche.

En bois : le Conseil Général avait installé de nombreux jeux anciens : la piste au fromage, Hockey, Kippit, allumettes, l’aérobille, le billard japonais et de nombreux casse têtes ! Comme quoi il n’est nul besoin de jeux électroniques sophistiqués pour attirer petits et grands, une nouvelle fois.

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La grenouille du stand Envival, le cochon de paille de la charcuterie des fours à chaux, les petits moutons d’Ouessant et les gros bovins … partout la foule se pressait. La fête avant le retour à l’hiver ….

Lila et le Tram-train : des projets à démolir

Intéressante table ronde, menée par le Conseil Général lors de la Foire de Béré : comment faire fonctionner la famille Lila avec le Tram-train.

Expliquée par Yves Daniel et Jacques Laissus, la famille Lila comporte quatre membres :

  • Lignes régulières : 350 cars sur 45 lignes (dont 3 dans le Pays de Châteaubriant  ), 4 millions de voyages par an.
  • Transports scolaires : 750 cars, 50 000 élèves par jour
  • Transport à la demande : 40 000 trajets par an
  • Co-voiturage : plus de 18000 inscrits

Avec le tarif à 2 €, la fréquentation des lignes régulières a plus que doublé depuis 2006. Mais le tram-train arrive. Comment s’en servir ? Comment continuer à satisfaire les usagers des lignes régulières, tout en rabattant des voyageurs vers le tram-train, tout en offrant de meilleurs services, sans augmenter le coût pour le Conseil Général, tout en offrant des tarifs intéressants … Le Conseil Général y travaille, en lien avec les intercommunalités, avec l’aide du Cabinet-Conseil Roulet de Tours qui a élaboré de nombreux « projets à démolir » pour arriver aux solutions les plus satisfaisantes ! Sur le détail concret on n’en saura pas plus. C’est dommage, d’ailleurs ! Car on ne communique aux gens que des projets ficelés, sans leur donner la possibilité de participer à quelques étapes. C’est comme ça qu’on tue l’enthousiasme des citoyens …

Deux écueils à éviter

D’entrée de jeu, Valérie Jusseaume a expliqué que, pendant longtemps, la campagne avait un rôle économique (produire la nourriture, fournir des services de proximité) tandis que les villes concentraient les activités industrielles et la richesse. La campagne avait une connotation négative.

« Depuis quarante ans environ, on assiste à une renaissance des campagnes, liée à la mobilité des personnes, tandis que les villes sont synonymes d’insécurité, de pollution, de stress. Depuis 1989, la Loire-Atlantique a connu un accroissement de 112 000 habitants, 23 % dans les communes urbaines, 77 % dans les campagnes, dont 15 000 personnes dans sud du Pays de Châteaubriant   ». Pour elle, il y a donc deux écueils à éviter : la peur du déclin et le complexe d’infériorité.

– 1) Le déclin est derrière nous, il nous faut
réfléchir en termes de qualité. « La représentation précède l’action » dit-elle, voulant dire par là que l’idée que l’on se fait de l’avenir conditionne les actions à entreprendre.

– 2) Nous n’avons pas d’infériorité vis-à-vis de la ville : la campagne ne doit pas chercher à copier la ville, elle doit développer ses atouts propres.

Nantes a besoin de sauvegarder son image de ville paisible. Elle a besoin de la campagne, pour cela. Qu’avons-nous à proposer ? Quels paysages voulons-nous créer le long des voies ? Dans les gares ? Dans les bourgs ?

Cette question a interpellé Michel Boisseau, maire d’Issé, qui a révélé travailler les environs de la Gare avec l’aide du CAUE (Conseil en Architecture Urbanisme Environnement) et qui s’est interrogé : « Vous dites que la campagne connaît un important accroissement de population, alors pourquoi disparaissent les services publics (caisse primaire d’assurance maladie, La Poste), les commerces ? Ces disparitions contribuent à donner une mauvaise image de la campagne et augmentent les besoins en transports ».

Mobil’Actif

Pour Catherine Saadi, la question de la mobilité est importante dans nos campagnes, en particulier pour les personnes qui n’ont pas les moyens de s’offrir le permis de conduire et/ou une voiture. D’où la nécessité de développer les informations, notamment sur le transport à la demande et sur la possibilité de prendre les transports scolaires.

Mme Saadi a insisté aussi sur l’importance d’un service comme « Mobil-Actif » (prêt de véhicules) et sur la nécessité d’organiser des lignes transversales (et pas seulement de faciliter l’accès à Nantes).

Jacques Laissus et Jacques Roulet ont insisté sur la future mise en place de dessertes cadencées pour les environs de Châteaubriant et pour l‘est de Derval et Nozay, « Pour amener les voyageurs vers le tram-train, mais aussi pour relier plus facilement Châteaubriant-Nozay-Derval ». « Nous viserons à améliorer les transports pour les communes qui ne seront pas touchées par le tram-train ».

On n’en saura pas plus pour l’instant. Espérons que les informations ne seront pas réservées aux élus !

BP  

 La bête de Béré

L’histoire raconte que, dans les temps anciens, un brave homme rentrant de la foire, trouva l’effroyable bête à l’entrée d’un pont et fut précipité dans la rivière de Chère. Légende ? Que non !

Lundi 13 septembre 2010, un homme rentre de la Foire de Béré, Les gendarmes le contrôlent positif. Lui prennent son permis. Vous serez convoqué au tribunal. Allez et ne péchez plus. Du coup il a soif. Le dernier pour la route. Puis rentrer maison. Il tombe dans la Chère qui fort heureusement est faible. A sec ou peu s’en faut. Pas de cailloux au fond et pas même de tessons. 2 mètres 50 de dénivelé, quand même.! Il est indemne !

Il y a un bon dieu .... etc …

Mais il aurait pu aussi tomber dans une rivière avec de l’eau (ça arrive) ou passer sous les roues d’un véhicule ou ....

Note du 29 septembre 2010 - Suite à une lettre du Sous-Préfet

A la suite de l’écho paru dans La Mée de la semaine dernière, M. Trioulaire, Sous-Préfet, précise :

Dimanche 12 septembre à 14 h, « les gendarmes ont procédé au contrôle d’un véhicule dont le conducteur a présenté un dépistage positif à l’éthylotest. L’éthylomètre a révélé un taux de 0,93 mg/l. Suivant la procédure habituelle, son permis de conduire a fait l’objet d’une rétention administrative immédiate. L’intéressé a alors été pris en charge par un membre de sa famille, venu le rechercher : Il sera pour ces faits, convoqué devant le Tribunal Correctionnel de Nantes sous forme d’Ordonnance Pénale le 03 février 2011. Son permis lui a par ailleurs été retiré pour une durée de 5 mois ».

« Le lundi 13 septembre 2010 vers 22h40, soit plus de 32 heures après les faits précités, la police municipale de Châteaubriant a été avisée par un témoin, qu’un individu venait de chuter dans la Chère, derrière la place René Adry à Châteaubriant, sur le site de la Fête Foraine. L’individu, (qui s’est révélé être le même que celui contrôlé positif au volant la veille en tout début d’après-midi), fortement alcoolisé et pris d’un besoin naturel pressant, dans le ruisseau coulant au milieu d’un fossé profond de 2,50 m à cet endroit, y est tombé la tête la première ».

« Son état d’ivresse était alors manifeste et s’étant blessé bien que légèrement au visage, il a été conduit par les sapeurs-pompiers au Centre Hospitalier de Châteaubriant pour les soins d’usage. Les gendarmes l’y ont également accompagné. Aucune infraction n’a été relevée ce soir là à son encontre et il a, une nouvelle fois, été remis à sa famille ».

« Dès lors, sur la base de l’ensemble des informations recueillies, il ressort que cette personne a bénéficié de toute l’attention nécessaire, voire même d’une certaine bienveillance dans la situation qui était la sienne. Dans ces conditions, il m’apparaît que non seulement il n’y a pas lieu à critique ni à polémique, mais que bien au contraire, une affaire de cette nature met parfaitement en évidence le travail délicat effectué par les personnels de la Gendarmerie Nationale, dans un contexte où l’on sait par ailleurs que l’alcool au volant est la première cause de mortalité sur les routes de la Loire-Atlantique cette année »

Dont acte


Ecrit le 22 septembre 2010

 Chiffres

Affiche

La 961e foire de Béré s’est bien terminée :

43 761 entrées payantes
43 807 entrées payantes
44 240 entrées payantes

Et les exposants que
nous avons rencontrés sont satisfaits

Le thème de l’exporama 2011 est retenu : le cheval.

Espérons qu’il donnera lieu à autant d’animation dans les allées de la Foire que celles qui ont été offertes par les troupes de théâtre en 2010.

L’affiche 2011, due à l’entreprise ZOAN,
de Lusanger,
respire le
dynamisme et la jeune